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  • Tunisie, Kobané, Koweit, Isère: contre les attentats et massacres djihadistes, contre tous les terrorismes (npa)

    logoNPA29

     

    Communiqué du NPA.

    Tunisie, Kobané, Koweit, Isère : contre les attentats et massacres djihadistes, contre tous les terrorismes

    Le NPA exprime toute son indignation, son horreur face aux attentats et massacres de vendredi dernier, qui ont eu lieu dans une usine chimique à St-Quentin Fallavier en Isère, sur la plage de Sousse en Tunisie, dans la ville de Kobané au Kurdistan syrien, et dans une mosquée chiite à Koweit.

    Nous manifestons toutes nos condoléances aux victimes, leurs familles et leur entou- rage. Les instigateurs directs ou indirects de ces actes odieux veulent semer la peur et la haine entre communautés dans les populations des pays concernés et au delà. Quel que soit le rejet qu’ils rencontrent, y compris dans la région arabe, ces fanatiques assoiffés de pouvoir sous couvert de la religion, poursuivent leur offensive pour imposer une idéologie et des pouvoirs totalement obscurantistes et terroristes, dresser les communautés, les peuples les uns contre les autres, les hommes contre les femmes selon des critères sectaires religieux.

    Ils savent hélas pouvoir rebondir sur les politiques cyniques et meurtrières impul- sées par les grandes puissances, les puissances capitalistes internationales et les régimes de chaque pays qui s’en font les relais: politiques sauvages d’austérité, de développement des inégalités sans précédent depuis le 19ème siècle.

    Logiques de guerre impérialistes, de restrictions de toutes les libertés démocratiques, parlementaires, syndicales, d’expression, de circulation sous couvert de guerre pour la compétitivité des entreprises d’une part, et contre le terrorisme d’autre part ; politiques qui cherchent systématiquement à étouffer les nombreux mouvements d’émancipation des travailleurs et des peuples.

    Les organisations djihadistes surfent sur la calamiteuse intervention des USA et de leurs alliés en Irak, de leur complicité avec les monarchies religieuses du Golfe d’un côté et la politique coloniale de l’Etat d’Israël, comme elles surfent sur les politiques sanguinaires d’un Assad en Syrie ou maintenant d’un Sissi en Egypte.

    Elles surfent sur la catastrophique politique française en Afrique depuis tant d’années, celle de la Russie en Asie centrale et au Moyen-Orient. Elles surfent enfin sur les discrimi- nations, le racisme que rencontrent les populations immigrées, les réfugiés dans les pays européens. Mais elles ne proposent aucun avenir favorable aux opprimé-e-s, seulement l’accaparement du pouvoir par quelques émirs autoproclamés qui envoient mourir leurs disciples en tuant tout ce qui leur résiste.

    Alors, pour faire face à la menace djihadiste, les populations ne peuvent compter que sur leurs mobilisations, sur leurs propres luttes unies mais indépendantes des pouvoirs en place, pour conquérir la démocratie et le contrôle de la vie économique. Les organisations du mouvement ouvrier, syndicats, partis politiques de gauche et associations ont la respon- sabilité de se faire les porte-parole des intérêts des classes exploitées pour refuser à la fois le joug des islamistes et les politiques répressives et sécuritaires et austéritaires des gouvernements qui les oppriment et les manipulent.

    Dimanche 28 Juin 2015, mise à jour Dimanche 28 Juin 2015, 12:31

    http://npa2009.org/communique/tunisie-kobane-koweit-isere-contre-les-attentats-et-massacres-djihadistes-contre-tous-les

  • Cela s’est passé un 25 Juin 1998, Assassinat de Matoub Lounes (Babzman)

    maatoub

    Le Rebelle, le cardinal de la chanson kabyle, le symbole, le martyr… Matoub Lounes était le roi de la chanson engagée. Il a été assassiné, dans un faux barrage, le 25 juin 1998.  

    Matoub Lounes ou Lwennes AthLounis est né à Taourirt Moussa, un village de la daïra de Beni Douala au cœur de la wilaya 3, le lundi 24 Janvier 1956, soit une année et demie après le déclenchement de la guerre de libération, une guerre qui a beaucoup influencé l’adolescent, puis l’artiste.

    Petit garçon, il aime particulièrement le retour des moudjahidines au village et suit leurs traces partout. Il fabrique des pistolets et des mitraillettes de fortune et se voit déjà en vaillant moudjahid. À 6 ans comme la plus part des enfants de son âge, il a rejoint l’école primaire de Taourirt Moussa puis l’école des pères Blancs a Beni-Douala. Très bon élève dès le début de sa scolarité, Matoub est aussi attiré par la musique. A neuf ans, il fabrique une guitare avec un bidon d’huile. Il apprend par cœur les chants traditionnels que chante sa mère Nna Aldjia. Matoub vit dans la même région que Chikh El hasnaoui, Slimane Azem et Cherif Hammani. Il fait plusieurs kilomètres à pied pour assister à leurs galas.

    Son père étant émigré en France, Lounes le remplace dans ses tâches, notamment aux assemblées du village, Tajmaat, et s’impose dans toutes les affaires, ce qui le rend adulte avant l’heure. Durant les années 1970, alors que sa famille déménage aux Issers, dans la wilaya de Boumerdes, Lounes va au lycée de Bordj Menail. A cette période, il commence déjà à s’engager pour la cause berbère. Son engagement lui vaut beaucoup d’inimitié au sein de son lycée, surtout après s’être opposé à l’arabisation. Suite à un incident avec le gardien de l’internat qui a tenu des propos anti amazigh, Matoub Lounes est contraint de quitter les bancs de l’école. Il s’inscrit pour une formation en mécanique générale au CFPA de Bord-el-Bahri, à Alger, mais quitte le centre au bout de quelques mois pour passer son service militaire à Oran où l’attend une nouvelle vie. D’abord, il voit de près le régionalisme et le rejet de la culture Amazigh.

    Il est plus que jamais convaincu de la justesse de ses positions. Lors du conflit algéro-marocain, en 1975, Matoub Lounes refuse d’aller combat aux frontières, ce qui lui vaut une comparution au tribunal militaire. En 1977, il quitte l’Algérie pour la France. Prenant exemple sur Chikh Hadj M’hamed El Anka, Slimane Azem, Chikh El-Hasnaoui et Dahamane El-Harrachi, il tente de se faire un nom au sein de la communauté algérienne émigrante en France. Il est très vite remarqué par la diva H’nifa et Idir. Ce dernier l’encourage à enregistrer son premier album en 1979. « Ay Izem » est une composition de chansons folkloriques Kabyles avec des touches modernes (synthétiseur, et batterie), une première dans la chanson kabyle. Matoub obtiendra le disque d’or suite au nombre de cassettes vendues.

    A l’âge de 23 ans, il devient l’enfant prodige de la Kabylie. Il anime un gala à guichet fermé à l’Olympia, en avril 1980, juste après les événements du printemps berbère. Sur scène, il rend hommage à l’initiateur de l’événement et ose prononcer le mot Amazigh dans ses chansons, un mot tabou durant cette période. Matoub Lounes se fait un nom parmi les grands militants algériens, à coté de Mouloud Mammeri et Kateb Yacine qui le surnomme « le maquisard de la chanson kabyle ».

    Matoub continue à se produire régulièrement, accompagnant les événements politiques du pays : le combat identitaire, la démocratie, la lutte contre la montée de l’intégrisme islamiste, un combat qui a faillit lui faire perdre la vie. Durant les manifestations d’octobre 1988, alors qu’il se rend à à Ain Hammam pour distribuer des tractes appelant à la grève et à la solidarité, un gendarme ouvre le feu sur lui, il est criblé de balles. Après deux années d’hospitalisation et de nombreuses opérations, Matoub réapparait un album intitulé «L’ironie du sort », puis un autre en 1991 « Regard sur l’histoire d’un pays damné », un album dans le style châabi pur, jugé très mature d’un point de vue artistique. En 1992, il sort un autre album où il rend hommage au président Boudiaf récemment assassiné. L’année d’après, il rend hommage à Tahar Djaout dans l’album « Kenza ».

    Cette même année, il anime des spectacles à Montréal et à San Francisco, invité par la communauté Afro-indienne. Il sera honoré par la pose d’une plaque commémorative à l’université de San Francisco. En 1994 Matoub Lounes vit de nouveau un autre cauchemar. L’artiste est kidnappé par un groupe terroriste, le 26 Septembre, non loin de Beni Douala. Le GIA revendique le rapt, mais le chanteur est miraculeusement libéré après 16 nuits de séquestration, suite à une forte mobilisation nationale et internationale. Il répondra à ses ravisseurs par un album mûr, structuré et très engagé, intitulé « Assirem » (L’espoir). Se disant témoin de son temps, Matoub reçoit le Prix de la mémoire collective, le 6 décembre 1994, à la Sorbonne, en France. Son nom résonne dans les grandes capitales occidentales.

    En 1995, il reçoit le premier prix de la liberté d’expression par l’agence Sky, au Canada. Cette même année, il publie son autobiographie, « Rebelle » (Ed. Stock, 1995). Deux plus tard Matoub atteint le sommet de son art. Il signe un album châabi, « Au nom de tous les miens », inspiré du livre de Martin Gray qui porte le même titre que l’album. Matoub qui a marqué toute une génération par ses textes engagés, ses chansons d’amour, son amour pour la patrie quittera la vie un jeudi 25 Juin 1998. Accompagné de son épouse et ses deux belles sœurs, il quittera le restaurant « Concorde » à Tizi-Ouzou, à 13 heures. Sur le chemin du retour vers Beni Douala, il tombe sur un faux barrage. Il est encore une fois criblé de balles. Mais cette fois-ci, il ne s’en relèvera pas. Matoub Lounes sera inhumé dans son village, le 28 juin 1998. Plus d’un millions de personnes l’accompagneront à sa dernière demeure. Son dernier album sortira le 5 Juillet 1998, soit 11 jours après son assassinat.

    Le succès est encore une fois au rendez-vous d’un opus jugé exceptionnel, qualifié de chef d’œuvre même. Le titre phare est une chanson sur la musique de l’hymne national Qassamen. Interdit de vente, l’album se vend pourtant à des milliers d’exemplaires. Disparu à 42 ans, après 20 ans de carrière, Matoub Lounes laissera derrière lui un répertoire de 28 albums, un livre et beaucoup de citations. Il demeure, aujourd’hui encore, un symbole pour son engagement et son talent.  

     Il disait : « La terre est  ma patrie, l’humanité est ma famille ….. Je préfère mourir pour mes idées que de mourir dans la lassitude ou de vieillesse dans mon lit …… toutes et tous pour une Algérie meilleure » 

    AZIZ HAMDI  

    http://www.babzman.com/2015/cela-sest-passe-un-25-juin-1998-assassinat-de-matoub-lounes/

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    En ce jour du 27 juin 2015, quatre bateaux formant la Flottille de la Liberté III ont quitté leurs ultimes points de départ en Europe. Par des moyens de résistance non-violente, ils vont défier le blocus illégal de la Bande palestinienne de Gaza, qui en est à sa neuvième année, en naviguant comme d’habitude des...
     
     

     

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  • Tunisie : Le terrorisme ne nous fera pas plier (Essf)


    La Tunisie est une fois encore meurtrie dans sa chair par le terrorisme djihadiste, l’assassinat et le meurtre.

    Des dizaines de victimes, on avance provisoirement le chiffre de 37 morts et plusieurs blessés dans le complexe touristique El Kantaoui à Sousse (Tunisie).

    Ce même jour, deux autres attentats terroristes djihadistes ont eu lieu en France dans l’Isère et au Koweït dans une mosquée.

    Après l’attentat du Bardo, cette attaque meurtrière vise, à n’en pas douter, à semer la peur et la terreur, à faire capoter la saison touristique, à mettre à genoux l’économie tunisienne déjà bien en difficulté et la remise en cause des libertés en Tunisie.

    Les Tunisiennes et les Tunisiens vivant en Ile-de-France, les associations démocratiques, partis politiques progressistes et organisations non-gouvernementales :

    - CONDAMNENT AVEC LA PLUS GRANDE VIGUEUR CES LÂCHES ATTENTATS TERRORISTES DJIHADISTES.

    - S’INCLINENT DEVANT TOUTES LES VICTIMES ET PRÉSENTENT LEURS CONDOLÉANCES A LEURS FAMILLES.

    - LANCENT UN APPEL A L’UNITÉ DU PEUPLE TUNISIEN ET A LA SOLIDARITÉ INTERNATIONALE CONTRE CE FLÉAU.

    - LE TERRORISME NE PASSERA PAS ! LE TERRORISME NE NOUS FERRA PAS PLIER !

    Ils appellent à un

    Rassemblement unitaire Samedi 27 juin 2015 à partir de 17 heures

    à Paris, Place du Châtelet

    Événement Facebook : https://www.facebook.com/events/464898533676583/

    Signataires :

    - ADTF : Association Démocratique des Tunisiens en France
    - AIDDA : Association interculturelle de production, de diffusion, de documentation audiovisuelles
    - AMF : Association des Marocains en France
    - ATF : Association des Tunisiens en France
    - ATMF : Association des Travailleurs Maghrébins de France
    - Association Tunisie Plurielle
    - CCC : Chemins Croisés des Civilisations
    - CFT : Collectif des Femmes Tunisiennes
    - Collectif 3C
    - Courant Populaire
    - CRLDHT : Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l ’ Homme en Tunisie
    - El Joumhouri
    - Front Populaire
    - FTCR : Fédération des Tunisiens citoyens des deux Rives
    - Idéal 92
    - Manifeste des libertés
    - Massar France Nord
    - MCTF : Mouvement Citoyen des Tunisiens en France
    - Parti des travailleurs
    - PPDU : Parti des Patriotes Démocrates Unifiés
    - REMCC : Réseau Euro-Maghrébin Culture et Citoyenneté
    - Union syndicale Solidaires
    - UTAC : Union des Tunisiens pour l’Action Citoyenne
    - Younga Solidaire

    http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article35276