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Berbères, Kurdes...(minorités nationales)

  • Le souverain marocain face aux revendications sociales et identitaires Le Rif en ébullition (Algeria Watch)

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    Une nouvelle manifestation s’est déroulée jeudi à Al Hoceïma, ville de la région du Rif, dans le nord du Maroc, rapporte l’AFP citant des sources concordantes.

    Le leader du mouvement, Nasser Zefzafi, a dénoncé entre autres la «corruption» de l’exécutif et des politiciens locaux, les «mafias» locales, «l’esprit de répression» de l’Etat et de ses services de renseignement qui «manipulent les institutions», la «présence massive» des militaires dans la ville, le «sous-développement» de la région, le nouveau gouvernement islamiste.

    S’en prenant au gouverneur local, il a une nouvelle fois rejeté les accusations de séparatisme, exigé la «libération» de militants de sa mouvance et la «démilitarisation» de la province. Réputée frondeuse, la région du Rif est le théâtre de manifestations récurrentes depuis la mort, fin octobre 2016, d’un vendeur de poisson, Mouhcen Fikri, broyé accidentellement dans une benne à ordures. L’incident a suscité l’indignation dans le pays, qui a pris la forme à Al Hoceïma d’un mouvement social et politique.

    Au-delà de la mort de Mouhcen Fikri

    Mené par un groupe d’activistes locaux, le «hirak» (la mouvance) pose de nombreuses revendications pour le développement du Rif, qu’il estime marginalisé. A travers les réseaux sociaux, les activistes dudit groupe ont multiplié les paroles de défiance contre la «répression» du pouvoir. Le 6 mai, des manifestants organisent une marche. Le lendemain, le gouverneur de la région nord du pays Mohamed El Yaakoubi a dénoncé les «intox» des leaders de la contestation qui devront répondre «devant la justice de leurs appels à la violence». «Tout est virtuel. A voir les profils Facebook de ces gens, on pourrait croire que la ville est en feu, alors qu’il n’en est rien», a ajouté le même responsable. «Leur discours est une succession d’intox. Ils disent tout et son contraire», a-t-il relevé, dénonçant des «appels à la violence», ainsi qu’un «discours de terreur et d’instrumentalisation» aux relents «discriminatoires».

    «Une procédure (judiciaire, ndlr) est déjà en cours.

    (...) La justice dira qui tire les ficelles», a indiqué le gouverneur. Dimanche dernier, au terme de leur réunion avec le ministre de l’Intérieur pour examiner la situation dans cette région, les chefs des six formations politiques de la majorité ont dénoncé une «instrumentalisation» des manifestations par des «parties étrangères». Ils ont également accusé le mouvement d’exprimer des revendications à «caractère séparatiste». Et les manifestations de jeudi, outre leur dimension économique et sociale, expriment le rejet des populations de la région de ces accusations : «Nos revendications sont sociales et relèvent de notre droit à une vie décente et n’ont aucune dimension séparatiste», a déclaré Nasser Zefzafi à la veille de la manifestation.
    Amnay Idir

    El Watan, 20 mai 2017

    http://www.algeria-watch.org/

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    Lire aussi:

    Au Maroc, Al-Hoceima manifeste à nouveau contre la « corruption », la « répression » et le « chômage » (Le Monde)

  • La question kurde dans l’impasse (Souria Houria)

     

    Fresque célébrant à Erbil les peshmergas (combattants kurdes) 

    Les batailles contre Daech, à Mossoul et à Rakka, loin de servir les intérêts des populations kurdes, risquent fort d’aggraver les conflits entre les différentes milices qui prétendent les représenter.

    La question kurde se trouve aujourd’hui dans une impasse paradoxale, alors même que la lutte de la coalition menée par les Etats-Unis contre Daech a fait du PDK (Parti démocratique du Kurdistan) son bastion en Irak et du PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan) son fer de lance en Syrie. Ces deux partis utilisent en effet la lutte anti-jihadiste pour pousser leur accaparement de la cause kurde. Les mouvements citoyens et les autres partis kurdes sont les premières victimes d’une politique aussi agressive.

    LES ETERNELS RIVAUX DU PDK ET DU PKK

    Le PKK est largement parvenu, dans l’opinion européenne, à associer « les Kurdes » à sa double stratégie partisane : d’une part, la confrontation armée depuis 1984 avec l’Etat turc, relancée en 2015, après deux années de « processus de paix » inabouti ; d’autre part, l’établissement d’une entité majoritairement kurde en Syrie, dénommée « Rojava » à partir de 2013, sous l’égide du PYD, la branche locale du PKK. Ce détournement de l’image d’un peuple entier au profit exclusif d’une organisation d’inspiration marxiste-léniniste est impressionnant.

    Le PDK, formation historique du nationalisme kurde depuis 1946, dirige pour sa part le Gouvernement régional du Kurdistan (GRK), formé dans le cadre de la constitution irakienne de 2005, et doté de son propre cadre budgétaire, dix ans plus tard. L’Union patriotique du Kurdistan (UPK), qui a fait scission du PDK en 1975, a longtemps contesté la position dominante du PDK, imposant son fief de Souleymanié en regard d’Erbil, capitale du GRK. Mais les querelles de succession et les luttes de faction ont considérablement affaibli l’UPK.

    Tout concourt à opposer le PDK « traditionaliste » au PKK « gauchiste ». Le premier joue la carte de la Turquie, tandis que le second coopère avec le régime Assad et l’Iran (où la minorité kurde est pourtant privée de l’essentiel de ses droits). L’implantation de la direction militaire du PKK dans la chaîne montagneuse de Qandil, au nord-est du territoire du GRK, aggrave les différends. Les milices des deux partis s’affrontent dans la région du Sinjar/Shingal pour le contrôle des populations yézidies qu’elles affirment toutes deux avoir sauvées de l’horreur jihadiste. Malgré ce conflit ouvert entre PDK et PKK, les Etats-Unis continuent de s’appuyer dans leur lutte contre Daech sur celui-ci en Syrie et sur celui-là en Irak.

    MILICES ET « SECURITE » CONTRE SOCIETE CIVILE

     Le PDK et le PKK ont cependant en commun la préférence pour la répression armée à l’encontre de la contestation interne. La montée en puissance de l’aile militaire du PKK, aux dépens de sa direction politique, s’est déroulée en parallèle de la consolidation du pouvoir des différents services de « sécurité » (en kurde Assayich) à l’ombre du GRK. La lutte contre Daech et les attentats jihadistes n’ont pu que conforter cette militarisation du contrôle social (le terme Assayich désigne également la « sécurité » intérieure du PKK dans le « Rojava » de Syrie, distincte là comme ailleurs des peshmergas).

    L’émergence du parti Goran (Changement), aux élections régionales du Kurdistan d’Irak en 2009, laissait espérer une troisième voie citoyenne au bipartisme historique entre le PDK et l’UPK. Mais la crise d’octobre 2015, aggravée par l’escalade milicienne du PDK, a paralysé le fonctionnement du Parlement régional et rejeté Goran dans une opposition impuissante. L’UPK collabore depuis à l’étouffement de la protestation dans la zone de Souleymanié, par exemple lors de la récente grève des enseignants, pourtant dénuée de revendication politique (les professeurs ne sont depuis longtemps payés qu’au quart de leur salaire officiel).

    En Turquie, le HDP (Parti démocratique des Peuples), en sensible progression au sein de la population kurde, a remporté un score historique de 13% des voix aux législatives de juin 2015, privant l’AKP du président Erdogan de la majorité absolue. Le chef de l’Etat s’est acharné à réparer cet affront au scrutin suivant de novembre 2015, tandis que la reprise des hostilités avec le PKK semait la désolation dans les provinces majoritairement kurdes du sud-est de la Turquie. Quant au HDP, sa direction politique et sa représentation parlementaire ont été la cible d’une répression sans précédent.

    Ce double raidissement autoritaire à Ankara et à Erbil installe la question kurde dans une impasse qui risque d’être durable. La reprise d’un processus de paix entre Ankara et le PKK est moins que jamais à l’ordre du jour, ce qui amène la guérilla séparatiste, sur le recul en Turquie, à concentrer ses forces en Syrie, à la fois contre l’opposition anti-Assad (en coordination avec la Russie) et contre Daech (avec le soutien croissant des Etats-Unis). On voit pourtant mal ce que la cause kurde aurait à gagner d’une percée du PKK/PYD vers Rakka, où les peshmergas seraient rejetés comme des forces aussi étrangères que les milices pro-iraniennes aujourd’hui à Alep.

    Le PDK vient, pour sa part, de relancer l’idée d’un référendum sur l’indépendance du Kurdistan d’Irak, repoussant toute ouverture intérieure à cette échéance symbolique. Nul doute qu’une écrasante majorité de la population se prononcerait en faveur de l’indépendance du GRK, où le drapeau kurde flotte d’ores et déjà sans partage. Mais cela signerait l’avènement d’un Etat-PDK, fondé sur la redistribution clientéliste de la rente pétrolière, d’une part, et sur l’étouffement méthodique de toute contestation, d’autre part.

    Le PDK et le PKK sont ainsi tous deux engagés dans une fuite en avant : le premier vers le référendum pour l’indépendance, afin d’éluder la question de la démocratie au Kurdistan d’Irak ; le second dans une expansion territoriale en Syrie, afin d’éluder la question de son alliance de fait avec le régime Assad. A la lumière de tels développements, une question se pose aux « amis des Kurdes », nombreux en France et, pour certains d’entre eux, aussi estimables que sympathiques. De quels Kurdes au juste sont-ils aujourd’hui « les amis » ?

    Source : Blog Le Monde - Date de parution le : 30/04/2017
     
     Souria Houria le 1 mai 2017
     
  • Béjaia (PST)

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    Bejaia: Le PST, seul contre tous !
     
    L’émergence du PST dans le paysage politique Bougiote est le fruit d’un combat de longue haleine conjugué aux luttes permanentes de ses membres. Si la visibilité a tardé à voir le jour, c’est parce qu’elle a été empêchée par des forces obscurs reliées par des partis politique à la solde d’un ultralibéralisme sauvage. Face à leur déconfiture d’aujourd’hui, la posture du PST apparaît comme l’unique alternative possible. Nous allons expliquer pourquoi le PST s’imposera comme le parti de la majorité auquel aucun autre ne pourra rivaliser.
     
    Premièrement, une éventuelle élection de Bouchoucha, tête de liste du RND, représentant de la mafia locale de la filière de la boisson alcoolisée et des réseaux de prostitution, sera en porte à faux avec les intérêts du député sortant Omar Alilat. Ce dernier prend en otage la structure de ce 2eme parti de l’administration à Bgayet. Il sera une force de blocage de la liste conduite par Kamel Bouchoucha. Néanmoins, ce dernier peut compter sur quelques voix des électeurs de la région de Sahel de par son statut de tête de liste. Quant à Omar Alilat dont la survie politique dépend de l’échec de la liste RND, il ne ménagera aucun effort pour fragiliser voir freiner la mobilisation du collectif militant autour de la liste.
     
    En suite, chez le RCD, la situation est beaucoup plus compliquée. Déjà en difficulté à Amizour, qui, depuis l’affaire « Alexo » a perdu de son aura dans cette localité, réduit à néant à Feraoun depuis l’apparition du livre sur Amirouche, vidé de sa substance après le départ de tous ses cadres, le parti de Said Sadi panique et improvise des stratégies d’échecs : après le gel de ses activités parlementaires dans une assemblée qu’il disait lui même « pas porteuse d’alternative », le voilà aujourd’hui, en course électorale pour la même assemblée. Il s’agit tout simplement d’une hypocrisie politique.
     
    Sauf que les observateurs avertis savent que la mission confiée au natif de Tinebdar, Athmane Mazouz, est de chopper quelques voix au Maire de même commune, Braham Bennadji, car au RCD, on sait pertinemment que la victoire est quasi impossible. Pis-encore, les communes gérées par le RCD sont toutes entachées de scandales : De Barbacha ou le parti avait accepté de présider l’assemblée en appliquant scrupuleusement la feuille de route du Wali, dont le seul objectif est d’empêcher le PST qui était majoritaire, et ce, en violation de l’esprit d’avril 1980, jusqu’à la commune d’Adekkar ou le P/APC avait usé et abusé de ses prérogatives afin d’octroyer dans des conditions douteuses un terrain domanial à son frère pour réaliser un relais routier, en passant par Souk El Tenine ou Matoub vient d’être assassiné une deuxième fois par l’édification d’une stèle qui ressemble à tout sauf au rebelle. Le RCD est donc rejeté par la société dans la wilaya de Bejaia, et cela se confirmera le 4 mai.
     
    On retrouve aussi cette stratégie organique du RCD dans le fonctionnement du FFS. Le parti fondé par Hocine Ait Ahmed qui a survécu à toute les crises politiques et organiques a les capacités, contrairement au parti de Said Sadi, de rebondir dans le milieu des masses populaire. D’ailleurs, le remords de beaucoup d’acteurs politiques exprimé au lendemain du décès du dernier historique, peut servir d’argument pour beaucoup et lui rendre, ainsi, un dernier hommage en votant pour le FFS. Sur ce plan, c’est le seul parti politique engagé pour les prochaines législatives dans la wilaya de Bejaia à pouvoir concurrencer le Parti Socialiste des Travailleurs.
    Quant au FLN, la disparition mystérieuse puis la découverte du corps de Saïd Djouder, coordinateur de la kasma de Béjaïa et candidat aux législatives du 4 mai, ne peut être un incident sans conséquences sur le parti voir sur les prochaines échéances. Déjà en exprimant leur colère, en fermant, la RN 9 reliant Jijel à Sétif, les soupçons n’ont pas exclu toutes les pistes y compris celles d’une concurrence interne qui a donné un assassinat politique. En plus, l’électorat du FLN ne fait pas partie des masses populaires. Il incarne une clientèle permanente entre ceux animés par une nostalgie révolutionnaires (de plus en plus moins nombreux) et les relais d’affaires hostiles aux valeurs du travail et de luttes.
     
    S’agissant du MPA dont la candidature de Smail Mira a été imposée à Amara Benyounes, il n’aura aucune crainte pour s’assurer un poste de député. Ce n’est pas parce qu’il est porté par des masses populaires, mais il cadre avec la stratégie du pouvoir. Il va mobiliser les extra-citoyens de Tazmalt et l’affectation d’une part des voix des corps constitués.
     
    Le PST émerge ainsi parmi ce lot par la franchise de son discours qui, au quotidien, sur les terrains des luttes, il rappelle les difficultés de la conjoncture que subissent les travailleurs aux profits des oligarques et autres fossoyeurs de la noblesse du combat démocratique. Il se distingue par la crédibilité et l’intégrité de ses militants dans un monde pollué par la corruption et l’argent sale et facile. Pour toutes ces raisons, à l’exception du FFS, aucun parti ne peut se mesurer au PST à Bejaia.
     
    Hamou Bakir ·jeudi 27 avril 2017
     
     
    Lire aussi:
     

  • Sous le bleu de Bab-El-Oued, l'hommage à M'Hamed Rachedi, "l'arabe" héros du printemps amazigh (Le Huff' Maghreb)

    mhamed rachedi
     M’hamed Rachedi était "l’arabe" héros du printemps amazigh. La fondation Bacha a exhumé son étincelant souvenir. Sous le bleu de Bab El Oued.
     
     

    C’était une silhouette aérienne, une énergie explosive haranguant les assemblées générales étudiantes du printemps 1980. Un jeune homme d’un grand courage.

    "Il savait qu’il en prendrait pour 20 ans incompressibles dans sa situation" a rappelé un de ses compagnons de lutte de cette période sur sa tombe ce samedi 25 avril, jour choisit par la fondation Bacha, grande figure du militantisme des années 80, pour faire le pèlerinage commémorative du cimetière El Kettar à Alger.

    M'hamed Rachedi, est né en mars 1955 d’une modeste famille de la basse Casbah. Il restera pour l’éternité le détenu arabophone parmi les 24 historiques de Berrouaghia, les animateurs du mouvement avril 1980 que le régime "débutant" de Chadli Bendjedid, voulait traduire devant la cour de sureté de l’Etat.

    "Ces interrogatoires à la sécurité militaire étaient particulièrement féroces". Les barbouzes ne comprenaient pas ce qu’un non kabyle faisait là, à la pointe d’un mouvement pour la reconnaissance du tamazight.

    M’hamed Rachedi ne s’est pas retrouvé par hasard dans cette galère. Il était militant clandestin du GCR , l’organisation de la gauche révolutionnaire.

    D’où le risque des 20 ans de prison sous le régime du parti unique – et l’un des leaders les plus actifs des campus d’Alger – avant 1980 - pour le droit des étudiants à s’organiser librement en dehors de la tutelle de l’UNJA, l’organisation de jeunesse du FLN.

    Il a été, à la salle Ben Baatouche de la faculté centrale, lieu mythique du mouvement à Alger, l’un des meilleurs pédagogues du lien entre la reconnaissance de la pluralité linguistique et culturelle de l’Algérie et l’avancée des libertés démocratiques.

    Tribun hors pair, M'hamed Rachedi était un cauchemar pour les RG de la DGSN. Après son intervention à la tribune, les actions du mouvement devenaient plus audacieuses, plus subtiles aussi.

    Salarié puis élu syndical à l’ARDESS, ancêtre du CNEAP, (Le Centre National d'Etudes et d'Analyses pour la Population et le Développement), à la fin de son cursus de licence, Mhamed avait également une expérience du syndicalisme d’entreprise, qui a beaucoup servi, avant son arrestation, la coordination des comités étudiants autonomes d’Alger durant le printemps 1980.


    Une étoile filante

    Face à la superbe crique de Bab El Oued, sur les pentes du cimetière d’El Kettar, un attroupement de quelques dizaines d’amis de M’hamed Rachedi a évoqué, ce samedi matin, le militant disparu en mars 1989 à quelques jours de son 35e anniversaire.

    Une étoile filante du combat démocratique et social en Algérie. Après les épreuves de l’interrogatoire et de la prison, le reflux du mouvement les années suivantes, M’hamed a poursuivi son crédo sur la scène du monde. A partir de Paris.

    Toujours engagé dans sa famille politique de la gauche révolutionnaire (GCR – Trotskyste devenu PST note du blog), il a, comme en Algérie était de tous les combats. Celui du peuple palestinien était un qui lui tenait le plus à cœur. Mhamed était l’homme au Keffieh. Elégance et fierté.

    Au cœur de l’attroupement, deux hommes, Mahmoud Rachedi, son frère cadet, porte-parole du PST, et Karim Bacha, frère cadet de Mustapha Bacha et co-fondateur de la fondation éponyme.

    Mahmoud témoigne de ce moment de la dernière volonté où M’hamed, condamné sur son lit d’hôpital à Paris, chuchote son souhait de revenir voir la lumière d’Alger avant de partir.

    Il a revu sa Casbah natale avant de s’adosser à son flanc d’El Kettar. Karim a rappelé combien il était important que la génération qui a animé les luttes démocratiques des années 80 transmette des repères aux jeunes d’aujourd’hui. M’hamed Rachedi, Mustapha Bacha et Salah Boukrif, les trois aujourd’hui disparus, étaient amis. C’étaient, sans doute avec Arezki Ait Larbi, les figures les plus emblématiques du printemps amazigh à Alger.

    La fondation Bacha, récemment créée a décidé de leur rendre hommage à l’occasion de ce 35e anniversaire du 20 avril. Le travail de la transmission commence dans l’émotion.

  • Aokas : Les habitants se mobilisent pour défendre la bande boisée (Béjaia)

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    Dans un appel, le comité citoyen pour la défense de la bande boisée d’Aokas, appelle la population à rejoindre massivement la marche de protestation prévue pour le Samedi 22 Avril 2017, qui prendra le départ à 9 heures de la place de la poste à Aokas, pour exiger l’annulation de toutes les concessions dans le cadre de l’investissement touristique et la restitution de la bande boisée à la collectivité.

    Le comité, dans son appel, rappelle les premières actions menées en 2016 par la population et l’implication des citoyens dans la sauvegarde du patrimoine et des potentialités touristiques a travers des pétitions, rassemblements , marches et correspondances adressées aux hautes autorités, dénonçant la construction en béton armé en plein bande boisée sans permis de construction avec la complicité des élus, des doléances qui demeurent lettres mortes, traduisant ainsi la volonté du pouvoir à décimer la population locale en multipliant les sources et causes des fléaux, maladies épidémies qui la ravagent, provoquant ainsi des cancers, troubles respiratoires, maladies cardiovasculaires…

    Le comité illustre la légitimité de son action par un arsenal juridique protégeant la bande boisée , notamment la loi N°12 relative à la protection et à la valorisation du littoral des  décrets exécutifs N°07-23 fixant les modalités de rétrocession ou de terrains situés à l’intérieur des zones d’expansion et sites touristiques et N°07-206 fixant les modalités de construction et d’occupation de sol sur la bande littorale, de l’occupation des parties naturelles bordant les plages et l’extension de la zone.

  • L’homme qui veut «réoccuper le terrain des luttes» PST (El Watan)

    Kamel Aïssat, tête de liste du PST à Béjaïa

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    Avoir un siège à l’APN n’est pas un rêve pour lui ni pour ses camarades du Parti socialiste des travailleurs (PST).

    Les législatives ne sont pour eux qu’une tribune, une occasion d’agiter l’étendard du socialisme et plaider la cause ouvrière, car, comme pour tout marxiste qui se respecte, seule la révolution socialiste est garante d’une humanité égalitaire. Kamel Aïssat, 54 ans, se définit en tant que tel.

    Ancien militant du MCB, marxiste (trotskiste), syndicaliste, il milite depuis plus de 30 ans pour les démunis et les exploités. Originaire de Boudjellil, à 90 km de Béjaïa, il est marié à une militante et père de deux enfants. Il est, en outre, enseignant-chercheur en biologie à l’université de Béjaïa. Des candidats aux prochaines législatives, il est l’un des rares à faire valoir un parcours militant respectable et à ne pas avoir pratiqué le papillonnage partisan qui fait florès de nos jours. Il est tombé dans le militantisme au lycée (1979-1982). Une période d’agitation identitaire qui le mène sur le chemin du Mouvement culturel berbère (MCB) en tant que délégué de lycée, aux côtés de Naït Haddad et Mohand Ourabeh, détenus d’avril 1981.

    Des débuts dans le MCB

    Puis vint la période universitaire à Sétif où, étudiant en biologie, il poursuit ses activités militantes dans le cadre des comités autonomes qu’il a contribué à créer. Plus tard, en 1988, ces comités se sont ligués pour former – sous la houlette du défunt Redouane Osmane, militant du Groupe communiste révolutionnaire (GCR) clandestin (futur PST) –, le Syndicat national des étudiants algériens autonomes et démocrates (SNEAAD).

    Ce fut pour le jeune Kamel une période d’affirmation et de maturation politiques dans les idées de gauche. Mais le déclic, selon lui, a eu lieu bien avant, à Yennayer 1983, à l’occasion d’une confrontation avec les islamistes autour d’un gala à l’université de Sétif. «Les berbéro-marxistes se sont courageusement dressés contre les islamistes, contrairement à tous les autres.

    C’est l’acte qui m’a rapproché du marxisme», nous confie-t-il. Recruté dans le GCR, Kamel Aïssat côtoie les ténors de la gauche algérienne de l’époque, tels que Chawki Salhi, Redouane Osmane ou Adel Abderrezak, des figures qui joueront un rôle dans sa formation, révèle-t-il. Cette période de clandestinité, Kamel Aïssat l’a vécue partagé entre ses activités communistes et syndicales et son engagement culturel. Arrivent ensuite successivement les événements d’Octobre 1988, l’ouverture démocratique et la proclamation du PST en 1989, dont il intègre la direction.

    Le marxisme : la maturation

    Suite à quoi, il sera exclu du MCB pour «appartenance partisane». Aussitôt, avec d’autres militants, à l’instar de Djamel Zenati, Saïd Khelil, Sadek Akrour, Nacer Arbane, ils se restructurent en MCB-Commission nationale. L’idée était de maintenir vivant le Mouvement et se dresser contre ceux qui ont proclamé sa mort prématurée. Le 25 janvier 1990, il fait partie, avec le regretté Matoub Lounès, de la délégation qui a remis le deuxième rapport du MCB-Commission nationale à l’APN.

    En 1991, il était candidat du PST aux législatives à Sétif-nord.

    En 1995, après l’assassinat de Nabila Djahnine, il quitte Sétif pour s’installer à Béjaïa afin de fuir la menace islamiste, puis effectue son service militaire à Blida. A son retour, il renoue illico avec le mouvement social dans le Forum des Rebelles, né dans le sillage de l’assassinat de Matoub Lounès.

    En même temps, à l’université de Béjaïa, où il enseigne la biologie jusqu’à ce jour, il était membre du bureau national du CNES de 2003 jusqu’à la grève de 2006-2007.

    En 2001, quand la Kabylie s’est soulevée, à partir de l’université, il a été de ceux qui ont lancé l’auto-organisation du mouvement autour de mots d’ordre progressistes et gauchisants. Avec Sadek Akrour et d’autres militants socialistes, ils ont organisé la population en comités populaires dans les quartiers et les villages, jusqu’à la rédaction de la plateforme initiale des revendications du mouvement (32 points), dont il était l’un des rédacteurs. Il fait partie, en outre, de ceux qui ont organisé la marche du 14 juin sur Alger.

    Aux législatives de 2007, le PST le désigne tête de liste à Sétif. En 2012, le parti rafle 12 500 voix aux locales et il a profité de l’effervescence politique qui a marqué cette période pour être de plusieurs luttes à Béjaïa. Kamel Aïssat sera, à cette date, l’un des initiateurs du collectif de solidarité avec les «grévistes» de la faim de Cevital et l’un des soutiens actifs des travailleurs en lutte de l’ETR, Getic…

    L’opportunité qu’offre la tribune électorale est pour, dit-il, «une façon de réoccuper le terrain des luttes et sanctionner ceux qui l’ont déserté». Et ce, en ayant ce slogan qui lui tient à cœur, chanté par Matoub Lounès, comme leitmotiv : «Awidak yeghrane Init-ass-en iy maghvane ad vedlen taswiht.» Entendre : le changement viendra des petites gens. C’est à ceux-là que Kamel compte s’adresser lors de sa campagne.

    17.04.17 |

    http://www.elwatan.com/

  • révolutonnaires socialistes (égypte)

    Revolutionary Socialists' logo

     

    Terrorism and tyranny are complicit in the crimes against the Copts

    Yet another bloody holiday for the Copts of Egypt. Once again churches are bombed and dozens of churchgoers are killed on a religious holiday. Once again the corpses of Copts lie with the debris of their icons and what is left of their churches. Once again, al-Sisi’s regime, its military rule and its police state fail to protect Coptic lives and churches.

    Al-Sisi took power promising the Copts of Egypt that the days of fear, terror and sectarian violence were gone, and his regime would protect them from dark terrorism. Here we are in the fourth year since the coup, the third year of Sisi’s presidency, and the last four months alone saw the bombing of the Peter and Paul church, the killings and displacements of Christians in Arish and the two latest massacres in Tanta and Alexandria.

    When a terrorist was allowed to go inside the Peter and Paul church and blow it up, the Coptic youth raged at the flagrant security failings and demanded the sacking of the interior minister. But al-Sisi intervened to prevent any talk of failings and naturally did not sack his interior minister. And now terrorists were able to attack a church barely a week after a bomb was discovered outside that same church! Here the security failings and the lack of accountability have become complicity with the crime.

    We must remember that the few weeks before the January 2011 revolution saw large demonstrations of Coptic youths against the burning and bombing of their churches and the complicity of the security services. One sign of the political bankruptcy of the Mubarak regime was the abhorrent sectarian “deal” that counted on the Coptic Church to support the regime and contain the anger of Copts while giving free reign to the sectarian agitation of al-Azhar and the Salafists. Mubarak’s state was a particularly sectarian one, and al-Sisi’s state is based on the same sectarian principle.

    The January 2011 revolution shattered this sectarian “deal” and saw, for the very first time in modern Egyptian history, unity between the Christian and Muslim masses not around hollow nationalist slogans like “Religion is for God and the Nation is for everyone”, or police-sponsored superficial alliances between the Coptic and Muslim religious leaders, but around a common revolutionary struggle for democracy, freedom and social justice.

    But this unique revolutionary moment did not last long. The Muslim Brotherhood betrayed the revolution by siding with the Military Council (SCAF) who exploited sectarian and inflamed it with the Maspero massacre. The secular opposition has also allied itself with the military to get rid of the Muslim Brotherhood, paving the way for al-Sisi’s 2013 coup.

    Al-Sisi restored the bases of the Egyptian sectarian State and reestablished the very sectarian and securitarian deals that Mubarak’s regime had set up; the Copts are once again paying the price with their blood. The security services’ incompetence and complicity are only part of the picture, and we must of course join the Coptic youths when they demand that the interior minister be sacked and put on trial for criminal negligence.

    But the security failings are part and parcel of the political bankruptcy of the al-Sisi regime. Not only did the military rule and its security forces fail to protect the Copts and their churches, but this regime’s policies can only lead to more violence, bloodshed, terrorism and sectarianism. A regime that is based on tyranny, dictatorship and the suffocating of the political arena. A regime whose economic policies impoverish the majority for the sake of the same big businessmen who monopolised the country’s wealth in the Mubarak years and shared it with the generals. A regime that is based on sectarianism, and uses the religious institutions from the Coptic Church to al-Azhar Mosque to gather support for the dictatorship. A regime that hasn’t made a single step to dismantle the systemic discrimination and persecution that the Coptic masses suffer, but on the contrary re
    inforces the discrimination and persecution, exploiting the sectarian card along with tyranny and repression in order to remain in power.

    Once more, al-Sisi and the al-Azhar Imam will present their condolences to Pope Tawadros. And once more they will talk of national unity and the evil plots against Egypt and other nonsense.

    It is about time that we built an opposition that rejects all forms of sectarianism, be it coming from al-Sisi’s regime or groupings of political Islam. An opposition that doesn’t content itself with condemning terrorism and the terrorists and the failings and complicity of the security forces. An opposition that puts the struggle against sectarianism and the persecution of Copts at the center of its priorities.

    Glory to the martyrs
    We won’t forget al-Qaddisayn
    We won’t forget Maspero
    We won’t forget Peter and Paul
    We won’t forget Arish
    We won’t forget the Palm Sunday massacres

    The Revolutionary Socialists
    9 April 2017

    http://global.revsoc.me/

  • Profil des candidats aux législatives : Aucun militant de la cause berbère sur les listes (Tamurt)

    Manif-22-Avril-2012-casa-4-1.jpg

    Toutes les données démontrent que la politique en Algérie et plus particulièrement en pays kabyle est complètement discréditée depuis quelques années. L’un des indices de cette situation est le profil des candidats aux élections législatives du 4 mai prochain au moins dans la wilaya de Tizi Ouzou.

    En décortiquant toutes les listes des candidats, même celles du RCD et du FFS, on constate qu’elles ne comportent point de personnalités ayant joué des rôles importants dans l’histoire récente de la Kabylie ou dans le long cheminement du combat identitaire amazigh. Il s’agit, en effet, de candidats, au CV politique très pauvre. Nous sommes loin, vraiment loin, de l’époque où les candidats qui figuraient, au moins, sur les listes du RCD et du FFS étaient d’anciennes figures de proue du combat identitaire ou démocratique à l’instar de Saïd Khellil, Saïd Sadi, Djamel Zenati, Mohand Arezki Boumendil, etc.

    En effet, les personnalités jouissant de crédibilité se sont tous retirées des partis politiques en question. Ils refusent de cautionner les pratiques politiques en cours qui ne servent aucunement la population qui n’est convoitée, par ces mêmes partis, qu’à la veille des élections. Avec de tels candidats, on se demande d’ailleurs quel sera le visage de la campagne électorale qui commencera le 5 avril prochain, à la veille de la commémoration du printemps berbère.

    Tahar Khellaf pour Tamurt

    http://www.tamurt.info/