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Mauritanie

  • Plus de 20 ans après ou l’exemple d’un projet de construction d’un hôpital en matériaux locaux en Mauritanie (Blog de Paul Jorion)

    Je voudrais apporter un petit témoignage sur la réalisation d’un projet d’hôpital réalisé en matériaux locaux en Mauritanie, à laquelle j’ai pris part entre 1988 et 1991.

    L’idée fait suite à une vidéo récente de Jean-Luc Mélenchon, où il parle de la filière de la construction écologique en terre, comme un élément de son programme. Il est intéressant de voir qu’il y a 30 ans, on expérimentait et développait des projets de construction en terre, notamment dans les pays dits « en voie de développement », et qu’aujourd’hui cette question revient un petit peu à l’ordre du jour.

    Ce projet, dans la lignée de plusieurs projets de construction à cette époque, développait une certaine philosophie de la construction et de projets dits de « développement intégré », recherchant la valorisation des ressources locales : matériaux, technologie et main d’œuvre.

    Initié en 1981 et mis en œuvre par une ONG connue à cette époque dans ce secteur, l’ADAUA (Association pour le Développement d’une Architecture et d’un Urbanisme naturel Africain), le projet avait été conçu et réalisé dans une région sahélienne au sud de la Mauritanie à Kaedi, où la culture du riz est fortement développée (via, d’ailleurs, des financements européens), utilisant l’irrigation permise par le fleuve Sénégal. La construction utilisait la brique cuite à la balle de riz. Le bâtiment avait été construit suivant une technique de coupoles édifiées sans coffrage bois (le bois étant rare et onéreux, essentiellement importé), s’inspirant ainsi d’une technique ancestrale, remise à jour par le célèbre architecte égyptien Hassan Fathy à New-Gourna près du Caire.

    La main d’œuvre et les approvisionnements de chantier provenaient essentiellement de la région.

     Bref, ce projet était dans la lignée d’un modèle de développement qu’on appellerait aujourd’hui « durable ». La conception fonctionnelle de l’architecture voulait répondre à des conditions locales de mode de vie : les malades étaient pris en charge par les familles accompagnantes (pour la nourriture et la toilette en particulier). Toutes les chambres d’hôpital donnaient sur l’extérieur. Aux abords du bâtiment furent construits de larges abris pour les visiteurs. Des toilettes extérieures avaient été également réalisées aux abords du bâtiment, alimentées en eau à partir d’un château d’eau, lui-même alimenté au moyen d’une éolienne. Ainsi, l’ensemble du projet était pensé dans l’optique d’une utilisation maximale des ressources endogènes. Bref, ce projet fut réalisé avec succès (l’hôpital mis en service en 1991). Mais certaines péripéties firent que l’ADAUA fut dissoute et ne réalisa donc plus de nouveaux projets.

    Depuis j’ai pu observer que ce type de projet n’a plus été soutenu par les politiques publiques et les bailleurs de fonds.

    Un virage « libéral » réorienta les projets de construction vers des filières dites «  conventionnelles », utilisant essentiellement la construction avec des parpaings de ciment, des toitures en tôle ondulée ou du béton armé (le ciment étant importé en Mauritanie), qui constituent aujourd’hui la quasi-totalité de la construction des villes, du moins en Afrique de l’ouest, à ma connaissance.

    Je me souviens, à ce propos, d’une étude portant sur l’économie de la construction en Mauritanie, qui comparait en détail les différentes filières de la construction dans le pays.

    Elle concluait que le prix de revient de la filière de construction en matériaux locaux était sensiblement comparable à celle des matériaux dits « conventionnels » de type parpaing ciment ; mais la structure des coûts différaient beaucoup, et en particulier la valeur ajoutée locale des constructions en matériaux locaux était beaucoup plus importante. Grosse différence ! Pour faire vite, je dirais que les politiques dites « libérales » ont tourné le dos aux filières locales, pour, sous couvert d’efficacité, privilégier les techniques importées et exogènes.

    Et pourtant, je peux témoigner qu’un projet comme l’hôpital de Kaedi a eu un impact très bénéfique pour l’économie locale durant sa réalisation, car une portion très importante de l’argent de la réalisation était dépensé sur place, et avec un impact plus important sur l’activité de la ville. On pourrait ajouter à la considération purement financière, celle de faire appel à la main d’œuvre locale et donc, de créer des emplois. Enfin ce projet faisait d’une certaine manière, la fierté des habitants, beaucoup plus que si le projet avait été en quelque sorte entièrement importé.

    A travers cet exemple, je voulais illustrer quelque chose que je trouve significatif de la période actuelle : le modèle dit « néolibéral » semble de plus en plus montrer ses limites et poser des problèmes, en particulier du fait des enjeux environnementaux, mais aussi économiques, sociaux et culturels.  Et il me semble que cela illustre deux modèles économiques : le modèle « libéral » semble avoir totalement occulté la notion de structure de coût, tant interne qu’externe. Le « prix du marché » est devenu le seul critère valable, et a effacé toutes les autres dimensions telles que le bénéfice pour l’économie locale, la qualité environnementale, sociale ou culturelle.

    A quelles conditions le redéveloppement de filières locales aujourd’hui, dans un système économique où le prix concurrentiel est devenu le seul critère, serait réalisable ? Je laisse à la réflexion….

    Emmanuel Rousseaux 14 mars 2017

    http://www.pauljorion.com/

  • Nouveautés sur "Amnesty International"

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    Syrie. Dans l'est d'Alep, les civils craignent les actes de représailles

    Égypte. Une défenseure des droits des femmes est arrêtée sur fond d’intensification inquiétante de la répression

    Arabie saoudite. Les condamnations à mort prononcées collectivement à l’issue d’un procès pour «espionnage» sont une parodie de justice

    Sommet du Conseil de coopération du Golfe. Répression systématique de la liberté d’expression dans le Golfe

    Mauritanie. 10 militants anti-esclavagistes libérés

  • Mauritanie. 10 militants anti-esclavagistes libérés (Amnesty)

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    En réaction à la décision prise vendredi 18 novembre par la Cour d'appel de Nouadhibou d’acquitter et de libérer trois militants anti-esclavagistes, et de réduire la peine pour 10 autres- y compris sept qui sont libres pour avoir déjà purgé leur peine-Kiné Fatim Diop, chargée de campagne pour l'Afrique de l'Ouest à Amnesty International, a déclaré : 

    « La libération des trois militants anti-esclavagistes, qui avaient été injustement condamnés à des peines allant jusqu’à 15 ans d'emprisonnement pour avoir exprimé pacifiquement leurs opinions, est un grand soulagement pour les personnes arrêtées arbitrairement, leurs familles et pour tous ceux qui ont fait campagne pour mettre fin à la répression violente des défenseurs des droits humains en Mauritanie.»

    “Toutefois, le fait que la Cour n’ait pas acquitté les 10 d’entre eux dont trois qui vont rester en prison représente un signe inquiétant du rétrécissement de l’espace dont disposent les organisations de la société civile et les personnes qui défendent les droits humains en Mauritanie. Il est aussi consternant que la décision du tribunal ait ignoré les allégations de torture formulées par les accusés et qu'aucune enquête n'ait encore été ouverte ».

    « Les autorités doivent reconnaitre explicitement la légitimité de toutes les organisations qui travaillent à mettre fin à l’esclavage et la discrimination, y compris l’Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste tout en s’assurant que la justice ne soit pas utilisée contre ceux qui défendent les droits humains »

    Complément d’information

    Vendredi 18 novembre, la Cour d'appel a libéré trois militants anti-esclavagistes et réduit la peine de 10 autres qui ont été emprisonnés depuis le 30 juin. Sur les 10, sept ont été condamnés à un an de prison dont quatre mois ferme, deux à trois ans de prison dont deux ans ferme, et un dernier à six mois ferme. En dehors des acquittés, tous les autres vont payer une amende de 45. 897 USD.

    La Cour a condamné sept d’entre eux pour appartenance à une organisation non reconnue. Les deux condamnés à deux ans de prison sont accusés d’attroupement non armé, d’avoir empêché la police de faire son travail, et d’appartenance à une organisation non reconnue. Un dernier est accusé d’avoir ordonné un regroupement non armé et d’appartenance à une organisation non reconnue.

    En première instance, ils avaient été condamnés à des peines allant de trois à 15 ans d’emprisonnement pour des accusations forgées de toutes pièces de rébellion, de recours à la violence, d’agressions contre des policiers et des représentants de la justice, et d’appartenance à une organisation non reconnue.

    Ces accusations étaient liées à une manifestation qui a eu lieu dans la capitale, Nouakchott, en juillet 2016 pour protester contre l'expulsion des habitants d’un bidonville. Pourtant, aucun des 13 militants n’était présent à cette manifestation et l’organisation dont ils sont membres, l’Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste, n’y a pas apporté son soutien.

    Cinq des sept personnes du bidonville qui ont été arrêtées sont aussi condamnées à des peines allant d’un à cinq ans d’emprisonnement par la Cour d’appel qui a ordonné une amende d’environ 3000 USD. Les deux ont été acquittés.

    18 novembre 2016

    https://www.amnesty.org/fr

  • Mauritanie. La cour d’appel doit annuler les condamnations injustifiées et libérer 13 militants antiesclavagistes (Amnesty)

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    La cour d’appel de Mauritanie doit annuler les peines d’emprisonnement allant jusqu’à 15 années qui ont été prononcées contre 13 militants antiesclavagistes et les libérer de prison immédiatement, a déclaré Amnesty International avant leur audience prévue lundi 14 novembre.

    « Les autorités se servent de cette affaire dont la solution est évidente pour tenter de faire taire les militants antiesclavagistes en Mauritanie, a déclaré Kiné Fatim Diop, chargée de campagne pour l'Afrique de l'ouest à Amnesty International.

    « Depuis le début, ce procès est entaché d’irrégularités et d’allégations de torture qui n’ont pas donné lieu à une enquête. Les autorités n’ont pas réussi à prouver la moindre responsabilité pénale pour les actes de violence dont ces personnes sont accusées. La cour d’appel doit mettre un terme à cette mascarade. »

    Amnesty International considère ces 13 militants comme des prisonniers d’opinion.   

    Ils ont été condamnés le 3 août à des peines allant de trois à 15 ans d’emprisonnement pour des faits de rébellion, de recours à la violence, d’agressions contre des policiers et des représentants de la justice et d’appartenance à une organisation non reconnue.

    Ces accusations, forgées de toutes pièces, faisaient suite à une manifestation contre l’évacuation d’un bidonville qui a eu lieu dans la capitale, Nouakchott, en juillet. Pourtant, aucun des 13 militants n’était présent à cette manifestation et l’organisation dont ils sont membres, l’Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste, n’y a pas apporté son soutien.

    L’un d’entre eux, Mohamed Jarroulah, se trouvait à 1 200 kilomètres de Nouakchott le jour de la manifestation. Malgré cela, il a été condamné à trois ans d’emprisonnement.

    Un autre militant, Moussa Biram, affirme avoir été torturé en détention par des policiers le 16 août. Le tribunal a refusé d’examiner sa plainte, en prétendant ne pas avoir compétence pour la traiter, alors que la législation mauritanienne en matière de torture oblige les juridictions nationales à statuer immédiatement sur toutes les plaintes pour torture et à invalider tout élément obtenu sous la torture.

    « La répression visant actuellement les militants antiesclavagistes et les défenseurs des droits humains en Mauritanie n’a aucune justification légale. Si la cour d’appel n’annule pas ces condamnations injustifiées, ce sera un affront aux centaines de milliers de personnes dans le monde qui militent pour l’abolition réelle de l’esclavage », a déclaré Kiné Fatim Diop.

    Pour signer la pétition cliquer ici 

    https://www.amnesty.org/

  • Mauritanie (Amnesty)

    Ma révolte contre le système esclavagiste


    L’image est archaïque et semble être venue d’une époque révolue. Des hommes appelés à servir d’autres sans avoir le droit de partager le repas de ceux qui se prétendent leurs maîtres.

    Cette image persiste pourtant dans un pays, la Mauritanie, où la liberté nécessaire à chaque citoyen pour exercer pleinement ses droits fait encore trop souvent défaut. Dans ce pays, le mien, où l’esclavage est aboli depuis 35 ans, des citoyens continuent d’être victimes d’esclavage et de discrimination.

    Cette réalité révoltante a motivé et nourri mon envie de me lever pour dire non à une pratique discriminatoire d’un autre âge, dans une société pourtant égalitaire dans sa Constitution. J’ai dédié ma vie, aux côtés d’autres hommes et femmes, à la lutte contre l’esclavage et contribuer à rendre leur dignité à ceux qui sont péjorativement appelés harratines ou descendants d’esclaves en Mauritanie.

    A travers l’Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA Mauritanie), une organisation anti-esclavagiste, j’ai trouvé l’espace nécessaire pour exprimer librement ma révolte. Mais cet engagement demande des sacrifices et, dans un pays comme la Mauritanie, vous expose à la répression et aux arrestations arbitraires. J’en ai récemment fait l’amère expérience.

    Aujourd’hui, je vous écris de la prison de Dar Naïm, une commune située à 30 km de Nouakchott, la capitale mauritanienne, où je suis détenu depuis trois mois jour pour jour aujourd’hui, avec 12 autres militants anti-esclavagistes injustement condamnés à des peines de 3, 5 et 15 ans de prison ferme. Notre seul crime : lutter contre l’esclavage. Qui aurait pu s’attendre à des condamnations aussi lourdes ?

    Le 30 juin 2016, j’ai été tiré de mon lit à 8h du matin par quatre policiers et des agents des services de renseignements généraux. Ils ont saisi mes appareils téléphoniques et fouillé mon domicile. J’ai passé 12 jours sans pouvoir communiquer avec aucun membre de ma famille ou même un avocat. Durant les jours qui ont suivi mon arrestation, 12 autres camarades ont été arrêtés à leurs domiciles et lieux de travail.

    Lors de notre garde à vue, nous avons appris que notre arrestation était liée à une manifestation spontanée le 29 juin dernier par des habitants à majorité harratines (descendants d’esclaves) de Bouamatou, un bidonville de Nouakchott, menacés d'expulsion à la veille du sommet de la Ligue arabe qui devait se tenir en juillet.

    Malgré les perquisitions dans nos bureaux et domiciles, la saisie de nos ordinateurs et, téléphones portables, la vérification des appels reçus et émis, et l’ouverture de nos courriers électroniques, et comptes Facebook, la police mauritanienne n’est jamais parvenue à établir le moindre lien entre mes camarades et moi-même, et les événements de Bouamatou.

    Mes camarades Abdellahi Matallah Seck, Balla Touré, Khatri Rahel Mbareck, Jemal Beylil et Moussa Biram ont par ailleurs été victimes de torture lors de leur garde à vue. Leurs mains et pieds ont été liés dans des positions douloureuses pendant plusieurs heures. Ils ont été interrogés sur la présumée planification et participation à la manifestation du 29 juin. J’ai pour ma part été insulté et menacé de mort au cours de mon interrogatoire et contraint de manger des repas contenant du sable, sans possibilité de boire de l’eau.

    Cette manifestation n’a pourtant pas été organisée par l’IRA et ses membres n’y ont pas pris part, ce qui a d’ailleurs été confirmé par les habitants du bidonville. L’absurdité était d’ailleurs de voir mon camarade Mohamed Jarroulah, condamné par le tribunal à trois ans de prison ferme alors qu’il se trouvait en mission à Bousteille, à 1200 km du lieu de la manifestation !

    Cette condamnation et celles dont j’ai été témoin visant des membres de l’IRA au cours des procès de 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 ,2015 et aujourd’hui 2016, me conforte dans l’idée que désormais, tous les militants anti-esclavagistes sont des condamnés en sursis.

    Sous la pression intérieure et extérieure, l’Etat cède parfois en adoptant des lois criminalisant l’esclavage. Mais, dans le même temps, des militants anti-esclavagistes continuent d’être persécutés. Les autorités doivent mettre fin à leur règne de la peur et cesser de réprimer les militants anti-esclavagistes et les défenseurs des droits humains de manière plus générale.

    Notre organisation a déposé sa demande de reconnaissance en 2008 et n’est à ce jour ni reconnue ni autorisée par les autorités mauritaniennes. Chaque militant de l’IRA court le risque à tout moment d’être condamné pour ‘’appartenance à une organisation non reconnue’’.

    Cependant, faisant écho aux voix de mes camarades détenus, je réaffirme que ni les tentatives d’intimidations, ni la répression, ni la détention, ni même les condamnations à de lourdes peines, ne pourront entraver l’engagement et la détermination de notre organisation à poursuivre ses actions, tant que séviront en Mauritanie le système de domination esclavagiste et le racisme. Aussi longtemps qu’il sera nécessaire, nous maintiendrons nos protestations pacifiques.

    Pour les militants anti-esclavagistes que nous sommes, il importe peu que la personne qui dirige la Mauritanie soit négro-africaine, harratine, maure, ou métisse ! Qu’elle vienne du Nord, des hauteurs de l’Adrar, ou des confins du fleuve nourricier. Cela importe peu. Pourvu qu’elle soit capable de construire une Mauritanie sans esclavage et dépourvue de toute forme de discrimination. Une Mauritanie où les défenseurs des droits humains ne seront pas persécutés ni condamnés pour des crimes qu’ils n’ont pas commis.

    L'original de cet article a été publié par Jeune Afrique 

    MADOU TIDJANE DIOP *,

    * Amadou Tidjane Diop (47 ans), est vice-président de l'organisation anti-esclavagiste IRA-Mauritanie (Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste en Mauritanie). Il a été condamné à 15 ans de prison par la Cour criminelle de Nouakchott ouest, la capitale de la Mauritanie. Amadou est banquier et enseigne dans des écoles supérieures. Père de deux enfants, il souffre de problèmes cardiaques pour lesquels il ne peut pas recevoir le traitement médical approprié en détention. Il écrit de la prison de Dar Naïm (signifie heureux en arabe et désigne un des jardins du paradis) rebaptisé ‘’ Jahannam ‘’ (enfer) par des détenus à cause de l’insalubrité, la surpopulation (environ 1300 détenus pour une capacité de 300 détenus), la promiscuité, les détentions préventives prolongées.

    https://www.amnesty.org/fr

  • Nouveautés sur "Lutte Ouvrière"

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  • Un blogueur condamné à mort en Mauritanie pour avoir dénoncé la discrimination contre la caste des forgerons (Global Voices)

    Source site d'ibnkafkasobiterdicta.wordpress.com, Divagations d'un juriste marocain en liberté surveillée, qui affirme

     

    Du site Ibn Kafka où le juriste affirme “si l’histoire mauritanienne est faite de souffrances et d’injustices, elle est aussi faite de résistance et de dignité exemplaire”

    Pour avoir écrit un billet sur Internet critiquant l'utilisation de l'Islam pour justifier le phénomène moyenâgeux du système des castes, le blogueur Mohamed Cheikh Ould Mohamed Ould M’kheitir a été condamné à mort par la Cour Criminelle de Nouadhibou en Mauritanie.

    Fils du préfet de cette ville, capitale économique de la région au sud du pays, Mohamed Cheikh Ould Mohamed Ould M’kheitir est de formation comptable et âgé de 29 ans, de la caste des forgerons. Il avait fait appel de cette condamnation. Dans un billet publié par le site chezvlane.com, il avait écrit le 25 décembre 2014:

    Ceux qui osent inventer de faux hadiths et les attribuent au prophète (paix et salut d’Allah sur lui), aucune morale ni religion ne peut l’empêcher d’interpréter à leur guise un article écrit par un simple jeune, novice de surcroît. Ils ne ménageront aucun effort afin de mobiliser la passion du musulman commun au service de leurs intérêts. C’est ainsi qu’ils ont prétendu que les forgerons ont Blasphémé à l’encontre du prophète (paix et salut d’Allah sur lui)  à travers un article écrit par un des leurs, tout comme ils avaient prétendu que celui qui avait fait tomber les dents du prophète lors de la bataille du mont Ouhoud était un forgeron.

    C’est dans ce cadre que je voudrais confirmer ici ce qui suit :

    1. Je n’ai pas, consciemment ou inconsciemment, blasphémé à l’encontre du prophète (Paix et Salut d’Allah sur lui) et je ne le ferai jamais. Je ne crois d’ailleurs pas qu’il y ait dans ce monde plus respectueux envers lui (paix et salut d’Allah sur lui) que moi.

    2. Tous les faits et récits que j’ai cité dans mon précédent article revêtent un caractère historique et véridique. Ces récits ont naturellement leurs interprétations littérales et superficielles et leurs sens visés et profonds.

    Mohamed Cheikh Ould Mohamed, publié sur ODH Mauritanie

    Mohamed Cheikh Ould Mohamed, publié sur ODH Mauritanie

    Le 21 avril 2016, la Cour d’appel de Nouadhibou a confirmé la peine capitale, cependant, avec une requalification des faits. En effet, il n’est plus considéré comme apostat, mais uniquement comme mécréant.

    Avec cette requalification des accusations contre lui, l'espoir est encore permis  parmi les militants des droits humains en Mauritanie que la Cour suprême, saisie par sa défense, casse la condamnation à la peine capitale et prononce une sentence plus clémente.

    Le site sénégalais Setal  rappelle les faits:

    Ce jeudi, la cour d'appel n'a pas suivi l'accusation qui demandait la confirmation de la peine. Les avocats s'en félicitent même si évidemment pour eux cela ne suffit pas. Cela fait maintenant deux ans et trois mois que Mohamed Cheikh ould Mkheitir a été arrêté pour un simple article posté sur internet. Cet article a été jugé blasphématoire envers le prophète et l'islam, il a choqué la partie la plus conservatrice de l'opinion mauritanienne qui a salué à l'époque sa condamnation à mort.

    Il n'en reste pas moins que le blogueur pourrait subir une peine sévère principalement pour des raisons de plotique intérieure. En effet, dans un billet paru sur le site d’ Amnesty International, le 26 avril 2016, la journaliste et militante des droits humains, Sabine Cessou écrit, citant un collègue sous couvert d'anonymat:

     toute l’affaire relève « de la politique intérieure, avec un tribunal qui veut donner des gages aux salafistes – une tendance en plein essor dans notre pays, comme dans tout le monde arabo-musulman ».

    Dans un communiqué sur le sujet, la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) cite Me Fatimata Mbaye, présidente de l’Association mauritanienne des droits humains (AMDH), ancienne vice-présidente de la FIDH et avocate des militants anti-esclavagistes:

    Cette condamnation, la première pour “apostasie” en Mauritanie depuis l’indépendance, constitue un recul de la tolérance et démontre à quel point les questions de caste, de religion, d’esclavage et donc de démocratie sont tabous en Mauritanie. Nous observons un durcissement du pouvoir et de la société contre toutes les voix contestataires sur ces sujets.

    Après la publication du billet, les extrémistes religieux avaient incité l'opinion publique à demander la pendaison du blogueur. Le site sénégalais Leral  décrit l'atmosphère qui s'était créée dans le pays contre l'accusé:

    Des milliers de mauritaniens dont certains ont lu, d'autres pas du tout, l'article incriminé avaient battu le pavé, à Nouakchott, Nouadhibou et ailleurs pour exiger sa pendaison pure et simple, il y a un an de cela…. [Le] président de la République, devant la foule de manifestants amassée devant le portail de son palais avait déclaré : ” Je vous remercie de tout cœur pour votre présence massive en ce lieu pour condamner le crime commis par un individu contre l'Islam, la religion de notre peuple, de notre pays, la République Islamique de Mauritanie, comme j'ai eu à le préciser par le passé et le réaffirme aujourd'hui, n'est pas laïque et ne le sera jamais…. je vous assure en conséquence que le Gouvernement et moi-même ne ménagerons aucun effort pour protéger et défendre cette religion et ses symboles sacrés… ». Cette déclaration du président, celle des différents partis politiques conjugués avec les manifestations et fatwas ont eu raison de lui.

    Son soutien au blogueur avait attiré les ires des extrémistes sur Mme Aminetou Mint Moctar, lauréate du prix 2006 des droits de l’homme de la République française et en 2010, de la médaille de Chevalier de la Légion d’honneur française. Une fatwa avait été émise contre cette personnalité, qui, comme le révélait le site Africa News, a été la première femme mauritanienne à être nominée pour le Prix Nobel pour la paix à cause de ses engagements pour la cause des droits humains.

    M. Yehdhih Ould Dahi, chef du courant islamiste radical “Ahbab Errassoul” (les amis du Prophète) avait proclamé selon le site w41k.com:

    «Cette méchante qui défend Mkheitir et disant qu’il s’agit d’un prisonnier d’opinion, et qui a demandé sa libération pour qu’il soit rendu à sa femme, cette femme qui décrit les amis du Prophète comme des Boko Haram et des Takfiris seulement parce qu’ils demandent le respect de l’honneur du Prophète, qu’elle soit damnée par Allah, les anges et tous les gens. Aujourd’hui, je vous annonce avec la bénédiction d’Allah, son apostasie pour avoir minimisé l’outrage à l’honneur du Prophète. C’est une infidèle, dont il est légitime de s’emparer de son sang et de ses biens. Celui qui la tuera ou lui crèvera les yeux sera récompensé par Allah».

    L'atmosphère qui entoure cette affaire semble se rasséréner, mais ce qui est certain, c'est que la condamnation à mort du blogueur Mohamed Cheikh Ould Mohamed Ould M’kheitir est toujours en vigeur et que le blogueur croupit toujours en prison.

  • Nouveautés sur "Lutte Ouvrière"

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    Israël : l’impasse de la répression

     

  • Mauritanie. Il faut abandonner toutes les charges retenues contre des militants anti-esclavagistes et les libérer (Amnesty)

     

    Les autorités mauritaniennes doivent abandonner toutes les charges retenues contre 13 militants anti-esclavagistes et les libérer immédiatement et sans condition. Ils ont été arrêtés arbitrairement en vue d'intimider et de réduire au silence les défenseurs des droits humains, ont déclaré Amnesty International et 16 organisations de la société civile lundi 1er août. 

    Les 13 militants comparaîtront le 3 août devant un tribunal de la capitale Nouakchott pour rébellion, usage de la violence, attaque contre les pouvoirs publics, attroupement armé et appartenance à une organisation non reconnue. S'ils sont déclarés coupables, ils encourent une amende et jusqu’à deux ans d’emprisonnement.

    « Ces militants sont des prisonniers d'opinion accusés à tort et incarcérés en vue d'entraver leur travail légitime. Régulièrement pris pour cibles en raison de leurs opinions, ils doivent être libérés immédiatement et sans condition, a déclaré Kiné Fatim Diop, chargée de campagne pour l'Afrique de l'Ouest à Amnesty International.  

    « Cette persécution de longue date n'a aucun fondement légal. Les autorités doivent mettre fin à leur règne de la peur et cesser de réprimer les militants anti-esclavagistes. »

    Les 13 militants anti-esclavagistes sont membres de l'Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA Mauritanie), ONG de défense des droits humains qui lutte contre l'esclavage en Mauritanie.

    Ils ont été arrêtés entre le 30 juin et le 9 juillet, après une manifestation organisée par les habitants d'un bidonville de Nouakchott qui étaient menacés d'être expulsés car la ville se préparait à accueillir un sommet de la Ligue arabe.

    Parmi ces 13 militants, aucun n'a organisé ni participé à la manifestation. Depuis leur inculpation, ils n'ont pu entrer en contact avec leurs avocats et leurs familles qu'une seule fois.

    « Rien ne justifie de les empêcher de communiquer avec leurs familles et leurs avocats. Toute personne privée de liberté a le droit de bénéficier de l'assistance d'un avocat, de communiquer avec ses proches et de recevoir leurs visites », a déclaré Mamadou Sarr, président du Forum des organisations nationales des droits de l'homme (FONADH).

    Deux autres militants anti-esclavagistes ont été arrêtés entre le 20 et le 21 juillet et détenus au secret jusqu'au 26 juillet, avant d'être libérés sans inculpation. 

    Selon des informations reçues par Amnesty International, ils ont été arrêtés uniquement parce que les autorités craignaient qu'IRA ne cause des troubles lors du sommet de la Ligue arabe, qui s'est déroulé le 25 juillet.

    Amnesty International et les organisations signataires exhortent les autorités à mettre fin à la répression croissante contre les militants anti-esclavagistes et à veiller à ce que les défenseurs des droit humains puissent faire leur travail dans un climat favorable et sûr. La Mauritanie a récemment adopté une loi qui définit l'esclavage en tant que crime contre l'humanité.

    Les défenseurs des droits humains et les organisations de la société civile qui font campagne contre l'esclavage sont souvent en butte à des restrictions injustifiées quant à l'exercice de leurs droits. Or, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), auquel la Mauritanie est partie, protège les droits à la liberté d’expression et d'association.

    Complément d’information

    En Mauritanie, l’esclavage a été aboli officiellement en 1981 et, depuis 2007, il est reconnu comme un crime par le droit national. Cependant, cette pratique se perpétue et IRA Mauritanie et d’autres organisations, notamment SOS-Esclaves, recensent et dénoncent des cas d’esclavage. Les autorités ont pour habitude de restreindre indûment les droits à la liberté d’expression et d'association des défenseurs des droits humains, des militants et des organisations qui luttent contre l’esclavage.

    En janvier 2015, un tribunal de la ville de Rosso, dans le sud du pays, a condamné deux membres d’IRA Mauritanie, Brahim Bilal Ramdane et Biram Dah Abeid, ancien candidat à l’élection présidentielle, à des peines de deux ans d’emprisonnement pour appartenance à une organisation non reconnue, participation à une réunion non autorisée et violences à l’encontre d’agents des forces de l'ordre. Leurs peines ont été confirmées en appel au mois d'août 2015. Cependant, la haute cour a ordonné leur libération le 17 mai 2016, alors qu’ils avaient déjà passé 18 mois derrière les barreaux.

    Parmi les 13 militants accusés récemment figurent le porte-parole d'IRA, Hamady Lehbouss, et son vice-président, Amadou Tidjane Diop. Selon sa famille, ce dernier souffre d’une pathologie cardiaque pour laquelle il n'a pas reçu les soins médicaux requis en détention. 1 août 2016

    https://www.amnesty.org/fr/mauritania-drop-all-charges-and-release-antislavery-activists/

    Liste des signataires :

     

    1.    Action des Chrétiens pour l’abolition de la Torture ;
    2.     Africtivistes ;
    3.    Agir Ensemble pour les Droits de l’Homme (France) ;
    4.    Amnesty International ;
    5.    Article 19 Afrique de l’Ouest
    6.    Anti Slavery International ;
    7.    Association des Femmes Chefs de Famille (Mauritanie) ;
    8.    Association mauritanienne des droits de l'Homme  (Mauritanie) ;
    9.    Collectif Touche pas à ma nationalité (Mauritanie) ;
    10.    Comité de Solidarité avec les Victimes des Violations des Droits Humains (Mauritanie) ;
    11.    Forum des Organisations Nationales des Droits de l’Homme en Mauritanie (Mauritanie) ;
    12.    Groupe d’études et de recherches sur la démocratie et le développement économique et social (GERDDES) Mauritanie;
    13.    Initiative de la Résurgence du Mouvement Abolitionniste (Mauritanie) ; Initiative de la Résurgence du Mouvement Abolitionniste, IRA (États-Unis) ;
    14.    Kawtal Ngam Yellitaré (Mauritanie) ; 
    15.    Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l’Homme (RADDHO) ;
    16.    SOS Esclaves (Mauritanie).

    Lire aussi:

     
  • La Mauritanie doit révéler le lieu de détention de neuf militants anti-esclavagistes arrêtés (Amnesty)

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    Les autorités mauritaniennes doivent révéler le lieu de détention, inculper d’infractions prévues par la loi ou libérer neuf personnes arrêtées et placées en détention entre le 29 juin et le 3 juillet, a déclaré Amnesty International aujourd’hui.

    Le 29 juin dernier les forces de sécurité étaient venues exécuter une ordonnance d'expulsion forcée d’une vingtaine de familles membres de la communauté négro-africaine installées depuis des années dans un bidonville situé sur un terrain privé du quartier de Ksar à la périphérie de Nouakchott, la capitale.

    Elles se sont heurtées à la résistance des populations qui ont organisé une manifestation spontanée. Une voiture des forces de sécurité a été brûlée. Des manifestants et des éléments des forces de sécurité ont été blessées et des véhicules privés endommagés.

    Dans les jours qui ont suivi cette manifestation, la police a commencé à arrêter des membres de l’organisation anti-esclavagiste Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA). C’est ainsi que huit d’entre eux, dont le troisième vice-président Amadou Tijane Diop, ont été arrêtés à leur domicile ou lieu de travail et détenus dans un lieu tenu secret. IIs n’étaient pourtant pas les organisateurs de la manifestation du 29 juin, ne se sont pas exprimés là-dessus et n’y ont pas pris part. Aucune charge n’a été pour le moment retenue contre ces personnes arrêtées.

    Aussitôt informés de l’arrestation de leurs membres, d’autres sympathisants de l'IRA, ont organisé une manifestation pacifique contre leur détention. Trois d'entre eux dont deux femmes ont été blessés par les forces de sécurité.

    Hamady Lehbouss, conseiller du président d’IRA-Mauritanie et chargé de la communication a été arrêté hier dimanche 3 juillet dans la soirée à Nouakchott après la tenue d’une conférence de presse pour demander la libération des membres de l’IRA. Son arrestation porte à neuf le nombre de membres de l’IRA arrêtés. Son lieu de détention est aussi inconnu.

    Peu avant son arrestation, Lehbouss avait confirmé à Amnesty International que la police a perquisitionné le domicile d’Amadou Tijane Diop et confisqué ses ordinateurs portables et certains de ses documents personnels.

    « Le seul tort de ces personnes arrêtées est apparemment d’être membres du mouvement anti-esclavagiste et d’exercer leur liberté d’association, et liberté d’expression garanties par la constitution mauritanienne. La répression contre les membres de l’IRA a atteint une proportion inquiétante. Cela doit immédiatement cesser», a déclaré Alioune Tine, directeur d’Amnesty International pour l’Afrique occidentale et centrale.

    Les familles des neuf personnes ne disposent d’aucune information sur leur lieu de détention et les détenus n’ont pas eu accès à l’assistance d’un avocat depuis leur arrestation. Selon sa famille, Amadou Tijane Diop souffre de problèmes cardiaques pour lesquels il ne peut recevoir de traitement médical adéquat en prison.

    « L’arrestation de ces membres d’IRA est arbitraire et les autorités mauritaniennes doivent immédiatement révéler leur lieu de détention et les inculper d’infractions prévues par la loi ou les libérer », a déclaré Alioune Tine.

    « Jusqu'à ce que ces détenus soient libérés, les autorités doivent veiller à ce qu’ils aient accès à leurs avocats, leurs familles et à l'assistance médicale si nécessaire.»

    Complément d’information

    Les membres de l’IRA arrêtés sont : Amadou Tidjane Diop, 3e vice-président de l'organisation, Abdallahi Maatalla Seck, coordinateur de section, Moussa Birame, Jemal Beylil, militant, Balla Touré secrétaire aux relations extérieures, Khatri Rahel Mbareck, coordinateur du comité de la paix, Salem Vall militant de base, Hamady Lehbouss, conseiller du président d’IRA et chargé de communication, Ahmed Hamdy le trésorier.

    Les autorités mauritaniennes restreignent fréquemment la liberté d'expression des défenseurs des droits humains et des activistes anti-esclavagistes. Biram Dah Abeid président de l’organisation anti-esclavagiste Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste en Mauritanie (IRA) avait été arrêté en 2010 et en 2012.

    En novembre 2014, il a été encore arrêté en compagnie de Brahim Bilal Ramdane, Djiby Sow et Ould Dah Ould Abeid, et condamnés à deux ans de prison par le tribunal de la ville de Rosso, au sud de la Mauritanie, pour appartenance et administration d’une organisation non reconnue, pour participation à un rassemblement non autorisé et pour infractions commises à l’encontre des forces de l’ordre.

    Le 17 mai dernier, Amnesty International avait salué la libération de Biram Ould Dah Ould Abeid et Brahim Bilal, après avoir passé 20 mois en prison, et demandé que cette décision de justice incite les autorités mauritaniennes à mettre fin à la répression visant les défenseurs des droits humains et à libérer les autres prisonniers d’opinion détenus uniquement pour avoir exprimé leurs opinions de manière pacifique, à l’instar du blogueur Mohamed Mkhaïtir. 4 juillet 2016

    https://www.amnesty.org/la-mauritanie-doit-reveler-le-lieu-de-detention-de-neuf-militants-antiesclavagistes/