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Révolutions Arabes

  • Irak : Une offensive complexe de la coalition à Mossoul (NPA)

    Quatre mois après le début de l’offensive visant à reprendre la région de Mossoul à Daesh/« l’État islamique », le Premier ministre irakien Haider al-Abadi a lancé dimanche 19 février l’opération finale visant à libérer la partie ouest de la grande ville.

    Il s’agit évidemment d’un enjeu stratégique essentiel pour le fragile gouvernement irakien, mais aussi pour la coalition internationale dirigée par les États-Unis qui l’encadre. Mossoul est la deuxième ville irakienne (2 millions d’habitantEs). Elle a connu le « privilège » d’être proclamée en juin 2014 capitale du « califat » de Daesh, avec à cette occasion la seule apparition publique de son chef, le calife autoproclamé Abou Bakr al-Baghdadi. La bataille y est donc très dure, Daesh résistant de toutes ses forces.

    La densité de population à l’ouest du Tigre y est aussi la plus élevée, dans la partie ancienne de la ville avec ses petites ruelles et 750 000 habitantEs (dont 350 000 enfants) fragilisés par le manque d’eau et de nourriture, mais aussi par la répression sanglante menée par Daesh. Il y a eu plusieurs actions internes de résistance contre les forces djihadistes dans la ville, vite stoppées par l’ampleur de la punition contre ces actes : selon des habitants, pour chacun de ses membres tués, Daesh a arrêté 40 jeunes et les a ­exécutés sur place.

    Coalition et pouvoir irakien

    Cette offensive présente de nombreuses difficultés pour la coalition qui la mène. Elle ne peut se permettre d’être aussi féroce envers les civils que celle du régime syrien et de ses alliés contre Alep et les autres villes syriennes : à la différence de la Syrie, elle combat ici vraiment Daesh et non une insurrection populaire. La coalition doit aussi tenir compte un minimum de l’opinion publique internationale, et dans l’immédiat, elle est confrontée aux alertes pressantes d’organisations humanitaires qui voient venir une situation d’abandon catastrophique de centaines de milliers de civils.

    De son côté, du fait de sa faiblesse au Parlement, le Premier ministre irakien Abadi et son gouvernement ont un besoin absolu de victoires militaires afin de restaurer un fort crédit populaire pour rassembler les différentes composantes de la population. Il ne dispose de manière sûre que de 20 à 30 parlementaires (sur 328 !), face à son frère ennemi l’ancien Premier ministre al-Maliki, qui lui a choisi la confrontation contre les alliés kurdes et arabes sunnites, suivant la ligne du gouvernement iranien fondée sur une agitation confessionnaliste. Or Mossoul est composé de multiples ethnies et religions : il s’agit donc d’une des dernières opportunités de conserver l’Irak comme pays de cohabitation.

    Sur le terrain du rapport de forces

    Se résignant à aller lentement, Abadi privilégie l’envoi au front des unités du CTS (Service de contre-terrorisme), dont le chef a refusé qu’il soit bâti à l’image de l’État irakien sur des quotas confessionnels ou ethniques. Cette force a montré son efficacité militaire contre Daesh, en même temps que sa capacité à établir de bonnes relations avec les populations des zones libérées. Cela au contraire d’autres unités militaires et milices responsables d’exactions récemment dénoncées, comme la force « Mobilisation populaire » constituée à l’appel de l’autorité religieuse chiite Ali al-Sistani, mais dont la plupart des unités ne suivent pas les recommandations de bonnes relations avec la population sunnite.

    À côté de ces unités, il y a des forces de « mobilisation tribale » sunnites et les peshmergas kurdes barzanistes. Et le tout compte sur l’aviation de la coalition internationale dirigée par les États-Unis. Ceux-ci cherchent, sans y arriver, à éviter les bavures militaires ou diplomatiques, comme la récente déclaration de Trump regrettant que les USA n’aient pas obtenu plus de pétrole irakien en compensation de l’engagement militaire étatsunien...

    Le calme après la tempête ?

    Jusqu’ici, Abadi a réussi à séparer les composantes inflammables des forces anti-Daesh, laissant la plupart des forces des « Mobilisations populaires » loin de Mossoul, négociant avec les peshmergas kurdes qui ont lutté pour la première fois côte-à-côte avec l’armée irakienne... Ce qui ne les pas empêché de recevoir des obus d’artillerie tirés par des « milices indisciplinées » !

    Mais le retour au calme en Irak est encore loin. La reprise de Mossoul peut déraper à tout moment. Il reste des territoires à l’ouest de la ville jusqu’à la frontière avec la Syrie contrôlées par Daesh. Il y a aussi les forces du PKK auxquelles les USA interdisent d’entrer dans la ville de Sinjar, et considérées comme une organisation terroriste en Irak, mais amie en Syrie. Et il y a le discrédit du système politique irakien avec sa corruption et ses tensions confessionnalistes.

    Pour notre part, nous maintenons notre opposition aux bombardements sur les zones habitées comme aux guerres substituant les logiques impérialistes et dictatoriales aux luttes des peuples, bombardements et guerres qui au Moyen-Orient n’ont fait que favoriser les obscurantismes depuis tant d’années.

    Karim Saïd et Jacques Babel

     
  • Pêcheurs du Maroc

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    Organisé par le syndicat national des marins de pêche côtière et de pêche en haute mer du Maroc
    Grève de protestation au port d'Agadir

    Sous le slogan :

    "Non au marché noir, oui à la transparence de la vente de la pêche des bateaux de pêche côtière, oui à la distribution équitable de nos poissons "

    Lundi. 27 février 2017
    Devant le marché aux poissons. Port d'Agadir.
    À 9 h du matin.
     
     

     

  • Le Sud-Liban au prisme de la résistance palestinienne (Orient 21)

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    Origines et enjeux d’un conflit régional

    Si la récurrence des affrontements au Sud-Liban est connue, il est plus rare de se pencher sur l’origine de cette confrontation, tant elle a été recouverte de sédimentations variées où prédominent le Hezbollah et les invasions israéliennes. Pourtant, l’un des acteurs fondamentaux sur cette ligne de confrontation israélo-arabe est la résistance palestinienne qui a laissé son empreinte sur les formes de la lutte contre Israël et mis en lumière les enjeux territoriaux du Sud-Liban pour cet État.

    La création d’Israël en 1948, la Nakba (catastrophe) pour les Palestiniens, donne corps à deux éléments contradictoires et déstabilisateurs pour le jeune État libanais, indépendant depuis cinq ans : il accueille 100 000 réfugiés palestiniens sur un total de 700 000, et s’engage dans une paix froide avec Israël, sous la forme d’un traité d’armistice (1949) incarné sur le terrain par une ligne frontalière jamais reconnue comme telle par le Liban.

    Le terreau sur lequel vont se déployer les mouvements politiques palestiniens dans le sud du Liban est marqué par la prédominance de musulmans chiites, un groupe confessionnel alors marginalisé. Arbitrairement rattaché au noyau du Petit-Liban lors de la création du Liban contemporain en 1920, le Sud, connu sous le nom de Djebel Amel, se distingue alors par son éloignement de la capitale et son orientation rurale. Cette région enclavée et défavorisée au plan du développement des infrastructures — l’eau courante et l’électricité n’atteindront certains villages qu’au cours des années 1960 —, essentiellement tournée vers l’exploitation agricole a été laissée aux mains des grands propriétaires terriens qui s’y comportent en féodaux.

    Toutefois, le Sud est également marqué par une tradition de mouvements de gauche, mobilisés durant les événements de 1958 sous la bannière de l’arabisme.

    La division entre marxistes et nassériens après 1967 et la montée en puissance de la résistance palestinienne avec le début de la lutte armée vont catalyser des demandes sociales. Le legs du Mouvement des nationalistes arabes (MNA) devient encore plus visible après la défaite de la gauche aux élections parlementaires de 1968, notamment avec le Parti de l’action socialiste arabe, proche du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) et l’Organisation de l’action communiste au Liban (OACL), proche du Front démocratique de libération de la Palestine (FDLP). Ces formations possédaient une idéologie transnationale et ont permis de resserrer les liens entre l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), qui s’était implantée au Liban après son échec en Jordanie, et le Mouvement national libanais (MNL), une coalition de mouvements de gauche luttant contre l’hégémonie maronite.

    Chez les chiites, l’engouement pour les mouvements de la gauche, notamment palestiniens ou propalestiniens, s’adosse également à un processus de prise de conscience politico-identitaire grâce à la mobilisation réalisée par le clerc chiite Moussa Al-Sadr. Ce dernier effectue une synthèse entre symboles religieux, fierté chiite retrouvée et valeurs progressistes1. Contestant le monopole des chrétiens maronites sur l’État, Sadr organise une mobilisation confessionnelle en définissant la communauté chiite par sa condition de « déshérités », c’est-à-dire en tant que « communauté-classe »2. Les militants trouvent dans le projet révolutionnaire palestinien un allié politique et dans la figure du fida’i — « celui qui se sacrifie » pour la cause palestinienne — un symbole qui fait sens, tant par sa radicalité politique que dans la martyrologie chiite. Cela contribue donc clairement à l’accueil assez largement favorable que les habitants du Sud-Liban réservent aux fedayin palestiniens, leur procurant soutien matériel et renseignements tant sur les troupes israéliennes que sur l’armée libanaise.

    L’âge d’or des combattants

    Les opérations commandos anti-israéliennes commencent dès 1965 à la frontière israélo-libanaise, avant la débâcle de Septembre noir et l’installation à Beyrouth de l’appareil politico-militaire de la résistance. L’emprise de la lutte armée sur le sud frontalier conduit Israël à répliquer de façon brutale et destructrice, provoquant une discorde interlibanaise. L’armée nationale reçoit l’ordre de s’en prendre à la résistance palestinienne. Des manifestations de masse soutenant la résistance sont réprimées dans le sang. La pression égyptienne conduit le gouvernement à céder, en signant au Caire en décembre 1969 un accord autorisant la résistance à mener ses opérations anti-israéliennes à partir du territoire libanais, en échange de sa reconnaissance formelle de la souveraineté libanaise et de son accord pour une coordination des opérations avec l’armée3.

    Les détracteurs du mouvement ont parlé d’un « Fatahland » pour décrire un territoire d’où la souveraineté nationale était évincée. L’armée libanaise, dernier rempart du camp souverainiste, s’efforce de réfréner les actions des fedayin, mais est incapable de contrer une opération israélienne d’assassinats de cadres palestiniens au cœur de la capitale libanaise en 1973. La dissension nationale s’accentue alors que la résistance palestinienne accompagne et encadre la militarisation de la gauche ainsi que le mouvement chiite Amal créé par Moussa Sadr. De nombreux Libanais participent aux camps d’entrainement palestiniens et aux opérations transfrontalières des fedayin.

    La résistance connaît un âge d’or entre 1969 et 1982, date de l’invasion israélienne. Pendant cette période, elle opère une transformation d’autant plus remarquable qu’elle témoigne d’une interpénétration avec le terrain libanais. C’est particulièrement vrai de la figure du fida’i qui, d’une définition à la fois socialement très englobante et centrée sur le collectif palestinien, connait une réduction de son acception en raison de la professionnalisation des combattants sur le front du Sud-Liban, en même temps qu’une extension de sa définition identitaire : la résistance a enrôlé de nombreux combattants étrangers, essentiellement arabes4.

    La quintessence de cette interpénétration a probablement été atteinte avec la « brigade estudiantine », une unité combattante formée surtout de Libanais et enrôlée au sein de la résistance sous les ordres du commandement palestinien. Issue des milieux maoïstes et des mouvements de la gauche radicale5, la brigade a incarné, notamment lors de la défense acharnée du château de Beaufort (Qalat Shqif) durant l’invasion israélienne, une synthèse libano-palestinienne originale qui a préfiguré la transformation de la lutte palestinienne en un combat islamo-nationaliste6. Cette mutation a accompagné le revers majeur subi par l’OLP avec le départ forcé des fedayin du Liban en septembre 1982, puis en décembre 1983 sous les coups respectifs d’Israël et du régime syrien.

    Visées sur les ressources en eau

    La défaite palestinienne face à l’armée israélienne n’a pas signifié la disparition de la résistance anti-israélienne, au contraire. L’invasion de 1982 et l’occupation de la moitié du pays par les troupes israéliennes ont conduit à la formation d’un front de résistance nationale, formé de diverses composantes sociales et communautaires.

    Cette mobilisation dominée par les militants de gauche permet de mener une authentique guérilla, harcelant les troupes israéliennes par des opérations quotidiennes. Ce faisant, les militants libanais mettent en application des théories apprises bien souvent dans les camps d’entraînement palestiniens et au contact des fedayin palestiniens. En outre, des officiers palestiniens continuent à coordonner certaines opérations dans la Bekaa jusqu’à la fin 1983.

    Enfin, un certain nombre de cadres des formations chiites (Amal et Hezbollah) ont été formés par des Palestiniens et ont combattu dans les rangs de la résistance, avant de mener la lutte armée contre l’occupation israélienne du Liban sous la bannière de leur formation respective. C’est dire que la résistance anti-israélienne entreprise par les différentes composantes libanaises après 1982 a adopté des modalités tactiques qui devaient beaucoup à l’expérience palestinienne, mais aussi à ses échecs.

    L’expérience palestinienne au Sud-Liban rappelle que les guerres israéliennes dans cet espace territorial avaient des visées territoriales, afin notamment d’en capter les ressources en eau. Déjà en 1919, les sionistes avaient fait part de leurs vues sur le fleuve Litani afin de garantir la viabilité du Foyer national juif. Israël a pu ressortir ses plans des tiroirs à la faveur de la guerre civile libanaise (1975-1990) et de l’appauvrissement des villages frontaliers majoritairement chrétiens après l’effondrement du secteur du tabac en 1976. Il a fait ainsi d’une pierre deux coups : en soutenant la création d’une milice locale anti-palestinienne idéologiquement proche du mouvement phalangiste qui ne tarde pas à affronter les villages propalestiniens, il s’arroge un contrôle indirect sur un espace convoité tout en déléguant l’affrontement avec les fedayin aux supplétifs libanais.

    L’embrasement du Sud et le regain d’opérations des fedayin allait justifier une première invasion israélienne (mars 1978) qui s’est déployée jusqu’au fleuve Litani. Israël a pu ainsi forger une base territoriale pour la milice chrétienne des supplétifs libanais pro-israéliens. Interdite au déploiement de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), cette bande de terre contiguë à la frontière internationale a servi de tremplin à la stratégie politique israélienne de satellisation du Liban. Il s’agissait alors pour Israël de bâtir une alliance avec les alliés chrétiens des Forces libanaises en portant au pouvoir Béchir Gemayel, le leader chrétien phalangiste et ainsi signer un autre traité de paix séparé, après celui signé avec l’Égypte.

    Emergence du Hezbollah

    L’invasion terrestre de l’été 1982 a été d’une brutalité extrême, causant la mort de plus de 20 000 personnes ; elle obligea la résistance palestinienne à quitter Beyrouth sous protection internationale. Toutefois, l’échec de la stratégie israélienne a contraint en 1985 son armée à un repli sur la bande frontalière occupée, gardée par les supplétifs libanais stipendiés par Israël. Point focal de la lutte anti-israélienne, cette zone de 850 km2 est devenue la chasse gardée de la résistance armée anti-israélienne menée par le Hezbollah. Ce parti, constitué après l’invasion israélienne de 1982 par le regroupement de trois groupes politico-religieux chiites libanais et l’appui logistique de la République islamique iranienne, est officiellement apparu en février 1985 à la faveur de la publication d’une lettre ouverte dans la presse. Il a conféré un caractère religieux et communautaire à l’action de résistance, envisagée comme un devoir religieux.

    Les opérations des martyrs de la « résistance islamique » contre les troupes d’occupation ont ainsi fait écho aux opérations des martyrs palestiniens qui se sacrifiaient pour la libération de la Palestine depuis la frontière libanaise. Enfin, le retrait unilatéral israélien de la zone occupée en mai 2000 a mis en lumière la zone des « fermes de Chebaa », un territoire d’une cinquantaine de kilomètres carrés aux confins libano-syro-israéliens, occupé par Israël dès 1967. Il s’agit de hauts pâturages dont les propriétaires fonciers sont libanais, mais dont le terrain est fautivement cartographié comme étant syrien7. Le refus israélien d’en évacuer ses troupes en 2000 au prétexte que ce territoire ne relevait pas de la résolution 425 du Conseil de sécurité de l’ONU témoigne en réalité de l’intérêt stratégique que l’État d’Israël y trouve : contrôler ce bassin versant du fleuve Dan, un affluent du Jourdain qui alimente la Galilée en eau douce.

    Depuis lors, le Sud-Liban résonne d’une sourde menace, ponctuée par des opérations militaires israéliennes de plus ou moins grande envergure. La dernière en date fut en 2006 « la guerre de juillet » qui a causé d’énormes dégâts et fait plus de 1 100 victimes civiles. Cette zone de conflagration israélo-arabe a ainsi vu la lutte armée lancée par les fedayin prolongée symboliquement dans la revendication du Hezbollah à soutenir la cause palestinienne à travers ses opérations anti-israéliennes dans la zone frontalière sud.

    Daniel Meier 22 février 2017
     

    1Richard A. Norton, Amal and the Shi’a. Struggle for the Soul of Lebanon, University of Texas Press, Austin, 1987.

    3Nadine Picaudou, La déchirure libanaise, Complexe, Bruxelles, 1989.

    4Daniel Meier, «  The Palestinian fida’i as an icon of transnational struggle : the South Lebanese experience  », British Journal of Middle Eastern Studies, Vol. 41, No 1, 2013  ; p. 322–334.

    6Wissam Alhaj, Nicolas Dot-Pouillard et Eugénie Rébillard, De la théologie à la libération  ? Histoire du Jihad islamique palestinien, La Découverte, Paris, 2014.

    7Asher Kaufman, Contested Frontiers in the Syria-Lebanon-Israel Region. Cartography, Sovereignty, and Conflict, Woodrow Wilson Center Press, Washington DC, 2014.

  • Tunisie : 153 cas de torture, de violence et de mauvais traitement recensés en 2016 (Webdo.tn)

    Radhia Nasraoui / Gründerin der Vereinigung zum Kampf gegen Folter in Tunesien (ALTT)  Pressebrunch ROLAND BERGER PREIS FÜR MENSCHENWÜRDE - Bekanntgabe der Preisträger im Haus der Bundespressekonferenz in Berlin am 22.11.2011 Foto: BrauerPhotos (c) S.Brauer
    Radhia Nasraoui, présidente de l’Organisation Tunisienne de Lutte Contre la Torture

    La présidente de l’Organisation Tunisienne de Lutte Contre la Torture (OTLCT), Radhia Nasraoui, a annoncé, mercredi 22 février 2017, que «153 cas de torture, de violence et de mauvais traitement ont été recensés » pour l’année 2016.

    Lors d’une conférence de presse tenue hier pour présenter le rapport annuel de l’organisation, Radhia Nasraoui a révélé que parmi les autorités sécuritaires, c’est la police qui a commis le plus de violations contre les personnes en garde à vue, soit 60% des cas enregistrés, suivie des établissements pénitenciers (24%) et de la garde nationale (14%).

    Radhia Nasraoui a, également, révélé que la torture représente plus de la moitié des cas, soit 59% des violations enregistrées, suivie du mauvais traitement (33%), de l’arrestation arbitraire (4%), de la mort suspecte (2%) et de la menace de viol (2%).

    Les violations se répartissent comme suit :

    (36%) dans les postes de police, (25%) dans les prisons, (21%) dans les lieux publics et (5%) dans les postes de la garde nationale.

    Le rapport annuel pour 2016 classifie les violations selon les catégories d’âge des victimes. En le lisant, on découvre que les victimes âgées de plus de 40 ans représentent 21% des cas enregistrés, alors que ceux âgés entre de 19 à 39 ans en représentent 74%, et ceux âgée de 14 à 18 ans 5%.

    Radhia Nasraoui a, également, fait remarquer que les hommes touchés par ces violations représentent 86% des cas, alors que les femmes en représentent 14%.

    Le rapport n’a pas manqué de repartir les violations sur l’ensemble des gouvernorats tunisiens. Le taux le plus élevé a échu au Grand-Tunis et à Bizerte, soit 62%, suivis des gouvernorats du nord-ouest (19%), et ce ceux du Cap Bon et du Sahel (7%).

    Le rapport présenté par l’Organisation Tunisienne de Lutte Contre la Torture va dans le même sens des déclarations d’Avocats Sans Frontières, Amnesty International et l’ONU qui avaient récemment épinglé la Tunisie pour les multiples violations des droits humains qu’ils avaient pu enregistrer.

    Lire aussi:

    http://www.webdo.tn/Webdo.tn)

  • Brest Rassemblement

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    Communiqué du collectif « Paix au Moyen-Orient ».

    Rassemblement mercredi 1er mars à 18 heures au Monument aux Morts

    Avec la reprise de son aéroport par les forces gouvernementales, la reconquête de Mossoul est entrée dans une phase cruciale. Après la Syrie et Alep, c'est aujourd'hui en Irak, dans les quartiers Ouest de Mossoul où 700 000 civils dont près de la moitié d'enfants se trouvent pris au piège que l'on peut craindre un nouveau drame humanitaire.

    Plus que jamais nous devons rester mobilisés pour dénoncer les drames qui se déroulent sous nos yeux, exiger la protection des populations civiles et réclamer l'ouverture d'un sommet de l'ONU afin de trouver une issue politique aux conflits qui embrasent aujourd'hui le Moyen-Orient.

     

  • Nouveautés sur "Lutte Ouvrière"

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  • Nouveautés sur Chronique de Palestine

     Capture vidéo

    Procès Azaria : « Pas de justice pour les Palestiniens ! »

    Jonathan Cook – Le soldat qui a assassiné un Palestinien blessé, a été condamné à 18 mois de prison et à une rétrogradation. Des groupes…

    mercredi 22 février 2017 / 
     
     
    Photo : Anne Paq/Activestills.org

    Quand Israël et la Grande-Bretagne célèbrent le traumatisme historique des Palestiniens

    Dct Samah Jabr – Après cent ans, la Grande-Bretagne semble en être au même stade moral que lorsque le secrétaire britannique aux Affaires étrangères, Arthur…

    mardi 21 février 2017 / 
     
     
    Robert Fisk : Photo : Youtube

    Trump et la Palestine : pitoyable, risible, dramatique…

    Robert Fisk – L’abandon par Donald Trump de la solution à deux États s’est transformé très rapidement en une sombre comédie. C’était presque aussi drôle…

    lundi 20 février 2017 / 
     
     
    Photo : Izzeldin Abuelaish

    Justice pour Bessan, Mayar, Aya et Nour

    Jillian Kestler-D’Amours – Des années après l’assassinat de ses filles par l’armée israélienne à Gaza, le procès exigé par Izzeldin Abuelaish devrait enfin avoir lieu.…

    dimanche 19 février 2017 / 
     
     
    Yahya as-Sinwar

    Un nouveau départ pour la résistance palestinienne ?

    Abdel Bari Atwan – L’élection d’un « tenant de la ligne dure » comme nouveau leader du mouvement Hamas dans Gaza devrait annoncer la fin de l’ère…

    samedi 18 février 2017 /
     
     
    Photo : Ezz Zanoun/Al Jazeera

    Combattre l’occupation grâce à l’étude du cosmos

    Ylenia Gostoli – Vivre dans ce qui a été nommé la plus grande prison à ciel ouvert du monde, n’a pas dissuadé l’astrophysicien Suleiman Baraka…

    vendredi 17 février 2017 / 
     
     
    Photo : ActiveStills.org

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    jeudi 16 février 2017 / 
     
     
    Al Jazeera/Rami Khateeb

    Les Palestiniens de Jérusalem se battent pour sauver leurs maisons

    Jaclynn Ashly – Des dizaines de familles palestiniennes vivent sous la menace constante d’expulsion par les groupes de colons israéliens dans la ville occupée. Ahmad…

    mercredi 15 février 2017 / 
  • Au Liban, le soutien de Marine Le Pen à Assad fait des remous (L'Orient le Jour)

    Marine Le Pen a eu droit lundi et mardi, au Liban, à des égards inhabituels pour elle de la part de hauts responsables étrangers, mais également à des critiques parfois virulentes, notamment après sa prise de position en faveur de Bachar el-Assad.

    Walid Joumblatt, Samy Gemayel et Samir Geagea ont critiqué, avec plus ou moins de virulence, les propos de la candidate à l'élection présidentielle française.

    Marine Le Pen a eu droit lundi et mardi, au Liban, à des égards inhabituels pour elle de la part de hauts responsables étrangers, mais également à des critiques parfois virulentes, notamment au sujet de ses prises de position en faveur de Bachar el-Assad. Lundi, la présidente du Front national a estimé que le président de la Syrie, engagée dans une guerre aux conséquences régionales dramatiques, notamment pour le Liban, est "une solution bien plus rassurante pour la France que l'Etat islamique".

    "J'espère que la France fera un meilleur choix que cette droite fasciste", a fustigé mardi le leader druze Walid Joumblatt, à l'issue d'un entretien avec le président français François Hollande à l’Élysée. Le chef du Parti socialiste progressiste réagissait là aux propos sur la Syrie de la candidate de l'extrême droite à la présidentielle française.
    "Les déclarations de Mme Le Pen au Liban ont insulté le peuple libanais et le peuple syrien", a encore dit Walid Joumblatt, pour qui les plus hauts dirigeants du pays ont commis une faute en recevant la présidente du Front national (FN).

    Le positionnement de Marine Le Pen sur la Syrie lui a aussi valu la réprobation des Kataëb, un parti qui entretient pourtant des liens historiques avec le FN - certains cadres et ex-cadres frontistes ont combattu à leurs côtés durant la guerre du Liban (1975-1990).
    "Lutter contre (l'extrémisme) ne se fait pas en soutenant les dictatures mais en soutenant les forces modérées et en diffusant des valeurs de tolérance et de diversité démocratique", a jugé le parti dans un communiqué publié après une rencontre entre son chef, Samy Gemayel, et Marine Le Pen. "Certes il y a les liens du sang, mais ce que Mme Le Pen dit sur Bachar el-Assad n'est vraiment pas acceptable", a souligné un responsable Kataëb.

    Samir Geagea, chef des Forces libanaises hostile au président Assad n'a, lui aussi, pas manqué d'afficher ses divergences avec Marine Le Pen qu'il a reçue mardi à Meerab. Il a fait savoir à son invitée qu'il considérait le président syrien comme "l'un des plus grands terroristes de la Syrie et de la région". Il lui a également rappelé "les opérations militaires du régime Assad au Liban durant des décennies, ainsi que la série d'assassinats qui a visé les personnalités de la Révolution du Cèdre (l'alliance du 14 Mars, ndlr), pointant du doigt ainsi le régime Assad. M. Geagea a dans ce contexte affirmé qu'il ne pouvait accepter le maintien au pouvoir de Bachar el-Assad, refusant toutefois l'équation selon laquelle "l'alternative au président Assad serait les islamistes". "Nous ne voulons ni l'un ni l'autre", a-t-il dit.

    "J'ai dit dès le début du conflit syrien, et j'étais la seule à l'époque, que contribuer à la chute de Bachar el-Assad c'est permettre à l'EI de gouverner la Syrie", avait déclaré Mme Le Pen à L'Orient-Le Jour dans une interview dimanche soir. "En géopolitique, il faut souvent faire le choix du moins pire, et pour moi le moins pire c'est Bachar el-Assad", avait-elle également souligné avant de préciser qu'en vas de victoire à la présidentielle, elle normaliserait les relations entre la France et le régime syrien.

    Si cette visite au Liban aura permis à Mme Le Pen de rencontrer, pour la première fois, un chef d'Etat, ses rencontres avec les responsables libanais auront été plus distantes que ce qui avait prévalu lors de la visite d'une autre candidat à la présidentielle française, Emmanuel Macron, à Beyrouth, fin janvier.

    A l'époque, le président Michel Aoun avait reçu l'ancien ministre français de l'Economie dans un bureau plus chaleureux que l'immense salle dans laquelle il se tenait lundi à bonne distance de Mme Le Pen, après une protocolaire poignée de main.

    Saad Hariri, le Premier ministre et leader de la communauté sunnite du pays, avait, lui, salué en M. Macron un "ami", ajoutant : "Ce qu'il représente, la jeunesse, la manière de faire la politique, est important".
    Cette fois, c'est par un communiqué, plutôt qu'en raccompagnant son hôte à l'issue de la rencontre, que le locataire du Grand Sérail a mis en garde Mme Le Pen contre tout "amalgame" entre islam d'un côté et terrorisme de l'autre. "Les Libanais et les Arabes, comme la majorité du monde, considèrent que la France est la patrie des droits de l'homme et de l'Etat républicain qui ne fait aucune distinction ethnique, religieuse ou de classe entre ses citoyens", lui a-t-il dit durant leurs échanges, selon le communiqué.

    OLJ 21/02/201
     
  • Isabelle Gattiker, la femme-flamme du FIFDH (TV5 Monde)

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    Désormais aux commandes du Festival du Film et Forum International sur les Droits Humains (FIFDH), Isabelle Gattiker est une femme souriante, pugnace et passionnée. La directrice nous dévoile son parcours et nous livre les secrets de cette 15ème édition.

     
    Le Festival du Film et Forum International sur les Droits Humains est sans conteste le plus important festival au monde du genre. Léo Kanneman, co-fondateur de cette manifestation avec elle, se souvient de la jeune femme qui terminait ses études d'histoire contemporaine.  : " Isabelle était alors en charge de la coordination. C'est une femme qui a du goût pour le cinéma. Elle est particulièrement entreprenante et quand elle s'engage, c'est toujours  à fond. Elle ne lâche rien, jamais !"

    Il vaut mieux, en effet, avoir l'endurance et la persévérance nécessaire pour assumer une telle tâche. Isabelle et son équipe de 46 personnes (parité hommes-femmes !) , après avoir visionné les films, puis décidé de leur sélection, gère le bon suivi des deux compétitions internationales, fiction et documentaire.

    Il y a également l'accueil et l'accompagnement des invités, l'organisation des débats, les masterclasses, bref, il s'agit de conduire l'immense navire FIFDH à bon port, c'est à dire à la satisfaction générale. Pas évident. L'endurance dure neuf jours. 35 000 festivaliers sont attendus.

    S’indigner "contre", c’est important, mais s’indigner "pour" : voilà le défi. Isabelle Gattiker
                                                                                                         

    Isabelle Gattiker, l'engagement toujours

    Isabelle Gattiker est née à Berne en 1978. De 2002 à 2005, elle organise le Festival du film sur les droits humains et le Festival Cinéma Tout Ecran, à Genève puis assiste pendant deux ans le réalisateur israélien Amos Gitaï en qualité de coordinatrice de production sur ses long-métrages News from Home (News from House) (2006)  et Désengagement (Disengagement) (2007) .
    Sa passion la conduit à produire des films pour l'ONU et le CICR. Engagement toujours.

    Dans l'édito qu'elle écrit pour présenter cette 15ème édition,  le souffle de la passion est intact : " Etre révolutionnaire en 2017, c’est surmonter la peur, c’est choisir ses mots, c’est se laisser émerveiller par les cinéastes et les artistes, c’est prendre le temps de revenir à la raison. Halte aux slogans. Pour changer le monde en 2017, il faut poser les bonnes questions et proposer un horizon d’action. Pourquoi nous battons-nous ? Qu’est-ce qui nous réunit ? Vers quoi voulons-nous aller ? Comment pouvons-nous l’atteindre ?"
    Tièdes s'abstenir.

    Ce qui rejoint ces films en compétition, c'est qu'ils changent notre manière de voir le monde.
    Isabelle Gattiker

    Comment se passe la programmation, la sélection des films ?

    Isabelle Gattiker :

    On reçoit a peu près 500 films par édition. Et on en sélectionne en tout une quarantaine, et seulement 20 documentaires sont en compétition et huit fictions. C'est une sélection extrêmement vive, difficile, douloureuse. Je crois que le secret, c'est l'équilibre. Arriver à trouver des films de grands cinéastes mais aussi des films méconnus, qui traitent de thématiques différentes. Ce qui rejoint ces films en compétition, c'est qu'ils changent notre manière de voir le monde. Ils nous montrent le monde comme on ne l'a jamais vu. Cette année,  il s'agit de la thématique autour des migrations et de la désobeissance civile, une question ouverte à laquelle nous n'avons pas de réponse préparée. On essaye de mettre en lumière des zones d'ombre, des violations oubliées, des situations que les gens ne comprennent pas bien, comme ce qu'il se passe au Yémen, aux Philippines...

    On a le sentiment que ces films qui expliquent et dénoncent, ne restent souvent que sous l'applaudimètre d'un festival. Il y a une vraie frilosité de la part des chaînes de télévision à les diffuser ..

    Isabelle Gattiker :

    Nous, nous avons de la chance ! Nous avons la Radio-Télévision Suisse (RTS) qui est l'une des dernières chaînes de télévision à investir, et investir vraiment, dans le documentaire d'auteur engagé. Chaque année, sur les 40 films, une dizaine a été co-financée par la RTS. Ce qui est extraordinaire pour un tout petit pays. C'est magnifique et il ne faut pas que cela change. Il  faut protéger ce bastion courageusement. Il y aussi Arte...Ce sont des films qui bousculent, qui dérangent, qui font moins d'audimat. Il faut plus prendre le temps de les regarder et les chaînes sont soumises à une pression d'audimat qui ne favorise pas ce genre de création..

    Un festival réussi, c'est quoi ?

    Isabelle Gattiker :

    On se rend compte qu'un Festival est réussi quand les salles sont pleines (ce qui arrive chaque année) mais surtout pleines de jeunes. Et l'année dernière, la moitié du public avait moins de 40 ans. C'est extraordinaire ! Souvent, un événement de ce type, autour des droits humains, attire un public plus âgé. On mesure aussi les interactions sur Internet, sur les réseaux sociaux. Les personnes viennent mais aussi elles en parlent, elles repostent nos articles et nos contenus, il y a une vraie réflexion. Nous avons une vingtaine de partenaires (dont TV5Monde ndlr) et ils viennent assister aux séances. Enfin, bien entendu, la presse internationale. Sommes nous cités ? Y-a-t-il des articles sur nous ? Chaque année, nous avons de gros événements qui sont repris par tous les médias internationaux. Il y a deux ans c'était Edward Snowden. Il a parlé en direct pendant 45 minutes. L'année dernière, c'était le docteur Mukwege  et cette année, ce sera Dilma Roussef. Nous voulons nous tourner vers le futur, proposer des choses concrètes. Il y a des situations scandaleuses mais on peut agir. C'est là où nous avons un rôle à jouer.

    21 fév 2017 Frantz Vaillant

    http://information.tv5monde.com/

  • Maroc « Nous dénonçons l’arrestation de défenseurs de l’environnement à Bni Oukil, opposés au projet de carrière du mont Dchira »(AMDH et ATTAC CADTM )

     

    l’AMDH et ATTAC CADTM Maroc   « Nous dénonçons l’arrestation de défenseurs de l’environnement à Bni Oukil, opposés au projet de carrière du mont  Dchira »

     

    Rabat, le 18 février 2017

    Communiqué conjoint de l’AMDH et ATTAC CADTM Maroc 

    « Nous dénonçons l’arrestation de défenseurs de l’environnement à Bni Oukil, opposés au projet de carrière du mont  Dchira »

    Le 15 février, Mohammed Akkad, qui défend les droits à un environnement sain des habitants de Bni Oukil , près d’Oujda (est du Maroc) a été arrêté par la gendarmerie royale dans l’enceinte même du Tribunal de première instance d’Oujda. M. Akkad a subi des violences de la part de la gendarmerie au moment de son arrestation.

    L’arrestation arbitraire de M. Akkad est en lien direct avec la lutte menée par les habitants de la Commune rurale d’Isly, près d’Oujda, contre un projet de carrière de gravier. Ce projet constitue une menace pour les activités agricoles des habitants et va détruire le patrimoine écologique   du mont Dchira, haut lieu historique de cette région.

    La répression des militants se développe dangereusement. Seize personnes, dont des militants écologistes de la région, sont aujourd’hui poursuivies en justice dans le cadre de cette affaire. Une décision de la wilaya (préfecture) criminalisant toute action contre ce projet pouvait laisser prévoir une telle escalade. Les autorités locales n’ont pas pris en comptes les nombreuses plaintes des habitants contre ce projet.

    Nos deux associations n’ont cessé d’alerter contre l’écran de fumée que représentent les faux projets environnementaux (une carrière n’est jamais présentée comme un projet environnemental) et de développement. LEt nous défendons le droit des populations victimes de l’injustice climatique et sociale de lutter contre  les abus des patrons locaux comme étrangers, qui bénéficient d’une protection totale de l’Etat.

    ATTAC Maroc et l’AMDH apportent leur soutien total aux habitants de Bni Oukil qui s’opposent avec courage contre les projets destructeurs de la nature dans la région de l’Oriental.

    Nous dénonçons les intimidations du responsable de ce projet dangereux ainsi que le harcèlement de l’Etat. Et nous appelons à :

    • La libération immédiate et sans conditions de Mohammed Akkad et nous dénonçons l’agression dont il a fait l’objet dans le hall du Tribunal qui a entraîné des blessures.
    • L’arrêt des poursuites contre les défenseurs de l’environnement et de l’intégrité physique des habitants de Bni Oukil
    • L’arrêt du projet de carrière, refusé par la population locale.
    • Nous lançons un appel à toutes les organisations pour élargir la campagne de solidarité avec les luttes de Bni Oukil et contre toutes les dépassements de l’entrepreneur de ce projet et les violations commises par les autorités, mettant en péril la santé et la sécurité de ces habitants.

    La solidarité et l’union des luttes est notre force pour obtenir nos droits et préserver notre dignité

    Bureau central de l’AMDH

    Secrétariat national d’ATTAC CADTM Maroc

    http://attacmaroc.org/