Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Révolutions Arabes

  • Nouveautés sur Europe Solidaire Sans frontières

    azaz.jpg

    • Syria
      A wide-ranging discussion on the situation in Syria, the Syrian revolution and the Left

      , by KHALIL Yusef, MUNIF Yasser

      Behind the humanitarian disaster of the Syrian civil war is a political crisis the Left urgently needs to understand.
      The Syrian tragedy is a key moral and political question today. Yet it has not been easy for leftists around the world to decide where they stand on Syria.
      To illuminate the (...)

    • Syrie
      Solidarité avec le peuple syrien ! Soutien à sa lutte pour la justice et la liberté !

      , par Avec la révolution syrienne (ARS), Souria Houria

      La chute d’Alep est une tragédie humaine et un désastre politique. Quant à ses conséquences, elles sont moins évidentes.
      Une certaine real politik va inviter à un lâche soulagement, sur le thème « le pire est à présent passé », « le retour à la paix devient possible »… avec conseil à celles et ceux qui ont (...)

    • Syria
      Syria: Aleppo’s forgotten revolutionaries

      , by MRIE Loubna

      Countless icons of the Syrian revolution who struggled for freedom between 2012-2014 have been ignored and erased from history by the western media, writes Loubna Mrie.
      In journalism and on social media, I often come across a narrative - from the Syrian regime’s most ardent supporters, to even (...)

    • Women, patriarchy
      Women in Egypt: Statement – The Asset Freeze of Nazra for Feminist Studies and its Founder and Executive Director is not an End to its Feminist Work

      , by Nazra for Feminist Studies

      The Asset Freeze of Nazra for Feminist Studies and its Founder and Executive Director is not an End to its Feminist Work
      North Cairo Elementary Court decided today, 11 January 2017, to freeze the assets of feminist and woman human rights defender Mozn Hassan, Founder and Executive Director of (...)

    • Palestine & Israël
      Israël : « Nous sommes dans une période de transition du régime politique »

      , par KRIVINE Alain, POJOLAT Alain, WARSCHAWSKI Michel

      Entretien. Militant révolutionnaire et antisioniste, Michel Warschawski a fondé avec d’autres militants de gauche le Centre d’information collective. Avec lui, nous revenons sur la situation du pouvoir israélien ces dernières semaines et les perspectives pour les militants pour la Palestine.
      Alain (...)

     

  • PARIS débat « Les cheminements ignorés du soulèvement syrien » (Souria Houria)

    Les-cheminements_ignores-480x643.jpg

     

    Les cheminements ignorés du soulèvement syrien

    Lorsqu’en mars 2011 les premières mobilisations se forment contre le régime Assad, un temps nouveau s’ouvre en Syrie mais il est vite pris en otage par les puissances régionales et internationales, ce qui a favorisé une lecture purement géopolitique du soulèvement, elle-même fondée la plupart du temps sur des idées reçues. Six ans après, il est important de revenir sur ce que ce moment crucial donne à voir d’une société qui tente de se saisir de son destin après avoir été capturée pendant des décennies par un régime despotique d’un genre particulier. Comment, peu à peu, depuis la militarisation du soulèvement,  une nouvelle version de la vieille « lutte pour la Syrie » a projeté vers l’extérieur une image du conflit d’où les Syriens ordinaires, aspirant à une vie tout simplement normale, ont été exclus ?

    Rencontre avec Matthieu Rey

    Arabisant, agrégé d’histoire, Matthieu Rey est spécialiste d’histoire contemporaine de la Syrie et de l’Irak. Après avoir travaillé sur le système parlementaire de ces deux pays au lendemain des indépendances, et mené un long terrain de recherche en Syrie de 2009 à 2013, il se propose aujourd’hui d’écrire une histoire de la Syrie afin de mieux comprendre ses dynamiques de long-terme. Auteur de plusieurs articles dans des revues spécialisées (Middle Eastern Studies, Vingtième siècle, Revue d’histoire, etc.),il poursuit ses travaux en tant que chargé de recherche au CNRS (IREMAM).

    Dimanche 29 Janvier 17H

    Le Maltais rouge

    40, rue de Malte, 75011 Paris

    Métro République ou Oberkampf

    Evénement Facebook

    http://souriahouria.com/

  • Nouveautés Syrie sur "Anti-k" et "Souria Houria"

     

    Syrie : entre mauvaise conscience et mauvaise foi Confusions françaises (Anti-k)

    Assad étatiser la terreur (Anti-k)

    Syrie: les soutiens d'Assad n'ont rien à faire à la Sorbonne. (Pétition)

    La Syrie, un pays découpé en fiefs par Samar Yazbek (Souria Houria)

    Colloque Syrie à la Sorbonne: la propagande d’Assad à l’universit (Souria Houria)

    La croisade de Poutine en Syrie (Souria Houria)

  • Nouveautés sur Europe Solidaire Sans frontières

    conf_warschawski.png

    • Palestine & Israël
      Israël : « Nous sommes dans une période de transition du régime politique »

      , par KRIVINE Alain, POJOLAT Alain, WARSCHAWSKI Michel

      Entretien. Militant révolutionnaire et antisioniste, Michel Warschawski a fondé avec d’autres militants de gauche le Centre d’information collective. Avec lui, nous revenons sur la situation du pouvoir israélien ces dernières semaines et les perspectives pour les militants pour la Palestine.
      Alain (...)

    • Turquie
      Turquie : Attentats, purges, arrestations et présidentialisme

      , par AYDIN Uraz

      « Leur objectif est de nous détruire. Mais je suis certain que nous contrerons aussi cette offensive », s’était exclamé le Président de la République Erdogan il y a quelques semaines, appelant ses partisans à changer leurs dollars en livres turques pour soi-disant contrer la forte dévaluation de (...)

    • Syrie
      Les leçons de la révolution syrienne – « Nous devons participer à toutes les luttes qui ont lieu, dans les coordinations qui restent »

      , par ASSAF Simon, NAISSE Ghayath

      Nous publions, avec l’aimable autorisation de la revue International Socialism, un entretien avec le militant syrien Ghayath Naisse, membre du Courant de la Gauche Révolutionnaire, réalisé par Simon Assaf. Il y aborde la brutalisation de la Syrie, les objectifs de ceux qui interviennent dans ce (...)

    • Iraq
      Beating ISIS in Mosul Won’t Heal Deep Iraq Divisions

      , by DAHER Joseph

       Fighting ISIS is a coalition stretching from U.S. soldiers to Kurdish militias
        Iraq government is dominated by Shia sectarians
       No alternatives to unfair Iraqi government are on the horizon
        ISIS will fall, but another version will arise if injustices remain
      The offensive to (...)

    • Iraq
      Report: Iraq from the ground – Two years after the fall of Mosul

      , by Noria community of researchers, ROVERA Donatella

      Introduction
      The political and social developments in Iraq since the fall of Mosul to Islamic State/the conquest of Mosul by Islamic State
      On June 7th, 2016, Noria, in association with Amnesty International France, organized a conference on Iraq focusing on the theme of “the political and (...)

    • A gauche
      Six ans après la fuite de Ben Ali

      , par Parti des Travailleurs (Tunisie)

      Les protestations populaires dans les villes de Meknassi, Ben Guerdane, Kasserine et ailleurs s’amplifient, ce qui confirme la poursuite du processus révolutionnaire malgré les complots intérieurs et extérieurs.
      Pendant ce temps, une campagne médiatique visant la blanchiment des symboles de la (...)

    • Irak
      Dynamiques de pouvoir en Irak : les enjeux politiques de la bataille de Mossoul

      , par QUESNAY Arthur

      Dernier épisode de la reconquête de l’Irak, la bataille de Mossoul achève de dessiner un paysage politico-militaire divisé et au bord de nouveaux affrontements. L’absence d’accords entre Erbil et Bagdad sur les découpages territoriaux de l’après Etat Islamique, la montée en forces de milices chiites, (...)

    • Iraq
      Dynamics of Power in Iraq: The Political Stakes of the Battle for Mosul

      , by QUESNAY Arthur

      The battle for Mosul is the final episode of the recapture of Iraq. It is the last act of a divided political and military landscape on the verge of new struggles. The absence of any agreements between Erbil and Baghdad concerning the post-Islamic State territorial settlement, and the increased (...)

     

  • Strasbourg La Mémoire Créative de la Révolution Syrienne (Souria Houria)

    Evenement_20170121-2-480x680.jpg

    Du 21 Au 27 janvier 2017

    Rencontre / Expo – La Mémoire Créative de la Révolution Syrienne

    Samedi 21 janvier 2017, de 17h à 19h30.
    Espace Schoepflin, 2A Rue de la Fonderie, 67000 Strasbourg, France
    Rencontre avec Sana Yazigi et Cecile Boex.
    Les étudiantes du Master 2 « Politique et Gestion de la Culture » (ScPo Strasbourg), Apogée Culture, en partenariat avec le Festival Les Vagamondes, de La Filature, Scène nationale – Mulhouse vous invitent à la rencontre organisée avec la graphiste syrienne, Sana Yazigi, autour de son projet « La Mémoire Créative de la Révolution Syrienne ».
    Sana Yazigi sera rejointe par Cécile Boëx, docteure en science politique et maître de conférences à l’EHESS, pour une discussion sur le thème « les usages de la vidéo par les manifestants et les activistes comme nouveau moyen d’action protestataire ».
    Sana Yazigi a récolté toutes formes d’expression intellectuelle et artistique produites pendant la révolution syrienne. La force de son projet Creative Memory est de constituer une interface des souvenirs et de la mémoire de la révolution, qui a valeur de résistance contre l’oubli.
    Par la présentation de ses travaux et un échange avec Cécile Boëx (anthropologue et politologue), nous vous invitons à découvrir comment le peuple syrien s’exprime publiquement, à travers des pratiques artistiques variées, pour s’inscrire dans l’histoire de ce grand mouvement de protestation. Aujourd’hui, force est de constater que les images de Daech et Bachar Al-Assad occultent toute autre image du quotidien de ce pays dévasté. Pourtant, nombreux sont ceux qui ont le courage et le désir de s’exprimer pour un changement de l’histoire. Porter un autre regard est indispensable, et cela commence par prendre en compte les graffitis, les photographies, les dessins, les films, les caricatures… des artistes comme des citoyens.
    Après la rencontre, le vernissage de l’exposition de photographies d’œuvres recueillies par Sana Yazigi et mises en ligne sur le site www.creativememory.org, aura lieu dans le Hall de l’Espace Schoepflin.


    Exposition Photo – Hall Eapace Schoepflin:
    Vernissage 21 janvier 2017, à partir de 18h30.
    Du 23 AU 27 janvier 2017. de 8h à 18h


    Exposition est organisée avec le concours du FAB Festival International des Arts de Bordeaux Métropole.
    Page Facebook.

     Souria Houria le 13 janvier 2017

    http://souriahouria.com/

  • Le sacrifice de Palmyre (Souria Houria)

    Le sacrifice de Palmyre

    Une enquête inédite au coeur de l'horreur syrienne
     
    La conquête de Palmyre par l'Etat Islamique, en mai 2015, a bouleversé le monde entier. Aucune des exactions du régime, ni les 250 000 morts, ni les armes chimiques, n'avait provoqué une indignation aussi unanime. Pour Bachar-Al-Assad, pour Daech et pour la coalition, les blanches colonnades de Palmyre ont constitué un formidable outil de propagande.
     
    Mais que s’est-il vraiment passé à Palmyre ?
     
    A partir des témoignages d’habitants réfugiés à la frontière turque, de trafiquants d’antiquités, de soldats et d’officiers, recoupés par des centaines de documents et d’interviews d’experts, cette enquête révèle les dessous de la plus belle prise médiatique de l’Etat Islamique. Elle montre comment les troupes du régime se sont retirées brutalement tandis que la coalition, et d’abord le Département d'Etat américain, dont les satellites sont braqués sur la ville, se gardait d’intervenir.
     
    Elle prouve que le gouvernement syrien avait organisé l'évacuation des officiers, des pièces archéologiques, des prisonniers politiques et même de la banque avant l'arrivée des jihadistes, tout en déclarant la situation «sous contrôle». On y voit les représentants du régime empêcher des milliers de civils de quitter la ville alors que les drapeaux noirs sont à sa porte. On y découvre le vrai drame de la décapitation de l'archéologue Khaled Al-As'sad, âme de Palmyre unanimement respecté, puis  le quotidien des habitants sous le Califat  et les parcours des rescapés de Palmyre.

    Un an après les faits, ce document exceptionnel montre l’autre visage de la ville mythique, fleuron de l’Antiquité mais aussi carrefour économique, géostratégique et enjeu névralgique du conflit en Syrie et alentour. Gaz, antiquités, hommes : après les tractations initiales, certains réseaux de communication entre la ville et l’extérieur demeurent actifs, reflétant tragiquement une guerre dans laquelle les ennemis apparents, sur le terrain ou hors des frontières, cohabitent autant qu’ils se combattent.

    Leila Minano

    http://www.grasset.fr/

  • Tunisie : six ans après le 14 janvier 2011, la révolte gronde… (Anti-k)

    Tunisie : six ans après le 14 janvier 2011, la révolte gronde dans les régions déshéritées de l’intérieur du pays

     

    3 janvier : Mouvements de protestation dans toutes les régions

    http://www.webdo.tn/2017/01/03/mouvements-de-protestation-toutes-regions/

    A partir de ce mardi 3 janvier 2017, des mouvements de protestation seront organisés dans toutes les régions et tous les secteurs, a annoncé hier la coordination des mouvements sociaux dans un communiqué.
    La forme et la date de chaque protestation seront fixées en fonction de la nature du mouvement et de la région, précise-t-on de même source.
    Un représentant de la coordination, Abdelhalim Hamdi, détenteur d’une maitrise en Histoire et au chômage depuis 17 ans, a affirmé à l’Agence TAP que ces mouvements interviennent à la suite d’autres formes de protestation et à de multiples grèves de la faim, sit-in et manifestations.
    Il s’agit, a-t-il dit, d’une nouvelle escalade des protestations qui se poursuivent depuis près d’un an dans les régions, devant les délégations et les mairies, et qui seront réunies sous forme de journées de protestation à partir du 3 janvier.
    Une imposante marche sera organisée, mardi, à Menzel Bouzayane (Sidi Bouzid), et s’étendra aux autres gouvernorats qui choisiront, chacun, une date symbolique pour revendiquer ses droits, a-t-il encore expliqué.

    4 janvier : Mouvements sociaux : procès en cascade

    http://nawaat.org/portail/2017/01/04/mouvements-sociaux-proces-en-cascade/

    La Cour d’appel de Nabeul a reporté, ce matin, le procès des jeunes de Kélibia au 15 février 2017. Des dizaines de personnes se sont rassemblés devant le tribunal pour soutenir aux onze jeunes condamnés par contumace à 14 ans et un mois de prison ferme pour « provocation d’incendie dans des locaux non habités » et six autres chefs d’accusation. Hier, les ouvriers des chantiers, les discriminés politiques et la coordination nationale des mouvements sociaux déclarent une semaine de protestation sociale par des rassemblements, des manifestations et une désobéissance civile à Meknassi. Les prémisses d’un janvier chaud que les médias dominants ont déjà commencé à criminaliser.

    De Kélibia à Tajerouine

    L’affaire de Kélibia qui a soulevé une vive polémique concerne les violentes manifestations consécutives à l’assassinat de Chokri Belaid en février 2013. D’après Charfi Kellil, un des avocats de la défense, Meriem Jeribi et Rabii Abdeljaouad ne sont pas concernés par les actes de vandalisme survenus lors des manifestations. « Nous allons demander à la Cour de reprendre les investigations. Il faut noter que les accusations ne concernent pas le vandalisme du local d’Ennahdha uniquement mais aussi le vol d’un hôtel et de la fourrière municipale à Kelibia. Rappelons que mes clients n’ont été interrogés qu’une seule fois, en février 2013, par la police judiciaire » précise Charfeddine Kelil. Le comité de soutien rassemblé devant la Cour ce matin a dénoncé « la criminalisation des mouvements sociaux ».

    Jeudi 5 janvier, Imed Touta, Firas Hamda et Hafedh Karbaya, comparaîtront devant la Cour d’appel de Gafsa. Le 13 mai 2016, le Tribunal de première instance de la ville les a condamné à une année de prison ferme et mille dinars d’amende pour « soupçon de consommation de drogue ». Le même jugement a été confirmé, le 7 juin, par le même tribunal. Les trois jeunes militants, originaires d’El Guettar avaient participé au mouvement social de janvier 2016. D’après Wael Ammar, membre du comité de soutien « depuis 2011, les jeunes de la région sont la cible d’une série de procès iniques qui visent à réprimer les mouvements sociaux. Le procès de demain en fait partie ».
    Le 18 janvier 2017, dix sit-ineurs de Kasserine seront jugés pour « entrave à la liberté du travail et usage de la violence » passible de trois ans d’emprisonnement et de 720 dinars d’amende. Les 10 jeunes chômeurs avaient participé au sit-in du gouvernorat suite au suicide de Ridha Yahyaoui le 16 janvier 2016.
    Le 25 janvier 2017, 117 jeunes de Jérissa, Dahmani et Tajerouine en détention depuis février 2016 passeront devant le Tribunal de première instance du Kef pour entrave à la circulation, participation à une entente en vue de préparer et de commettre une agression contre les biens et les personnes, participation à une rébellion provoquée par plus de dix personnes durant laquelle il y a eu agression d’un fonctionnaire dans l’exercice de ses fonctions et la participation à une désobéissance civile. Le comité de soutien des accusés compte une vingtaine d’avocats. Hichem Mejri, membre de ce comité affirme que « certains détenus ont été victimes de torture dans la prison de Mornaguia. Nous essayons de collecter les preuves pour porter plainte. Concernant le procès, les accusations n’ont aucun lien avec la réalité. Les jeunes accusés ne sont que des manifestants pacifistes que le pouvoir essaye de réprimer afin de faire taire les contestations dans la région ». À noter que trois accusés sont en fuite alors que les autres sont dispersés entre différentes maisons d’arrêt en attendant leur procès.

    La désobéissance civile à Meknassi

    Depuis vendredi 30 décembre 2016, les habitants de Meknassi ont appelé à la désobéissance civile en signe de protestation contre l’absence de dialogue et de réponses du gouvernement à leurs demandes d’emplois et de développement régional. Les diplômés chômeurs ont commencé en janvier 2016 le sit-in Harimna [On a vieilli] à la délégation. Abdelhalim Hamdi, porte parole du sit-in explique que la désobéissance civile est « la dernière forme de protestation pacifique que nous avons trouvé pour attirer l’attention du gouvernement et l’appeler à ouvrir le dossier de l’emploi dans la région. Nous exigeons aussi que le dossier de la mine de phosphate de Meknassi soit traité en partenariat avec les habitants et les chômeurs de la région ». L’ouverture de la mine de phosphate a été prévue en 2016. Par ailleurs, les chômeurs diplômés considèrent que le gouverneur de Sidi Bouzid et les autorités régionales en générale « sont responsables du pourrissement de la situation. Durant notre sit-in à la délégation, le gouverneur a refusé de nous recevoir. Il a même porté plainte contre les sit-ineurs et a déclaré que Meknassi ne fait plus partie de ses préoccupations » s’indigne Abdelhalim Hamdi.

    Justice sociale ou démission des incompétents

    La coordination nationale des mouvements sociaux, créée le 26 avril 2016, a annoncé dans un communiqué le début d’une série d’actions de contestation à partir du 3 janvier 2017. Ainsi, les ouvriers des chantiers se sont rassemblés dans 17 gouvernorats durant mardi 3 janvier. Le jour même, les diplômés chômeurs se sont rassemblés à Menzel Bouzayan et Sidi Bouzid. Le 5 janvier, un rassemblement aura lieu à la place de l’UGTT à Redayef. Le 8 janvier, des rassemblements auront lieu à Thala et Kasserine.
    Cette étape vient après plusieurs rassemblements, communiqués et manifestations dans différentes régions pour le travail et le développement. Le dernier rassemblement date du 10 décembre devant l’Assemblée des représentants du peuple où des centaines de militants venus de tout le pays ont rappelé l’urgence de traiter les dossiers économiques et sociaux.
    Selon le Forum tunisien des droits sociaux et économiques, l’année 2016 a enregistré 9887 mouvements sociaux, soit le nombre le plus élevés depuis 2011. La coordination nationale des mouvements sociaux appelle « tous les responsables locaux, régionaux et nationaux incapables d’apporter des solutions équitables aux demandes sociales et économiques de démissionner ».

    10 janvier : Le siège du gouvernorat de Sidi Bouzid pris d’assaut

    http://www.jawharafm.net/fr/article/le-siege-du-gouvernorat-de-sidi-bouzid-pris-d-assaut/90/47660

    Des habitants de la ville de Meknassi ont fait irruption ce mardi matin au siège du gouvernorat de Sidi Bouzid.
    Les manifestants ont scandé le slogan « Dégage » au gouverneur.
    Selon le correspondant de Jawhara FM dans la région, des renforts sécuritaires ont été déployés sur place.
    Plusieurs protestataires ont été arrêtés par les forces de l’ordre tandis que le siège du gouvernorat a été saccagé, a-t-il ajouté.

    10 janvier : Sidi Bouzid : Les autorités appellent les protestataires de Meknessi au dialogue

    http://africanmanager.com/51_sidi-bouzid-les-autorites-appellent-les-protestataires-de-meknessi-au-dialogue/

    Des protestataires de Meknessi ayant envahi, mardi, le siège du gouvernorat de Sidi Bouzid ont été arrêtés puis relâchés, dans la journée. Le gouverneur de la région, Mourad Mahjoubi, affirme, dans une déclaration de presse, que les autorités sont disposées à dialoguer avec les protestataires et à trouver des solutions aux problèmes de l’emploi, de l’activation du projet de mine de phosphate et des travailleurs de chantier.
    L’arrestation d’un groupe de jeune (7 manifestants), explique le gouverneur, était à titre provisoire afin de protéger le siège de la délégation contre les agressions.
    Les protestations qui se poursuivent depuis plus de deux semaines à Méknessi ont connu une escalade, mardi, lorsque des manifestants ont envahi le siège du gouvernorat de Sidi Bouzid, défonçant la porte principale, avant d’être délogés de force par la police.
    Auparavant, les jeunes venus de la délégation de Meknessi se sont rassemblés devant le siège du gouvernorat, revendiquant leurs droits au développement et à l’emploi, outre la démission du gouverneur.
    Les forces de l’ordre ont fait évacuer de force les manifestants causant de légères blessures à quelques-uns. Des représentants de la société civile et des syndicalistes présents sur les lieux ont vivement condamné « l’intervention policière musclée ».
    L’Union Locale du Travail (UGTT) avait, depuis une dizaine de jours, appelé à la désobéissance civile dans la délégation jusqu’à la réalisation des revendications de la population locale se rapportant, essentiellement, à l’emploi et au développement.

    12 janvier : Protestations et grève générale à Meknessi

    http://www.businessnews.com.tn/protestations-et-greve-generale-a-meknessi,520,69570,3

    A Meknessi, dans le gouvernorat de Sidi Bouzid, la situation reste instable après des manifestations menées par des jeunes chômeurs réclamant l’emploi et le développement dans la région. Depuis quelques jours, des manifestations sillonnaient les rues de la ville.
    Parmi les protestataires, des jeunes chômeurs qui avaient réussi un concours leur permettant de travailler dans le secteur du phosphate, mais qui n’ont pas été recrutés à ce jour, selon ce que nous affirme une source bien informée.
    Des affrontements avec les forces de l’ordre ont eu lieu, notamment hier. Une situation qui a amené le syndicat régional, relevant de l’UGTT, et d’autres organismes de la société civile à appeler à une grève générale. Ainsi, toutes les activités commerciales à Meknessi sont à l’arrêt en ce jeudi 12 janvier 2017.

    13 janvier 2017 : Ça barde à Sidi Bouzid, Ben Guerdane, Kasserine… Calmer la situation ou trouver des solutions ?

    http://www.webdo.tn/2017/01/13/ca-barde-a-sidi-bouzid-ben-guerdane-kasserine-calmer-situation-trouver-solutions/

    Plusieurs villes du centre et du sud de la Tunisie vivent depuis deux jours des mouvements de protestations et des nuits agitées.
    Des actes de violences ont été observés durant les dernières nuit à Ben Guerdane, Meknassi et Sbeïtla, régions où les jeunes revendiquent encore et toujours l’emploi et le développement régional six ans après la révolution.

    Ben Guerdane et l’éternelle affaire de Ras Jedir

    La ville de Ben Guerdane a connu mercredi 11 janvier, une journée agitée avec des protestations qui ont abouti à des affrontements entres manifestants et forces de l’ordre et un blocage de plusieurs routes à l’aide de pneus brûlés.
    Les protestataires ont appelé le gouvernement à trouver une solution pour le poste frontalier de Ras Jedir qui connait des agitations depuis des mois, avec des fermetures et des ouvertures répétitives, d’où un blocage quasi-permanent des échanges commerciaux.
    Une grève générale a été décidée par l’Union régionale du Travail (UGTT). Le ministre des Relations avec les Instances constitutionnelles, la Société civile et les Droits de l’Homme, Mehdi Ben Gharbia et le ministre de la Fonction publique et de la Gouvernance, Abid Briki se sont déplacés à Ben Guerdane pour essayer de calmer la situation et de trouver une solution rapide.
    En dépit de ce déplacement, des manifestants ont bloqué la Route Nationale N°1 au niveau de la zone Hassi Ferid en brûlant des pneus sur la route, la soirée du jeudi 12 janvier.

    Meknassi : Sidi Bouzid revendique encore l’emploi

    La délégation Meknassi de Sidi Bouzid est entrée dans une grève générale hier, en réponse à l’appel de l’UGTT. Le droit au développement et à l’emploi sont les revendications principales des protestataires.
    La délégation de Meknassi avait annoncé, depuis le 30 décembre dernier, une désobéissance civile à l’appel de l’Union locale du travail (UGTT). Les activités des différents établissements publics sont entravées jusqu’à la résolution du problème des ouvriers de chantiers et des candidats admis au concours de recrutement à la mine des phosphates de Meknassi en plus de la régularisation de la situation de certains jeunes diplômés de l’enseignement supérieur en chômage depuis une dizaine d’année, indique la TAP.
    Il faut savoir que cette grève vient après une nuit très agitée à Meknassi, hier soir, marquée par des confrontations violentes entre manifestants et forces de l’ordre.
    La grève générale a été accompagnée d’une marche citoyenne jusqu’au siège du gouvernorat de Sidi Bouzid.
    Dans la soirée du jeudi 13 janvier 2013, des jeunes de la région ont bloqué plusieurs rues et avenues de la villes à l’aide de pneus brûlés et des pierres.
    Pour les disperser, les forces de l’ordre ont eu recours au gaz lacrymogène ce qui a nécessité le transport de certains manifestants à l’hôpital régional. La ville a retrouvé son calme ce matin.

    Sbeïtla s’oppose à son délégué régional

    La délégation de Sbeïtla, dans le gouvernorat de Kasserine, connait depuis hier, mercredi 11 janvier 2017, des protestations organisées par des chômeurs qui revendiquent l’emploi et le développement de la région.
    Les protestataires qui se sont introduits de force dans le siège de la délégation, revendiquent également le limogeage du délégué régional. (…)

    13 janvier : Nouvelle nuit de violences à Meknassi et Ben Guerdane

    http://www.webdo.tn/2017/01/13/nouvelle-nuit-de-violences-a-meknassi-ben-guerdane/

    La ville de Meknassi, dans le gouvernorat de Sidi Bouzid, a connu une nouvelle nuit agitée. Dans la soirée du jeudi 13 janvier 2013, des jeunes de la région ont bloqué plusieurs rues et avenues de la villes à l’aide de pneus brûlés et des pierres.
    Pour les disperser, les forces de l’ordre ont eu recours au gaz lacrymogène ce qui a nécessité le transport de certains manifestants à l’hôpital régional, selon Shems fm. La ville a retrouvé son calme ce matin.

    De même, Ben Guerdane a vécu une longue nuit de violences. Des manifestants ont bloqué la Route Nationale N°1 au niveau de la zone Hassi Ferid en brûlant des pneus sur la route.

    http://www.anti-k.org/

  • L'Arabie saoudite accentue la répression visant les militants des droits humains (Amnesty)

    mondialisation-droits-lhomme-arabie-saoudite--L-KsRCgr.jpeg

    Les autorités saoudiennes ont entamé la nouvelle année en intensifiant la répression contre les militants des droits humains, s'attaquant une fois de plus violemment aux derniers vestiges d'une société civile très fragilisée dans le pays, a déclaré Amnesty International.

    Ces dernières semaines, plusieurs militants ont été arrêtés ou ont comparu devant la justice pour des motifs liés à leurs activités pacifiques de défense des droits humains, ce qui indique que les autorités ont l'intention de poursuivre la répression contre les dissidents pacifiques. Parmi ces personnes figure un militant poursuivi en justice pour avoir fourni des informations à Amnesty International.

    « Cette dernière série d'arrestations incite à craindre que 2017 ne soit une nouvelle année noire pour les droits humains en Arabie saoudite, les autorités poursuivant leurs tentatives d'anéantissement de tout ce qui peut ressembler à un mouvement de défense des droits humains dans le pays, a déclaré Lynn Maalouf, directrice adjointe des recherches au bureau régional d’Amnesty International à Beyrouth. 

    « Les militants des droits humains sont une espèce en voie de disparition en Arabie saoudite. Ils disparaissent les uns après les autres, étant poursuivis en justice, incarcérés, réduits au silence par des manœuvres d'intimidation ou contraints à l'exil, et cela témoigne de la politique de tolérance zéro des autorités à l'égard de la liberté d'expression. »

    Les militants des droits humains sont une espèce en voie de disparition en Arabie saoudite. Ils disparaissent les uns après les autres, étant poursuivis en justice, incarcérés, réduits au silence par des manœuvres d'intimidation ou contraints à l'exil
    Lynn Maalouf, directrice adjointe des recherches au bureau régional d’Amnesty International à Beyrouth

    Le 10 janvier, Abdulaziz al Shubaily, défenseur des droits humains et membre fondateur de l'Association saoudienne pour les droits civils et politiques (ACPRA), une organisation indépendante de défense des droits humains aujourd'hui dissoute, a comparu devant le Tribunal pénal spécial, qui s'occupe des affaires de terrorisme. Il a été condamné à une peine de huit ans d'emprisonnement en raison de son travail de défense des droits humains. Il était accusé, entre autres, d’avoir « été en contact avec des organisations étrangères » et d’avoir fourni des informations à Amnesty International pour deux rapports de l’organisation. Tous les autres membres de l'ACPRA ont été poursuivis en justice ou incarcérés.

    Le 8 janvier, Essam Koshak, défenseur des droits humains,a été convoqué pour un interrogatoire par le Département de police judiciaire (CID) à La Mecque vers 17 heures (heure locale). Il s'est immédiatement rendu au commissariat d'al Mansour, mais il a été placé en détention et n'est depuis pas rentré chez lui. Amnesty International a appris qu'Essam Koshak n'a pas été autorisé à prendre un avocat et qu'il est interrogé au sujet de son compte Twitter, qu'il a principalement utilisé pour envoyer des tweets sur la situation des droits humains en Arabie saoudite.

    Trois jours plus tôt, le 5 janvier, Ahmed al Mushaikhass, membre fondateur du Centre Adala pour les droits humains, une organisation indépendante de défense des droits humains qui n'avait pas été autorisée à se faire enregistrer en Arabie saoudite, avait reçu un appel téléphonique du CID qui lui demandait de se rendre au commissariat de police d'al Qatif pour un interrogatoire. Le 8 janvier, il a été transféré au commissariat d'al Dammam, où il est toujours détenu. Il est depuis interrogé par le Bureau des enquêtes et des poursuites judiciaires (BIP). Ahmed al Mushaikhass est un défenseur des droits humains dont le travail est reconnu ; il aide notamment les proches de personnes détenues dans la province de l’Est à exposer leur cas auprès des autorités. Son frère, Yussuf al Mushaikhass, a été condamné à mort en janvier 2016 parce qu'il avait participé à une manifestation dans la province de l’Est, et il risque à tout moment d'être exécuté.

    Le 18 décembre, Issa al Nukhaifi, défenseur des droits humains et membre de l'ACPRA, a été convoqué pour un interrogatoire au BIP à La Mecque. Il a été interrogé au sujet, entre autres, de ses tweets soutenant des militants des droits humains saoudiens et d'autres détenus. Il est actuellement incarcéré à la prison générale de La Mecque. Il avait déjà été incarcéré en 2013 en raison de son travail en faveur des droits humains et était resté trois ans en prison avant d'être remis en liberté en avril 2016. Il a continué après sa libération à dénoncer les violations des droits humains perpétrées en Arabie saoudite, représentant ainsi une épine dans le pied des autorités. 

    Actuellement, en Arabie saoudite, toute personne qui ose défendre publiquement les droits humains est en danger
    Lynn Maalouf, directrice adjointe des recherches au bureau régional d’Amnesty International à Beyrouth

    « La persécution incessante des défenseurs des droits humains par les autorités saoudiennes vise à les dissuader de parler de la situation des droits humains dans le pays et d'œuvrer en faveur des victimes de violations. Les militants des droits humains qui ont été arrêtés uniquement en raison de leur travail de défense de ces droits doivent être remis en liberté immédiatement et sans condition, a déclaré Lynn Maalouf.

    « Actuellement, en Arabie saoudite, toute personne qui ose défendre publiquement les droits humains est en danger. Comme cette répression généralisée ne semble pas s'épuiser, il est plus que jamais important que les soutiens internationaux de l'Arabie saoudite la dénoncent à voix haute. »

    https://www.amnesty.org/