Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Palestine: manifestation nationale ce samedi à Berne (L'Anticapitaliste.ch)

manif-580x303.jpg

Depuis le 8 juillet 2014, l’armée israélienne terrorise la population de Gaza par une agression militaire encore plus meurtrière que les précédentes. La grande majorité des victimes, plus de 2 000 morts et 10 000 blessés, sont des civils. Affaiblie par 6 ans de blocus imposé par Israël et soutenu par la Communauté européenne, par les Etats-Unis et par d’autres puissances de la région, la population toute entière (environ 2 millions de personnes) survit dans des conditions effroyables, sans protection et sans refuge: un désastre humanitaire.

Halte à toute attaque contre les populations civiles

Une solution juste et durable du conflit au Proche-Orient ne pourra être trouvée qu’à la condition d’arrêter la violence contre toutes les populations civiles, de respecter les droits humains et d’appliquer le droit international. Les populations civiles ne doivent plus craindre les attaques armées. Au vu de l’énorme disparité du nombre de victimes et des graves violations de la part d’Israël, depuis plusieurs décennies, du droit international humanitaire, notamment de la IVème Convention de Genève, des droits humains fondamentaux ainsi que de très nombreuses résolutions de l’ONU, on ne peut en aucun cas prétendre à une quelconque symétrie des responsabilités israéliennes et palestiniennes.

Pas de paix sans justice

Aussi longtemps que l’État d’Israël jouira de l’impunité internationale pour ses meurtres répétés de civils, pour sa politique d’annexion et de colonisation de la terre palestinienne, d’arrestations de masse, de déni du principe même du droit au retour des réfugiés palestiniens, de démolitions de maisons et de l’érection du Mur, ces graves violations du droit international, des droits humains et de la IVème Convention de Genève continueront.

C’est pourquoi nous exigeons que le gouvernement suisse, ceux de l’Union Européenne et des États-Unis cessent leur politique de complicité avec Israël et qu’ils réalisent une politique de paix active, basée sur la justice et les droits humains.

Nous exprimons notre solidarité avec toutes les victimes de ce conflit et exigeons l’arrêt immédiat de toute violence et de tout acte d’agression militaire, notamment la levée immédiate et complète du blocus de la Bande de Gaza. Nous devons agir en soutenant la large résistance populaire et quotidienne de la société civile palestinienne ainsi que les forces de paix en Israël.

Nous exigeons du Conseil fédéral:

  • L’arrêt de toute collaboration militaire et coopération en matière d’armements de la Suisse avec Israël et tous les autres Etats du Proche-Orient. La Suisse doit renoncer immédiatement et de manière définitive à l’achat de drones israéliens.
  • Des pressions diplomatiques et économiques concrètes jusqu’à ce qu’Israël se retire des Territoires occupés palestiniens, applique le droit international et respecte les droits inaliénables du peuple palestinien.
  • D’offrir ses bons offices de médiation grâce aux relations que la Suisse entretient tant avec le gouvernement palestinien qu’avec le gouvernement israélien pour obtenir une paix juste et durable. La Suisse a soutenu explicitement la création d’un gouvernement palestinien d’unité nationale (DFAE, 3.6.14).
  • De soutenir le déploiement d’une force internationale de paix de l’ONU pour garantir la protection et la liberté de mouvement de la population de la Bande de Gaza.
  • De convier avant la fin de l’année, dans sa qualité d’Etat dépositaire des Conventions de Genève et pour donner suite à la demande officielle de la Palestine, une Conférence pour l’application du droit international humanitaire et de la préparer avec ses propres propositions substantielles.
  • D’assumer un rôle de précurseur en exigeant du Conseil de sécurité de l’ONU de déférer la situation des conflits, actuel et passés, dans la Bande de Gaza à la Cour Pénale Internationale (CPI), pour enquêter sur les nombreuses accusations de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre et pour juger les responsables de toutes les parties au conflit de manière à mettre un terme à l’impunité.
  • D’exiger d’Israël le dédommagement pour la destruction des infrastructures de la Bande de Gaza financées par la Suisse dans le cadre de la Coopération au développement de la Confédération (DDC) et comme l’un des plus importants États donateurs de l’UNRWA, l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens.
  • D’accueillir dans notre pays les réfugiés palestiniens.
  • De renforcer le soutien actuel à l’aide humanitaire et à la coopération au développement à long terme dans les Territoires palestiniens.

http://www.gauche-anticapitaliste.ch/?p=12320

Les commentaires sont fermés.