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  • Maroc: la monarchie frappe l’extrême gauche (Alternative Libertaire)

    Le pouvoir de Mohammed VI sévit contre la principale organisation socialiste révolutionnaire au Maroc, la Voie démocratique.

    Celle-ci s’oppose avec courage à l’oligarchie qui grenouille au palais royal et subit aujourd’hui l’intimidation et la répression. Par-delà la Méditerranée : solidarité !

    Les militants et les militantes de La Voie démocratique ont décidé de boycotter les élections communales et régionales organisées par le pouvoir marocain début septembre. Celles-ci se veulent un alibi démocratique, dans un royaume où la répression organisée par le Makhzen — le pouvoir marocain et ses institutions — s’exerce contre toutes celles et tous ceux qui résistent, revendiquent, s’organisent pour défendre leurs droits et leurs libertés et construire une alternative.

    Militant-es politiques, syndicalistes, animateurs ou animatrices d’associations de chômeurs, femmes en lutte, défenseurs de l’autodétermination des peuples… l’État marocain réprime à tour de bras.

    Le 25 août, il s’en est pris aux militants et militantes de La Voie Démocratique menant campagne pour le boycott des élections du 4 septembre.

    A Rabat, 11 personnes ont été arrêtées ; A Agadir et Bouizakarne, la Police a empêché les diffusions de tracts en s’en emparant ; A Sidi Moktar, la Gendarmerie royale a convoqué des militants pour leur participation à cette campagne ; A Boujad, la famille d’un militant a reçu des menaces, pour les mêmes raisons…

    Aujourd’hui, c’est le vice-secrétaire national de La Voie démocratique qui a été arrêté suite à une diffusion de tracts dans sa ville de Salé. Nous affirmons notre solidarité avec les militants et militantes de La Voie Démocratique que le pouvoir marocain prétend faire taire ! Nous exigeons la libération de tous les prisonnier-es politiques et le respect des libertés !

    Alternative libertaire, le 27 août 2015

    http://alternativelibertaire.org/?Maroc-la-monarchie-frappe-l

  • Nouveautés sur Association France Palestine Solidarité

    Les mineurs palestiniens privés de droits de la défense

    Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT France), jeudi 27 août 2015
  • Israël. Un chef de police, militaire et entrepreneur d’une société de «contre-terrorisme» (Al'Encontre.ch)

    La nomination de Gal Hirsch comme nouveau chef de la police en Israël a suscité quelques articles de presse soulignant les liens entre des secteurs de l’armée, des sociétés d’exportation d’armes, des entreprises israéliennes dites de sécurité agissant à l’échelle internationale et la police du gouvernement Netanyahou.

    Ainsi, le quotidien Haaretz, en date du 28 août, citait les états de service de l’ex-commandant de la Brigade de Galilée brigadier Gal Hirsch à la tête de sa société Defensive Shield Holding. Depuis 2007, la firme a été active en Géorgie, accompagnant l’encadrement militaire israélien. Ses «spécialistes» ont pris part à des entraînements de troupes spéciales au Kazakhstan! Defensive Shield recrute parmi les corps d’élite de l’armée israélienne.

    Elle a aussi servi à l’organisation de systèmes de sécurité de la Principauté de Monaco. Elle est active en Amérique latine et en Afrique. Gal Hirsch est aussi actionnaire de la société Nirtal (Training & Supply of Combat Equipment LTD), spécialisée entre autres dans «le contre-terrorisme», «la guerre sur des terrains urbains».

    Gal Hirsch déclarait le 26 août: «La police israélienne, hommes et femmes, de vrais combattants, ont été pendant de nombreuses années mes frères et sœurs, des frères d’armes et des partenaires au cours de nombreuses missions.» Sa nomination confirme le type de bloc politico-militaire-policier dominant en Israël. Haggai Matar, dans sa brève note, éclaire le personnage militaire-policier. (Rédaction A l’Encontre)

    Il faut savoir trois choses au sujet de Gal Hirsch, le nouveau chef de la police d’Israël, qui a soutenu les routes ségréguées et le tir contre un jeune Palestinien.

    1. Pendant la seconde Intifada [qui commença en septembre 2000 suite à la présence d'Ariel Sharon sur l'Esplanade des Mosquées] après un certain nombre de coups de feu et de cocktails Molotov lancés par des Palestiniens contre des voitures israéliennes, le nouveau chef de la police, Gal Hirsch, avait interdit aux Palestiniens d’emprunter la Route 443. Elle est ainsi devenue une route destinée aux seuls Israéliens. Or, cette route avait été construite sur des terres privées et publiques palestiniennes, avec un accord qu’Israël accepterait qu’elle serve de route pour les résidents locaux palestiniens. Cette interdiction a également créé une situation paradoxale où les Palestiniens voulant tirer sur des voitures israéliennes pouvaient le faire plus facilement, puisque la route était réservée exclusivement aux Israéliens. En 2009, la Cour suprême a rejeté la politique raciste de ségrégation pour la Route 443. Cependant l’armée a trouvé des moyens de contourner cette décision. Aujourd’hui, même si les Palestiniens sont autorisés à emprunter cette route, l’organisation du trafic fait en sorte de les détourner vers des routes alternatives, moins bonnes.

    2. Après avoir été obligé de quitter l’armée suite à la deuxième guerre contre le Liban [juillet-août 2006], Gal Hirsch est devenu un entrepreneur indépendant et a lancé une compagnie appelée «Pilier de défense, du nom de l’opération de 2002 à Gaza dans laquelle il a servi comme général en chef. Le site de cette entreprise révèle qu’elle est spécialisée dans l’approvisionnement d’équipement de combat militaire et policier et fournit entre autres des conseils en matière de sécurité.

    3. Hirsch a fait partie de ceux qui ont soutenu Israël Shomer, le commandant de brigade qui a abattu un jeune palestinien [Muhammad al-Casba, 17 ans] ayant lancé des pierres contre son véhicule en lui tirant trois balles dans le dos et dans la tête [mars 2015]. Hirsch a décrit le garçon comme étant un «terroriste» et a justifié ses tirs, malgré une vidéo qui montre clairement que Shomer a choisi de sortir de son véhicule militaire, de prendre en chasse le jeune Palestinien qui tentait de fuir et de lui tirer dans le dos, alors que sa vie n’était pas menacée. (Article paru sur le site israélien +972 le 26 août 2015; traduction A l’Encontre) Par Haggai Matar

    Publié par Alencontre le 28 - août - 2015