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Multiplication des appels à la clémence pour Ali Al-Nimr (Anti-k + CCR)

 

Le silence de Hollande était tonitruant, il vient de « parler » …

A l’issue d’un Conseil européen sur les réfugiés, François Hollande a demandé à l’Arabie saoudite – avec laquelle la France cultive des liens étroits –, d’intervenir pour empêcher l’exécution du jeune chiite Ali Al-Nimr :

« Je demande à l’Arabie saoudite de renoncer à l’exécution du jeune Ali Al-Nimr au nom de ce principe essentiel que la peine de mort doit être abolie et que les exécutions doivent être empêchées. (…) La France est opposée à la peine de mort. J’ai toujours rappelé que cette position ne variait pas, ne connaissait aucune exception et que, pour nous, tout doit être fait pour faire cesser ces exécutions partout, et notamment en Arabie saoudite. »


« La France est fermement opposée à la peine de mort. Nous appelons à renoncer à l’exécution d’Ali Mohammed Al-Nimr », a déclaré Manuel Valls sur son compte Twitter. Le premier ministre, qui doit se rendre en visite officielle dans le royaume du Golfe en octobre, complète son message par le mot-clé « #FreeNimr ».

Mercredi, le porte-parole du ministère des affaires étrangères français, Romain Nadal, avait rappelé l’opposition de la France à la peine capitale « en tous lieux et toutes circonstances », se déclarant « préoccupée par la situation d’Ali Mohammed Al-Nimr, condamné à mort alors qu’il était mineur au moment des faits ».

Washington se dit « profondément préoccupé » Jeudi, les Etats-Unis ont eux aussi exprimé leur « profonde préoccupation ». le porte-parole du département d’Etat, John Kirby, a déclaré :

« Nous appelons le gouvernement saoudien à respecter les droits humains universels et ses obligations internationales pour assurer des procédures judiciaires justes et transparentes qui permettent des procès équitables (…), dans cette affaire et dans toutes. »
Le diplomate américain a toutefois pris soin en lisant un bref communiqué de ne pas condamner explicitement l’éventuelle exécution par l’Arabie saoudite – alliée des Etats-Unis – d’Ali Al-Nimr, aujourd’hui âgé de 21 ans.

Risque de réaction violente
Le père de ce jeune Saoudien de 21 ans condamné à mort et en attente d’être exécuté a appelé mercredi le roi Salmane à épargner la vie de son fils, arrêté à 17 ans en février 2012 pour avoir manifesté contre les autorités. Mohammed Al-Nimr a admis que son fils, alors étudiant, avait bien participé à des rassemblements chiites, tout en affirmant qu’il était innocent de plusieurs autres charges pour lesquelles il a été condamné.

Il a mis en garde contre une réaction violente des membres de la minorité chiite, qui se concentre dans l’est de l’Arabie saoudite, en cas d’exécution de son fils. « Nous ne voulons pas de ça, nous ne voulons pas d’une seule goutte de sang versée », a-t-il affirmé.

Mohammed Al-Nimr a admis que son fils, alors étudiant, avait bien participé à des rassemblements chiites, tout en affirmant qu’il était innocent de plusieurs autres charges pour lesquelles il a été condamné.
L’impact d’une exécution serait d’autant plus important que le jeune condamné est le neveu d’un religieux chiite influent, cheikh Nimr Al-Nimr, qui avait été l’un des animateurs du mouvement de contestation qui avait agité en 2011 la province orientale de l’Arabie saoudite, royaume à majorité sunnite où les chiites se disent discriminés. Il avait été condamné à mort pour sédition, désobéissance au souverain et port d’arme le 15 octobre 2014.

Processus judiciaire en cause
Mardi, des experts des droits de l’homme de l’ONU ont demandé aux autorités saoudiennes d’annuler l’exécution, en exprimant de sévères critiques sur le processus judiciaire ayant conduit à sa condamnation.

Riyad « est engagé dans une frénésie d’exécutions cette année, mais décapiter un jeune dont le procès était injuste marquerait un désastreux précédent », a estimé la semaine dernière Joe Stork, directeur adjoint de Human Rights Watch pour le Moyen-Orient.

Depuis le début de l’année, 133 personnes ont été exécutées dans le royaume ultraconservateur, contre 87 sur l’ensemble de 2014, selon un décompte établi sur la base de communiqués officiels. Meurtre, viol, vol à main armée, apostasie et trafic de drogue sont passibles de la peine capitale dans ce pays régi par une version rigoriste de la charia, qui invoque la dissuasion comme argument clé pour la justifier. Publié dans 25 septembre 2015 Le Monde.fr avec AFP | 24.09.2015

http://www.anti-k.org/2015/09/25/multiplication-des-appels-a-la-clemence-pour-ali-al-nimr/

http://www.revolutionpermanente.fr/Arabie-Saoudite-Ali-al-Nimr-21-ans-condamne-a-la-decapitation-

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