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Sévère réquisitoire de l’ONU contre le Maroc (El Watan)

Violation des droits de l’homme au Sahara occidental

Le groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire au Maroc a constaté, dans son rapport, une pratique «ancrée» de la torture et des «mau- vais» traitements au Maroc au moment de l'arrestation et pendant la détention de la part des policiers, a indiqué l’APS.

«Le groupe de travail a constaté qu’il y a une pratique ancrée de la torture et des mauvais traitements au moment de l’arrestation et pendant la détention de la part de policiers, notamment d’agents de la Direction de la surveillance du territoire (DST)», a relevé le groupe de travail sur la détention arbitraire, qui a effectué une visite au Maroc du 9 au 18 décembre 2013.

S'agissant de la ville d’El Ayoun, au Sahara occidental occupé, le groupe de travail a reçu de nom- breuses plaintes, lors de ses déplacements les 15 et 16 décembre 2013, indiquant que «la torture et les mauvais traitements avaient été utilisés pour obtenir des aveux», ainsi que les plaintes indiquant «l’usage d’un recours excessif à la force dans la répression des manifestations en faveur de l’autodétermination du peuple sahraoui».

Le groupe a regretté, par ailleurs, que ses rencontres avec la société civile à El Ayoun aient été surveillées. La délégation, signale-t-on, était composée notamment du président rapporteur du groupe de travail, Mads Andenas (Norvège), et de son ancien président, El Hadji Malick Sow (Sénégal). Ils étaient accompagnés par des membres du secrétariat du groupe de travail du Haut Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme et des interprètes de l’Office des Nations unies à Genève.

Le document note que de «nombreuses personnes ont été contraintes à faire des aveux et condamnées à des peines d’emprisonnement sur la foi de ces aveux». En dépit des dispositions légales garantissant l’accès à un avocat dans les vingt-quatre heures qui suivent l’arrestation dans les affaires pénales de droit commun, «cette règle ne semble pas être pleinement respectée dans la pratique», car l’autorisation doit être obtenue auprès du procureur général du roi. R. N.

le 19.08.14 | 10h00 

http://www.elwatan.com/international/severe-requisitoire-de-l-onu-contre-le-maroc-19-08-2014-268469_112.php

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