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  • Soutien au mouvement populaire au Liban, contre la répression d’Etat (Lcr.be)

    23 sept 2006 chatelet palais royal paris drapeaux libanais palestiniensPARIS/2006/06/23/JMB

    Ces dernières semaines, des manifestations se sont amplifiées à Beyrouth contre la gestion désastreuse des ordures par le gouvernement, au point d’atteindre une échelle nationale.

    En cause, une gestion libérale et privatisée du traitement des ordures dont les conséquences écologiques désastreuses touchent en premier lieu les habitants des quartiers et régions les plus pauvres du pays : l’un des premiers lieux touchés a été la petite ville côtière de Na’ameh, (sud de Beyrouth) dont la fermeture du site d’enfouissement pour cause de surcharge et suite aux mobilisations locales, a entraîné un déplacement des ordures jusqu’aux quartiers les plus huppés de la capitale. La solution proposée par le régime est la création d’un nouveau site dans la région pauvre de Akkar, au nord du pays : une tentative de plus de la part des classes dirigeantes de faire porter le poids de leurs échecs aux couches les plus vulnérables de la société.

    En vérité, l’affaire de la gestion des ordures est le dernier scandale en date d’un régime en état de crise perpétuelle. Les politiques néolibérales, la privatisation à outrance et la spéculation immobilière font que la précarité socio-économique touche la majorité de la population libanaise. La rhétorique sectaire et confessionnelle omniprésente sert la stratégie du régime qui vise à diviser pour mieux régner, mais menace de faire replonger le pays dans la guerre civile. Les institutions démocratiques de l’État central sont de fait désintégrées, et le pouvoir partagé entre des partis confessionnels censés contenir leurs “bases” respectives afin que les oligarques et les capitalistes proches du régime puissent continuer à piller les ressources du pays.

    La radicalité exprimée lors des manifestations ces dernières semaines par les couches sociales les plus pauvres témoigne du ras-le-bol de la population qui ne se taira pas face à la répression de l’Etat qui a déjà fait des centaines de blessés, et à la campagne de diabolisation cherchant à diviser bons et mauvais manifestants. Désormais, la question d’une gestion collective des ordures est devenue un élément catalyseur de la population contre toute solution se basant sur des critères sectaires et confessionnels, un système politique qui, rappelons-le, est le mode de gouvernance hérité du système colonial français. C’est donc en toute logique que les manifestants réclament la fin d’un  régime confessionnel et sectaire.

    En solidarité avec la campagne « Le peuple veut », à laquelle nos camarades du Forum Socialiste au Liban participent, nous appelons à relayer les demandes exprimées par les manifestants et à soutenir toute initiative de solidarité internationale pour un État laïque démocratique qui consacre la justice sociale, la liberté et l’égalité. 4 septembre 2015

    LCR-SAP (Belgique), NPA (France) , SWP (Angleterre), SAP-Grenzeloos (Pays-Bas), et Internationale Socialisten (Pays-Bas), SolidaritéS (Suisse) , Vrede vzw ( Belgique)

    http://www.lcr-lagauche.org/soutien-au-mouvement-populaire-au-liban-contre-la-repression-detat/

  • Nouveautés "Tunisie" sur ESSF

    4.09   Tunisie  2 septembre 2015
     
    4.09  Collectif - 3 septembre 2015
     
    4.09  Collectif - 26 août 2015
     
    3.09   Collectif - 1er septembre 2015
     
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    4.09   Gauche radicale NPA - 30 août 2015
     
  • Tunisie: Répression de la manifestation «anti-réconciliation» du 2 septembre (Essf)


    Le président du l’UGET donne sa version de la dispersion par la police de la manifestation anti-loi de réconciliation

    Le président de l’Union générale des étudiants tunisiens, Ghassen Bouazzi, a affirmé dans une déclaration à Tunisie numerique que les forces de sécurité ont dispersé sans ménagements une manifestation à laquelle ont appelé mardi 1er septembre 2015, les organisations de la société civile et les forces démocratiques pour contrer la loi de réconciliation économique que l’on œuvre à faire adopter.
    Il a affirmé que la manifestation organisée sous le thème « je ne pardonne pas » visait à faire exprimer le rejet de cette loi de réconciliation économique que « la coalition de la droite au pouvoir » veut faire adopter.

    Agression physique

    Le président du syndicat estudiantin, a affirmé que la police a réprimé la manifestation agressant matériellement et moralement les participants à cette manifestation. Il a affirmé qu’il a été arrêté rue de Paris d’une manière qui rassemble à un « enlèvement » pour être conduit avec d’autres militants de l’UGET au commissariat de police de la Médina connu sous l’appellation de « CTM » où ils ont retrouvé le secrétaire général du syndicat de l’Enseignement secondaire, Lassaad Yaacoubi.

    Retour de l’oppression

    Là, ils ont été également agressés verbalement et physiquement , ajoutant que le secrétaire général de l’UGET Wael Nouar, a été touché dans des endroits sensibles ce qui a nécessité son transfert vers l’hôpital Charles Nicoles où il se trouve dans un état « grave ». Il a appelé toutes les forces vives à contrer ce retour de l’oppression et de la tyrannie ainsi qu’à empêcher l’adoption de cette loi de réconciliation.
    Le président de l’UGET a annoncé qu’une seconde manifestation sera organisée demain jeudi à 16 heures , Place Mohamed Ali pour exprimer l’opposition à la loi de réconciliation.

    Tunisie numérique
    2 septembre 2015


    Le Front populaire appelle les forces démocratiques à faire barrage au retour de la dictature

    Le Front populaire a notamment appelé à défendre les acquis de liberté qu’il juge insidieusement menacés par la coalition de droite au pouvoir et à faire barrage au retour de la dictature.
    Le Front populaire a condamné, mercredi, les violences infligées aux manifestants anti-réconciliation. Dans un communiqué diffusé ce 02 septembre, le FP a fait porter l’entière responsabilité de ces agressions au ministère de l’Intérieur et au gouvernement soulignant qu’elles s’inscrivent dans un dangereux processus de retour en arrière vers de nouvelles formes de répression et de restriction des libertés, chèrement acquises lors de la révolution.


    Le Front populaire a, par ailleurs, réitéré son refus au projet-loi de réconciliation économique et financière « qu’on veut imposer de force sous couvert de l’état d’urgence ».
    Le FP a affirmé son attachement au droit à la manifestation au rassemblement pacifique et a exhorté toutes les forces démocratiques à se dresser contre le retour de la dictature. 2 septembre

    http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article35780