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  • Opération "Drapeau bleu" Etat d’Israël. Le plus grand exercice aérien de son histoire (CCR)

    https://encrypted-tbn0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcTC0vjcsrrPEErfN_Tx7r5fn_AcfuAbjPJldSS1OAA0myZ89Iak

    Il s’agit du plus grand exercice aérien de l’histoire d’Israël.

    Du 18 au 29 octobre, les armées de l’air israélienne, américaine, grecque et polonaise ont participé à cette opération, nommée « drapeau bleu » au sud de l’Etat hébreux, dans le désert d’Arabah près de la frontière égyptienne. En novembre 2013, un exercice similaire, et portant le même nom de code, avait été organisé dans ce même désert d’Arabah .

    54 avions, 102 pilotes et près de 250 vols au cours des deux semaines de l’exercice, tel est le bilan du plus grand exercice aérien de l’histoire d’Israël. Au quatre pays participants à l’opération s’ajoute un ensemble de pays observateurs, dont l’Allemagne. L’objectif de cet exercice était de mettre en scène un scénario impliquant « un affrontement sous haute tension contre une entité politique dotée d’une armée forte ». La flotte de cette opération conjointe était constituée de F-15 israéliens et américains, d’escadrons de F-16 israéliens, grecs et polonais, qui ont balayés l’espace aérien d’Israël, tirant des missiles sur des lanceurs de missiles, des convois et des avions ennemis fictifs, a déclaré le capitaine de l’armée de l’air israélienne. « Nous voulions que cela soit un défi pour les pilotes, plus que pour les machines...Les responsables de l’opération « Drapeau Bleu » ont essayé de les surprendre, en les plaçant dans des situations où les pilotes ne savent pas d’où leur cible viendra » a-t-il précisé.

    Une coalition occidentale dans la région ?

    En 2013, lors de la première édition de l’opération « Drapeau Bleu », Tsahal déclarait que cette dernière était « stratégique pour tout le monde occidental. Cela permet de partager les capacités opérationnelles de tout le monde ». Dans le cadre du profond chaos qui règne dans la région, cet exercice pose les bases d’une coopération sur le terrain, cette fois-ci loin d’être fictive. De plus, il est impossible d’occulter les prémices d’une troisième intifada en Palestine, surtout lorsque cette opération se présente comme un exercice de défense du territoire israélien.

    Loin d’être un simple exercice sans lendemain, l’opération « Drapeau Bleu », a été pensée comme un cadre d’intervention conjoint de différentes forces occidentales avec l’Etat colonisateur d’Israël, dans une région qui cristallise les tensions et l’attention de ces mêmes puissances. Une façon aussi pour l’Etat colon d’Israël d’affirmer que sa politique d’apartheid menée en Palestine est approuvée par les principales puissances impérialistes ou de se préparer à de nouvelles secousses meurtrières dans la région ?  2 novembre 2015 Julian Vadis

    http://www.revolutionpermanente.fr/Etat-d-Israel-Le-plus-grand-exercice-aerien-de-son-histoire

  • Les échecs de la privatisation de la santé au Maroc (Cadtm)

    Le 28 octobre à Rabat, 15 000 étudiant-es en médecine et pharmacie ont manifesté devant le parlement. Ces étudiants ont réussi à rallier à leur cause les parents, les médecins du secteur public et de nombreuses ONG marocaines. Ces étudiants revendiquent l’annulation d’un projet de service médical obligatoire d’une durée de deux ans avec un statut précaire ne leur garantissant pas l’embauche dans la fonction publique. Pourtant, le secteur de la santé a besoin d’urgence de 6000 médecins et 10 000 infirmiers. L’ampleur de cette mobilisation avec une grève de 50 jours des étudiants et aux services des 5 CHU du Maroc révèlent les échecs de la privatisation de la santé au Maroc.

    Réformes néolibérales

    El Houssaine Louardi est un bon ministre néolibéral. Il a réussi là où plusieurs de ses prédécesseurs ont échoué. De part sa connaissance du secteur de la santé et sa capacité à faire joueur les divisions entre les acteurs du système sanitaire marocain, il est en train de faire passer des réformes douloureuses pour approfondir la privatisation de la santé. Ironie du sort, l’acteur qui craignait le moins, ses étudiants en médecine, ont désormais met à nu la libéralisation effrénée de ce secteur. La recette ultralibérale de l’actuel gouvernement prend plusieurs formes. Un point commun : Elle généralise la crise profonde du système de santé.

    PPP : la gestion déléguée de la santé

    Le Partenariat Public Privé (PPP), est un des piliers de la réforme actuelle. Les PPP sont le synonyme du désengagement supplémentaire de l’Etat de ce secteur. Le ministère « achète » des « services » de chez des prestataires privés. 6,5 milliards de DH ont été dépensés depuis trois ans pour des séances de dialyse et la location de 3 hélicoptères. Prochaine étape, la reconstruction, la conception, l’exploitation et la maintenance des hôpitaux sera entre les mains du secteur privé. Une expérience pilote est en cours à l’hopital moulay Youssef à Rabat.

    Sous-traitance : Le service public à rabais

    Depuis les années 90, la sous-traitance bat son plein dans le secteur. Malgré un bilan plus que négatif de la privatisation des fonctions de la sécurité, de la restauration et du nettoyage, le ministère de la santé continue de privatiser d’autres fonctions au sein des hôpitaux publics : le brancardage et le traitement des déchets médicaux. Face aux très faibles investissements dans les hôpitaux publics, ces méthodes devront se multiplier. Comme c’est le cas de la sous-traitance du transport médicalisé au privé à El Jadida et Ben Guerir.

    Ouverture des capitaux des cliniques : une financiarisation de la santé

    La loi 13-131 relative à l’exercice de la médecine a ouvert la voie à la libéralisation des capitaux des cliniques. Ce projet n’est pas qu’une simple privatisation, c’est une opération de financiarisation du système de santé. Cette réforme ouvrira la voie aux fonds d’investissements détenus par les assureurs, les laboratoires pharmaceutiques ou des multinationales de la santé. À contrario avec les promesses de Louardi, les investisseurs en santé n’ont pas choisi Zagora ou Figuig pour investir mais le centre-ville de Casablanca.

    RH : Vers des statuts précaires

    L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) situe le Maroc parmi les 57 pays du monde souffrant d’une pénurie aigue en personnel soignant. Le Ministère se trouve dans la difficulté de couvrir l’ensemble des besoins du réseau hospitalier. Cette situation est la conséquence de l’austérité budgétaire en vigueur depuis 1980. Les réponses du gouvernement ont été un cuisant échec, notamment la formation des 3300 médecins/an. Cette tension sur les RH s’accentue depuis 2012 avec le départ de 6730 fonctionnaires du ministère de la Santé, dont des médecins et des infirmiers, avec une moyenne annuelle de 1000 professionnels de santé. C’est énorme ! Pendant ce temps, les postes budgétaires alloués au secteur ne dépasse pas sur cette période une moyenne de 2000 postes/an, sois en deçà des objectifs du ministère lui-même tels qu’annoncés dans sa stratégie sectorielle 2012-2016 :

    Année budgétaire Les projections du ministère (médecins et infirmiers) Poste budgétaire obtenu (tout métier)
    2012 4300 2000
    2013 4700 2300
    2014 4900 2000
    2015 4900 2000
    2016 5000  
    Total 23800  

    Source : Stratégie sectorielle, Lois de finances

    Les pressions continuent du FMI pour réduire la masse salariale font que le gouvernement n’ose plus allouer aux secteurs sociaux qu’un minimum de postes budgétaires. Face à cette pénurie, le ministère de la santé a choisi de recourir à des techniques comme le service médical obligatoire, ce statut précaire fragilisera la fonction publique qui s’apprête l’introduction des CDD dans ce secteur. Le ministère veut profiter de la régionalisation pour recourir à la déconcentration de la Gestion des Ressources Humaines par le biais de l’établissement de la liste des actes RH à déconcentrer et la création des Conseils de Santé Régionaux.

    Conclusion

    Les syndicats du secteur public et privé ont échoué à s’opposer au ministre de la santé, car ils sont embourbés dans leurs compromissions et contradictions. La lutte des jeunes étudiants en médecine depuis deux mois est une leçon à saisir par les pouvoirs publics comme par ces syndicats.

    Les choix opérés depuis trente ans en matière de santé ont échoué. Les mesures prises depuis quatre ans pour assurer en douceur le retrait de l’Etat du secteur ont montré leurs limites. Pour rompre avec cette spirale, il faut mettre fin à l’illusion que le secteur privé, peut résoudre les problèmes de santé dans nos pays.

    Il faut changer de politique ! Nous devons insister sur la responsabilité de l’Etat dans le secteur de la santé et, ce n’est pas le secteur privé qui va régler nos problèmes dans les secteurs sociaux. Des services de santé publics gratuits, universels et équitables doivent jouer pour mettre fin aux inégalités dans l’ensemble du pays.

    3 novembre par Salaheddine Lemaizi

    http://cadtm.org/Les-echecs-de-la-privatisation-de

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