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  • Mascara Protestation contre l’exploration du gaz de schiste (Algeria Watch)

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    Hier vers 1h, de nombreux citoyens de la commune de Aïn Farès, à 13 km du chef-lieu de la wilaya de Mascara, sont descendus dans la rue pour réclamer l’abandon immédiat et définitif de l’exploration du gaz de schiste dans la région.

    Pris de panique vers 0h45 par la troisième secousse sismique de magnitude de 3,1 sur l’échelle de Richter, localisée à 9 km au nord-ouest de la localité d’El Bordj, les habitants de Aïn Fares se sont rassemblés, toute la nuit, à quelques encablures du siège de la sûreté de daïra en signe de colère.

    Certains ont bloqué la circulation automobile durant quelques heures sur la RN7 reliant Mascara à Relizane. «Ce sont les opérations d’exploration de gaz de schiste, menées depuis plusieurs mois dans les régions limitrophes, qui sont à l’origine des séismes qui secouent notre localité ces derniers jours», s’accordent à dire les citoyens mécontents.

    Certains parmi les manifestants ont profité de l’occasion pour revendiquer des postes d’emploi et autres logements sociaux.
    Depuis lundi dernier (4 juillet), trois secousses telluriques ont été enregistrées à travers la wilaya de Mascara. La première, de magnitude de 3,4 sur l’échelle de Richter, a été localisée au sud-est de la localité de Sidi Kadda et la seconde de magnitude 3,2 a été enregistrée jeudi et localisée à 12 km au nord-est de Mascara.

    Sans faire de dégâts matériels ni de perte humaine, ces secousses ont effrayé les populations de nombreuses régions, dont celle de Aïn Fares. Rappelons que depuis plusieurs mois, des véhicules tout-terrain immatriculés à Ouargla de l’Entreprise nationale de géophysique (Enageo) sillonnent le territoire de la wilaya de Mascara, notamment les monts de Beni Chougrane dans le cadre d’une opération de «prospection d’hydrocarbures».

    Abdelouahab Souag El Watan, 9 juillet 2016

    http://www.algeria-watch.org/fr/article/eco/gaz_schiste/mascara_protestations.htm

  • Tony Blair infâme jusqu'au bout (Algeria Watch)

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    Le rapport « Chilcot » sur la guerre en Irak publié à Londres le 6 juillet avec sept ans de retard n'a pas apporté de révélations qui n'étaient déjà connues des opinions britannique et internationales.

    L'intérêt de son contenu est qu'il atteste et confirme la réalité de ce que ces opinions ont reproché au Premier ministre britannique de l'époque Tony Blair : à savoir que pour engager son pays aux côtés des Etats-Unis dans la guerre d'agression en Irak à laquelle une grande majorité de son opinion nationale était hostile, il a menti à celle-ci en lui affirmant que les services de renseignement du pays ont réuni les preuves que Saddam Hussein avait des armes chimiques et biologiques à destruction massive dont il était prêt à faire usage.

    Le rapport établit que par conséquent la guerre menée en Irak sous ce prétexte a été illégale et qu'en y impliquant la Grande-Bretagne, Blair est coupable. Cette conclusion rend justice à tous ceux qui dans le Royaume-Uni et ailleurs à travers le monde se sont élevés contre cette guerre et soutiennent que Blair autant que George W. Bush dont il fut le complice dévoué ont commis en l'entreprenant un crime de guerre et contre l'humanité. Il serait pourtant enfantin de croire que parce que le rapport « Chilcot » culpabilise clairement l'ex-Premier ministre de sa majesté britannique, celui-ci va devoir rendre compte à la justice anglaise ou internationale.

    Il y a certes des familles de soldats britanniques tués durant la guerre en Irak et l'occupation du pays en ayant résulté qui ont fait connaître leur intention de l'attaquer en justice comme responsable de leurs morts. Il est pratiquement impossible toutefois que leurs éventuelles initiatives dans ce sens aboutissent. L'on voit mal en effet l' «establishment» britannique toutes tendances politiques confondues permettre l'inculpation de Tony Blair qui était parvenu à l'enrôler dans sa presque totalité en faveur de la guerre en Irak. D'une certaine façon, cet establishment est aussi coupable du crime pour lequel Blair serait susceptible d'être inculpé puisqu'il a soutenu ses décisions ayant entraîné le royaume dans la guerre en Irak.

    Il ne faut pas aussi attendre que la Cour pénale internationale (CPI) s'avise de se saisir du rapport « Chilcot » pour formaliser un dossier d'accusation contre l'ex-Premier ministre britannique. Elle ne le fera pas, en invoquant à coup sûr des arguties « juridiques » dont celle établissant « qu'aucun acte d'agression antérieur à la définition arrêtée par elle en 2010 du crime de guerre ne peut être jugé par ses soins à cause du principe de la non rétroactivité juridique ». Peu lui importe qu'en l'occurrence son attitude ne dupera personne et se verra taxée comme lui ayant été dictée par le parti pris de faire prévaloir la loi des plus forts ce que sont les soutiens et protecteurs de Tony Blair.

    Infâme contre vent et marée et sûr de l'impunité, l'ancien Premier ministre british a réagi au rapport « Chilcot » en défendant le bien-fondé de sa position et de ses actes en faisant valoir « que le monde est meilleur » après la chute de Saddam Hussein et l'invasion de son pays. Les milliers d'Irakiens qui ont été tués lors de l'intervention anglo-américaine, les milliers d'autres qui ont été fauchés et continuent de l'être par le terrorisme qui a résulté dans son sillage n'ont pas donné lieu au moindre mot de compassion de sa part. Ses peines, regrets et excuses ont été aux seuls 179 soldats britanniques ayant perdu la vie dans cette guerre en Irak. Que valent effectivement les centaines de milliers d'Irakiens tués aux yeux d'un homme politique imbu de la supériorité de l'Occident et des valeurs qui sont les siennes ? Rien du tout et en tout cas pas de quoi y voir un crime contre l'humanité.

     Kharroubi Habib, Le Quotidien d'Oran, 10 juillet 2016

    http://www.algeria-watch.org/fr/article/pol/irak/blair_infame.htm

     

  • La LADDH exige le respect des lois et des conventions (Algeria Watch)

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    Libertés individuelles et collectives

    Des hommes de loi et des défenseurs des droits de l’homme s’inquiètent du climat politique qui prévaut actuellement en Algérie.

    Une régression criante est constatée sur tous les plans, notamment dans le domaine des libertés d’opinion et d’expression. Hier, la Ligue algérienne des droits de l’homme, présidée par maître Nourredine Benissad, est sortie de sa réserve pour dénoncer les atteintes flagrantes et répétées aux libertés collectives et individuelles.

    Cet avocat a dressé un bilan des plus négatifs de la situation des droits de l’homme dans notre pays, comme il s’est élevé contre les restrictions récurrentes des espaces d’expression pourtant pacifiques (d’opinion, de la presse, de la défense des droits humains et de la liberté de commerce). Pour cette ligue, certains médias sont particulièrement ciblés du fait de leur ligne éditoriale qui dérange. Il cite au passage les quotidiens El Watan, El Khabar et la chaîne KBC dont certains animateurs et producteurs sont en prison. A ce sujet, la LADDH s’inquiète des poursuites judiciaires engagées à l’encontre des responsables de KBC et l’emprisonnement pour certains, notamment Mehdi Benaïssa, le directeur de production de KBC, et Nora Nedjaï, fonctionnaire au ministère de la Culture chargée de délivrer des autorisations de tournage.

    Les griefs retenus contre ces personnes sont les «fausses déclarations» et la «mauvaise utilisation de la fonction», et ce, dans le cadre de l’affaire des autorisations de tournage de deux émissions de la chaîne de télévision. L’acharnement du pouvoir ne se limite pas seulement au monde de la culture et de la presse, mais s’étend à d’autres personnes exerçant diverses fonctions. Me Benissad énumère une longue liste et cite, entre autres, le cas du général Benhadid en détention provisoire depuis plus de dix mois et dont la liberté provisoire lui a été, encore une fois, refusée alors qu’il est âgé et malade. Il donne l’exemple des poursuites judiciaires engagées contre des avocats dans l’exercice de leur mission, comme le défenseur des droits de l’homme et avocat Nordine Ahmine, l’avocat Salah Dabbouz, de Belkacem Khencha du comité de la défense des chômeurs, le défenseur des droits de l’homme Hacène Bouras et le journaliste Talmat. La Ligue des droits de l’homme rappelle que l’exercice de ces libertés fondamentales et la protection des défenseurs des droits de l’homme et de l’avocat sont consacrés par la Constitution adoptée récemment en grande pompe.

    Sans omettre les différentes conventions internationales relatives aux droits de l’homme ratifiées et promulguées dans les Journaux officiels ainsi que les déclarations onusiennes en la matière. Ces textes, explique Me Benissad, garantissent dans leur ensemble les principes de la présomption d’innocence, de la liberté comme règle et de la détention provisoire comme exception en privilégiant les mesures alternatives comme le contrôle judiciaire à la privation de liberté et au droit d’être traduit dans un délai raisonnable devant un tribunal impartial. A cet effet, la LADDH s’en remet au premier magistrat du pays, garant de l’indépendance du pouvoir judiciaire aux termes de la Constitution en l’appelant à user de ses prérogatives pour faire cesser ces poursuites et appliquer les différents textes juridiques.

    La LADDH invite aussi l’ensemble des citoyens épris de liberté et de l’Etat de droit à se mobiliser pour exiger l’exercice libre et pacifique des droits d’expression, d’opinion, de réunion, de manifestation, d’organisation et exiger aussi la libération de tous les détenus d’opinion, d’expression et de défense des droits humains.


    Nabila Amir El Watan, 10 juillet 2016

    http://www.algeria-watch.org/fr/mrv/mrvrap/laddh_libertes.htm

     

  • Nouveautés sur Association France Palestine Solidarité

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