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  • À propos du cinéma palestinien: l’État d’Israël contre Suha Arraf (Agence Medias Palestine)

    Suha Arraf est une cinéaste palestinienne de Mi’ilya en Galilée, en Israël. Elle a aussi une formation de journaliste. Cet interview d’Arraf a été fait à la suite de la projection récente de son premier long métrage, Villa Touma, au Festival International de cinéma de Cleveland aux États Unis.

    Isis Nusair (IN): D’où vient l’idée du film, Villa Touma?

    Suha Arraf (SA): L’idée du film m’est venue en 2000, pendant le processus de paix d’Oslo (et avant le début de la deuxième Intifada). À l ‘époque, je travaillais comme journaliste et j’avais rédigé une description de la ville de Ramallah. Les premières années d’Oslo ont été pleines d’espoir, quand des Palestiniens ont pu rentrer de la diaspora. La ville était florissante d’activités culturelles et de festivals. Le maire m’avait suggéré de visiter l’hôtel Ramallah (hôtel Madame Odeh) près de la place al-Manarah. Il disait que c’était un des monuments de Ramallah. L’hôtel de deux étages tenait son nom de sa belle propriétaire, Aida Odeh. Elle vivait seule dans l’hôtel magnifiquement meublé en bois sculpté, avec des lits aux draps blancs. Le jardin n’était pas négligé mais il était sans vie. De l’encens brûlait dans l’hôtel et il y avait quelque chose de triste. C’était comme si vous remontiez dans le temps dès l’instant om vous y mettiez le pied.

    Avant 1967, des groupes de flamenco d’Espagne et d’Italie venaient se produire à l’hôtel. Des Palestiniens de l’intérieur de la ligne verte venaient y passer leur lune de miel. Omar Sharif, Faten Hamam, le roi de Jordanie et Shoukri al-Qawatli avaient l’habitue d’y séjourner. L’hôtel a fermé après la guerre de 1967. La ville a beaucoup changé après la guerre et une partie de l’aristocratie s’en est allée, en partie sous la contrainte et en partie parce qu’elle se refermait sur elle-même. Mme Odeh vivait avec ses souvenirs, hors de l’occupation et des déplacements qu’elle a causés. Ses yeux brillaient tandis qu’elle me parlait du passé. Il y a quelque chose de très fort dans cette image.

    IN: Pourquoi était-il important pour vous de montrer, dans Villa Touma, l’interaction entre classe, genre et religion ?

    SA: Le film est politique sans nécessairement traiter directement de politique. Il décrit le temps, le temps qui s’arrête comme pour l’hôtel Madame Odeh. C’est un film daté de la deuxième Intifada. C’est une métaphore de la condition palestinienne actuelle et d’une guerre d’usure. Le mur autour de la villa que nous avons construit pour le film représente le mur construit par Israël pour encercler la Cisjordanie. J’ai choisi de me centrer sur la maison de l’intérieur pour dépeindre son isolement. Le film montre ce à quoi on est occupé à l’intérieur, le tic-tac de l’horloge et le pépiement des oiseaux. À mesure que la situation gagne en intensité, on commence à entendre le bruit d’un hélicoptère et des clacksons de voitures à l’extérieur. Lentement, l’isolement se délite.

     

    N: Aviez-vous l’intention de réduire l’espoir en insistant sur l’inévitabilité de la défaillance ou de l’effondrement ?

    SA: Je voulais laisser quelque espoir. Le bébé du film vivra et la vie continuera. Il y avait aussi un changement dans la solidarité inter générationnelle parmi les trois sœurs envers leur nièce Badea. Je viens de Mi’ilya. C’est un village de Galilée et nous sommes une famille de paysans. Nous n’avons pas d’appartenance aristocrate. Pour faire ce film, j’ai fait de sérieuses recherches. J’ai regardé de vieilles maisons palestiniennes dont les tableaux accrochés aux murs étaient des œuvres d’artistes libanais d’avant la guerre de 1948. Ces maisons avaient leur caractère propre. Nous avons filmé dans une maison de Haifa ayant appartenu à une famille palestinienne qui l’a vendue à un investisseur juif à la suite d’un désaccord entre les propriétaires. Nous avons cassé une partie des murs à l’intérieur de la maison et mis des fenêtres.

    Une partie du problème, avec le cinéma, ce sont ses slogans et la division binaire entre héros et victimes. Où est l’humain dans tout cela ? De l’extérieur nous sommes représentés comme des « terroristes » ou des « victimes » et nous nous représentons nous-mêmes comme des « héros » ou des « victimes ». Les humains sont plus compliqués que ça. Je voulais construire des personnages réalistes manifestant leur force. Je voulais montrer des personnages proches de la réalité des gens et pas des personnages faits pour le cinéma ; des personnages auxquels nous puissions nous identifier. Je ne voulais pas qu’ils trimballent des slogans.

    N: Que signifie le fait que les quatre personnages principaux du film soient des femmes ?

    SA: J’aime écrire sur les femmes et montrer leur complexité, leur vie intérieure et leur volonté. En ce moment j’écris le script d’un nouveau film dont les personnages centraux sont des femmes. Les femmes sont généralement décrites comme mères ou épouses de martyrs emprisonnés. Les femmes du film sont complexes, elles ont des histoires d’amour qui se mêlent à la politique. Nous perdons notre humanité quand nous sommes représentées de façon unidimensionnelle.

    IN: Comment le film a-t-il été reçu ?

    SA: Les histoires autour du film ont commencé alors qu’il allait être projeté au Festival de Venise 2014, après la guerre d’Israël à Gaza. Israël avait une mauvaise image à l’étranger et les media israéliens ont tout laissé tomber pour se focaliser sur moi. Il sont venus me dire : « Puisque soixante dix pour cent du financement du film sont israéliens, le film est à nous, pas à toi ». Généralement les films appartiennent au réalisateur et au producteur et j’ai ces deux positions, dans le cas présent. Nous, (les Palestiniens en Israël) représentons plus de 20% de la population d’Israël. Nous contribuons à plus de quinze pour cent du budget national de la culture mais n’en bénéficions que de un pour cent. Ils voulaient que je déclare le film « israélien » et non « palestinien » et que le film représente Israël dans des festivals à l’étranger.

    En allant me coucher un soir j’étais une cinéaste ; le lendemain matin au réveil j’étais accusée de crime et de fraude. Au début, j’ai gardé le silence, puis j’ai écrit un article dans le journal Haaretz intitulé « Je suis arabe, palestinienne et citoyenne d’Israël – j’ai le droit de définir ma propre identité ».

    On m’a accusée de voler l’argent de l’État d’Israël et j’ai une menace de saisie qui court du fait d’une décision de justice contre moi. Adalah, le centre juridique pour les droits de la minorité arabe en Israël, s’occupe de mon cas. Les autorités israéliennes n’ont pas de base légale et nous avons l’intention d’aller en justice. C’est dans le psychisme de l’occupant de prétendre « tout est à nous ». Ils ont modifié des contrats en cours si bien que maintenant tout film recevant un financement israélien doit s’appeler « israélien ». Cela veut dire que je ne pourrai pas m’adresser à des organisations financières israéliennes pour soutenir mon travail à l’avenir. Il est peut-être temps que nous créions un fonds palestinien pour le cinéma. C’est une guerre sur la culture, étant donné que le cinéma a un très large public.

    Le film a du succès. Il a participé à plus de quarante festivals internationaux de cinéma et la liste est longue des projections à venir. Je suis la distributrice du film et l’accueil a été formidable de la part du public palestinien et étranger.

    Traduction: SF pour l’Agence Media Palestine

    Par Isis Nusair

    Source: Jadaliyya

    http://www.agencemediapalestine.fr/blog/2015/07/15/a-propos-du-cinema-palestinien-letat-disrael-contre-suha-arraf/

  • Gaza, la bombe à retardement (JDD)

    L’enclave palestinienne ne s’est pas relevée de la terrible opération militaire israélienne de l’été dernier. La situation humanitaire sur place reste alarmante.

    Le constat est unanime. Rien n'a changé depuis un an, à Gaza. Dans des quartiers entièrement détruits, la population continue à vivre dans une détresse absolue au milieu des gravats d'immeubles aux façades éventrées. Il y a un an, l'armée israélienne lançait l'opération "Bordure protectrice". Une guerre de cinquante jours qui a causé la mort de plus de 2.000 personnes côté palestinien, dont 65 % de civils, et de plus de 70 soldats israéliens.

    "On n'est pas dans un film, souligne avec force au JDD Erwan Grillon, chef de mission à Médecins sans frontières (MSF) pour Gaza et Jérusalem. Les gens vivent dans les décombres ou s'entassent dans les maisons qui tiennent encore debout. Cela donne une population qui est faible tant sur le plan psychologique, physique qu'économique. Et surtout, elle est sans perspective d'avenir."

    Asphyxie quasi totale en raison des blocus israélien et égyptien

    Gaza, année zéro, sans nul doute. Le blocus imposé par l'État hébreu depuis 2006, qui limite l'entrée des matériaux, rend impossible toute reconstruction dans l'enclave. La prise de pouvoir du président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi, en guerre ouverte contre les Frères musulmans et leurs alliés du Hamas à Gaza, a refermé les portes de la ville frontalière de Rafah, qui servaient en quelque sorte de poumons. Malgré quelques dérogations accordées pour des raisons humanitaires, ce deuxième blocus a entraîné une asphyxie quasi totale des Gazaouis. "Gaza possède la plus forte densité de population au monde. On est en train de construire la génération la plus stressée de la planète, se désespère notre interlocuteur à MSF. 70 % de la population a moins de 30 ans et 50 % moins de 14 ans. Les mères se révèlent incapables de porter secours à leurs enfants. On a tous les symptômes de l'enfermement que l'on retrouve en prison.

    Quelque 100.000 Gazaouis toujours sans abri

    Quatre-vingt-cinq familles relogées! Pas de quoi pavoiser. Mais, faute de mieux, Pierre Krahenbühl, commissaire général de l'UNRWA, l'agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens, tient néanmoins à mettre ce chiffre en avant. "Il y a quinze jours, nous avons eu la première autorisation pour la reconstruction de bâtiments qui accueilleraient 85 familles. Évidemment, sur 100.000 habitants toujours sans abri, cela peut paraître dérisoire. Mais on peut espérer une dynamique parce que le scepticisme est un luxe que l'on ne peut plus se permettre dans la région." Tous s'accordent à craindre en effet une radicalisation des jeunes. "Ceux qui ont moins de 8 ans ont déjà connu trois guerres, poursuit Pierre Krahenbühl. Avant le blocus, 80.000 personnes recevaient une aide alimentaire. Désormais, ils sont 860.000, et 65% des jeunes sont sans emploi. Sans processus politique, Gaza est devenu une bombe à retardement."

    La radicalisation, le spectre de demain, la zone grise où personne ne sait où l'on va, au point que l'on parle d'une implosion à l'intérieur du camp islamiste et d'un rapprochement possible du Hamas avec Israël, face à la menace du groupe terroriste Daech. "Voilà à quoi on est arrivé, souligne un observateur, à considérer que le Hamas pourrait devenir la meilleure des solutions!"

    Karen Lajon - Le Journal du Dimanche

    http://www.lejdd.fr/International/Proche-Orient/Gaza-la-bombe-a-retardement-742010

  • Cela s’est passé un 14 juillet 1953, une manifestation, des morts, un massacre! (Babzman)

    Cette date est très peu connue dans notre histoire, pourtant, elle eu aussi ses martyrs. Cet article qui relate les faits avec détails est un témoignage sur la manifestation du 14 juillet 1953 et un hommage à ses victimes.

    Le 14 juillet 1953, comme chaque année depuis 1936, le Parti communiste français (PCF), la Confédération générale du travail (CGT) et de nombreuses organisations progressistes organisent à Paris un défilé qui se veut une célébration des valeurs de la République. Cette tradition rappelle celle des manifestations du 1er Mai.

    Ce 14 juillet, le cortège défile de la place de la Bastille à la Nation. Rendez-vous est donné dès 14 heures aux militants afin de se constituer en cortèges dont l’ordre a été décidé au préalable. Comme chaque année depuis le début des années 1950 les messalistes, militants indépendantistes du mouvement pour les libertés démocratiques en Algérie (MTLD) dirigé par Messali Hadj, prennent part au défilé malgré leurs divergences – le PCF n’est, à l’époque, pas favorable à l’indépendance de l’Algérie. Ils sont encadrés par leur propre service d’ordre que l’on reconnaît à son brassard vert.

    Cette année le contexte est particulièrement tendu : les manifestations du 1er Mai ont été marquées par des violences policières ; celles de mai 1952 contre la venue en France du général américain Ridgway accusé d’utiliser des armes bactériologiques en Corée se sont soldées notamment par la mort de l’ouvrier communiste Hocine Bélaïd.

    À 15 heures, le cortège s’ébranle en direction de la place de la Nation avec à sa tête une banderole proclamant l’« Union pour la défense des libertés républicaines ». L’on entonne une première Marseillaise, l’on exige la libération des militants communistes emprisonnés. Quoi que la presse ne s’en fasse pas l’écho par la suite, l’on scande aussi du côté des messalistes des slogans favorables à une Algérie indépendante.

    Du côté de la rue Jacques-Cœur surgissent quelques parachutistes, de retour d’Indochine, qui provoquent et agressent les manifestants. Sporadiquement, ces « bérets rouges » qui le matin même défilaient sur les Champs-Élysées agressent les manifestants. Exfiltrés par les policiers, ils ne sont pas arrêtés.

    Vers 15 heures 30, une première averse estivale, violente et soudaine, sème un peu le trouble mais le cortège parvient tout de même aux alentours de 16 heures en bon ordre à la Nation où la manifestation doit se disloquer. Depuis la tribune où il prend place, le comité d’organisation salue les différents cortèges.

    Tandis qu’une seconde averse, encore plus drue, s’abat sur la place de la Nation, la journée vire au cauchemar. Après son passage devant la tribune officielle, le cortège des messalistes se presse en direction de l’avenue du Trône où un camion attend les militants pour recueillir les drapeaux algériens et les portraits de Messali Hadj qu’ils portaient fièrement durant le défilé. Des rues adjacentes, des policiers fondent sur eux. Ces derniers s’acharnent à piétiner les portraits du leader indépendantiste. Éclate alors une première bagarre sous la pluie torrentielle. Surprises par la réaction belliqueuse des messalistes qui refluent malgré tout vers la place, les forces de l’ordre suppléées de gardes mobiles retournent à la charge tandis que la tribune est évacuée.

    Soudain, sans sommation, des coups de feu claquent. « L’horloge monumentale, brisée à l’entrée du carrefour, est arrêtée à 17h20, heure où le premier coup de feu fut tiré », selon France Soir le 16 juillet. Dans la panique générale qui s’en suit, sous une pluie battante, les premiers blessés sont évacués vers les cafés où se réfugient aussi les manifestants effarés qui, comme les clients des cafés, se font frapper par la police. On appelle les ambulances pour transporter les blessés tandis que des médecins donnent les premiers soins. Avenue du Trône, un premier car de police est renversé et enflammé. Deux autres seront brûlés et une vingtaine endommagés. Bien que la traque des manifestants se poursuive jusque dans les cours d’immeubles et sur les quais du métro où les manifestants Algériens – ou qualifiés comme tel – cherchent refuge, un calme relatif revient à peine trente minutes après les premières échauffourées qui furent d’une violence inouïe.

    Sept manifestants sont tombés sous les balles de la police, six Algériens et un Français : Amar Tabjadi, 26 ans, décédé à l’hôpital Saint-Louis ; Abdallah Bacha, 25 ans, décédé à l’Hôtel-Dieu des suites d’une balle reçue dans la gorge ; Larbi Daoui, 27 ans, tué d’une balle dans le cœur ; Abdelkader Dranis, 31 ans, décédé à l’hôpital Saint-Louis ; Mohammed Isidore Illoul, 20 ans, décédé à l’hôpital Saint-Louis ; Medjen Tahar, blessé par deux balles, décédé à l’hôpital Tenon et enfin Maurice Lurot, 40 ans, mort à l’hôpital Saint-Louis d’une balle dans le cœur.

    D’après le bilan officiel de la Préfecture de police, une soixantaine de policiers furent blessés à divers degrés. Le journal Combat indique le chiffre de quatre-vingt policiers blessés ; du côté des manifestants, outre les sept morts, le même journal recense quarante-quatre blessés. Mais le décompte officiel de la Préfecture – quarante blessés par balles et sept morts – est certainement à réévaluer : de nombreux blessés, de peur d’être incarcérés, ne se rendent pas dans les hôpitaux et certains médecins ne les signalent pas.

    Dans les jours qui suivent, l’émotion est intense ; la presse s’indigne, comme par exemple l’Humanité, ou au contraire voue aux gémonies les Algériens agresseurs des forces de l’ordre : le Figaro du 15 juillet dénonce les communistes et les Algériens respectivement responsables et initiateurs des affrontements. Le PCF, tout en taisant les revendications indépendantistes des messalistes, invite à un meeting le 21 juillet au Cirque d’Hiver qui remporte un franc succès.

    Le même jour, les corps des victimes algériennes sont transportés à la mosquée de Paris pour une cérémonie religieuse tandis que rue Duhesme, au local de la section du PCF à laquelle appartenait Maurice Lurot, une chapelle ardente est dressée en hommage aux sept victimes de la répression policière. Le lendemain, leurs corps sont exposés à la Maison des Métallos avant l’enterrement de Maurice Lurot au cimetière du Père-Lachaise et le transfèrement des corps des Algériens vers l’Algérie.

     

    Mais les brimades ne sont pas encore terminées : les corps de Larbi Daoui et Mohammed Isidore Illoul ne peuvent être rapatriés en Algérie pour des raisons administratives. Ils seront enterrés dans le carré musulman du cimetière de Bobigny. Quant à Amar Tabjadi, si sa dépouille est bien parvenue en Algérie, l’Humanité du 26 juillet rapporte que son corps a été subtilisé à sa famille par des militaires français et enterré « à l’esbroufe ». Tahar Madjeb sera inhumé à Guergour, Abdallah Bacha à Bahalil et Abdelkader Dranis à Nedrouma.

    Malgré quelques commémorations, le massacre du 14 juillet 1953 sera vite occulté dans les années qui suivent par ceux d’octobre 1961 et de février 1962.

    Le 21 septembre 1995, le fils de Maurice Lurot écrivait dans le courrier des lecteurs de l’Humanité-Dimanche : « chaque année, alors que chacun danse, c’est les larmes aux yeux que je cherche un mot qui réchauffe dans l’HD [l’Humanité-Dimanche]. Chaque année, mon père est de nouveau assassiné par les camarades, par leur oubli ».

    Maxime Courban Archiviste en charge des fonds photographiques du journal l’Humanité. Article publié en Juillet 2013 sous le titre :

    « Un massacre oublié. Retour sur la manifestation du 14 juillet 1953. »

    http://www.babzman.com/2014/cela-sest-passe-un-14-juillet-1953-une-manifestation-des-morts-un-massacre/

    Lire aussi:

    http://www.npa2009.org/idees/entretien-avec-daniel-kupferstein-realisateur-du-documentaire-les-balles-du-14-juillet-1953

    http://bondyblog.liberation.fr/201407140001/14-juillet-1953-noublions-pas/#.Vadb_rXNRq0