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  • Rassemblement " Ni Poutine ! Ni Bachar ! " (Souria Houria)

     

    Evenement_20151002-1

    Le 2 octobre le président russe Vladimir Poutine vient à Paris pour participer à un sommet portant sur le conflit en Ukraine. Il devrait également discuter de la Syrie avec le couple franco-allemand.

    Cependant, le Kremlin emprisonne ses opposants politiques, fournit massivement des armes qui tuent des civils ukrainiens et syriens et envoie des militaires russes en Ukraine et en Syrie. De plus, la politique et les interventions du Kremlin contraignent, en Syrie et en Ukraine, des millions de personnes à fuir leur maison. Dans ces deux pays, Poutine mène la même politique : empêcher un peuple de décider librement de son avenir.

    Après 4 ans de soutien militaire de Poutine à Bachar, la situation en Syrie n’a fait qu’empirer (plus de 250 000 morts, et l’armée de Bachar, soutenue notamment par Poutine, est responsable de la mort de plus de 95 % des civils tués). Et toute intervention, qu’elle soit ou non avec l’appui de la France, ne permet pas d’en finir avec Daech.

    Si le gouvernement français défendait vraiment les libertés démocratiques il faudrait qu’il commence par exiger la fin de tous les  massacres et des meurtres, la libération des prisonniers politiques (en Syrie -plus de 215 000, mais aussi en Russie -plus de 200), et la fin des agressions militaires.

    Nous n’acceptons aucune collaboration avec les dictateurs ! 

    Ni Poutine ! Ni Bachar ! 

    Ils sont la cause et non pas la solution des problèmes.

    Rassemblement le 2 Octobre 2015

    à 18 h à côté de l’Assemblée Nationale

    à l’angle de la rue de l’Université et de la rue Constantine

    stations : Invalides (M 13, M 8 et RER C) et Assemblée Nationale (M 12)

    à l’initiative de militants syriens, ukrainiens et russes

    initiative soutenue par :

    Alternative Libertaire, Assemblée Européenne des Citoyens, Cedetim (réseau IPAM), Émancipation, Ensemble ! (membre du Front de Gauche), L’insurgé, Naskon, Souria Houria (Syrie Liberté), Ukraine Action, Union syndicale Solidaires, Freedom Syria, Sotak horia, Collectif Urgence Solidarité Syrie, Déclaration de Damas, Collectif du 15 mars, Coordination de Paris, Les femmes syriennes, Syria for all 30 septembre 2015

    http://souriahouria.com/02102015-paris-rassemblement-ni-poutine-ni-bachar/

  • Bombardement russes en Syrie : la guerre pour l’influence (Anti-k)

    La Russie a mené ses premières frappes aériennes. Poutine n’en fait pas mystère, il s’agit de soutenir la dictature sanguinaire Bachar El Assad contre ses opposants, tous qualifiés de terroristes. Par ces bombardements, il va donc s’opposer aux forces du soulèvement populaire syrien, déjà en difficultés car prises entre les feux du gouvernement et les armées intégristes.

    Les Etats-Unis et la France s’offusquent des frappes russes, alors que ces deux puissances interviennent aussi en Syrie. Chaque grande puissance défend ses intérêts, en prenant comme prétexte le terrorisme, amis en réalité il s’agit surtout pour chacune de défendre sa sphère d’influence.

    Le NPA s’oppose aux interventions militaires des grandes puissances en Syrie, que ce soit la Russie, la France ou d’autres. Il affirme sa solidarité avec la lutte du peuple syrien qui affronte les forces contre-révolutionnaires que l’impérialisme a largement encouragées.

    Montreuil, le 1 octobre 2015

    http://www.anti-k.org/2015/10/01/bombardement-russes-en-syrie-la-guerre-pour-linfluence/

  • Il faut combattre les tabous homophobes en Tunisie (Amnesty)

    La condamnation d’un étudiant de 22 ans à un an de prison pour «relations homosexuelles»  aura au moins eu le mérite douvrir enfin le débat sur ce sujet en Tunisie. Lundi 28 septembre 2015, dans une déclaration sans précédent, le ministre de la Justice Mohamed Salah Ben Aissa a appelé publiquement à la dépénalisation des relations homosexuelles.

    Le jeune étudiant, connu sous le pseudonyme de Marwan, a été condamné par un tribunal de Sousse le 23 septembre, après avoir subi un examen anal forcé destiné à « prouver » sa pratique de la sodomie.

    Le 6 septembre 2015, Marwan avait été convoqué par la police en lien avec le meurtre dun homme commis à Sousse. Il a nié toute implication dans ce meurtre, mais a reconnu avoir eu des relations sexuelles avec la victime, semble-t-il après que les policiers leurent menacé de linculper du meurtre. Il a alors été inculpé de « sodomie » en vertu de larticle 230 du Code pénal, qui prévoit pour cette infraction une peine pouvant aller jusquà trois ans de prison. Ce même article érige aussi en infraction le « lesbianisme », même sil est rarement utilisé pour arrêter des femmes lesbiennes.

    Les militants LGTBI (lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres et intersexués) de Tunisie se sont vite emparés du cas de Marwan. Ces groupes sont de plus en plus actifs depuis quelques mois, enhardis par larrivée au pouvoir dun nouveau gouvernement de coalition plus progressiste. Ils font campagne contre la criminalisation des relations homosexuelles entre personnes consentantes, soulignant que celle-ci porte atteinte à deux droits fondamentaux garantis par la nouvelle Constitution tunisienne : le droit au respect de la vie privée et le droit de ne pas subir de discrimination.

    Certains groupes ont même lancé une campagne en ligne demandant quil ne soit plus pratiqué dexamens anaux forcés – une initiative sans précédent en Tunisie.

    Dans une interview accordée aux médias quelques jours après la condamnation de Marwan, le ministre de la Justice, Mohamed Salah Ben Aissa, a reconnu que larticle 230 violait le droit au respect de la vie privée garanti par la Constitution et devait être abrogé. Les défenseurs des droits humains tunisiens doivent profiter de cette dynamique pour faire évoluer le discours sur lhomosexualité en Tunisie, afin que les paroles se traduisent en actes.

    Malheureusement, le cas de Marwan est loin d’être isolé. Dans le cadre de sa campagne contre les violences sexuelles et la violence liée au genre en Tunisie, Amnesty International a récemment recueilli des informations sur plusieurs cas dhommes gays ayant été arrêtés, placés en détention et poursuivis entre 2009 et 2014 – sans compter les nombreux autres cas qui, daprès les militants, ne sont pas signalés.

    Des gays tunisiens ont raconté à Amnesty International avoir été interpelés simplement parce qu’ils avaient l’air « efféminés » ou parce quon les avait vus parler à un autre homme dans un quartier connu par la police pour être fréquenté par des gays. Comme Marwan, beaucoup ont été arrêtés sans preuves et contraints de subir un examen anal destiné à prouver la sodomie, bien que la fiabilité de ce type dexamen invasif ne soit pas scientifiquement prouvée. Amnesty International considère que les examens anaux forcés constituent une forme de torture ou dautre mauvais traitement.

    Des personnes transgenres ont également dit à l’organisation quelles avaient été arrêtées et poursuivies pour atteinte à la moralité publique simplement parce quelles ne se conformaient pas aux stéréotypes de genre et aux normes sociales en vigueur.

    Toutefois, les répercussions de ces lois vont bien au-delà du risque permanent darrestation et de poursuites. Partout dans le monde, la criminalisation des relations entre personnes de même sexe favorise la violence contre les LGBTI et crée un climat permissif qui les rend vulnérables aux violences policières, ainsi quaux actes de harcèlement et dintimidation au sein de leur famille et de leur milieu de vie. Malheureusement, la Tunisie ne fait pas exception à la règle.

    Amnesty International a rencontré des personnes LGBTI qui avaient reçu des coups de couteau, des coups de pied dans la tête, des brûlures de cigarette et des menaces de mort en raison de leur identité de genre ou de leur orientation sexuelle. Or, bien souvent, la police a rejeté ou ignoré leurs plaintes à cause des dispositions de larticle 230.

    Dans certains cas, au lieu de mener une enquête en bonne et due forme sur ces crimes homophobes et transphobes – conformément à leurs obligations aux termes du droit international – les policiers ont ouvertement adressé des avertissements ou des menaces aux victimes (y compris à des lesbiennes) pour les inciter à retirer leur plainte sous peine dêtre elles-mêmes poursuivies. Dans dautre cas, ils ont profité de la peur des poursuites pour soumettre des personnes LGBTI à du chantage, des manœuvres dextorsion et, parfois, des atteintes sexuelles. Les gays et les personnes transgenres qui ne veulent pas être arrêtés sont souvent obligés de verser des pots-de-vin aux policiers et de leur donner leur téléphone ou dautres objets de valeur.

    En conséquence, les victimes LGBTI de viol ou dautres agressions sexuelles sont souvent réticentes à se faire connaître et à signaler ces actes à la police.

    Les lois qui érigent en infraction les relations homosexuelles entre personnes consentantes, en Tunisie ou ailleurs, sont contraires au droit international et aux normes internationales relatifs aux droits humains.

    Avec cette récente ouverture dun véritable débat public sur les droits des LGBTI, la Tunisie semble enfin faire de petits pas – petits mais essentiels – dans la bonne direction, faisant naître une lueur despoir.

    Toutefois, ce nest quen abrogeant larticle 230 du Code pénal et en dépénalisant une bonne fois pour toutes les relations consenties entre personnes de même sexe que les autorités tunisiennes pourront espérer offrir une protection suffisante contre la violence et la discrimination. Elles doivent immédiatement libérer Marwan et sengager dans un processus de réforme législative afin que plus personne ne soit arrêté ni poursuivi en raison de son identité de genre ou de son orientation sexuelle.

    Cet article a été initialement publié sur le site du Huffington Post Maghreb.

    30 septembre 2015

    https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2015/09/challenging-tunisias-homophobic-taboos/

  • Nouveautés sur Association France Palestine Solidarité

     

    Soutenons le film "Rêve de réfugiés"

    Antoine LAURENT, mercredi 30 septembre 2015