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Récupération politique ? (Révolution Permanente)

Montpellier Rassemblement Alep. Le PS à la baguette pour dédouaner l’impérialisme français !
Environ 150 personnes se sont rassemblées ce vendredi 16 décembre à Montpellier pour témoigner de leur soutien à la population de la ville d’Alep, à l’appel du collectif « Alep : pour un cessez-le-feu immédiat ». Mais derrière un mot d’ordre formulé de façon très large et donc facilement trompeur, le contenu politique concret imposé lors de l’événement s’est malheureusement révélé être une couverture pour l’impérialisme français.
L’événement a circulé sur la toile :
le collectif local « Alep : pour un cessez-le-feu immédiat » organisait, ce vendredi soir, son onzième rassemble- ment pour Alep, incitant à se rassembler « en soutien à la population civile de la ville d’Alep ». Une initiative qui semblait bienvenue face aux massacres, aux bombardements et aux souffrances que subit la population syrienne depuis des années, et dont les médias français nous incitent à nous rendre compte tout spécialement maintenant. Il est évident que si l’émotion est un début, il faudrait réussir à la transformer en force de frappe collective pour mettre un terme à l’horreur.
Mais cet appel minimal et ce collectif au nom très neutre cachaient en fait une réalité et des contenus bien plus orientés. Sur place, les slogans entonnés dénonçaient Al-Assad, Poutine et Khamenei, chef religieux de l’Iran.
Mais lorsqu’une militante de BDS a voulu ajouter Hollande à la liste des « assassins », les organisateurs du rassemblement, dont une partie est encartée au PS, lui ont vite fait comprendre que ce genre d’initiative n’était pas souhaité. Une façon de passer délibérément sous silence la responsabilité des autres pays impérialistes, à commencer par la France.
Le tract distribué, dans la même veine, cible le régime d’Al-Assad, présenté comme seul responsable des massacres et des bombardements, qui ne sont pourtant en aucun cas l’apanage du régime syrien. Tout en dénonçant sur son tract le complotisme qui « tend à douter de tout », le collectif « Alep : pour un cessez-le-feu immédiat » l’alimente donc, en se présentant comme un faux-nez du PS manipulant une émotion populaire légitime pour justifier la politique du gouvernement.
En affichant en outre la volonté « d’aider les réfugiés qui sont plusieurs millions dans plusieurs pays (Liban, Jordanie, Turquie, Grèce) », les organisateurs font mine d’oublier le bilan comptable du quinquennat Hollande et ses millions de réfugiés syriens refoulés ou morts pendant leur voyage vers l’Europe. On se souvient d’Aylan, mais qui parlera des autres ?
Le reste n’est qu’hypocrisie et larmes de crocodile, in fine négation des responsabilités du parti au pouvoir, dont se réclame une partie des organisateurs. Exiger un cessez-le-feu, non seulement sur Alep mais sur toute la Syrie, est une évidence ; mais il faut y ajouter l’ouverture des frontières et l’accueil immédiat de tous les réfugiés.
Pour finir, les discours prononcés devant la Préfecture, dont celui de Michel Calvo (trésorier de la fédération PS de l’Hérault) ont appelé à restructurer le collectif pour mener une action humanitaire en soutien au peuple syrien.
Mais une action humanitaire sera bien dérisoire si les impérialistes de tout poil, Hollande, Valls ou Fillon les premiers, poursuivent leur politique guerrière et meurtrière. Face à l’urgence de la situation, nos supplications sont dérisoires : l’heure est à la reconstruction de solidarités internationalistes fortes, pour le renversement d’un système qui n’en finit plus de pourrir et d’entraîner dans ses convulsions des millions de vies humaines.
Dom Thomas
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Alep : Au milieu des décombres et du sang, Assad et Poutine crient victoire (Révolution Permanente)

Il s’agit sans doute de l’épilogue de la période ouverte avec les printemps arabes de 2011.
Alors que la situation à Alep est plus que dramatique, le dictateur Assad crie victoire, épaulé par son allié russe, Vladimir Poutine. Une victoire annoncée de la réaction, qui ne devrait en aucun cas mettre fin à la barbarie qui règne actuellement en Syrie.
Assad parle de "libération" d’Alep. Poutine appelle au cessez le feu dans tout le pays
A Alep, les troupes loyalistes du gouvernement Assad ont repris la ville, en ruine après 6 ans de guerre. Dans une vidéo postée sur Facebook, le dictateur s’est félicité de la "libération" d’Alep, un succès qu’il n’aurait jamais obtenu sans ses alliés, en particulier la Russie. Vladimir Poutine n’est d’ailleurs pas en reste, appelant ouvertement à un cessez le feu immédiat sur l’ensemble du territoire Syrien. Le tandem Assad/Poutine, fer de lance de la réaction la plus barbare depuis l’ouverture du processus révolutionnaire en 2011, sort sans conteste vainqueur au milieu des décombres et des cadavres du peuple syrien : plus de 400 000 depuis le début du conflit pour ce qui reste sans doute la plus grande boucherie de ce début de XXI° siècle.
Sans alternative progressiste et prise du pouvoir par les travailleurs, c’est bel et bien la barbarie qui l’emporte. Une barbarie encore loin d’être terminée, tant cette victoire objective d’Assad laisse le champ libre aux représailles, exécutions et épurations. Les ruines d’Alep offrent le visage saisissant des conséquences d’une solution "pro-impérialiste", d’une révolution déviée vers les intérêts de diverses puissances réactionnaires. Un scénario loin d’être isolé, quand on pense à la situation de Mossoul en Irak, au Yémen ou les phénomènes contre-révolutionnaires sanglants en Tunisie et en Egypte.
Exiger l’ouverture des frontières et l’asile politique : Une revendication immédiate d’urgence pour le mouvement ouvrier international.
La situation dramatique en Syrie ne laisse quasi plus de place pour un renversement populaire et révolutionnaire de la situation. L’explosion a bien eu lieu, mais le manque de perspectives et d’organisation révolutionnaire aura conduit au désastre actuel, sans alternative possible à court terme pour les masses insurgées.
Un bilan terrible mais nécessaire dans le contexte mondial actuel, qui laisse présager une augmentation des conflits de classes sur fond de crise économique, sociale et politique. Pour l’heure, la situation d’urgence doit réveiller le meilleur de l’internationalisme ouvrier, avec des revendications fortes que seul un rapport de force conséquent permettra d’imposer.
Celle de l’ouverture des frontières pour l’accueil de l’ensemble des réfugiés fuyant la barbarie impérialiste au moyen orient et l’obtention de l’asile politique pour toutes celles et ceux qui se sont soulevé(e)s contre le régime dictatorial d’Assad.
Le tout couplé à un cessez le feu multilatéral entre les différentes force pro-bourgeoises et réactionnaires en action sur le territoire. Il s’agit, à l’heure actuelle, de la seule perspective un tant soit peu progressiste qui soit réalisable, pour éviter la poursuite des actes barbares qu’ouvre la victoire de Bachar Al Assad et de ses alliés.
16 décembre Julian Vadis
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Paris Alep

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Philippe Poutou (NPA)
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Brest Quimper. Solidaires des victimes d’Alep (Ouest France + Télégramme)

Brest:
Plusieurs dizaines de personnes se sont rassemblées hier soir devant le monument aux morts de la place de la Liberté pour rendre hommage aux habitants d'Alep, victimes d'un siège sanglant de l'armée syrienne ces derniers jours. « Nous sommes la conscience en marche de l'humanité qui refuse la barbarie », ont déclaré les organisateurs regroupant différents collectifs et associations. Les participants ont conclu leur rassemblement en observant une minute de silence. 1
Quimper:
Solidaires envers les victimes de la guerre en Syrie, près de 200 personnes se sont rassemblées ce samedi matin 17 décembre, place Terre-au-Duc à Quimper (Finistère). L’appel était lancé par la section quimpéroise de la Ligue des Droits de l’Homme.
"Des civils sont tués à l’arme blanche. Certains montent dans des cars, on ne les retrouve plus." Les informations reçues par la section quimpéroise de la Ligue des Droits de l’Homme (LDH) en provenance de Syrie, via les réseaux sociaux notamment, sont "effrayantes", alerte son président, Dominique Brunel.