En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.
| Medical Aid for Palestinians (MAP) |Traduction SF pour l’AURDIP|Rapports
en English
Aide médicale aux Palestiniens (MAP) et Médecins pour les Droits Humains-Israël (PHRI) ont lancé conjointement aujourd’hui la première note d’une série dédiée à l’investigation de la façon dont l’occupation israélienne affecte la santé et la dignité des Palestiniens. Le premier volume explique comment les (...)
Une séance exceptionnelle du Séminaire IISMM : « La question palestinienne : quelles comparaisons possibles ? » à l’EHESS sera organisée conjointement avec l’AURDIP. Elle aura lieu Jeudi 16 mars, de 17h à 20h en salle Lombard à l’EHESS, 96 bd Raspail. L’Orateur est le Professeur Bill Mullen (Purdue (...)
| Le Courrier du Maghreb et de l’Orient |Thomas Vescovi|Rapports
Mercredi 18 janvier 2017, plusieurs milliers de militants Palestiniens et Israéliens se sont rassemblés dans le village arabe d’Umm al-Hiran, dans le désert du Néguev, pour protester contre la destruction de 150 habitations. Le village fait partie des 35 localités bédouines non-reconnues par l’État (...)
| Sarah Algherbawi pour The Electronic Intifada |Traduction J.Ch. pour l’AURDIP|Tribunes
en English
Wala, 16 ans, trouve toujours un siège loin des fenêtres. Cette jeune fille est une élève du lycée Hayel Abdul de Beit Hanoun, établissement de l’ONU au nord de la Bande de Gaza. Elle a développé une phobie de s’asseoir près des fenêtres, par peur, a-t-elle dit à l’Electronic Intifada, des balles perdues. (...)
Au lieu de traiter la lutte palestinienne comme une cause perdue, le nouveau contexte pourrait renouveler l’attention et les manifestations de solidarité.
Plus de 250 organisations, groupes confessionnels, partis politiques et syndicats européens, ont publié une déclaration exigeant justice et responsabilité de la part de l’UE et des États européens, alors que 2017 marque : 100 ans depuis la Déclaration Balfour, dans laquelle le gouvernement (...)
| Jonathan Lis et Barak Ravid pour Haaretz |Traduction J.Ch. pour l’AURDIP|Actualités
en English
La droite fait l’éloge de ce vote comme d’un ‘jour historique pour le mouvement des colonies’ | Cette loi autorise Israël à déclarer les terres privées palestiniennes comme propriété de l’État | L’opposition israélienne met en garde : cette loi conduira Israël à La Haye.
| Corey Robin |Traduction JPP pour l’AURDIP|Tribunes
en English
Plus de 6000 universitaires à travers le monde ont annoncé qu’ils allaient boycotter toute conférence universitaire tenue aux États-Unis jusqu’à ce que l’interdiction de voyager de Trump aux réfugiés, et aux hommes et femmes de sept pays à majorité musulmane, soit levée. Ceci a attiré l’attention générale (...)
En Belgique, 482 professeurs et chercheurs et plus de 190 artistes ont écrit une lettre ouverte demandant à leurs autorités de se retirer de leur participation à un projet de recherche financé par l’Union Européenne et appelé “Law-Train” dans lequel la Belgique et l’Espagne coopèrent avec la police (...)
AURDIP (Association des Universitaires pour le Respect du Droit International en Palestine)
« 1917, 1947, 1967, 2017 : Justice pour la Palestine ! Mettons un terme à la complicité européenne »
Plus de 250 organisations européennes ont publié un communiqué – « 1917, 1947, 1967, 2017 : Justice pour la Palestine ! Mettons un terme à la complicité européenne » – marquant 100 ans d’injustice permanente à l’encontre du peuple palestinien.
Plus de 250 organisations, groupes religieux, partis politiques et syndicats ont publié un communiqué pour exiger de l’UE et des Etats européens justice et responsabilité, l’année 2017 marquant :
• les 100 ans de la déclaration Balfour par laquelle le gouvernement britannique promit unilatéralement l’établissement d’un foyer national juif en Palestine
• Les 70 ans du plan de partage de l’ONU par lequel les colons juifs se sont vus attribués 55% de la Palestine alors qu’ils ne possédaient que 6% des terres, en violation du droit des Palestiniens à l’autodétermination, déclenchant la Nakba de 1947-49 – l’expulsion de plus de 750 000 Palestiniens indigènes vers un exil forcé, précaire et dangereux.
• Les 50 ans de l’occupation israélienne de la Cisjordanie, de Jérusalem-Est, de Gaza et du Golan syrien, avec la construction de colonies réservées aux Juifs qui en a découlé – considérées illégales en vertu du droit international et comme un crime de guerre en vertu de la Convention de Genève par tous les Etats à l’exception d’Israël.
Ces commémorations nous rappellent les responsabilités des puissances coloniales dans la création de la situation désastreuse qui perdure encore aujourd’hui, en violation des droits du peuple palestinien, du droit international et des résolutions de l’ONU.
100 ans après la déclaration Balfour, Israël continue d’étendre son projet colonial en terre palestinienne. De ce fait, plus de 7 millions de Palestiniens vivent en exil et se voient niés leur droit au retour, tandis que d’autres continuent d’être déracinés quotidiennement. La Grande-Bretagne et d’autres Etats européens continuent de fuir leur responsabilité fondamentale dans la colonisation de la Palestine tout en restant activement complices des violations du droit international et des droits de l’homme par Israël.
La justice ne peut être faite sans la reconnaissance des faits historiques !
Les signataires du communiqué appellent l’EU et ses Etats membres à cesser toute complicité avec les activités continues de colonisation menées par Israël et exigent d’immédiatement mettre un terme au blocus de la Bande de Gaza, de respecter le droit au retour pour les réfugiés palestiniens, de prendre des mesures contraignantes à l’encontre d’Israël – notamment une suspension de l’accord d’Association UE-Israël – tant que le droit international et les droits de l’homme continueront d’être bafoués.
De plus, les organisations signataires s’engagent à intensifier leurs actions en vue de faire pression sur l’UE et les Etats membres pour qu’ils mettent un terme à leur complicité avec les violations israéliennes des droits des Palestiniens.
Le mouvement nationale et les femmes dans la guerre d’Algérie
On annonce ce jour le décès de l’historienne Djamila Amrane, militante de l’indépendance algérienne.
Le samedi 26 janvier 1957, lors de la ’bataille d’Alger’, Djamila Amrane, alors âgée de 17 ans, participe à un triple attentat du FLN dans trois brasseries de la rue Michelet située dans le quartier européen. Elle pose sa bombe dans le bar Otomatic à Alger, tandis que deux autres jeunes filles déposent d’autres engins explosifs au Coq-Hardi et à La Cafeteria : ce sont Djamila Bouazza, âgée de 19 ans et Zoubida Fadila.
Djamila Amrane échappe à l’arrestation et gagne alors le maquis FLN. Elle sera arrêtée avec certains de ses camarades en novembre 1957.
Condamnée le 4 décembre 1957 à sept ans de prison, incarcérée à la prison de Barberousse, transférée ensuite en France, Djamila Amrane est libérée en avril 1962 à Rennes et amnistiée en application des Accords d’Évian.
Après l’indépendance, elle devient historienne, enseigne et produit la première étude sur les femmes dans la guerre de libération.
Marieme Helie Lucas, 11.02.2017
Essais :
Djamila Amrane, Les Femmes algériennes et la guerre de libération nationale, 1954-1962, 1989 [thèse]
Djamila Amrane, Les Femmes algériennes dans la guerre, préface de Pierre Vidal-Naquet, Paris, Plon, 1991 (298 p.) (ISBN 2-259-02295-2)
Djamila Amrane, Femmes au combat, préface de André Mandouze, Alger, éditions Rahma,1993,(298 p.)
Djamila Amrane, Des femmes dans la guerre d’Algérie, entretiens, préface de Michèlle Perrot, Paris, Éditions Karthala, 1994 (218 p.) (ISBN 2865375102 et 978-2865375103)
Djamila Amrane – Le mouvement national, une affaire d’hommes ? Les femmes algériennes dans la guerre
Le mouvement national, la guerre d’Algérie : une affaire d’hommes. Il faut attendre les années 1980 pour que les premières études brisent le silence sur la place qu’y occupent les femmes. Mais les titres se comptent sur les doigts d’une main jusqu’à la soutenance, à l’Université de Reims en 1988, de la thèse, fondatrice, de Djamila Amrane. Elle est publiée sous le titre Les femmes algériennes dans la guerree chez Plon en 1991, et suivie par Des femmes dans la guerre d’Algérie en 1996 chez Karthala [1].
Mohamed Harbi, dans Le FLN, mirages et réalité des origines à la prise du pouvoir [2] soulignait que les femmes avaient été un « apport considérable » et que, sans elles, les luttes armées urbaines n’auraient pas eu la même portée. La guerre a, en effet, mobilisé des énergies auparavant négligées. Le Dictionnaire biographique des militants nationalistes algériens, 1926-1954 de Benjamin Stora (L’Harmattan, 1982) ne compte que six noms féminins, dont Emilie Busquant, compagne de Messali et militante algérienne à part entière. Encore, cette participation de l’épouse « d’origine étrangère » risque-elle d’être soumise à suspicion, comme le montre Albert Memmi dans son Portrait du colonisé quand il explique l’engagement de Bourguiba, Ferhat Abbas ou Messali par leur souci de compenser ces mésunions, ou de réagir à cette impasse [3].
Relire, à un tiers de siècle d’écart, les titres phares de l’époque : L’Algérie, nation et société de Lacheraf, Le meilleur combat de Ouzegane, les Damnés de la terre de Fanon, est, en effet, une épreuve de vérité cruelle mais heuristique : la femme y est quasiment absente. Il fallait sans doute l’alliage de l’engagement militant et de la rigueur du métier d’historienne chez Djamila Amrane pour rendre justice à cette « moitié oubliée du peuple algérien ».
Dans l’Algérie des années cinquante, où 4% des femmes sont alphabétisées, la majorité sont employées sans qualification dans l’agriculture et l’artisanat, en projection de l’espace familial, dans la domesticité, et rarement dans l’industrie. De fait, le travail salarié féminin n’existe pratiquement pas, la femme est exclue de la sphère publique et elle n’a comme statut concevable que celui d’épouse et de mère. Le droit de vote lui a été reconnu en principe en 1947, mais les modalités d’exercice de ce droit ne sont précisées qu’en 1958, dans le cadre des opérations de séduction tardives de l’autorité coloniale. Le programme nationaliste, il est vrai, ne promet pas beaucoup mieux.
Si le militantisme féminin est une réalité, si un modèle émancipateur s’est affirmé, c’est dans le cadre du PCA et de son Union des Femmes, mais ils souffrent des contradictions du communisme algérien, de son écartèlement entre les communautés européenne et musulmane, des flous à l’égard de la question nationale qui surdétermine toute la vie de l’Algérie.
Par quels cheminements, dans quelles conditions les femmes participent-elles à la lutte armée ? Djamila Amrane dans la partie la plus longue, la plus fouillée, la plus originale de sa thèse, et dans les entretiens de son second ouvrage, suit ces itinéraires vers le maquis et la guérilla urbaine. Modèle du père, du frère, rôle des medersas (des écoles primaires influencées par les nationalistes), importance de la sociabilité féminine à travers les fêtes, rôle de la chanson, des orchestres de femmes dans la diffusion de la culture militante, ces vecteurs sont bien montrés. Dans tout cela, il n’y a pas d’affirmation féministe. Les tâches de combattantes les maintiennent dans leur statut traditionnel, dans le cercle de leur condition. Aux maquis, elles sont infirmières, cantinières dirait-on pour les deux tiers ; dans la bataille d’Alger, elles assurent le transport des armes... Mais, même ainsi cantonnée, cette irruption ne pouvait laisser les choses en l’état : les tâches les plus modestes, celle de guide, le ravitaillement, l’hébergement..., transgressent les rôles sexuels. Les belles pages consacrées aux prisons, à leurs souffrances mais aussi à la sororité qui nourrit la solidarité montrent que des frontières sont brisées.
Qu’en reste-t-il une fois l’indépendance acquise ? 11 000 fiches, soit 3,1% du total des Moudjahiddin recensés officiellement. Pourquoi cet engagement n’a-t-il pas été assorti d’une modernisation du statut de la femme ? L’Algérie n’est pas, loin de là, un cas unique : que l’on pense à la France de 1789, au Liban... ni les révolutions ni les mouvements nationalistes n’ont libéré les femmes. Mais le cas algérien a des aspects originaux. Il faut les rechercher dans l’idéologie du mouvement de libération comme le montrent les textes fondamentaux, ceux du Congrès de la Soumam en 1956 (dont la lecture laisse pantois) et de Tripoli en juin 1962, où sont jetées les bases d’une Algérie bien peu nouvelle pour les femmes.
Certes, le Congrès de Tripoli reconnaît, dans un bref passage, « qu’il existe dans notre société une mentalité inégalitaire quant au rôle de la femme » et souligne la nécessité d’une évolution. Mais le FLN n’est pas à l’avant-garde : les maquisardes réfugiées en Tunisie ont dû faire une grève de la faim pour obtenir le droit de sortir librement et de faire des études !
Djamila Amrane fournit quantité d’exemples du désenchantement national qui suit la fête de l’été 1962, de ce désespoir qui a conduit certaines au suicide ou à la folie. « Nous avons l’indépendance, mais que reste-t-il de moi ? » s’interroge une militante (p. 268). Quelques unes ont « réussi » dans l’establishment, mais la seconde assemblée nationale ne comptera que deux députées ! La suppression de l’émission radiophonique de Fadela Mrabet en 1964, puis son éviction de l’enseignement en 1967 pour cause de libre parole sonnent le glas de L’Algérie des illusions [4].
Il faut bien admettre que, dans une partie de la société, l’indépendance s’accompagne d’un regain du traditionalisme, que « les ancêtres redoublent de férocité » comme le dit Kateb Yacine. Quant aux progressistes, ils ont posé le problème de l’égalité, à partir et en fonction de la seule légitimité nationaliste, non sur une base féminine spécifique.
Sur ce point et sur le poids de l’islam, Djamila Amrane est peut-être trop discrète. Il est vrai que les déchirures récentes imposent une nouvelle lecture de la guerre de libération.
Les réactions négatives face au premier livre de Assia Djebar, Les Impatients, qui posait les problèmes de la crise des relations entre hommes et femmes, de l’impossibilité du couple, montrent que le féminisme, comme mouvement autonome, n’est pas pensable alors. De même, le récit de Fatma Amrouche, Histoire de ma vie, publié par Maspero en 1968 avec une préface de Kateb Yacine promettant que ce livre serait lu dans toutes les écoles, n’a-t-il eu que des échos limités en Algérie, parce qu’il ne s’inscrit pas dans les canons nationalistes.
Alors qu’il était partie intégrante du mouvement de libération nationale, l’engagement de « métropolitaines », ainsi que des militantes européennes et juives « pieds noires », a lui aussi été occulté. Minoritaire, infime si on le jauge en termes statistiques, il avait cependant une portée antiraciste, il ouvrait les voies de l’internationalisme et des acquis féministes qui lui étaient liées, ainsi que les horizons de l’universalité qui ont tant fait défaut au nationalisme algérien. Une des limites de la culture politique de l’Algérie indépendante a, en effet, été l’ignorance, le refoulement de la part non arabo-musulmane de son histoire.
Claude LIAUZU
Référence électronique
Claude LIAUZU, « Djamila AMRANE, Les femmes algériennes dans la guerre, Plon, 1991 ; Des femmes dans la guerre d’Algérie, Karthala, 1996. », Clio. Histoire‚ femmes et sociétés [En ligne], 9 | 1999, mis en ligne le 21 mars 2003, consulté le 12 février 2017. URL : http://clio.revues.org/307
Notes:
[1] Il faut aussi rendre hommage au travail de Monique Gadant, à sa thèse Islam et nationalisme en Algérie, L’Harmattan, 1988, qui aborde le problème des femmes dans le discours du FLN, à ses articles dans Peuples Méditerranéens, ainsi qu’à sa coordination de recherches internationales sur « Femmes et argent », « Femmes et pouvoir ». Avant elle, Christiane Souriau avait, parmi les premières en France, ouvert les voies d’une recherche.
Buttoned up against a biting wind, Khalil Tufakji, a 65-year-old Palestinian cartographer, points down from the Mount of Olives in the east of Jerusalem towards a huge wasteland – the last remaining space in the ring of Jewish settlements that surround the city.
This 35 sq km plot of West Bank land was confiscated several years ago and the settlement of Maale Adumim, now home to 40,000 people, was built on the south-eastern corner. But most of the plot still remains empty.
With Donald Trump now in the White House, Tufakji fears that Israel’s prime minister, Benjamin Netanyahu, will seize his chance to announce another expansion of settlements; bulldozers are ready, pink-roofed homes will be up in no time, and busloads of new immigrants – many arriving nowadays from war-torn Ukraine – will be whisked through settler roads and tunnels so fast they won’t see the Arab villages that lay claim to the land. They won’t even know they’re in a settlement. By the time they close their front doors, the whole area will have been annexed to Jerusalem, thereby not only cutting the city off from a hoped-for Palestinian state, but slicing the West Bank in two.
Some say the expansion can still be halted. United Nations resolution 2334, passed in December after Barack Obama’s change of heart, condemned settlements. But Tufakji lists countless UN resolutions passed only to be followed by settlement expansion. Today there are 630,000 settlers in Arab East Jerusalem and the West Bank, both illegally occupied since 1967. In East Jerusalem, 87% of the land is now under Israeli control “which leaves 13% for the Palestinians in East Jerusalem, down from 100% in 1967. Soon there’ll be none,” says Tufakji.
I’ve been listening to Tufakji since the mid-1990s and everything he foresaw has so far come true. He pointed out where a tunnel would be drilled through the Mount of Olives to connect settlements – it seemed impossible but we are now driving through it. He can read the future of this conflict because he reads the land and everything about this conflict concerns the land.
Poring over maps, he identifies the next land seizure by locating an aquifer; he can see where a settler road will divide an Arab village from its olive groves. He also deciphers Israel’s complex legal code that is used to authorise seizures under Ottoman or mandate law, or under the law of “absentee property”, and, following a vote earlier this month, now “legalising” the theft of Palestinian private land. Yet all settlement on occupied land is illegal under international law.
Tufakji has tried and failed to get the international community to see that the conflict is all about the land. Now, he says, it’s too late. Looking further into the future, he describes Israel’s master plan for 2050 and his tone switches from despair to fear. The 2050 plan envisages a huge new airport beyond Maale Adumim on land occupied by Nebi Musa, an ancient Muslim holy site dedicated to Moses. The airport will bring hundreds of thousands of tourists and pilgrims to Jerusalem, who will stay in huge new hotel complexes connected by rail to Amman and Iraq to the east and Tel Aviv to the west. The sheer scale of the scheme is breathtaking.
I first met Tufakji in 1993 in Orient House, which after the signing of the Oslo accords became the Palestinian political centre in East Jerusalem. For a while Orient House buzzed, as did the Arab streets nearby, as foreign delegations rolled up, often looking at Tufakji’s maps before mulling over the shape of the new Palestinian state.
Tufakji knew the Oslo deal was flawed, mostly because it did not stipulate a block on new building while the talks were under way but also because the rights of millions of Palestinian refugees, first made homeless in 1948 when Israel was created, were barely addressed. A man of compromise – his father was a policeman under the British mandate – he advised the foreign peace brokers that Oslo could work if all ongoing settlement on lands seized in 1967 was stopped forthwith, so at least a state within 67 borders might be contiguous, with East Jerusalem as its capital, and safe passages joining it to the Gaza Strip.
Yet the building was never stopped. Too ready to buy into Israel’s claim that some settlements were still needed for its own security, the international peace brokers, led by America and backed up by Europe, showed fatal weakness and squandered the chance to bring about peace.
A refusal to understand the Palestinians’ own deep attachment to the land and the lasting pain of their first 1948 dispossession was viewed as betrayal, a charge most viscerally levelled at the British, who, as authors of the 1917 Balfour declaration, had promised Palestine as a Jewish homeland.
As the deal collapsed, extremists on both sides gained ground with Hamas sending its suicide bombers into Jerusalem, causing a bloodbath. Hawkish Ariel Sharon responded by taking more Palestinian land while killing off the chance for Palestinian politicians to organise, as Jerusalemites became severed by checkpoints from the outside leadership based in the West Bank town of Ramallah.
A huge barrier wall, looping round Jewish areas, was built ostensibly to keep out suicide bombers, but was in fact another land grab, and holds 50,000 Palestinians on the Israeli side. The wall has extinguished social and commercial life in East Jerusalem, stunting freedom of movement, and dividing families who find themselves on different sides.
As we drive on around the city, passing through the impoverished Palestinian suburb of Silwan, Tufakji points out the numerous Star of David flags draped on walls of Arab houses. We reach the site of Trump’s proposed US embassy, which he has promised to move to Jerusalem, thereby endorsing Israel’s claim to the city as its united capital. Perhaps this is the move that could ignite the religious war so eagerly sought by fanatics down below.
Standing in Maale Adumim and looking back over the wasteland towards the Mount of Olives, Tufakji has no doubt that the land war is over – at least for now. The 2050 master plan – airport and all – will go ahead, he says. When I ask what next, he is no longer the voice of compromise. “Armed resistance,” he says. “A military uprising of some sort. There is now no other way.”
This uprising won’t happen for many years, he says. “The Palestinians are too weak now, the region too divided.” But when it comes it will be right here where Jewish settlements sit amid Arab neighbourhoods.
If Tufakji is again proved right, the blame for this future war will not lie with the descendants of the new Jewish arrivals from Donetzk or Lugansk, nor with the Palestinians whose land is being concreted over.
Blame will lie with the misguided hawks of Israel’s political right. But most of all it will rest with our own spineless world leaders who could have implemented international law and stopped the illegal building and the senseless capture of Palestinian land, when they had the chance.
Il y a 22 ans, le 15 février 1995, notre camarade Nabila DJAHNINE a été assassinée à l’âge de 29 ans à Tizi Ouzou par un commando du groupe islamiste armé.
A cette époque, Nabila dirigeait courageusement la résistance et le combat des femmes dans cette région, à travers l’association qu’elle présidait « Tighri N’tmatuth » et les coordinations et les mobilisations nationales des femmes contre le projet obscurantiste islamiste et contre les lois et les pratiques conservatrices du pouvoir et de la société.
Mais, l’engagement politique de Nabila ne se réduit pas à cette dernière bataille. Depuis sa tendre adolescence, Nabila s’est imprégnée des luttes démocratiques et sociales qui rythmaient la vie de sa famille et de sa ville natale, Béjaïa. C’est dans le sillage de l’engagement de son frère aîné Badredine, dirigeant national du mouvement étudiant à partir de 1984/85, puis dirigeant syndicaliste dans l’éducation, et de sa sœur aînée Soraya, militante syndicaliste à la Sonitex, que Nabila allait s’abreuver, à l’instar des autres frère et sœurs, des idées marxistes et de la lutte des classes.
Ainsi, elle s’engage vers 1986/87 au sein du Groupe Communiste Révolutionnaire (GCR), alors clandestin, devenu en 1989 PST. Dirigeante du mouvement étudiant à Tizi Ouzou, où elle suivait ses études supérieures en architecture, elle s’est impliquée dans les mobilisations du MCB et a participe à ses assises en 1990.
Au premier congrès public du PST, en Mai 1991 à Tipaza, Nabila est élue à sa Direction Nationale. Plus tard, vers 1993, Nabila se concentre particulièrement sur son engagement féministe et, sans aucun reniement de son engagement socialiste, cesse son fonctionnement dans le parti. Loin de rendre compte de son riche parcours militant, ce modeste rappel restitue quelques aspects de son engagement sans limites pour un idéal qui nous est commun et pour lequel, en dépit des menaces sur sa vie, elle a continué à se battre debout jusqu’au dernier souffle.
En rendant hommage à Nabila DJAHNINE aujourd’hui, le PST salue à travers elle la mémoire de toutes les militantes engagées dans le combat politique pour l’égalité des droits entre les hommes et les femmes. Ce combat, symbolisé par l’engagement des Moudjahidates pendant la guerre de libération, s’est développé après l’indépendance par les mobilisations des lycéennes et des étudiantes, par les femmes travailleuses et les militantes politiques et féministes.
Ce combat continu aujourd’hui, comme on l’a vécu à travers la campagne contre le harcèlement sexuel et les récentes mobilisations des associations contre les violences faites aux femmes. Bien entendu, les acquis arrachés par ces luttes constituent une avancée inestimable dans notre pays, mais la lutte continuera pour l’abrogation du code de la famille, contre les mentalités conservatrices et moyen-âgeuses et contre toutes les discriminations sociales, économiques et politiques à l’égard des femmes.
A la veille du 08 Mars 2017, l’esprit de notre camarade Nabila est toujours vivant parmi nous, dans nos cœurs et dans nos luttes. Son inimitable éclat de rire, qui nous rappelle combien elle était belle et généreuse, nous accompagnera et ravivera nos espoirs. Et « Thighri n’tmatuth » tonnera encore et encore pour nous rappeler combien Nabila était plus immense encore que la Tour qui porte son nom au bas de son quartier d’enfance, « Houma U Bazine » dans le centre ville de Béjaïa, et combien elle avait la certitude que sa lutte pour l’émancipation des femmes est aussi une lutte pour un monde meilleur sans discriminations, sans inégalités et sans oppressions.