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  • Nouveautés sur Agence Médias Palestine

     
    L’ONU adopte une résolution sur la souveraineté palestinienne sur les ressources naturelles

    L’ONU adopte une résolution sur la souveraineté palestinienne sur les ressources naturelles

    23 décembre 2015 10h12 (mis à jour le 24 décembre à 17h10)     JÉRUSALEM (Ma’an) – L’Assemblée Générale des Nations Unies a adopté mardi une résolution exigeant la souveraineté palestinienne sur les ressources naturelles qui sont sous occupation israélienne.   Le projet « Souveraineté permanente du peuple palestinien dans les territoires palestiniens occupés, dont Jérusalem...
     
     
    Libérez Mohammed Faisal Abousakha, formateur et artiste de l’école palestinienne de cirque

    Libérez Mohammed Faisal Abousakha, formateur et artiste de l’école palestinienne de cirque

    22 Décembre 2015 Aujourd’hui, 22 décembre, Mohammed AbouSakha a été mis en détention administrative par le tribunal militaire de Salem, mais sans qu’un chef d’accusation n’ait été formulé à son encontre. La détention administrative peut aller de trois mois à l’infini, sans qu’aucune inculpation ne soit nécessaire. L’ordre de détention sera signé dans les 72...
     
     
    Un blocus maritime d’Israël sur Gaza motivé par les découvertes gazières

    Un blocus maritime d’Israël sur Gaza motivé par les découvertes gazières

    Charlotte Silver – The Electronic Intifada – 22 décembre 2015   Israël a accéléré la militarisation des eaux de Gaza, interdisant aux Palestiniens l’accès à des ressources qui se trouvent aux larges de leur côte. (Mohammed Asad/APA Images)   Quand Benjamin Netanyahu a supprimé les lois anti-monopoles pour permettre l’exploitation de vastes réserves de gaz...
     
     
     
    Les touristes européens sont très nombreux à éviter le tourisme en Israël

    Les touristes européens sont très nombreux à éviter le tourisme en Israël

    Par Ali Abunimah,  17 Décembre 2015   Son record de crimes de guerre à Gaza fait d’Israël une destination touristique à éviter si l’on veut voyager sans souci. (Photo: Mohammed Asad APA images)   L’industrie touristique israélienne a connu une chute libre, en conséquence de l’assaut de 2014 à Gaza au cours duquel son armée a...
     
     
    Un village de Cisjordanie puni pour avoir exposé la brutalité d’Israël

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    Nancy Murray, Electronic Intifada, 21 Décembre 2015   Des membres de la famille Tamimi empêchent un soldat israélien d’arrêter Muhammad Tamimi, de 12 ans, lors de la manifestation hebdomadaire contre l’occupation dans le village cisjordanien de Nabi Saleh, le 28 août. Muhannad Saleem ActiveStill   Le petit village cisjordanien de Nabi Saleh paie le prix...

  • Algérie Chantier du téléphérique de Tizi Ouzou : Les travailleurs en grève illimitée (Afriques en Lutte)

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    Des dizaines de travailleurs du chantier du téléphérique de Tizi Ouzou, affiliés à la section syndicale UGTA, ont observé, hier matin, un rassemblement devant la gare G3, sise à proximité du stade du 1er Novembre. Ils comptent entamer une grève illimitée à partir d’aujourd’hui pour réclamer le versement de leurs salaires non perçus depuis trois mois et la réintégration de leurs trois collègues arbitrairement licenciés.

    Devant une telle situation, les protestataires appellent le premier magistrat de la wilaya, Brahim Merad, à intervenir. Ainsi, las d’attendre le versement de leurs salaires, les travailleurs de l’entreprise réalisatrice, la « SNC Bapiva », ont décidé de sortir dans la rue pour se faire entendre. « Nous sommes méprisés par notre employeur qui a bloqué nos salaires. Aujourd’hui, nous ne pouvons plus subvenir aux besoins élémentaires de nos familles. Raison pour laquelle nous avons décidé de hausser le ton », a regretté un représentant de la section syndicale des travailleurs qui a préféré garder l’anonymat. Selon ce dernier, les représentants de la section syndicale ont déposé leur plate-forme de revendications au niveau de l’inspection locale du travail et de leur employeur au mois de novembre dernier.

    A ce jour, rien n’a été fait. « Ces instances appliquent la politique de la fuite en avant. Nous remettons en cause le licenciement arbitraire de trois membres de notre section syndicale. C’est une atteinte à la liberté syndicale. Nous exigeons leur réintégration immédiate », a-t-on insisté, enchaînant : « Nous ne reprendrons le chemin du travail qu’à la satisfaction totale de nos doléances. »

    Source : Le Temps d’Algérie 22 décembre 2015 

    http://www.afriquesenlutte.org/algerie/article/algerie-chantier-du-telepherique

  • Parti Socialiste des Travailleurs (Algérie) et A Manca (Corse)

    Principaux dirigeants du FLN (de gauche à droite : Mohamed Khider, Mostefa Lacheraf, Hocine Aït Ahmed, Mohamed Boudiaf et Ahmed Ben Bella) après leur arrestation à la suite du détournement, le 22 octobre 1956 par l'armée française, de leur avion civil marocain, entre Rabat et Tunis, en direction du Caire (Égypte).



    بيان حزب العمال الاشتراكي

    بعد وفاة حسين آيت أحمد, أحد القيادات التاريخية للنضال من أجل الاستقلال الوطني لبلادنا, ينحني مناضلو و مناضلات حزب العمال الاشتراكي لذكراه و يقدمون تعازيهم الخالصة لعائلته و كل مناضلات و مناضلي جبهة القوى الاشتراكية.
    مع موت حسين آيت أحمد, فهي رقعة من تاريخنا التي تختفي .جزء من تاريخ الحركة الوطنية وحرب التحرير الوطني, قطعة من النضال من أجل الحريات الديمقراطية, من أجل جمعية تأسيسية, من أجل ترسيم الأمازيغية, من أجل المساواة في الحقوق بين الرجل و المرأة, الفصل بين الدولة و الدين, وضد الدكتاتورية و الاضطهاد.

    سيظل آيت أحمد في تاريخ الجزائر, ليس فقط باعتباره فاعلا رئيسيا في الكفاح من أجل إنعتاق الشعب الجزائري من نير الاستعمار, ولكن أيضا كمعلم في النضالات الديمقراطية والاجتماعية بعد الاستقلال.

    ع / حزب العمال الاشتراكي (PST)
    الأمين العام
    محمود رشيدي


    Déclaration du PST:

    Suite au décès de Hocine Ait Ahmed, l'un des chefs historique du combat pour l'indépendance nationale de notre pays , les militants et les militantes du PST s'inclinent à sa mémoire et présentent leurs sincères condoléances à sa famille et au militants et militantes du FFS.

    Avec la disparition de Hocine Ait Ahmed, c'est un pan de notre histoire qui s'en va . Un pan de l'histoire du mouvement national et de la guerre de libération nationale. Un pan du combat pour les libertés démocratiques , pour une assemblée constituante , pour l'officialisation de Tamazight , pour l'égalité des droits entre les hommes et les femmes , pour la séparation entre la religion et l'état et contre la dictature et l'oppression .

    Ait Ahmed restera dans l'histoire de l'Algérie , non seulement comme un acteur majeur du combat pour l'émancipation du peuple algérien du joug colonial, mais aussi comme repère dans les luttes démocratiques et sociales après l'indépendance.

    P/ Le Parti Socialiste des Travailleurs (PST)
    le Secrétaire Général
    Mahmoud Rechidi

    Source : Facebook

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    Nos camarades corses:

    Si n’hè andatu Hocine Aït-Ahmed (A Manca-La gauche)

    Les militants de la Manca tiennent à saluer la mémoire d’un combattant de la liberté. La disparition de Hocine Aït-Ahmed, dirigeant du Front des forces Socialistes, est une perte, à la fois pour sa famille, son entourage et les militants de son mouvement.

    Elle est également, nous le croyons, une perte pour tous les anticolonialistes, pour le peuple Amazigh, et au delà pour les masses populaires de l’Algérie.

    L’héritage politique d’un des fondateurs de la résistance patriotique Algérienne est un bien précieux pour tous les combattants de la liberté au sein des peuples encore sous tutelle coloniale. Nous retiendrons que la tâche des anticolonialistes ne s’arrête pas avec le départ des occupants.

    La lutte pour un véritable processus de désaliénation, exige de dépasser le caractère purement nationaliste des mobilisations, afin de prolonger la marche vers une société débarrassée de toutes les formes de domination.

    Cet apport, décisif à nos yeux, doit irriguer les luttes encore en œuvre.

    Le témoignage de notre profond respect et de notre gratitude accompagne toutes celles et ceux qui pleurent la disparition d’un de ces hommes insoumis, dont les combats participent d’une véritable humanité.

     

    http://www.a-manca.net/si-nhe-andatu-hocine-ait-ahmed/

  • Nouveautés sur Association France Palestine Solidarité

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  • Algérie. Contre l’austérité, les atteintes aux acquis sociaux! Non à la loi de finances 2016! (Al'Encontre.ch)

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    Déclaration du Parti socialiste des travailleurs

    Depuis plus de trois ans, l’offensive libérale n’a pas cessé de rogner les mesures inconséquentes et insuffisantes, appelées pompeusement «patriotisme économique», introduites par la LFC 2009 [Loi de finances complémentaire]. Bien avant la chute du prix des hydrocarbures, les attaques quasi quotidiennes contre les subventions et les transferts sociaux, contre l’augmentation des salaires et les pensions, contre les acquis et les droits sociaux meublaient le discours d’une partie du pouvoir, de l’opposition libérale, du FMI et de la BM (Banque mondiale), ainsi que les médias. Aujourd’hui, la Loi de finances 2016, dont le passage en force au Parlement renseigne sur les «réformes démocratiques» promises, vient renforcer ce processus libéral dans le but de démanteler le secteur public, d’abolir ce qui reste du caractère social de l’Etat algérien et soumettre notre économie et nos richesses nationales au secteur privé et aux transnationales. Le futur amendement de la Constitution couronnera sans doute ce dispositif. Il s’agit d’un processus d’abandon de l’idéal du combat du peuple algérien pour l’indépendance et son caractère social et égalitaire.

    Alors que le pays dispose d’une marge de manœuvre financière consistante, la promotion d’un discours alarmiste, instaurant la peur au sein de la population, vise à profiter de la chute du prix des hydrocarbures [1] pour accélérer le processus libéral et imposer l’austérité et la précarité sociale pour la majorité des travailleurs, des travailleuses et des masses populaires. Cette accélération est confortée par le nouveau rapport de forces au sein du régime en faveur du patronat et des affairistes privés, par la bienveillance des puissances impérialistes qui se frottent les mains et par la lente et difficile cristallisation politique du front social.

    Ceux qui faisaient partie de la campagne ultralibérale il y a peu, dénoncent aujourd’hui le danger de la LF 2016 et son atteinte à la souveraineté nationale, ils ont compris enfin que le pouvoir ne leur concédera ni «transition démocratique» ni «consensus national». Aussi, ceux qui faisaient partie des hautes sphères de la hiérarchie politique et militaire du régime et dénoncent aujourd’hui l’épuration au sein du DRS (Département du renseignement et de la sécurité) et l’emprisonnement de hauts officiers de l’armée ont compris que le rapport de forces est en train de changer profondément et qu’ils sont exclus du centre de décision politique et économique.

    Pour le PST la bataille ne se limite pas à la dénonciation de la LF 2016 au sein du parlement [le débat a été assez vif et traduit les divisions devant des mesures accentuées depuis l’arrivée à la présidence d’Abdelaziz Bouteflika] ou à la défense du droit de préemption [droit de l’Etat d’avoir une priorité d’acquisition lors d’une cession d’une entreprise: par exemple, droit invoqué lors de la vente de filiale de Michelin au groupe privé Cevital]. Il s’agit pour nous de s’opposer au projet libéral, à la privatisation du secteur public et au bradage du foncier et des terres agricoles. Il s’agit aussi de dénoncer l’austérité imposée aux masses populaires et les cadeaux fiscaux décernés aux patrons et aux riches. Il faut se positionner contre les projets de lois libérales et anti-sociales, tels que les contre-réformes du Code du travail, de la loi sanitaire et du Code d’investissements. Il faut, enfin, exiger l’annulation de l’accord injuste avec l’UE (Union européenne) et s’opposer au projet d’adhésion de notre pays à l’OMC (Organisation mondiale du commerce).

    Néanmoins, le PST est disposé à mener la bataille avec tous ceux qui se mobilisent contre la LF 2016, pour son retrait et pour l’ouverture d’un débat démocratique et sans exclusive sur les choix économiques et sociaux. Avec tous ceux qui luttent pour la levée de toutes les entraves à l’exercice effectif des libertés démocratiques dans notre pays.

    L’expérience des luttes a démontré que les travailleurs, comme ceux de la SNVI (Entreprise nationale des véhicules industriels), de l’ETUSA (Transport autobus) d’El Hadjar, des enseignants et bien d’autres secteurs, comme le mouvement des chômeurs, des étudiant·e·s et des jeunes, des femmes et des opprimé·e·s, constituent un rempart contre le projet libéral et peuvent transformer le rapport de forces.

    Le PST appelle les militant·e·s de la classe ouvrière et les syndicalistes, les animateurs du mouvement des chômeurs et de la jeunesse, les militants des mouvements sociaux et du combat des femmes et de tous les opprimés à unir nos forces pour se solidariser avec les luttes et réaliser ensemble une convergence démocratique anti-libérale et anti-impérialiste. (Secrétariat national du PST, 17 décembre 2015)

    Notes:

    [1] Officiellement, en 2014, des exportations algériennes d’hydrocarbures (gaz et pétrole) représentaient 93,53% du total des exportations, ce qui illustre l’échec du pouvoir et du capital d’utiliser des ressources pour avoir une politique de diversification sectorielle répondant aux exigences des besoins de la majorité de la société. Elles totalisaient la somme de 27,25 milliards de dollars.

    Lors des cinq premiers mois de l’année 2015, le recul des revenus d’exportations d’hydrocarbures se situe à hauteur de 45,47%. Cette chute est liée à la dégringolade, sur 12 mois (juin à juin), du cours du pétrole qui a passé de plus 100 dollars (en juin 2014) à 60 dollars en juin 2015. Et ce cours a continué à chuter. En même temps, le volume des exportations s’est contracté étant donné la situation de faible croissance, pour ne pas dire de stagnation, des principaux importateurs: l’Espagne, l’Italie, la France et la Grande-Bretagne.

    Les hydrocarbures contribuent à hauteur de 60% des recettes de l’Etat. Pour ce qui est des recettes fiscales internes, la TVA payée de manière massive par les salariés-consomnateurs représente, pour l’année 2014, 49% des recettes fiscales. Or, la hausse de la TVA sur le carburant, l’électricité et le gaz, de 7% à 17%, va avoir un effet sur les prix et frapper le pouvoir d’achat de la majorité populaire. En outre, la dévaluation du dinar va se répercuter sur les prix des produits importés en masse. Avec un langage «technocratique», Abderrahmane Benkhalfa, ministre des Finances depuis mai 2015, a déclaré «Nous avons une stratégie pour sortir, d’ici deux à trois ans, des subventions généralisées des prix pour aller vers un ciblage des subventions», lors du débat sur le projet de Loi de finances pour 2016 au Conseil de la nation (le système législatif est formellement bicaméral: Conseil de la nation et Assemblée populaire de la nation. Le ministre des Finances est docteur en «Science de gestion» de l’Université de Grenoble et était, avant son poste ministériel, Délégué général de l’ABEF, soit l’Association des banques et des établissements financiers d’Algérie. (Rédaction A l’Encontre)

    Publié par Alencontre le 24 - décembre - 2015
     
  • Lancement de la campagne pour la Vérité sur la dette tunisienne (Essf)

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    Compte rendu, par CADTM international, du lancement de la campagne.

    Le 17 décembre à Tunis, le coup d’envoi de la campagne « Droit de savoir la vérité sur la dette de la dictature. Auditons la dette, donnons une chance à la Tunisie » a été donné.

    Cette campagne, lancée par le Front populaire (coalition de partis politiques tunisiens) et l’association RAID (membre des réseaux CADTM et ATTAC), vise à médiatiser le sujet de la dette et créer un soutien populaire afin de réaliser un audit de la dette tunisienne.

    Une proposition de loi portant création d’une Commission d’audit avec la participation de la « société civile », s’inspirant des exemples équatorien et grec, est en voie de finalisation et sera déposée début 2016 au Parlement tunisien.

    Pour le lancement de cette campagne, pas moins de dix-neuf portraits ont été installés le 17 décembre sur 80 panneaux de 12 m2 dans 14 villes et 40 « sucettes » de 1,2 m2 dans quatre grandes villes de Tunisie. Ces affiches montrent des Tunisiennes et des Tunisiens sur leur lieu de travail : un épicier, un marchand ambulant, une enseignante, un maçon, une pharmacienne, un député, un étudiant, etc, accompagnées de citations comme « la dette tue la santé publique », « pas de souveraineté populaire sans audit de la dette », « payer la dette odieuse c’est blanchir de l’argent », « je veux vivre et travailler dans mon pays ».

    Le choix de la date est symbolique puisqu’il y a tout juste cinq ans, le 17 décembre 2010, le peuple tunisien se soulevait contre le régime provoquant la fuite du dictateur Ben Ali le 14 janvier 2011.

    - Combien les Tunisien-n-e-s paient-il chaque année pour le remboursement de la dette ?
    - Combien représente le service de la dette par rapport aux budgets de l’éducation, de la santé, des affaires sociales ?
    - Pour quels projets, quelle type de politique s’est endettée la Tunisie ?
    - Quelle est la part de la dette héritée du régime dictatorial de Ben Ali ?
    - Quelles sont les conditions posées par la Banque mondiale, le FMI, l’Union européenne, le Qatar, pour octroyer leurs prêts ?
    - Quelle est la part odieuse, illégitime, illégale, insoutenable de la dette ? etc.

    Autant de questions élémentaires devant déboucher sur une autre grande question : Doit-on payer la dette ? Si oui, quelle partie ?

    Le lancement de cette campagne pour la vérité sur la dette tunisienne a logiquement été immédiatement soutenue par le CADTM et ATTAC dont plusieurs membres internationaux ont fait le déplacement pour animer une formation le 18 décembre à destination des députés tunisiens du Front populaire sur l’audit de la dette et intervenir lors de la conférence internationale sur ce sujet le 19 décembre en plein cœur de Tunis.

    Ont répondu présent-e-s à l’invitation :
    - Omar Aziki (Secrétaire général d’ATTAC-CADTM Maroc),
    - Fatima Zahra El Belghiti (ATTAC-CADTM Maroc),
    - Claude Quémar (vice-président du CADTM France)
    - Renaud Vivien (co-secrétaire général du CADTM Belgique).

    A ces représentants du CADTM et ATTAC s’ajoutent :
    - Marie-Christine Vergiat (eurodéputée du groupe de la Gauche Unitaire européenne/Gauche Verte - GUE/NGL)
    Plusieurs personnalités tunisiennes dont :
    - Samir Cheffi (Membre du Bureau exécutif de l’UGTT – le principal syndicat),
    - Ahmed Seddik (président du groupe parlementaire du Front populaire),
    - Salem Ayari (Secrétaire général de l’Union des diplômés)
    - Fathi Chamkhi (député du Front populaire, auteur de la proposition de loi sur l’audit).

    Les retombées médiatiques de cette conférence ne se sont pas faites attendre puisque un reportage était diffusé le soir même à la télévision nationale. Au total, neuf grands médias tunisiens (télévision et radio) ont fait le déplacement et couvert cet événement d’une importance cruciale pour le pays comme l’ont souligné les différents intervenant-e-s.

    Ahmed Seddik (Front populaire

    Le président du groupe parlementaire du Front populaire Ahmed Seddik a ouvert la conférence en insistant sur la dimension démocratique du travail d’audit. Réaliser l’audit de la dette constitue un droit démocratique fondamental des citoyen-ne-s pour connaître la vérité.

    C’est également une question de transparence permettant de responsabiliser les dirigeants et d’empêcher la formation d’un nouveau cycle d’endettement odieux.

    Le président a également mis en avant l’exemple du gouvernement équatorien qui, avec des représentants des mouvements sociaux équatoriens et internationaux, a réalisé en 2007-2008 un audit intégral de la dette publique sans demander l’autorisation de ses créanciers. Sur base du rapport d’audit, l’Équateur a fait l’économie de 7 milliards de dollars qui ont pu être utilisés pour augmenter les dépenses dans l’éducation et la santé au lieu de servir à payer la dette illégitime.

    Il conclut en disant que l’audit contribuera à réaliser la transition démocratique et sociale à laquelle le peuple tunisien a droit.

    Samir Cheffi (UGTT)

    Le syndicaliste Samir Cheffi, membre du Bureau exécutif de l’UGTT, a ensuite pris la parole en affirmant que la gestion actuelle de la dette se fait au détriment de la population et que la dette doit servir l’intérêt général.
    L’audit doit servir à identifier les parties odieuses et illégitimes de la dette avant de conclure que nous n’avons pas d’obligation de rembourser une dette qui a servi à une minorité de riches, et que ceux qui participent à la réalisation de l’audit servent l’intérêt du peuple tunisien.

    Marie-Christine Vergiat (eurodéputée)

    L’eurodéputée Marie-Christine Vergiat, qui apporte son soutien actif au peuple tunisien depuis de nombreuses années, a salué également l’importance de cette campagne en soulignant que le combat contre la dette odieuse et illégitime n’est pas un combat qui oppose les peuples du Sud à ceux du Nord. C’est un combat commun des peuples du Sud et du Nord contre l’oligarchie.
    L’Europe est également durement frappée par la dette et les politiques d’austérité. La Grèce en est un parfait exemple.

    Mme Vergiat a rappelé l’appel qu’elle avait lancé en 2011 avec d’autres députés européens pour soutenir la campagne en Tunisie demandant un moratoire et l’audit de la dette tunisienne |1|. Elle propose de relancer cet appel lorsque la proposition de loi tunisienne sur l’audit sera déposée. Cet appel qui avait été signé en mars 2011 par 120 parlementaires en Europe relayait à l’époque les revendications d’une partie de la « société civile » tunisienne et en particulier de RAID-ATTAC-CADTM Tunisie.

    Elle conclut en dénonçant l’hypocrisie des créanciers qui, au lendemain de la chute de Ben Ali, avaient promis de verser 20 milliards d’euros d’aide à la Tunisie. Où est passé cet argent ? A t-il bien été versé ? En réalité, les créanciers n’ont pas tenu leurs promesses à l’image du gouvernement français qui avait promis de convertir une partie de ses créances en projets d’investissement mais qui n’a toujours rien fait. Pire, ces créanciers ont alourdi le poids de la dette en octroyant des prêts (et non des dons) qui ont servi à rembourser les anciennes dettes odieuses de Ben Ali.

    Salem Ayari (Union des diplômés-chômeurs (UDC)

    Salem Ayari (Secrétaire général de l’Union des diplômés chômeurs), a rappelé la situation de milliers de diplômés qui se retrouvent au chômage pendant des années, malgré le niveau de leur formation. La situation de ces diplômés est, en effet, liée directement aux choix politiques qui visent à diminuer les investissements publics dans les secteurs fournissant des emplois stables.
    Traînés de stages en formations sous-payées, les diplômés tunisiens se retrouvent marginalisés et privés de stabilité. Il souligne que son organisation s’impliquera activement dans le campagne pour un audit.

    Renaud Vivien (CADTM-Belgique)

    Renaud Vivien, co-secrétaire général du CADTM Belgique, est intervenu pour partager son expérience comme membre de la Commission d’audit de la dette grecque qui a été mise en place par l’ex-présidente du Parlement grec en avril 2015 |2|.
    Après avoir rappelé les causes principales de la dette grecque avant l’imposition du premier programme d’austérité par les créanciers en 2010, il a souligné les conséquences dramatiques de l’austérité et du remboursement de la dette cinq années plus tard : le PIB a chuté de 25%, 605 établissements scolaires ont été fermés, le chômage a explosé et... la dette publique est passée 113% en 2009 à 175 % en 2015.

    Il a ensuite rappelé que les audits de la dette sont des armes stratégique entre les mains des débiteurs à condition d’y associer la population. L’audit permet, en effet, de renverser le rapport de force politique.
    Grâce aux résultats de l’audit, nous pouvons dire aux créanciers : « Je n’appliquerai pas vos conditions car je n’ai pas à rembourser votre dette. J’apporte la preuve que la dette que vous me réclamez est illégale, illégitime, odieuse la dette est insoutenable pour le population ».

    Il a conclu en soulignant des exemples récents de non-paiement de la dette comme l’Islande (pays de seulement 320 000 habitants) qui a remis en cause le paiement de sa dette illégitime malgré le chantage des créanciers qui a inscrit l’Islande sur la liste noire des organisations terroristes et lui ont fait un procès. Procès que ces créanciers ont perdu puisque le Tribunal saisi a confirmé qu’il n’existait pas d’obligation pour un État de rembourser les dettes du secteur privé |3|.

    Fathi Chamkhi (Front populaire)

    Fathi Chamkhi (député du Front populaire à l’origine de la proposition de loi pour un audit de la dette tunisienne) est revenu sur la situation tunisienne en soulignant le poids de la dette dans le budget 2016 qui met gravement en danger le développement de la Tunisie.

    Il a illustré à quel point la dette est un instrument de domination néo-coloniale.

    Il a dénoncé les mensonges du gouvernement et des pseudo experts économiques qui osent dire que la dette sert à payer les salaires des travailleurs tunisiens pénalisés par les grèves de l’UGTT.

    Fathi Chamkhi a également dénoncé l’attitude du gouvernement qui la veille (le 18 décembre) a sollicité de la part du FMI un nouveau prêt qui sera assorti comme toujours de mesures anti-sociales |4|.

    Il a conclu son intervention en donnant les grandes lignes de la proposition de loi sur l’audit de la dette tunisienne en voie de finalisation.
    L’audit devrait être réalisé par un comité au sein de l’Assemblée ouvert à la « société civile » qui examinera notamment tous les contrats des prêts depuis juillet 1986, date du premier programme d’ajustement structurel en Tunisie.
    Les rapports de ce Comité seront soumis chaque trimestre à l’Assemblée et les résultats seront présentés à la population tunisienne pour avis et prise de décision.

    Omar Aziki (ATTAC-CADTM Maroc)

    Le secrétaire général d’ATTAC-CADTM Maroc, Omar Aziki a fait le parallèle entre la situation en Tunisie et celle de son pays. Le remboursement de la dette (82 % du PIB) s’y fait là aussi au détriment de l’éducation et de la santé. Les mêmes acteurs y interviennent : FMI, Banque mondiale, Union européenne qui imposent leurs diktats aux pouvoirs publics locaux (avec l’accord tacite de ceux-ci).

    Le FMI, qui réalise au moins trois visites par an au Maroc, impose en échange de nouveaux prêts, une réforme des retraites qui a déjà suscité des mobilisations de masse, sans oublier la suppression ou la diminution de subventions sur des produits de première nécessité (butane, farine, sucre).

    Il conclut que les mouvements sociaux doivent répondre à ces attaques par la réalisation d’audits de la dette au Maroc comme en Tunisie.

    Pour clôturer cette conférence au ton et au contenu combatifs

    Le célèbre discours prononcé par l’ancien président du Burkina Faso Thomas Sankara sur la dette de 1987 |5| a été projeté, suivi d’extraits d’une pièce de théâtre tunisienne en ombres chinoises vulgarisant le système de la dette.

    Cette conférence du 19 décembre n’est qu’un jalon de cette campagne qui va maintenant se poursuivre dans toute la Tunisie. Les portraits resteront affichés jusqu’au 17 janvier ainsi que dans le hall principal du Parlement tunisien.

    Une caravane composée de militant-e-s et de député-e-s se déplacera dans sept villes pour aller à la rencontre de la population pour informer, sensibiliser, convaincre et mobiliser le maximum de personnes pour le soutien à l’audit de la dette.
    Prochaines étapes : Le Kef, Siliana, Sidi Bouzid et Gafsa du 8 au 11 janvier suivies de Kairouan, Sfax et Nabeul du 15 au 17 janvier. Dans chacune de ces villes, une tente sera plantée dans l’artère principale où auront lieu des animations culturelles ainsi que la distribution de manuels sur l’audit et de livres sur la dette de la Tunisie.

    Notes :

    |1| http://cadtm.org/Appel-des-parlementaires-europeens,6560

    |2| Lire le rapport préliminaire de juin 2015 http://cadtm.org/Rapport-preliminaire-de-la
    Lire le deuxième rapport de septembre 2015 http://cadtm.org/Analyse-de-la-legalite-du

    |3| http://cadtm.org/Le-tribunal-de-l-AELE-rejette-les

    |4| http://www.imf.org/external/french/np/sec/pr/2015/pr15574f.htm

    |5| https://www.youtube.com/watch?v=e8PCuwBnhtk

    Article paru le 23 décembre 2015 sur le site du CADTM-International http://cadtm.org/Le-CADTM-International-soutient-la,12751

    Le CADTM, Comité pour l’annulation de la dette du Tiers Monde, est un réseau international de lutte pour l’abolition de la dette des pays du Sud, auquel participe l’association tunisienne RAID.
    RAID (Attac et Cadtm en Tunisie) est la doyenne des associations africaines altermondialistes. Après avoir été durement réprimée durant 11 ans, elle est passée à la contre-attaque sociale, depuis le 14 janvier 2011, date de la chute de la dictature. , par CADTM

    http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article36788