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  • Affaire El Khabar : Le PST se solidarise avec les salariés et s’en prend aux «oligarques» (El Watan.dz)

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    Dans une réaction au procès El Khabar, le Parti socialiste des travailleurs (PST) renvoie dos à dos le pouvoir et les «forces de l’argent».

    Pour ne pas donner l’impression de soutenir l’homme d’affaires, le parti d’extrême gauche appelle à appuyer les travailleurs du groupe El Khabar. Pour le PST, «la solidarité doit s’exprimer avant tout à l’égard des journalistes et des travailleurs du groupe de presse El Khabar qui risquent de perdre leur emploi. Pour le PST, le combat pour la liberté d’expression et les libertés démocratiques et syndicales doit être mené non seulement contre l’autoritarisme du pouvoir politique et sa machine répressive, mais aussi contre le pouvoir de l’argent et des oligarques prédateurs», indique le parti politique dans un communiqué rendu public hier.

    Le PST, qui se prononce contre «les monopoles médiatiques», estime que «l’indépendance de la presse du pouvoir politique n’aura de sens que si elle l’est aussi vis-à-vis du pouvoir de l’argent et des affairistes. Aussi, la liberté de la presse ne se réduit pas à la liberté d’expression des journalistes, que nous défendons par ailleurs, mais aussi à celle de l’ensemble des citoyens et des citoyennes, des travailleurs et de tous les opprimés.» Le document rappelle également que le gouvernement ne peut pas être crédible à cause des deux poids deux mesures qu’il applique. «Les ‘‘nobles envolées antimonopole’’ de Grine et d’Ouyahia auraient pu être crédibles si elles étaient adressées aussi à leur ami Haddad qu’on a laissé bâtir un empire médiatique», lit-on.

    Ali Boukhlef  15.05.16

    http://www.elwatan.com/affaire-el-khabar-le-pst-se-solidarise-avec-les-salaries

     

    Le PST à équidistance


    Hier encore, c’était au tour du Parti socialiste des travailleurs (PST) de se jeter dans le débat, seulement cette formation de gauche apporte une «nuance » et appelle à la clarification des questions et interrogations charriées par l’affaire El Khabar.

    Il est le premier jusque-là à se mettre à égale distance entre les protagonistes dans cette affaire en s’interrogeant sur la place des travailleurs du groupe de presse et leur avenir. Il résume sa position en se démarquant « du pouvoir politique et du pouvoir de l’argent », et d’estimer que « l’opération de rachat par Issad Rebrab du groupe de presse El Khabar (est) une ‘‘guerre de position’’ sur les plans économique, politique et médiatique ».

    Il considère que «l’archimilliardaire Rebrab est loin de représenter le combat pour les libertés démocratiques et la liberté de la presse dans notre pays», rappelant «son opposition au droit des travailleurs de constituer une structure syndicale dans son usine Cevital-Béjaïa et le licenciement des animateurs de ce mouvement en 2012 ». Le PST pense déceler dans le rachat par Rebrab du groupe El Khabar son intention « de servir avant tout ses intérêts économiques et d’élargir l’influence politique de ses protecteurs et ses alliés à la veille des échéances électorales de 2017 et 2019 ».

    Pour le PST, la solidarité doit s’exprimer avant tout à l’égard des journalistes et des travailleurs du groupe de presse El Khabar qui risquent de perdre leur emploi.

    « Le combat pour la liberté d’expression et les libertés démocratiques et syndicales doit être mené non seulement contre l’autoritarisme du pouvoir politique et sa machine répressive, mais aussi contre le pouvoir de l’argent et des oligarques prédateurs», écrit-il. Il rappelle que cette solidarité manifestée par les «politiques», y compris celle de la corporation, doit aller en premier aux travailleurs du groupe «contre la marchandisation de l’information, la concentration et les monopoles médiatiques» et «contre la mainmise du capital sur les médias».


    http://www.reporters.dz/…/justice-medias-le-pst-recadre-le-…

  • Nouveautés syndicales sur Algéria Watch

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    Voir aussi:

    http://www.al-monitor.com/pulse/politics/algeria-labor-union-experience

     

  • Déclaration de solidarité féministe de l’Institut Simone de Beauvoir avec le mouvement BDS (Essf)

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    Le 17 février 2016, des représentant-e-s des enseignants, du personnel, des titulaires de bourses de recherche et des chercheurs associés de l’Institut Simone de Beauvoir (SdBI) ont voté à l’unanimité leur soutien à la résolution ci-dessous concernant l’appel palestinien pour un mouvement de boycott, de désinvestissement et de sanctions.

    En tant qu’universitaires, militant-e-s, enseignant-e-s féministes et intellectuel-le-s publics, nous reconnaissons l’interconnexion des formes systémiques d’oppression. Dans cet esprit, nous ne pouvons ignorer l’injustice et la violence, dont la violence sexuelle et la violence basée sur le genre perpétrée contre les Palestiniens et les autres Arabes de Cisjordanie, de la bande de Gaza, au sein d’Israël et dans les monts du Golan, tout autant que le déplacement colonial de centaines de milliers de Palestiniens au cours de la Nakba en 1948. Le traitement discriminatoire, l’exclusion, le siège militaire et l’apartheid imposés par Israël sur ses propres citoyens palestiniens comme sur ceux résidant dans les territoires occupés constituent une violation flagrante du droit international, des résolutions de l’ONU, et des droits humains fondamentaux.

    En ce moment même, nos collègues en Palestine font face à des violations quotidiennes de leurs droits humains, dont leurs droits académiques à la liberté de parole, à se réunir, à s’associer et à se déplacer. En même temps, les institutions israéliennes d’enseignement supérieur n’ont pas contesté mais ont au contraire légitimé la politique d’oppression d’Israël et ses violations. Ces violations, qui ont un impact sérieux sur la vie quotidienne et sur les conditions de travail des universitaires, des étudiants et de la société palestinienne dans son ensemble, sont aussi permis par les impôts et le soutien tacite des puissances occidentales, faisant ainsi de chaque contribuable au Canada et en occident un complice de la perpétuation de ces injustices.

    Nous, membres du SdBI engagés pour la justice, la dignité, l’égalité et la paix, affirmons notre opposition aux injustices qui se produisent depuis longtemps sans discontinuer en Palestine et que nous voyons comme partie intégrante des multiples formes d’oppression que nous étudions et enseignons. Nous affirmons aussi l’engagement de SdBI aux principes des droits humains, de la justice et de la liberté pour tous, dont la liberté académique.

    L’Institut Simone de Beauvoir a eu une longue tradition d’accueil de féministes engagées pour la paix. Au cours des années, le SdBI a organisé ou sponsorisé de nombreuses activités BDS ou des activités de la semaine de l’Apartheid israélien. Aussi, par fidélité aux principes ci-dessus et dans le droit fil de l’histoire du SdBI comme de ses engagements actuels, décidons, au nom du SdBI, d’endosser l’appel de la société civile palestinienne pour le Boycott, le Désinvestissement et les Sanctions (BDS) contre les entités économiques, militaires, académiques et culturelles et contre les projets sponsorisés par l’État d’Israël. Ce faisant nous rejoignons le consensus international en plein développement et ajoutons nos voix à un grand nombre d’associations universitaires et d’entités qui ont adopté de semblables résolutions ces dernières années.

    Nous ajoutons nos voix à celles qui ont déclaré leur soutien à BDS parce que nous croyons que le boycott, le désinvestissement et les sanctions sont les moyens non violents les plus efficaces pour réaliser la paix et la justice dans la région. L’Institut Simone de Beauvoir reconnaît que BDS soulève beaucoup de questions et suscite des débats enflammés. En tant qu’éducateur-trice-s et étudiant-e-s féministes, nous promouvons le dialogue ouvert et une approche éducative pour comprendre les problèmes. Dans les pages suivantes, nous soulignons quelques uns des principes-clef de la résolution et ce qu’elle implique. Nous fournissons aussi une liste de ressources pour de plus amples lectures sur le sujet (voir page 12).

    Institut Simone de Beauvoir, Université Concordia, Montréal, 13 avril 2016

    * http://www.bdsfrance.org/declaration-de-solidarite-feministe-de-linstitut-simone-de-beauvoir-avec-le-mouvement-palestinien-de-boycott-desinvestissement-sanctions-bds/

    * Traduction SF pour BDS France et pour l’AURDIP.

    http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article37954