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Culture

  • L’historienne Juliette Bessis, nous quitte (Gabès 1925 - Paris, 18 mars 2017) (Leaders.tn)

     L’historienne Juliette Bessis, nous quitte (Gabès 1925 - Paris, 18 mars 2017)

     

    Le cœur de Juliette Bessis (Zouzou, pour les intimes) a cessé de battre le vendredi 18 mars à Paris où elle s’est installée après son départ de Tunisie en 1962.

    L’historienne de la Tunisie, du Maghreb et la Méditerranée, née Saada à Gabès le 16 septembre 1925, a fait ses études au lycée Armand Fallières (actuel Lycée de la Rue de Russie). Elle a milité dès son jeune âge au sein du parti communiste tunisien et s’est engagée dans la lutte antifasciste et contre l’occupation allemande de la Tunisie (novembre 1942-mai 1943). C’est dans cette lutte qu’elle a rencontré son camarade et futur mari Aldo Bessis, (1918-1969). Aldo, le responsable communiste, le militant syndicaliste de l’USTT aux côtés de Hassen Saadaoui et ensuite le grand expert de la FAO dans plusieurs pays africains, n’est autre que le  fils du bâtonnier Albert Bessis qui fut ministre au second gouvernement Ben Ammar en 1955-1956, ensuite député à l’Assemblée constituante (de 1956 à 1959) et à l’Assemblée  nationale (de 1959 à 1969).  

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Juliette Bessis a consacré sa vie à transmettre sa passion pour l’histoire, tout d’abord à plusieurs générations d’élèves tunisiens dans divers lycées de Tunis et surtout au lycée Khaznadar jusqu’en 1962. En Italie et ensuite en France, à côté de l’enseignement de l’histoire, notamment à l’université de Vincennes, elle mena, dans le cadre de sa thèse, des recherches sur la politique fasciste en Méditerranée suivant, à la faveur de ces investigations et de ses analyses, l’ambition de Mussolini de marcher sur les pas de Rome et de reconstituer l’Empire.

    Cependant, tout en poursuivant sa quête d’informations sur l’ensemble de la politique fasciste en Méditerranée, elle s’intéressa aux traces de la politique mussolinienne en Tunisie, son pays natal. Passant plusieurs années dans les Archives italiennes, elle est arrivé à colleter des informations inédites sur les traces du passage des chefs destouriens par Rome en mars-avril 1943. Sa thèse, qui a donné lieu à la publication, chez Karthala en 1981, d’un ouvrage intitulé La Méditerranée fasciste. L’Italie mussolinienne et la Tunisie, constitue une belle contribution à l’histoire de la Tunisie durant l’entre-deux-guerres et pendant la Seconde Guerre mondiale.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Son second livre publié en 1986, sous le titre Les fondateurs, est un bel exemple de sa vision pluraliste de l’histoire de la Tunisie. Dans cet ouvrage, elle a établi une liste composée de 500 noms de cadres syndicaux ayant milité dans les différents syndicats de la Tunisie coloniale de 1920 à 1956. Sans aucune exclusive, elle a tenté de faire un index biographique pour environ 500 cadres : musulmans, juifs chrétiens, communistes, socialistes et destouriens. Elle a donné une vision plurielle de l’apport social à la lutte de libération nationale et dressé un aperçu très proche des réalités historiques du syndicalisme tunisien.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Son troisième livre est consacré à la Traversée du XXème siècle par le Maghreb. Publié en 2000, il s’est donné pour objectif de faire une synthèse des évolutions connues par les différents pays du Maghreb durant la lutte anticoloniale et de tenter d’établir un bilan des différentes politiques poursuivies durant la période de construction nationale dans ces différents pays depuis leur indépendance.  

    Ces ouvrages relatifs à l’histoire de son pays natal, à celle du Maghreb et de la Méditerranée resteront des ouvrages de référence pour les chercheurs. Dans son dernier livre, Le Maghreb, questions d’Histoire, publié en 2003, l’auteure a discuté des choix idéologiques et politiques d'une fraction des courants nationalistes ou des minorités méditerranéennes installées au Maghreb, du mouvement ouvrier, de la crise majeure de l'indépendance tunisienne, des relations internationales et singulièrement celles nouées avec le Maghreb par les Etats-Unis pendant la guerre et l'après-guerre.  

    Dans l’ensemble de son œuvre, elle a regardé l’histoire de la Tunisie et de l’ensemble du Maghreb sous l’angle de la critique, de la comparaison et de la mise en perspective des aléas du contexte international de l’époque. La lecture des livres de Juliette Bessis nous fait découvrir une historienne qui refuse la facilité, une passionnée de la critique du passé. Elle nous révèle aussi un parcours marqué par la recherche de la clarté dans ses rapports avec son entourage professionnel.  

    Ce souci de transparence a été à l’origine de relations parfois difficiles avec ce cercle. A travers ses livres et son regard renouvelé du passé, refusant les idées reçues, à travers ses prises de positions dans les discussions et les polémiques, Juliette Bessis fut l’exemple de l’intellectuel qui refuse de se figer dans le confort du politiquement correct, acceptant de se remettre en cause et d’être dans un perpétuel questionnement par rapport aux faits historiques.

    J’ai eu l’immense plaisir, à chaque fois que je suis passé la voir dans son appartement bien situé au quartier latin, à engager avec elle des discussions, parfois dures, mais toujours sincères sur des questions polémiques.C’est pour cela que son silence obligé, va nous manquer. Mais les livres qu’elle nous a laissés, seront heureusement d’un grand secours pour apaiser notre chagrin et répondre à nos interrogations inquiètes.

    En ces moments de douleur, j’adresse mes sincères condoléances à ses deux filles : mes amies Sophie et Sandra, les assure de toute ma sympathie et partage avec elles leurs souffrances. Avec le départ de Juliette Bessis disparaît une tunisienne valeureuse, une combattante pour la libération de son pays natal et pour son indépendance, une  intellectuelle qui n’a cessé d’apporter un regard critique sur l’ histoire de ce pays, clin d’œil que nous percevons   comme le meilleur signe de fidélité aux origines et d’espoir pour  un avenir meilleur pour sa Tunisie. Paix à son âme !

     
    Par Habib Kazdaghli, historien, Doyen de la Faculté des Lettres de Manouba -
    20.03.2017
     
  • CONCERT EVENEMENT ! KARHOUB à LANNION

     

     Création Bretagne/Palestine
    Jeudi 30 mars à 20h30
    Ouvert à tous - Amphi du lycée Le Dantec

     

    Dans le cadre du 14ème concours Interlycées de Musique Bretonne, le Lycée Félix Le Dantec, l'association Digor an Nor, Ti ar Vro et l'AFPS Trégor s'associent pour accueillir à Lannion la création Bretagne-Palestine du Quintet Hamon-Martin et de Basel Zayed. Un concert unique à ne pas manquer pour son passage dans le Trégor !

     

    Kharoub ou la rencontre du Quintet Hamon-Martin, l'un des groupes les plus créatifs de la musique bretonne d'aujourd'hui avec le chanteur palestinien Basel Zayed et son frère percussionniste Yousef. Ils se sont rencontrés en 2014 à Jérusalem et ont souhaité croiser leurs expressions. Musique populaire du pays de Redon et de Cisjordanie, reprises de Fairouz, Oum Kalthoum, textes originaux écrits par Sylvain GirO et Denis Flageul. Ici se racontent en français et en arabe la résistance, la lutte, le partage et le vol. Ici se dit aussi en tissage les émotions universelles, les joies et les peines, l'amour et la mort. Et les rondes bretonnes deviennent un miroir de la dabké arabe…
    Plus d'infos sur : http://alazim-muzik.com

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    http://www.tiarvro22.com/

  • Nouveautés sur Europe Solidaire Sans frontières

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  • Isabelle Gattiker, la femme-flamme du FIFDH (TV5 Monde)

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    Désormais aux commandes du Festival du Film et Forum International sur les Droits Humains (FIFDH), Isabelle Gattiker est une femme souriante, pugnace et passionnée. La directrice nous dévoile son parcours et nous livre les secrets de cette 15ème édition.

     
    Le Festival du Film et Forum International sur les Droits Humains est sans conteste le plus important festival au monde du genre. Léo Kanneman, co-fondateur de cette manifestation avec elle, se souvient de la jeune femme qui terminait ses études d'histoire contemporaine.  : " Isabelle était alors en charge de la coordination. C'est une femme qui a du goût pour le cinéma. Elle est particulièrement entreprenante et quand elle s'engage, c'est toujours  à fond. Elle ne lâche rien, jamais !"

    Il vaut mieux, en effet, avoir l'endurance et la persévérance nécessaire pour assumer une telle tâche. Isabelle et son équipe de 46 personnes (parité hommes-femmes !) , après avoir visionné les films, puis décidé de leur sélection, gère le bon suivi des deux compétitions internationales, fiction et documentaire.

    Il y a également l'accueil et l'accompagnement des invités, l'organisation des débats, les masterclasses, bref, il s'agit de conduire l'immense navire FIFDH à bon port, c'est à dire à la satisfaction générale. Pas évident. L'endurance dure neuf jours. 35 000 festivaliers sont attendus.

    S’indigner "contre", c’est important, mais s’indigner "pour" : voilà le défi. Isabelle Gattiker
                                                                                                         

    Isabelle Gattiker, l'engagement toujours

    Isabelle Gattiker est née à Berne en 1978. De 2002 à 2005, elle organise le Festival du film sur les droits humains et le Festival Cinéma Tout Ecran, à Genève puis assiste pendant deux ans le réalisateur israélien Amos Gitaï en qualité de coordinatrice de production sur ses long-métrages News from Home (News from House) (2006)  et Désengagement (Disengagement) (2007) .
    Sa passion la conduit à produire des films pour l'ONU et le CICR. Engagement toujours.

    Dans l'édito qu'elle écrit pour présenter cette 15ème édition,  le souffle de la passion est intact : " Etre révolutionnaire en 2017, c’est surmonter la peur, c’est choisir ses mots, c’est se laisser émerveiller par les cinéastes et les artistes, c’est prendre le temps de revenir à la raison. Halte aux slogans. Pour changer le monde en 2017, il faut poser les bonnes questions et proposer un horizon d’action. Pourquoi nous battons-nous ? Qu’est-ce qui nous réunit ? Vers quoi voulons-nous aller ? Comment pouvons-nous l’atteindre ?"
    Tièdes s'abstenir.

    Ce qui rejoint ces films en compétition, c'est qu'ils changent notre manière de voir le monde.
    Isabelle Gattiker

    Comment se passe la programmation, la sélection des films ?

    Isabelle Gattiker :

    On reçoit a peu près 500 films par édition. Et on en sélectionne en tout une quarantaine, et seulement 20 documentaires sont en compétition et huit fictions. C'est une sélection extrêmement vive, difficile, douloureuse. Je crois que le secret, c'est l'équilibre. Arriver à trouver des films de grands cinéastes mais aussi des films méconnus, qui traitent de thématiques différentes. Ce qui rejoint ces films en compétition, c'est qu'ils changent notre manière de voir le monde. Ils nous montrent le monde comme on ne l'a jamais vu. Cette année,  il s'agit de la thématique autour des migrations et de la désobeissance civile, une question ouverte à laquelle nous n'avons pas de réponse préparée. On essaye de mettre en lumière des zones d'ombre, des violations oubliées, des situations que les gens ne comprennent pas bien, comme ce qu'il se passe au Yémen, aux Philippines...

    On a le sentiment que ces films qui expliquent et dénoncent, ne restent souvent que sous l'applaudimètre d'un festival. Il y a une vraie frilosité de la part des chaînes de télévision à les diffuser ..

    Isabelle Gattiker :

    Nous, nous avons de la chance ! Nous avons la Radio-Télévision Suisse (RTS) qui est l'une des dernières chaînes de télévision à investir, et investir vraiment, dans le documentaire d'auteur engagé. Chaque année, sur les 40 films, une dizaine a été co-financée par la RTS. Ce qui est extraordinaire pour un tout petit pays. C'est magnifique et il ne faut pas que cela change. Il  faut protéger ce bastion courageusement. Il y aussi Arte...Ce sont des films qui bousculent, qui dérangent, qui font moins d'audimat. Il faut plus prendre le temps de les regarder et les chaînes sont soumises à une pression d'audimat qui ne favorise pas ce genre de création..

    Un festival réussi, c'est quoi ?

    Isabelle Gattiker :

    On se rend compte qu'un Festival est réussi quand les salles sont pleines (ce qui arrive chaque année) mais surtout pleines de jeunes. Et l'année dernière, la moitié du public avait moins de 40 ans. C'est extraordinaire ! Souvent, un événement de ce type, autour des droits humains, attire un public plus âgé. On mesure aussi les interactions sur Internet, sur les réseaux sociaux. Les personnes viennent mais aussi elles en parlent, elles repostent nos articles et nos contenus, il y a une vraie réflexion. Nous avons une vingtaine de partenaires (dont TV5Monde ndlr) et ils viennent assister aux séances. Enfin, bien entendu, la presse internationale. Sommes nous cités ? Y-a-t-il des articles sur nous ? Chaque année, nous avons de gros événements qui sont repris par tous les médias internationaux. Il y a deux ans c'était Edward Snowden. Il a parlé en direct pendant 45 minutes. L'année dernière, c'était le docteur Mukwege  et cette année, ce sera Dilma Roussef. Nous voulons nous tourner vers le futur, proposer des choses concrètes. Il y a des situations scandaleuses mais on peut agir. C'est là où nous avons un rôle à jouer.

    21 fév 2017 Frantz Vaillant

    http://information.tv5monde.com/

  • Les armes de la BD pour lutter contre la «post-vérité» en Syrie (Libération)

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    L’histoire de Haytham al-Aswad, racontée en bande dessinée, est le meilleur moyen de contredire ceux qui accusent les réfugiés venus de Syrie ou d’Irak d’être attirés par nos allocations.

    On assiste depuis plusieurs mois à un débat renouvelé sur la qualité de la couverture médiatique de la guerre en Syrie. Partiale, biaisée, partisane, «droit-de-l’hommiste», elle aurait conduit l’opinion publique française à se leurrer sur la situation, et aurait invité les cancres du Quai d’Orsay à se fourvoyer gravement.

    Alors que la bataille d’Alep se déroulait, un autre conflit se jouait dans nos médias : celui pour nous faire croire que «la vérité» serait «la principale victime de cette guerre». Quelle indécence, alors que les chiffres sont là : quelque 500 000 morts et disparus, plus de 10 millions de déplacés et réfugiés. S’il y a bien faillite de l’Occident dans ce conflit, elle est morale et elle résulte de l’incapacité que nous avons eue à le prévenir.

    De grâce, n’ajoutons pas la vérité aux victimes, déjà trop nombreuses, de la guerre en Syrie.

    Comment informer ? A cela, pas de secret. Que l’on soit journaliste, chercheur, historien, documentariste ou diplomate : il faut des sources. Revenir toujours aux sources. A ceux qui ont vécu l’histoire et qui peuvent témoigner. La Syrie crève depuis six ans de tous ceux qui kidnappent la parole des Syriens, qui s’identifient dans telle cause ou communauté et fabriquent ensuite un discours pour confirmer leurs a priori.

    Haytham al-Aswad, le héros de Haytham, une jeunesse syrienne, est un jeune Syrien de Deraa, dans le sud du pays, près de la frontière jordanienne. Bien sûr, il n’est pas comme les autres (mais qui viendrait prétendre qu’il existe un «Syrien moyen»?) : il est le fils d’un opposant historique à la dictature des Al-Assad. Et il est brillant, ce qui lui a permis une intégration en France remarquable. Mais ce qu’il nous raconte de sa jeunesse, à la première personne et avec une grande fraîcheur, casse toutes les propagandes.

    On découvre, à travers son parcours, les tâtonnements d’un enfant confronté à une réalité politique extrême. La dictature d’abord, dont il prend conscience qu’elle n’est pas un état normal, puis la révolte. Alors que son père est le tout premier «reporter citoyen» de la révolution syrienne, le jeune homme, 14 ans à l’époque, voit tomber les premiers manifestants sous les balles de la répression.

    Et ensuite ? Les menaces, la clandestinité, l’arrestation de sa mère, l’exil. Et le regard presque candide d’un adolescent, descendu de sa province syrienne, qui découvre Paris, son RER, sa tour Eiffel et ses fast-foods. Qui découvre aussi, avant la grande crise des réfugiés de 2015, les écueils rencontrés par les réfugiés. Qui se bat, enfin, pour ne pas être cantonné dans les recoins du système scolaire, mais pour pouvoir faire valoir ses talents, là où beaucoup de jeunes étrangers, parce qu’ils maîtrisent mal la langue, sont simplement rangés parmi les mauvais élèves.

     

    Bien sûr, j’aurais pu narrer l’histoire de Haytham dans un livre «classique». Mais la BD offre une formidable économie de mots. La précision toute documentaire des dessins de Kyungeun Park plonge le lecteur dans l’environnement syrien et permet d’évoquer, avec légèreté, à la fois une enfance syrienne, la construction «à la dure» d’une conscience politique dans les tourbillons d’une révolution et le parcours courageux d’une famille réfugiée en France.

    La force de la BD, c’est sa capacité à restituer une ambiance. Comment raconter en une page le stress d’un interrogatoire ? Et même en deux vignettes la torture ? Des gros plans, suggestifs mais dignes. Des profils, des ombres. La sueur sur le front et la peur dans les yeux. En quelques traits, l’ambiance est installée. Il aurait, sinon, fallu de longues descriptions ou sombrer dans le voyeurisme.

    La BD est aussi remarquablement accessible. Elle reste un livre, donc un objet qu’on s’approprie, auquel on dicte son rythme, qu’on dévore ou qu’on picore, dans lequel on revient avec joie. Mais il est aussi ouvert à tout public. Là où un jeune lecteur, ou quelqu’un qui ne lit pas avec aisance, sera rebuté face à un gros pavé plein de mots, la BD offre le dessin en support.

    Le savoir pour tous ! C’est important pour une fiction, mais aussi pour un ouvrage de reportage ou documentaire. Après, il se trouvera toujours des gens pour crier à la propagande. Pour accuser de désinformation. Pour décréter que la révolution syrienne était dès le départ illégitime, violente et radicale. Hurler d’indignation que les réfugiés sont des privilégiés attirés par nos allocations. L’histoire de Haytham est la meilleure arme pour les contredire. Parce que c’est un récit à la première personne. Un témoignage sans prétention. Parce qu’il ne fait pas de politique. Qu’il ne fait que se raconter et que la magie des bulles rend son récit splendide. 15 février 2017 

    Nicolas Hénin Journaliste, scénariste de Haytham, une jeunesse syrienne

    http://www.liberation.fr/

  • Morocco's cargo women (The Guardian.uk)

  • Paris : Cinéma et révolution (Souria Houria)

    LUMIÈRES DU PAYS

    4 mars 2017

    du 4 au 18 mars au Théâtre du Soleil


    télécharger le programme

    Pour accompagner les seize représentations du spectacle de Corinne Jaber, Oh mon doux paysle Liberté, scène nationale de Toulon et l’association Souria Houria proposent une programmation pluridisciplinaire. Ensemble, en compagnie d’artistes, d’historiens, de conférenciers, de journalistes, de citoyens, nous partirons à la rencontre du peuple syrien, de sa culture et de son histoire.

    Samedi 4 mars Cinéma et révolution

    Récit de six ans de la révolution syrienne à travers

    les films de jeunes activistes et de cinéastes syriens.

    Choix et conception : Hala Alabdalla

    14h – 16h : projections

    16h – 17h : débats

    17h : boissons et goûter syrien

    18h : spectacle de Corinne Jaber, Oh mon doux pays

    20h30 : spectacle de Corinne Jaber, Oh mon doux pays

    Lieu : Au théâtre du Soleil, bois de Vincennes

    https://souriahouria.com/

  • Nouveautés sur AURDIP

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    • L’armée israélienne attaque une maison d’édition appartenant à des Palestiniens
      | Molly Mae pour AIC |Traduction SF pour l’AURDIP |Actualités

      Les forces israéliennes ont attaqué une maison d’édition palestinienne dans le district cisjordanien de Ramallah et se sont saisis du matériel, selon l’agence de presse palestinienne WAFA (Agence palestinienne d’actualité et d’information).
      Khaled Mousaffar, le propriétaire de la maison d’édition (...)

    • La Philharmonie de Palestine – un orchestre est né à Bethléem
      | Tom Suarez pour Mondoweiss |Traduction J.Ch. pour l’AURDIP |Actualités

      En janvier, la Philharmonie de Palestine, initiative musicale palestinienne majeure, a donné des concerts à Jérusalem et à Bethléem, ainsi qu’une journée entière de diverses activités culturelles.
      Depuis des années, des efforts ont été mis en place pour faire sortir l’identité culturelle et la vie (...)

    • « Afro-Palestine Solidarity Past and Present », exposé de Bill Mullen à l’EHESS
      |AURDIP |Nos actions

      Une séance exceptionnelle du Séminaire IISMM : « La question palestinienne : quelles comparaisons possibles ? » à l’EHESS sera organisée conjointement avec l’AURDIP. Elle aura lieu Jeudi 16 mars, de 17h à 20h en salle Lombard à l’EHESS, 96 bd Raspail.
      L’Orateur est le Professeur Bill Mullen (Purdue (...)

    • Ces citoyens français complices de la politique israélienne en Palestine
      | Thomas Vescovi pour Middle East Eye |Thomas Vescovi |Tribunes

      Les Français font partie des plus importants contingents de volontaires dans l’armée israélienne. Si jusqu’à présent l’État français semble avoir fermé les yeux sur ces pratiques, l’entrée de la Palestine à la Cour pénale internationale risque de changer la donne.

    • Une route dangereuse vers l’éducation : sommaire du 1er semestre de l’année scolaire 2016-2017
      | Les volontaires internationaux de l’Opération Dove |Traduction JPP pour l’AURDIP |Rapports

      Les enfants des villages palestiniens de Tuba et Maghayir Al-Abeed ont commencé le premier semestre de l’année scolaire 2016-17 avec des soldats israéliens les escortant jusqu’à leur école dans le village voisin d’At-Tuwani. C’est la treizième année consécutive que ces enfants ont besoin d’une escorte (...)

    • Mort d’un enfant palestinien privé d’accès à l’hôpital par les autorités israéliennes
      | Al Mezan Center For Human Rights |Traduction : JPB pour l’AURDIP |Actualités

      Les autorités d’occupation israéliennes continuent de refuser aux Palestiniens de Gaza un accès à des soins médicaux appropriés en Cisjordanie et en Israël, en empêchant ou en retardant la sortie via le point de passage d’Erez, ce qui met en danger les vies de dizaines de grands malades palestiniens. Les (...)

    • En soutien à notre collègue Eleonora Roldán Mendívil
      |AURDIP, Traduction SF pour l’AURDIP |Nos actions

      Cette lettre a été envoyée par l’AURDIP, BACBI, BRICUP, PACBI et USACBI au Président de l’Université Libre de Berlin et aux membres du Directoire de l’Institut Otto Suhr de Science Politique, à la suite de la décision de l’Institut Otto Suhr de suspendre le contrat d’enseignement en cours d’Eleonora Roldán Mendívil, et d’engager une enquête sur un contenu supposément antisémite de ses publications.

    • Prohiber les luttes pour la légalité internationale ? Le cas du mouvement de « Boycott, Désinvestissement et Sanctions » après la résolution 2334 du Conseil de sécurité
      | Blog de la Société italienne de droit international |Luigi Daniele, Traduction JPP pour l’AURDIP, Traduction : JPB pour l’AURDIP, Traduction RM pour l’AURDIP |Rapports

      Ces dernières semaines, une grande attention et de grands débats ont suivi l’approbation de la Résolution 2334 du Conseil de sécurité des Nations Unies, qui a réaffirmé avec clarté l’illégalité internationale des colonies de peuplement israéliennes dans le Territoire palestinien occupé depuis 1967, y (...)

    • Le Peptimiste
      |Ivar Ekeland |Tribunes

      Je ne sais que penser de la résolution 2334 des Nations Unies. Nous devons nous en réjouir, car elle réaffirme solennellement que la colonisation israélienne est une violation flagrante du droit international, qu’elle n’a aucun fondement juridique, qu’Israël doit y mettre fin et remplir enfin les (...)

    • La conférence de l’UCC et Israël
      | Academics for Palestine |Traduction J.Ch. pour l’AURDIP |Tribunes

      Monsieur,
      Les Universitaires pour la Palestine, association d’universitaires qui travaillent en Irlande pour soutenir les universités et les universitaires palestiniens, notent avec la plus grande inquiétude les tentatives de l’ambassade d’Israël, dont il est fait état, pour empêcher l’University (...)

     

  • Strasbourg La Mémoire Créative de la Révolution Syrienne (Souria Houria)

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    Du 21 Au 27 janvier 2017

    Rencontre / Expo – La Mémoire Créative de la Révolution Syrienne

    Samedi 21 janvier 2017, de 17h à 19h30.
    Espace Schoepflin, 2A Rue de la Fonderie, 67000 Strasbourg, France
    Rencontre avec Sana Yazigi et Cecile Boex.
    Les étudiantes du Master 2 « Politique et Gestion de la Culture » (ScPo Strasbourg), Apogée Culture, en partenariat avec le Festival Les Vagamondes, de La Filature, Scène nationale – Mulhouse vous invitent à la rencontre organisée avec la graphiste syrienne, Sana Yazigi, autour de son projet « La Mémoire Créative de la Révolution Syrienne ».
    Sana Yazigi sera rejointe par Cécile Boëx, docteure en science politique et maître de conférences à l’EHESS, pour une discussion sur le thème « les usages de la vidéo par les manifestants et les activistes comme nouveau moyen d’action protestataire ».
    Sana Yazigi a récolté toutes formes d’expression intellectuelle et artistique produites pendant la révolution syrienne. La force de son projet Creative Memory est de constituer une interface des souvenirs et de la mémoire de la révolution, qui a valeur de résistance contre l’oubli.
    Par la présentation de ses travaux et un échange avec Cécile Boëx (anthropologue et politologue), nous vous invitons à découvrir comment le peuple syrien s’exprime publiquement, à travers des pratiques artistiques variées, pour s’inscrire dans l’histoire de ce grand mouvement de protestation. Aujourd’hui, force est de constater que les images de Daech et Bachar Al-Assad occultent toute autre image du quotidien de ce pays dévasté. Pourtant, nombreux sont ceux qui ont le courage et le désir de s’exprimer pour un changement de l’histoire. Porter un autre regard est indispensable, et cela commence par prendre en compte les graffitis, les photographies, les dessins, les films, les caricatures… des artistes comme des citoyens.
    Après la rencontre, le vernissage de l’exposition de photographies d’œuvres recueillies par Sana Yazigi et mises en ligne sur le site www.creativememory.org, aura lieu dans le Hall de l’Espace Schoepflin.


    Exposition Photo – Hall Eapace Schoepflin:
    Vernissage 21 janvier 2017, à partir de 18h30.
    Du 23 AU 27 janvier 2017. de 8h à 18h


    Exposition est organisée avec le concours du FAB Festival International des Arts de Bordeaux Métropole.
    Page Facebook.

     Souria Houria le 13 janvier 2017

    http://souriahouria.com/