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Youssef Chaheb, ex (?) fonctionnaire des USA
Invité de la radio nationale, le porte-parole du Front populaire, Hamma Hammami, a estimé que la manière avec laquelle Youssef Chahed a été nommé au poste de chef du gouvernement est affligeante pour le peuple tunisien.
Pour Hammami, le passage en force effectué du président de la République – qui a nommé Chahed sans consulter personne selon le concerné – a mis toutes les parties participantes aux concertations de Carthage devant le fait accompli. Et d’ajouter que le Front populaire savait, bien avant l’annonce de l’initiative présidentielle, que Youssef Chahed allait succéder à Habib Essid.
Hamma Hammami a assuré que le successeur d’Essid fait d’ailleurs partie du cercle restreint du chef de l’État ce qui expliquerait sa désignation.
A la question de savoir si le Front populaire allait soutenir, malgré tout, le nouveau gouvernement, Hamma Hammami a expliqué que ce soutien n’aura pas lieu d’être si jamais le Front Populaire estime que la nouvelle formation ministérielle n’investit pas assez d’effort dans la lutte contre la corruption. Et d’ajouter que son parti dispose d’une réelle stratégie pour mettre fin à la corruption devenue omniprésente dans le quotidien des Tunisiens.
Rappelons que dans un communiqué daté du 9 août, le Front populaire a officiellement décliné l’invitation de Youssef Chahed pour une rencontre avec une délégation du parti.
Les dirigeants du Front ont expliqué, dans le même document, que leur parti a refusé de prendre part aux concertations, de signer le pacte de Carthage et de bénir le processus de désignation de Youssef Chahed. De ce fait, le Front populaire ne pourra pas faire partie des partis politiques avec lesquels Chahed pourra s’entretenir sur le sort de sa nouvelle équipe.
A ce sujet, et lors du même passage radiophonique, Hamma Hammami a indiqué qu’il ne s’agit pas là d’un nouveau "non" de la part du Front qui refuse, selon lui, de s’inscrire dans la logique et la politique de la corruption mais qu’il serait tout oui pour collaborer à la mise en place d’un système de réforme contre toutes ces méthodes.
Dans un communiqué rendu public sur a page Facebook, l’Observatoire Tunisien de l’Eau (OTE) a mis en garde contre une "révolte de la soif".
L’OTE a pointé du doigt la politique de communication de la SONEDE (Société Nationale de l’Exploitation et de la Distribution de l’Eau) et son “manquement à sa responsabilité et à ses engagements envers les citoyens “ et reproché à la société de ne pas ”mener les études nécessaires et de ne pas intervenir aux moments opportuns pour éviter l’aggravation de la situation”, a rapporté la TAP.
L’Observatoire rappelle, à travers son communiqué, que des mouvements protestataires ont eu lieu, en particulier dans la région de Jendouba et des citoyens ont, à maintes reprises, tenté de faire entendre leur voix et faire part aux autorités concernées de leur calvaire à cause de la non disponibilité des ressources en eau potable.
L’OTE a rappelé, dans son communiqué, que l’accès à l’eau potable est droit fondamental, garantit par la Constitution.
Il appelé à auditionner la SONEDE et le ministère de l’Agriculture concernant cette crise de l’eau et demande aux autorités concernées de trouver une solution urgente et immédiate aux problèmes de rupture et de perturbation de la distribution de l’eau.
Selon l'OTE, la SONEDE devra rencontrer les représentants de la société civile et les parties concernées pour discuter des problèmes rencontrés par les citoyens et en trouver les solutions idoines.
Le ministre de l'Agriculture, Saâd Seddik avait affirmé le mois dernier que les réserves en eau dans les grands barrages sont estimées à 882,6 millions de m3, au 27 juillet 2016, alors qu’elles avaient dépassé, l’année dernière, 1 milliard de m3.
Il a en outre rappelé que la Tunisie est parmi les pays qui vivent sous le seuil de la pauvreté hydrique (460 m3 par personne, contre une moyenne mondiale de 1000 m3, un taux fixé par les Nations-Unies pour mesurer la pauvreté en eau), appelant les citoyens à rationaliser l'utilisation de l'eau.
Dans un rapport publié en 2015, la World Resources Institute classe la Tunisie parmi les 33 pays les plus susceptibles de connaitre un stress hydrique (ou pénurie d'eau) d'ici 2040.
Selon le rapport, la Tunisie se classe parmi les pays qui ont un risque très élevé de manquer d'eau dans les décennies à venir pouvant perdre ainsi plus de 80% de ses ressources naturelles d'eau d'ici 2040.
L'UNESCO a quant à elle déjà tiré la sonnette d'alarme affirmant que la Tunisie souffrira de sérieux problèmes d'eau à l'horizon 2025.

