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  • Michael Warschawski: 2015, un bilan de la politique israélienne (Anti-k)

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    En lisant les bilans que font les éditorialistes israéliens de l’année qui vient de se passer, on retrouve trois évolutions qui toutes indiquent que l’Etat d’Israel va de plus en plus mal, du moins pour ceux qui continuent a rêver d’une société plus ou moins démocratiques, et d’un Etat qui partage les valeurs de ce qu’on appelle les démocraties liberales.
     
    La première de ces évolutions est du domaine démographique, et concerne le nombre de colons qui vivent en Cisjordanie: 400 000 environ, auxquels ils faut ajouter les 250 000 résidents juifs de Jérusalem Est. En tout 750 000 personnes soit 12% de la population juive d’Israël.
     
    La deuxième évolution est politique: les colons et les partis qui les représentent ont réussi a prendre les leviers de pouvoir les plus importants: la nomination du Général Avichai Mandelblit comme conseiller juridique du gouvernement en est le dernier exemple. Ce colon qui appartient a l’extrême-droite religieuse va maintenant non seulement se trouver a la tete du Parquet mais au cœur du processus de législation du pays.
     
    Cette infiltration de l’extrême droite se réalise dans tous les domaines de la vie politique et sociale, y compris dans les media et les appareils culturels. Cette droite ne se contente évidement pas d’occuper le terrain, mais y mène une contre-reforme brutale, comme le symbolise la ministre de la culture (sic) Ayala Shaked qui impose la censure et coupe systématiquement les budgets des initiatives culturelles trop critiques a ses yeux. La présence du colon d’extrême-droite Naftali Benett a la tète du ministère de l’éducation n’est pas moins significative: il vient d’annoncer un changement des programmes d’éducation civique afin de redonner aux jeunes le sens du patriotisme…
     
    Le troisième phénomène que relèvent les éditorialistes est le contre-coup des deux premiers: des signes de plus en plus alarmants d’un isolement international grandissant. Apres les massacres de Gaza en 2010-2011, Israël a perdu une partie importante des opinions publiques a travers le monde, apparaissant aux yeux de tous comme ce qu’elle est: un Etat voyou qui n’a aucun scrupule a bombarder des populations civiles et a commettre ce qu’on ne peut décrire que comme un massacre.
     
    Ce qui menace aujourd’hui l’Etat d’Israël, c’est le risque réel d’une prise de distance d’Etats avec lesquels il avait jusqu’à présent des relations amicales. La politique extérieure de ces Etats ne peut pas être totalement insensible aux opinions publiques, elles-mêmes influences par les rapports d’agences internationales, comme Amnestie Internationale, ou même institutionnelles, comme les rapports annuels des Consuls Généraux de l’Union Européenne a Jérusalem.
     
    Si, pour l’instant, Israël ne risque encore aucune sanction de la part des grandes puissances, la décision de la Commission Européenne de marquer les produits des colonies comme tels semble indiquer que la campagne citoyenne sur les produits des colonies a finalement eu des résultats tangibles.
     
    Certes, on est encore loin d’un boycott généralisé, mais l’idée même de sanctions fait son chemin. Les provocations et les déclarations arrogantes du gouvernement Netanyahou, ainsi que les actions criminelles de certains colons risquent bien de forcer les Etats, européens en particulier, a en faire d’avantage que le strict minimum qu’ils se sentaient obliges à mettre en œuvre. En un sens l’extrême-droite israélienne peut aussi être, malgré elle, un allie objectif pour la causse palestinienne.

    Michael Warschawski – Publié dans Siné Mensuel- Janvier 2016

    http://www.anti-k.org/2016/01/06/michael-warschawski-2015-un-bilan-de-la-politique-israelienne/

  • Hocine Aït Ahmed, le militant infatigable de la démocratie (Algeria Watch)

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    Hocine Aït Ahmed, l’un des neuf chefs historiques du FLN, est décédé mercredi 23 décembre dernier en Suisse à l’âge de 89 ans.

    Impliqué dès son jeune âge dans la lutte nationaliste, il adhère au Parti du Peuple Algérie (PPA) à 17 ans alors qu’il était lycéen. A 20 ans, il rédige pour la direction du parti le texte connu sous le nom « rapport Zeddine » qui esquisse la stratégie de la lutte armée.

    A la suite de ce rapport, le parti crée l’Organisation Secrète (OS) qu’il dirigera après la mort de Mohamed Belouizdad. Suite à la crise qui secoue le parti au début des années 1950, il appartiendra au courant populiste révolutionnaire qui créera le FLN et qui lancera l’insurrection le 1er Novembre 1954. En 1956, il est arrêté avec Ben Bella, Boudiaf, Khider et Lacheraf dans l’avion qui avait été mis à leur disposition par le roi Mohammed V et qui avait été détourné par l’armée de l’air française au-dessus de la méditerranée.

    Libéré lors du cessez-le-feu en mars 1962, il s’opposera en vain au renversement du Gouvernement Provisoire de la République Algérienne (GPRA) par l’Etat-Major dirigé par le colonel Houari Boumédiène. Il sera élu député dans la nouvelle Assemblée Nationale, se faisant remarquer par ses prises de position en faveur d’un Etat de droit et d’élections pluralistes. Lorsque le tandem Boumédiène-Ben Bella imposera le système du pari unique, il organise en 1963 une dissidence armée qui se limitera à la Kabylie. Arrêté en 1964, il sera jugé et condamné à mort par le régime de Ben Bella. Il s’évadera de prison en 1966 et s’installera à l’étranger où il continue à diriger son parti, le FFS, dans la clandestinité.

    A la suite des émeutes d’octobre 1988 qui mettront fin au système du parti unique, il rentre à Alger pour réorganiser son parti et le faire participer aux différentes élections. Face à la déferlante islamiste, il incarne l’espoir d’une démocratie ancrée dans les idéaux du mouvement national dont il est une des figures emblématiques.

    Il accepte le résultat des urnes même lorsque les élections sont remportées par les islamistes. C’est ainsi qu’il s’oppose à l’annulation du scrutin remporté par le FIS fin décembre 1991, et appelle à une marche historique le 2 janvier 1992 qui rassemble plus d’un million de personnes à Alger sous le slogan « ni Etat policier, ni Etat intégriste ». Cela n’empêche pas le coup d’Etat de janvier 1992 qui fera plonger le pays dans une violence meurtrière.

    En janvier 1995, il prendra part à la réunion de Rome à laquelle participent les partis qui ont eu des députés en décembre 1991 (FIS, FFS et FLN). Il apportera sa vision et son expérience dans la rédaction de la « Plate-Forme de sortie de crise », appelée « le contrat de Rome », rejeté par les chefs militaires opposés à l’idée de laisser la politique à des civils qu’ils ne choisissent pas. Malgré les pressions sur les militants de son parti, dont certains ont été assassinés dans des conditions non élucidées à ce jour, et malgré les campagnes de dénigrement dont il était quotidiennement l’objet, celui que le DRS appelait « le marabout de Lausanne » s’accroche à l’espoir d’un Etat civil dirigé par des élites représentatives élues par la population. Son parti présentera sa candidature au scrutin présidentiel d’avril 1999. Ayant été informé la veille que les chefs militaires avaient donné des instructions à l’administration pour truquer les élections en faveur de leur candidat, Abdelaziz Bouteflika, il se retire en refusant de légitimer par sa participation une élection dont le résultat avait été décidé à l’avance.

    Profitant de sa maladie apparue en 2012, la police politique infiltre le FFS et suscite une crise au sein de la direction, ce qui affaiblit le parti qui perdra des cadres de grande valeur. Soumis à des pressions de la part du régime, celui-ci arrive à infléchir sa ligne politique en lui faisant accepter les élections truquées et la gestion policière du champ politique.

    Après avoir détourné le FFS de sa vocation de vrai parti d’opposition, le régime opère un hold-up sur la mémoire de Aït Ahmed en suscitant des articles de presse dithyrambiques sur lui, occultant son combat pour la démocratie. Dans son message de condoléances à la famille du défunt, le président Bouteflika ira jusqu’à écrire que Aït Ahmed s’était évadé de la prison française alors qu’il s’était évadé en 1966 de la prison à l’époque du colonel Boumédiène.

    Après l’avoir pourchassé de son vivant, le régime récupère sa mémoire en décrétant un deuil national de 8 jours pour mieux cacher ce pourquoi Aït Ahmed a combattu. Avec lui, l’Algérie a raté l’occasion de se donner comme Chef d’Etat un homme qui incarnait à la fois le nationalisme et l’idéal démocratique universel.

    Lahouari Addi
    Professeur à l’Institut d’Etudes Politiques de Lyon  6 janvier 2016

    http://www.algeria-watch.org/fr/article/tribune/addi_hommage_ait_ahmed.htm

    Lire aussi:

    http://elwatan.com/contributions/l-ideal-democratique-constante-chez-ferhat-abbas-et-hocine-ait-ahmed

  • Nouveautés sur Afriques en Lutte

    http://fr.allafrica.com/download/pic/main/main/csiid/00251159:2063986d0c86ea47fa2e904731722e46:arc614x376:w360:us1.png

    DJIBOUTI : LA PLATEFORME PANAFRICAINE EXIGE LA LIBERATION IMMEDIATE DE TOUS LES PRISONNIERS POLITIQUES ET LE RESPECT DES DROITS DE L’OPPOSITION POLITIQUE

    Dans la suite logique de sa volonté de "Présidence à vie", le président djiboutien, Ismaël Omar Guelleh, après avoir modifié la constitution en octobre 2010, brigue, quoi qu’il en coûte au peuple djiboutien, un quatrième mandat. Le contexte sécuritaire international particulièrement tendu de ces dernières semaines suite à différents attentats terroristes a été le prétexte de la prise d’un décret en date du 25 novembre 2015 instaurant l’Etat d’urgence à Djibouti. (...)

    Tunisie : une adolescente de 17 ans risque la prison pour des statuts Facebook

    Afraa Ben Azza, jeune fille un peu bohême, aux larges boucles châtain, devrait passer son bac l’an prochain. Son intérêt pour la philosophie et l’histoire l’a conduite à la filière littéraire. Mais l’adolescente tunisienne de 17 ans, originaire du Kef, à deux cents kilomètres à l’ouest de la capitale, a d’autres soucis en tête. Elle risque la prison pour des publications sur Facebook. Accusée d’outrage à agent et atteinte à l’institution sécuritaire, elle doit comparaître le 31 décembre devant le juge pour (...)

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    Le Président djiboutien, Ismaïl Omar Guelleh (IOG, au pouvoir depuis 1999) qui brigue un quatrième mandat en muselant l’opposition regroupée dans une Union pour le Salut National (USN) a profité des attentats de Paris pour décréter un état d’urgence. (...)

    http://www.afriquesenlutte.org/afrique-de-l-est/djibouti/article/harcelement-contre-les

    Lutte pour les retraites au Maroc

    Les syndicats annoncent un sit-in devant le parlement le 12 janvier et décident de porter plainte contre le gouvernement. Quatre centrales syndicales (UGTM, UMT, CDT, FDT) organisent le 12 janvier un sit-in devant le parlement en réaction aux (...)

  • Nouveautés sur Association France Palestine Solidarité

    © Eric Piermont, AFP

    L’entreprise israélienne Partner confirme la résiliation de son contrat avec Orange

    Communiqué AFPS, Al Haq, CCFD-Terre solidaire, CGT, FIDH, LDH, Union syndicale Solidaires, mercredi 6 janvier 2016
    Nos organisations prennent note de l’annonce récente faite par Partner, une société israélienne de télécommunications active dans les colonies israéliennes, confirmant la résiliation de son contrat de licence de marque avec Orange, dans le prolongement de l’accord de rupture signé entre Partner et Orange en juin 2015. Selon les dépêches de (...)
     

  • Nouveautés sur "Lutte Ouvrière"

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