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  • Syrie: Quatre hôpitaux d'Alep touchés par des bombardements aériens (Le Vif.be)

    Syrie: Quatre hôpitaux d'Alep touchés par des bombardements aériens

    Quatre hôpitaux de campagne et une banque de sang de la ville syrienne d'Alep ont été touchés par des bombardements aériens au cours des dernières 24 heures, a-t-on appris dimanche auprès d'un groupe de médecins.

    Un nouveau-né a été tué dans l'un de ces hôpitaux situé dans un secteur de l'est d'Alep (nord) contrôlé par les rebelles, a indiqué l'Association des médecins indépendants (IDA), qui soutient des centres médicaux dans la ville.

    Les quartiers de l'est de la deuxième ville de Syrie sont totalement assiégés depuis le 17 juillet par les forces du régime de Bachar al-Assad, qui contrôlent l'ouest de la cité divisée depuis 2012.

    L'alimentation en oxygène du nourrisson a été coupée après une frappe sur l'hôpital à 01h00 (22h00 GMT samedi), la deuxième visant l'établissement en neuf heures, selon l'IDA.

    "Les médecins n'ont pu que crier à leurs collègues de protéger les bébés", a-t-elle indiqué dans un communiqué publié dimanche.

    L'IDA a ajouté que les quatre hôpitaux touchés - l'hôpital des enfants, Al-Bayan, Al-Zahraa et Al-Daqaq - allaient tous être hors de service "à la suite de la série d'attaques aériennes (...) menées par des avions de guerre syriens et russes".

    Selon l'Organisation mondiale de la santé, la Syrie a été le pays le plus dangereux pour les travailleurs sanitaires en 2015, avec 135 attaques et autres violences exercées à l'encontre du personnel sanitaire ou d'infrastructures médicales.

    Ces derniers mois, plusieurs hôpitaux ont été endommagés et des membres du personnel médical tués dans les quartiers est d'Alep.

    Depuis son déclenchement en 2011, le conflit syrien a fait plus de 280.000 morts et forcé des millions de personnes à fuir.

  • 10949 femmes (Algérie Infos)

    10949 femmes

    Documentaire réalisé par Nassima Guessoum 2014 Algérie, France

    Selon le comptage officiel de l'Etat algérien, 10949 femmes ont combattu pendant la guerre d'indépendance en Algérie. La réalisatrice franco-algérienne Nassima Guessoum a suivi pendant 5 ans Nassima Hablal, une de ces héroïnes souvent oubliées pour en faire son premier film

    Elle chante, elle parle  avec un mélange de faconde et de gouaille, -en se faisant répéter les questions à cause de sa surdité-, elle sourit -et surgit tel un îlot rescapé, son unique dent-, elle prépare le café, elle se maquille, se pare de foulards colorés, elle marche à pas lents, appuyée sur sa canne, elle répond vertement à sa nièce, elle se fait le guide dans les lieux qui ont marqué son passé en Algérie....

    Elle, c'est Nassima Hablal une des 10 949 femmes, moudjahidine de l'indépendance algérienne. Et Nassima Guessoum en la filmant en plans très serrés dans son quotidien d'octogénaire, va "donner un visage" à cette guerre qui longtemps ne fut pas reconnue comme telle par le gouvernement français... 

    Membre du PPA (parti du peuple algérien) puis engagée dans le FLN, militante convaincue (la Révolution primait sur sa vie privée), torturée par les paras de Massu, emprisonnée en France, elle revient en Algérie après l'indépendance. De 2006 à 2013 Nassima Guessoum va la rencontrer et de ces échanges naît ce documentaire certes très intimiste mais bien plus éloquent qu'une "leçon d'histoire"

    Il s'ouvre sur les fêtes de la commémoration (Bouteflika en tête)

    Le faste de cet anniversaire contraste avec la sobriété du documentaire dont la richesse est dans la parole restituée...Et quand Baya son amie témoigne  des viols et de la torture, ou quand Nelly Forget, ex compagne de geôle, raconte face à la caméra leur "évasion" par le rêve (la couverture sur le sol de la cellule servait de piste d'envol ou d'embarcadère vers la ville de Fez !!!), jamais de surenchère facile dans le pathos! D'ailleurs après la perte douloureuse de son fils Youssef -et la tonalité du film va épouser celle du drame- c'est la réalisatrice qui lira (voix off) cette lettre écrite par Nassima (ô ce flux mémoriel que vont illustrer de légers mouvements de caméra sur des objets, témoins d'une vie, dans une demeure ... vide...habitée par le silence ! )

    Un documentaire à la fois sobre et poignant qui a valeur d'épitaphe

    Nassima Hablal (1928-2013) a été inhumée dans l'anonymat, MAIS   sa voix résonne (ra)  par-delà les embruns de l'Histoire 

    Par Colette Lallement-Duchoze, 25  juin 2016 

    Source LE BLOG DE COLETTE LALLEMENT-DUCHOZE

    http://www.algerieinfos-saoudi.com/10949-femmes

  • 22-23 juillet 1952 : les "officiers libres" chassent le roi Farouk (Algérie Info)

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    Dans la nuit du 22 au 23 juillet 1952, un groupe d'«Officiers libres» prend le pouvoir en Égypte et renverse le roi Farouk 1er. Acclamés alors par les Egyptiens, les militaires reçoivent un accueil populaire aussi chaleureux que celui de la foule célébrant le départ de Moubarak sur la place Tahrir, en 2011. Le 23 juillet est devenu fête nationale en Égypte.

     En ce début de 1952, les initiatives anti-britanniques se multiplient. Le 25 janvier 1952, le général George Erskine réprime durement la révolte d'un millier de Boulouks, ou auxiliaires de police, à Ismaïlia. Il s'ensuit 49 morts dont 3 Britanniques. Le pays est au bord de l'explosion. Le lendemain, un «samedi noir», des émeutes secouent Le Caire. Des immeubles, bars, cafés et cinémas, sont incendiés et des ressortissants britanniques lynchés par la foule.

     Dans les semaines qui suivent, le Premier ministre est congédié et les ministères se succèdent sans résultat. Devant cette carence du pouvoir, le peuple, désemparé, ne sait plus à quels saints se vouer. La monarchie, minée par la corruption, est d'autre part fragilisée par une série de complots.

     Le 21 juillet 1952, les Officiers libres décident de passer aux actes. Ce mouvement progressiste a été fondé par un colonel d'humble extraction, Gamal Abdel Nasser, héros très populaire de la guerre de 1948 contre Israël. Dans la nuit du 22 au 23 juillet, tous les points névralgiques de la capitale sont occupés par les insurgés.

     Le 18 juin 1953, la République est proclamée.

     En 1956, Nasser expulse les dernières troupes britanniques et va défier l'Occident en nationalisant le canal de Suez…

     Aujourd’hui, la mode médiatique dominante oblige les chroniqueurs à établir un lien de filiation directe entre le colonel Gamal Abdel-Nacer et Tantaoui, le maréchal qui dirige le Conseil supérieur des forces armées. Alain Gresh a raison d’écrire :

    « Les officiers qui s’emparent du pouvoir le 23 juillet 1952 sont jeunes, dynamiques, en partie idéalistes, porteurs d’un projet nationaliste qui consiste à faire de l’Egypte un Etat moderne. Les membres du CSFA appartiennent à l’élite qui a pillé le pays depuis des décennies, accumulé de fantastiques fortunes, et qui n’a d’autre but que de préserver ses privilèges ».

    Mis en ligne le 22 juillet 2012

    24 Juillet 2016

    Publié par Saoudi Abdelaziz

    http://www.algerieinfos-22-23-juillet-1952-les-officiers-libres-chassent-le-roi-farouk

  • Droits humains (Via Campesina)

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    Mettre fin aux crimes de guerre en Syrie, aux bombardements des citoyens, des cultures alimentaires et des marchés

    La guerre en Syrie est devenue l’une des plus importantes de notre histoire récente avec le plus grand nombre de personnes déplacées depuis la Seconde Guerre Mondiale. A ce jour, on estime le nombre de personnes tuées à environ un demi-million ; Le nombre de déplacés à environ 12 millions ; Ceux souffrant de la faim dans les dénommés “sièges de la faim” autour de 1 million (53 villes et communautés dont 50 assiégées par le régime syrien). Par ailleurs, au moins 100 000 prisonniers ont disparu dans les prisons du régime (1)

    Des actions, véritables crimes de guerre, sont menées quotidiennement de façon délibérée par les forces aériennes syriennes contre des hôpitaux, des écoles et des endroits vitaux comme les boulangeries ou marchés de légumes. Ces bombardements ciblés constituent des campagnes systématiques contre les civils : parfois plus de trois hôpitaux civils sont bombardés en un seul jour, souvent en utilisant la “double frappe”, à savoir un premier bombardement, puis un second une fois les secours arrivés, tuant souvent les secouristes en mission. (2)

    Au cours de ces dernières années, certaines campagnes de frappes ont visé des boulangeries et les personnes qui faisaient la queue devant. Ces attaques ciblant les grands rassemblements de personnes en train d’attendre pour acheter du pain occasionnent d’horribles massacres. Des milliers de boulangeries ont été détruites et les quelques-unes restantes sont maintenant souterraines. Parmi les autres cibles se trouvent les marchés de légumes très fréquentés. Toutes ces campagnes de frappe visent des infrastructures vitales pour la population.

    Pour comprendre ce que signifie réellement ce « bombardement en tapis », prenons l’exemple d’une ville qui avait une population d’environ 120 000 habitants. Elle s’appelle Maarat Al Numan, située dans la province d’Idlib:

    Au cours de l'année passée, tous ses quartiers ont été visés : ses écoles autogérées, la boulangerie nouvellement construite par les acteurs unis de la société civile (produisant 300 000 miches de pain par jour pour toute la région), les systèmes de traitement d’eau fournissant de l’eau propre à 50 000 personnes dans la région, ainsi que les installations de stockage des céréales des paysans. Selon un membre du « 15th Garden » tout dans la ville a été constamment et entièrement bombardé pendant ces quatre dernières années.

    Ces attaques délibérées sont menées partout en Syrie dans les régions libérées. Elles sont toutes bien documentées et portent sur des centaines de kilomètres. Ces attaques systématiques visant des sites peuplés et nécessaires pour couvrir les besoins de base des populations civiles, constituent des crimes de guerre.

    Les bombardements ont lieu chaque jour en Syrie, et entraînent un carnage implacable. Ces derniers jours, la route menant à la grande ville d’Alep a été fermée mettant en situation de siège et de guerre une population de 300 000 personnes sans aucune autre voie d’évacuation.

    Lors de la préparation de ce siège plusieurs hôpitaux ont été réduits à l'état de ruines et plusieurs douzaines de civils ont été tués chaque jour.

    A la suite de quoi, en avril, des initiatives internationales pour défendre les droits de l'Homme et la libération de la Syrie ont été prises et l’une des plus grandes campagnes depuis le début de la révolution syrienne a été lancée : la campagne #AleppoIsBurning campaign. Dans de nombreuses villes, les gens ont organisé des manifestations avec des slogans communs très simples et en portant des vêtements rouges. Cette campagne a débouché sur une trêve de quelques jours et a prouvé pour la première fois aux Syriens qu’ils ne sont pas seuls. Or, ce cessez-le-feu n’a duré que le temps où l’attention publique était forte. Aujourd’hui, Alep est de nouveau assiégée et la solidarité internationale devrait à nouveau se manifester. (3)

    Nous avons plus que jamais besoin de solidarité pour les paysans et le peuple de Syrie.

    Le « 15th Garden » continue à résister contre cette misérable guerre qui nous est imposée. Malgré les milliers de paysans arrêtés, disparus, torturés ou tués et les sièges de la faim infligés par le régime à leurs communautés, malgré l’usurpation du contrôle sur les marchés locaux et sur certains territoires par des intérêts étrangers résultant de l’aide au développement, malgré l’exploitation minière des terres agricoles par les factions en guerre et les forces de combat, malgré les exécutions de jardiniers et de paysans, malgré le déplacement de centaines de milliers de bergers, il y a des femmes qui cultivent des jardins alors que toute la ville est assiégée. Elles produisent des aliments dans tous les coins possibles hors de portée des snipers. Il existe des jardins communautaires qui ont la capacité de nourrir des milliers de personnes, il existe des réseaux de paysans qui travaillent et échangent leurs compétences, il existe des producteurs et obtenteurs de semences, des boulangeries construites et reconstruites, des moulins à grain mobiles et des réseaux pour former les communautés aux méthodes en circuit-fermé comme le recyclage des ordures, la production de biogaz à petite échelle et les cycles locaux de fertilisation.

    Partout en Syrie, la nourriture est utilisée comme arme contre le peuple et un outil pour obtenir le contrôle politique et soumettre la population. Les paniers alimentaires distribués par les ONG sont rarement livrés aux endroits déterminés par les peuples affectés eux-mêmes. Ils sont souvent stockés en dehors de la Syrie et aboutissent la plupart du temps dans les régions où les paysans continuent à travailler ce qui entraîne pour ces derniers la perte du maigre revenu qui leur restait. De nombreuses régions où les gens sont confrontés à la famine ne reçoivent absolument rien pour diverses raisons : parce que la communauté internationale n’agit pas si le régime ne le permet pas ou parce que les communautés ne sont pas administrées par un pouvoir politique ayant les faveurs des donateurs. Le développement ou l’aide d’urgence, au nom de la sécurité alimentaire, sont maintenant généralisés en Syrie, ce qui va entraîner à long terme une dépendance. Cette aide se compose d'une grande quantité de semences hybrides et les produits chimiques sont souvent envoyés sans aucune indication qui pourraient permettre aux travailleurs agricoles de les utiliser en limitant les risques pour leur santé. Ils arrivent par le biais de structures nationales et internationales très centralisées qui travaillent uniquement avec de gros organismes et non avec les paysans ou les communautés de base dont l'objectif est d'assurer une production alimentaire continue pour le peuple syrien.

    Il est capital que la pression politique soit plus forte afin de mettre fin aux bombardements de la population syrienne, pour arrêter les bombardements ayant pour cible les hôpitaux, les écoles, les jardins potagers et les marchés de légumes, pour stopper l’extermination de milliers de civils et le déplacement de millions de gens. Nous, paysans syriens, essayant de survivre et de produire des aliments pour nourrir notre peuple, avons besoin en toute urgence d’aide et de solidarité.  jeudi 21 juillet 2016 

    1) L’ONU ne compte plus les personnes tuées depuis 2014, donc l’estimation est maintenant fondée sur des données collectées par différentes organisations de défense des droits humains.

    Campagne syrienne sur les défaillances, la perte de partialité, d'indépendance et de neutralité des Nations unies en Syrie: http://takingsides.thesyriacampaign.org/

    Campagne syrienne sur les sièges de la faim: www.breakthesieges.org/en

    Le nombre de prisonniers varie beaucoup selon l’accès des organisations à l’information et les normes, nous mentionnons le nombre le plus bas possible de 100 000 personnes, les estimations les plus hautes sont d’environ 500 000. https://www.amnesty.org/en/countries/middle-east-and-north-africa/syria/report-syria/

    2) http://www.msf.org/en/article/syria-statement-dr-joanne-liu-international-president-m%C3%A9decins-sans-fronti%C3%A8res

    3) Pour voir comment les manifestions se sont déroulées partout dans le monde: https://www.facebook.com/break.hunger.siege/?fref=ts

    https://viacampesina.org/fr

  • Nouveautés sur Association France Palestine Solidarité

    Forum-Apicoltura-Palestina-4-768x576.jpg

     

    Sur les abeilles lire aussi:

    L’idée de donner vie à une initiative « CooBEEration » a vu le jour à Beyrouth en 2010 - année des Biodiversités –  à la conclusion du IVème Forum de l’Apiculture méditerranéenne, où, pour la première fois, le rôle fondamental de l’abeille et de l’apiculture pour la défense et le maintien de la biodiversité a été clairement mis en évidence.

    La campagne a été activée dans le cadre du projet Mediterranean CooBEEration, né en 2014, qui se fixe de soutenir l’apiculture et le rôle stratégique qui est le sien pour la sauvegarde de la biodiversité, l’amélioration de la sécurité alimentaire et le développement socioéconomique de l’aire méditerranéenne.

    Le projet, cofinancé par l’Union européenne, est promu par : le Fondo di Enti Locali per la Cooperazione Decentrata e lo Sviluppo Umano Sostenibile (FELCOS Umbria), chef de file de l’initiative ; la Fédération des Apiculteurs de la Méditerranée (APIMED); le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) ; l’Université de Bologne/Département de Sciences et Technologies agro-environnementales (DIPSA) ; l’Université de Turin/ Département de Sciences agronomiques, forestières et alimentaires (DISAFA) ; l’Institut National Agronomique de Tunisie (INAT).

    http://www.coobeerationcampaign.org/fr/