Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Attac/CADTM Maroc organise sa 12e Université de printemps les 9 et 10 avril à Marrakech (CADTM)

    Affiche_Univ12_Attac-d1994.jpg

    « Changeons le système, pas le climat »

     

    Cette activité annuelle de l’association est un moment de formation, réflexion et de débats pour les militant-e-s d’ATTAC et de d’autres forces militantes au Maroc. Des organisations partenaires prendront part à cette activité pour contribuer à l’analyse de la mondialisation capitaliste et ses effets directs et indirects sur le quotidien des citoyens. Ce travail d’analyse est nécessaire surtout dans un contexte de crise profonde et multiple du système capitaliste, dont le coût, au Maroc comme ailleurs, est systématiquement transféré à la population.

    Cette édition aura deux thèmes principaux : L’endettement public et la crise écologique. Sur le premier volet, deux ateliers seront organisés pour expliquer le processus de l’audit de la dette et la lecture des Lois de finances. L’association poursuit ainsi le travail de formation démarré au niveau des groupes locaux et les formations nationales.

    L’université consacre un large espace à la question écologique. A la veille de la tenue de la Conférence des parties (COP 22) au Maroc, nous sommes mobilisés en tant qu’association d’éducation populaire sur ce dossier. Notre lecture de la question écologique et climatique sera mise en lien avec les stratégies sectorielles à l’œuvre au Maroc dans les secteurs agricoles, de la pêche, du tourisme et de l’énergie. Ces formations seront complétées par des expériences de luttes de terrain menées dans plusieurs régions du pays afin de renforcer nos engagements dans la lutte pour une justice climatique et le droit aux ressources.

    La conférence inaugurale aura lieu le samedi 9 avril à partir de 14h à l’hôtel Majorelle, boulevard Allal El Fassi, Marrakech (programme ci-dessous)

    Le secrétariat national

    Le 7 avril 2016


    Programme de la conférence inaugurale

    - De 14h à 16h30 :
    Les incohérences de la politique énergétique Maroc : Entre charbon, solaire et gaz de schiste

    Intervenants :

    • Abdelhakim Halaoua (ATTAC Ouarzazate),
    • Mohameb Benata (Esco, Oujda)
    • Salaheddine Abir (Attac Safi)

    - De 17h à 19h :
    Etat des luttes pour la justice climatique au Maroc : Témoignages d’acteurs en lutte

    Intervenants :

    • Imider : Droit aux ressources
    • Mohammedia : Destruction des dunes de sable
    • Ben Smim : Contre la privatisation de l’eau
    • Guich El Oudaya : Droit à la terre
    • Bni Ghil à Oujda et Figuig : Accès à la terre


    Attac Maroc

    Contre la mondialisation libérale
    Membre du Comité pour l’annulation de la dette du tiers monde (CADTM)

    8 avril par ATTAC/CADTM Maroc

    http://cadtm.org/Attac-CADTM-Maroc-organise-sa

  • L’heure est venue de libérer le peuple de Djibouti (Afriques en Lutte)

    violences-djibouti.entre-19-et-25-personnes-auraient-ete-tuees.jpg

    *

    C’est ici, à Djibouti, que les Etats-Unis ont leur seule base militaire de tout le continent.

    La Chine, qui profite du pays pour son propre enrichissement, y construit la sienne, de même que la Russie et le Japon. En un temps record, le petit Djibouti sera bientôt l’hôte du plus grand nombre de soldats étrangers au kilomètre carré.

    Le président, Ismaïl Guelleh, a fait de Djibouti un allié dans la « guerre contre le terrorisme ». De là, Washington fait voler sa deuxième plus grande flotte de drones, à la fois sur la côte somalienne contre les Chabab et à travers le détroit de Bab Al-Mandeb, vers le Yémen, l’Irak et au-delà.

    « Guerre contre le terrorrisme »

    Djibouti va organiser une élection présidentielle vendredi 8 avril. Le parti du président Ismaïl Guelleh, le Rassemblement populaire pour la démocratie, contrôle actuellement les 65 sièges du Parlement, un monopole malsain. L’opposition a d’ores et déjà appelé au boycottage de ce scrutin.

    Deux jours avant Noël, le 23 décembre 2015, la police du régime a ouvert le feu sur une manifestation pacifique dans la capitale, la ville de Djibouti, tuant plusieurs dizaines de personnes et en blessant beaucoup d’autres.

    Ismaïl Guelleh a de nouveau modifié la Constitution pour s’ouvrir la voie d’un quatrième mandat à la prochaine élection, même s’il avait promis que son troisième mandat – déjà inconstitutionnel en 2011 – serait le dernier. Depuis l’indépendance, obtenue de la France en 1977, le pays n’a eu que deux dirigeants : M. Guelleh et son oncle.

    Toutes les agences non gouvernementales présentes dans le pays – Amnesty International, Human Rights Watch, Reporters sans frontières – classent Djibouti parmi les pays les plus pauvres. La richesse de l’élite dirigeante contraste avec la majorité de la population qui n’a pas accès à l’eau, à la nourriture ni à l’assainissement.

    La torture est courante, et le meurtre « extra judiciaire », l’exil ou la disparition forcée sont le sort de tous ceux qui se lèvent contre les actions de l’Etat. Pourtant, Djibouti est un membre de la Cour pénale internationale (CPI) et l’un des plus proches alliés de la France.

    Nous avons entendu à maintes reprises que la « guerre contre le terrorisme » est menée pour rendre le monde sûr pour la démocratie. Si Djibouti est si stratégique pour les grandes puissances, sûrement la stabilité est-elle une clé pour maintenir son rôle en tant que partenaire. La stabilité à long terme dépend du respect des droits de l’homme. La liberté du peuple est un droit, garanti par de nombreuses conventions de l’Organisation des Nations unies.

    Aux nations éprises de paix

    Depuis la Révolution française de 1789, l’histoire moderne a compté beaucoup de dictateurs qui ont poussé leur peuple trop loin, entraînant le chaos et la misère. Et parfois le génocide.

    Nous, les soussignés, sommes des universitaires, des professeurs et chargés de cours sur l’étude du génocide et des droits de l’homme. Nous appelons la France, les Etats-Unis, les membres de l’ONU, l’Union africaine et toutes les nations éprises de paix à surveiller les élections du 8 avril, et de donner au peuple de Djibouti le droit à un gouvernement de leur choix. 8 avril 2016 

    Signataires:

    Charikleia Kefalidou, université de la Sorbonne (France) ; Docteur Kjell Anderson, Insitut pour la justice de La Haye (Pays-Bas) ; Professeur Allan Moore, université d’Hamilton (Ecosse) ; Docteur Elihu Richter, université de Jérusalem (Israël) ; Professeur Naupess K Kibiswa, université de Kinshasa (République démocratique du COngo) ; Docteur Ali Mahmud, université d’Erbil (Irak) ; Docteur Mark D. Kielsgard, université de Hongkong (Chine) ; Professeur Andrew Woolford, université de Winnipeg (Canada) ; Professeur Christiane Allsop, université de Boston (Etats-Unis) ; Docteur Beth Lilach, Holocaust Memorial and Tolerance Center de New York (Etats-Unis) ; Docteur Joseph Psotka, psychologue à l’Institut de recherche de l’US Army de Washington (Etats-Unis) ; Professeur Gregory Stanton, fondateur du Genocide Watch de Washington (Etats-Unis)

    Source : http://www.lemonde.fr/afrique

    http://www.afriquesenlutte.org/djibouti/article/l-heure-est-venue-de-liberer-le

  • Paris huile d'olive

    hope.jpg

    Vendredi 8 avril  Cinéma l’Entrepôt Paris 14ème 20HOO.

    Dossier de Presse

     

  • Nouveautés sur A l'Encontre.ch

    Des Syriennes de Daraya, ville assiégée, préviennent d’une famine

    8 - avril - 2016

    Par Diana Akkad Les habitantes de Daraya, une ville syrienne assiégée depuis plus de trois ans par les forces gouvernementales, avertissent dans une lettre ouverte qu’elles sont «sur le point de voir» leurs enfants et leurs proches mourir de faim si l’aide ne leur parvient pas rapidement. «Nous vous écrivons pour vous presser de sauver […]

    Egypte. Assurer le pain quotidien. Le défi de l’ergot

    8 - avril - 2016

    Par Jean-Pierre Sereni Décembre 2015: deux cargaisons de blé français vendues par le grand négociant américain Bunge, soit 63’000 tonnes, sont refusées par l’Autorité de quarantaine (Agriculture Quarantine Authority, AQA), un bureau du ministère de l’agriculture égyptien. Motif, la présence de l’ergot [1]. Ce petit champignon qui se développe sur les grains de céréales peut provoquer des catastrophes […]

    Débat: «La crispation sur le voile ne saurait se substituer à une politique d’émancipation universaliste»

    7 - avril - 2016

    Par Saïd Benmouffok et Bérenger Boureille  Il est plusieurs façons de disqualifier la parole d’autrui. On peut l’accuser de malhonnêteté, de mensonge, de calcul égoïste. Laurence Rossignol [1] a choisi la plus violente pour les femmes portant le voile: leur parole n’en est pas une. Comme des esclaves refusant la liberté, elles s’enferment dans leur […]

    Israël se transforme en un monstre – et personne ne va l’arrêter

    6 - avril - 2016

    Par Gideon Levy Israël est en train de se donner une nouvelle identité nationale. L’identité précédente était déjà problématique, mais l’actuelle est incorrigible. Il ne s’agit pas d’une fantaisie passagère, elle correspond à l’esprit du temps (Zeitgeist) et à l’esprit du lieu (Ortgeist). Elle est manifestement irréversible. Une partie du déclin culturel tient au fait […]

     
  • Syrie: Guerre médiatique à Palmyre (NPA)

    bachar.jpg

    Entretien. Archéologue originaire de Palmyre, Mohamed Taha est à Paris un animateur infatigable d’initiatives de solidarité avec le peuple syrien. Il répond ici à nos questions.

    Comment Daesh a-t-il pu prendre Palmyre le 21 mai 2015 ?

    On peut dire que le régime a remis la ville à Daesh. Malgré la présence de 15 000 militaires de la base aérienne de Palmyre, mais aussi la présence de deux autres aéroports militaires à une distance qui ne dépasse pas 40 km, Daesh a pu déployer son offensive en traversant le désert, et prendre le centre de Palmyre facilement. Il a établi son emprise sur la ville pendant 307 jours, se glorifiant d’avoir libéré la plus célèbre prison du régime avant de mettre en scène ses propres méthodes sanguinaires.

    Comment le régime Assad a-t-il pu reprendre la ville il y a quelques jours ? Est-ce une grande victoire pour lui ?

    Aussi facilement qu’il avait perdu Palmyre, le régime a repris la ville dans un même spectacle médiatique, en ajoutant cette fois la destruction de la ville par des bombardements avec toutes sortes d’armes durant un mois.

    Comme l’a publié la coordination populaire de Palmyre, « Les forces militaires russes, l’artillerie et les missiles n’ont pas cessé de frapper la ville au hasard et sans différenciation entre les humains et les pierres, […] avec  des bombes à sous-munitions interdites en plus des obus, des roquettes et des barils explosifs. Ces attaques barbares étaient menées sous le prétexte de combattre l’État islamique, qui se bat en dehors de la ville et a été peu affecté par ces bombes et ces attaques, sauf un minimum de soldats à l’intérieur de la ville.

    Les raids russes ont complètement détruit les infrastructures, les écoles, les hôpitaux et les mosquées. Plus de 50 % des quartiers de la ville ont été détruits. » Finalement, toutes les forces de Daesh se sont retirées tranquillement, avec un déplacement de 5 heures dans le désert sans être inquiétées !

    Le but du régime est d’envoyer le message qu’il est capable de récupérer des territoires, de vaincre Daesh, et de protéger le patrimoine syrien, dont les antiquités de Palmyre qui constituent une partie importante du patrimoine de l’humanité. Rien n’est plus faux, car le régime a contribué lui-même à détruire Palmyre, la ville antique, et Daesh n’a fait que compléter la destruction.

    Quelle est la situation de la population de Palmyre ? Comment résiste-t-elle face à ces deux pouvoirs sanguinaires ?

    La population de Palmyre vit un drame humanitaire avec de nombreux morts, et en ayant perdu 150 000 habitants déplacés à cause des combats. Après avoir vécu sous le joug des barbares de Daesh, 525 familles ont encore dernièrement fui Palmyre pour échapper aux exactions des forces du régime. Elles se sont déplacées pour trouver un refuge et sont actuellement dispersées dans 10 villes du nord de la Syrie. 227 familles vivent sous des tentes, au sud de la Syrie à la frontière jordanienne. Il faut imaginer l’ampleur du désastre ! L’armée d’Assad entreprend maintenant de piller les maisons des habitants qui ont quitté la ville à cause des bombardements. Le mercenaire, que sa petite cervelle limite à récupérer une bonbonne de gaz ou une couverture en laine, aura-t-il un esprit « noble ou bien civilisé » pour sauvegarder et défendre le patrimoine de l’humanité ? Car « le monde se préoccupe » de la reconstruction de la ville antique, alors qu’Assad, baissant les rideaux sur le spectacle, se vante de pouvoir coopérer avec les USA pour combattre les terroristes, oubliant qu’il avait accusé dès le début de 2011 les manifestants pacifiques de comploter avec les USA !

    Certains disent que le mouvement révolutionnaire démocratique est actuellement presque totalement étouffé en Syrie, sur le plan civil et surtout militaire. Qu’en penses-tu ?

    L’opposition démocratique a disparu ou été étranglée seulement dans les médias ! La société civile administre le pays depuis plus de trois ans en l’absence de l’État. Elle résiste en même temps à l’offensive du régime et à Daesh. Lorsque les hostilités ont été moindres récemment, une vague de manifestations pacifiques s’est réactivée dans de nombreuses villes. La route de la liberté et de la démocratie est très longue et difficile pour notre peuple, on le sait. Nous avons commencé à marcher sur cette route et ne nous nous arrêterons pas. Et l’histoire des révolutions confirme que le choix du peuple est celui qui va gagner à la fin, malgré le prix très cher habituellement payé…

    Propos recueillis par Jacques Babel

    Initialement publié sur

    https://npa2009.org/actualite/international/syrie-guerre-mediatique-palmyre

    http://www.anti-k.org/2016/04/07/syrie-guerre-mediatique-a-palmyre

  • Le pouvoir marocain tente d’éteindre le feu qui couve dans les mouvements sociaux (Anti-k)

    De notre correspondante à Rabat (Maroc).

    En apparence, rien ne bouge au Maroc.

    Pourtant, une réelle culture de la manifestation se dessine dans le pays, jusque dans les endroits les plus reculés. Le problème reste leur coordination et leur implication politique.

    Au Maroc, on dénombre au moins cinquante manifestations quotidiennes.

    Ce sont les chiffres officiels, annoncés en janvier dernier par le ministre de l’intérieur, comme un signe de bonne santé démocratique. Pourtant, cinq ans après les protestations du Mouvement des Jeunes du 20-Février, qui revendiquaient un changement politique et social profond et qui avaient réuni en 2011 des groupes sans aucun liens idéologiques ou structurels, la contestation semble être au point mort.

    Là réside le paradoxe du Maroc.

    En apparence, rien ne se passe. Néanmoins, une réelle culture de la manifestation se dessine aux quatre coins du pays, jusque dans les endroits les plus reculés. Structurés ou spontanés, parfois anciens, un nombre important de mouvements sociaux sont bel et bien vivants. Ils sont toutefois isolés et, du coup, peinent à déboucher sur un réel changement. C’est pourquoi les autorités misent à chaque crise sur l’essoufflement, notamment en négociant séparément avec chacun.

    7 avril 2016  Ilhem Rachidi

    Source: https://www.mediapart.fr/journal/international/070416/le-pouvoir-marocain-tente-deteindre-le-feu-qui-couve-parmi-les-mouvements-sociaux

    http://www.anti-k.org/le-pouvoir-marocain-tente-d'eteindre-le-feu-qui-couve-dans-les-mouvements-sociaux