Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

- Page 4

  • Tous Tunisiens, tous au Forum Social Mondial ! (Attac)

    *

    L’attentat qui frappe la Tunisie soulève indignation et colère.

    Attac exprime toute sa sympathie et son émotion aux proches des victimes. La nature des cibles - apparemment surtout des touristes de diverses nationalités - démontre à nouveau l’infernale logique de la « guerre des civilisations » post-11 septembre.

    Ce monde d’inégalités, de prédation sociale et de destruction écologique nourrit les fanatismes et donne tous les prétextes aux partisans de la violence aveugle. Ces évènements surviennent alors que le forum social mondial de Tunis, préparé par la société civile tunisienne et le mouvement démocratique, ouvre dans quelques jours.

    Nous déclarons dès à présent notre solidarité avec le peuple tunisien et notre détermination renforcée à retrouver nos amis tunisiens dans le grand rendez-vous altermondialiste, qui accueillera des délégations du monde entier venues soutenir le processus démocratique en Tunisie.

    Nous sommes tous Tunisiens, et nous serons au FSM !

    vendredi 20 mars 2015, par Attac France
     
     
  • Forum social mondial : Forte participation algérienne attendue à Tunis (Algeria Watch)

    forumtunis.jpg

    Quelque 1200 représentants de 4000 associations algériennes dont 730 experts, ainsi que des syndicats autonomes, devront prendre part au Forum social mondial qui se tiendra à Tunis du 23 au 28 mars prochain.

    Hier au siège de la centrale syndicale, UGTA, à Alger, une réunion d'une dizaine d'associations et organisations de masse a été tenue pour donner un aperçu sur cette grandiose manifestation à laquelle, selon le coordinateur national des associations Abderrahmane Arâar, pas moins de 60 pays vont participer. Ils seront entre 30.000 et 50.000 représentants d'associations et de syndicats qui sont attendus en terre tunisienne pour échanger leurs expériences dans différents domaines liés à des questions d'ordre social, économique, politique….. Aussi, ce forum a-t-il pour but de faire se rencontrer des associations citoyennes de différents pays sensibles à la cause alter-mondialiste.

    La réunion d'hier a été suivie d'une conférence de presse donnée par les représentants de la dizaine d'associations nationales présentes.

    Le coordinateur de ces associations et représentant du réseau pour la protection de l'enfance (NADA) a, durant son intervention, indiqué que la participation sera plus forte que lors du dernier forum qui s'est tenu dans ce même pays en 2013. Selon cet intervenant «les représentants de nos associations proposeront de nombreux thèmes de débat et auront pour mission de faire connaître les expériences algériennes. Qu'elles soient d'ordre interne ou touchant à l'ensemble des pays du Maghreb, ou encore touchant à l'unité des pays de la région, la décolonisation, l'immigration clandestine, gaz de schiste, syndicalisme et enjeux et d'autres thèmes sur la femme, l'emploi, la santé, l'éducation.… Débats, ateliers, plénières, seront organisés dès l'ouverture du Forum dans le campus de l'université de Tunis. Le 29 et le 30 mars seront consacrés à l'évaluation du forum.

    Le forum social traitera des principales préoccupations de la société civile en rapport avec la mondialisation et les conséquences désastreuses qu'elle a engendrées.

    Pour rappel, il s'agit du 15eme forum du genre.

    Le premier a été organisé au Brésil en 2001.

    https://fsm2015.org/par Salah-Eddine K., Le Quotidien d'Oran, 19 mars 2015

    http://www.algeria-watch.org/fr/article/pol/initiatives/fsm_investi.htm

  • Nouveautés sur "Agence Médias Palestine"

     
    Israël a détruit 18 maisons arabes dans le Néguev la semaine dernière

    Israël a détruit 18 maisons arabes dans le Néguev la semaine dernière

    Mardi 17 mars 2015 Un bulldozer israélien démolissant des maisons PLS48.net a rapporté que le ministère de l’intérieur israélien avait annoncé hier qu’il avait détruit 18 maisons arabes dans le désert du Néguev la semaine dernière. Dans une déclaration, le ministère a expliqué avoir supervisé la destruction des maisons en coopération avec le Fond National...
     
     
     
    Ali Abunimah: Pourquoi je suis soulagé que Netanyahu ait gagné

    Ali Abunimah: Pourquoi je suis soulagé que Netanyahu ait gagné

    Ali Abunimah – 18 mars 2015 – The Electronic Intifada Benjamin Netanyahu au congrès américain le 3 mars. (Caleb Smith/Flickr) Beaucoup avaient espéré que Benjamin Netanyahu serait battu aux élections israéliennes d’hier. Je n’étais pas de ceux-là. Beaucoup l’avaient déjà enterré – des sondages pré-électoraux montraient son parti, le Likoud, à la traîne derrière l’Union...
     
     
     
    Gidéon Levy: Netanyahu mérite le peuple israélien, et ce peuple le mérite

    Gidéon Levy: Netanyahu mérite le peuple israélien, et ce peuple le mérite

    Si après tout cela, le phénix israélien a réussi à renaître de ses cendres et à être réélu, quelque chose s’est vraiment brisé, peut-être sans espoir de réparation. Par Gideon Levy, le 18 mars 2015 Des supporters de l’Union Sioniste attendent l’arrivée d’Isaac Herzog au quartier général du parti à Tel Aviv après les résultats...
     
     
     
    Artists for Palestine au Forum Social Mondial à Tunis

    Artists for Palestine au Forum Social Mondial à Tunis

    Artists for Palestine sera au prochain FSM à Tunis. Voici le programme, à diffuser ! : https://www.facebook.com/artistsforpalestine.org/photos/pcb.848713985190542/848711855190755/?type=1&theater CA (RE)COMMENCE DES LUNDI 23 MARS A TUNIS IT STARTS FROM MONDAY MARCH 23 IN TUNIS : ARTISTS FOR PALESTINE SERA AU FSM TUNIS AT World Social Forum TUNIS INAUGURATION ART EXPO PALESTINE LUNDI 23 03 2015 –...
     
     
     
    le Cirque derrière le mur

    le Cirque derrière le mur

    « Nous faisons cela parce que nous avons besoin de créer une meilleure Palestine, c’est à dire politiquement, mais aussi socialement. » Nayef Abdallah est né réfugié dans le camp de réfugiés de Faraa d’une famille qui a été chassée de sa maison de Haïfa pendant la Nakba – les événements entourant la création d’Israël en 1948...
     
     
     
    "Après les élections israéliennes" - Commentaires et analyses d'Eyal Sivan

    « Après les élections israéliennes » – Commentaires et analyses d’Eyal Sivan

    Après les élections israéliennes : premiers commentaires et analyses d’Eyal Sivan qui a suivi les élections en Israël jusqu’à ce matin 18 mars 2015 (propos recueillis par Michèle Sibony) Quels ont été les faits marquants durant la dernière période de la campagne qui peuvent expliquer ces résultats? Nous étions dans une situation où tous les...
     
     
     
    Quand la représentante de l'UE félicite le criminel de guerre Netanyahou pour sa victoire

    Quand la représentante de l’UE félicite le criminel de guerre Netanyahou pour sa victoire

    Alors que l’extrême droite vient de remporter les élections en Israël, Federica Mogherini, vice présidente du parlement européen a félicité dans un communiqué officiel de l’Union Européenne le criminel de guerre Netanyahou suite à sa victoire. Le communiqué publié aujourd’hui sur le site de l’Union Européenne: Hier, le peuple israélien a voté dans le cadre...
     
     
     
    Des euro-députés interdit une deuxième fois d'entrer à Gaza par Israël

    Des euro-députés interdit une deuxième fois d’entrer à Gaza par Israël

    Le Groupe Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique condamne le refus persistant d’Israël à autoriser l’entrée dans Gaza aux eurodéputés[i]. 18/03/2015 Les députés européens Martina Anderson[iii] et Neoklis Sylikiotis[iv] qui faisaient partie d’une délégation de députés européens de différents groupes politiques ont été retenus pour interrogatoire pendant plus de 2 heures à l’aéroport de Tel Aviv...
     
     
     
    Record du nombre de violations des médias en Palestine en 2014

    Record du nombre de violations des médias en Palestine en 2014

    RAMALLAH (Ma’an) – Le Centre Palestinien pour le Développement et la Liberté des Media (MADA) a dit dimanche que l’année 2014 a vu 465 violations de la liberté des media en Cisjordanie occupée, dans la bande de Gaza et à Jérusalem Est. Ghazi Hanania, le président de MADA, a dit à des reporters que 2014...
     
     
     
     
    Six adolescents, un adulte, détenus par l’armée près de Jénine

    Six adolescents, un adulte, détenus par l’armée près de Jénine

    Samedi 15 mars 2015 07h39 par IMEMC & Agences Samedi soir, les soldats israéliens ont détenu six adolescents palestiniens et un adulte du village d’al-‘Arqa, à l’ouest de la ville de Jénine au nord de la Cisjordanie. Le Bureau de Coordination du District Palestinien (Palestinian District Coordination Office – DCO) a réussi à obtenir leur...
     
     
     
     
    Gideon Lévy: Pour voir à quel point Israël est devenu raciste, regardez à gauche

    Gideon Lévy: Pour voir à quel point Israël est devenu raciste, regardez à gauche

    Les sommets atteints par l’expression de la haine contre les Arabes sont choquants, tout comme leur acceptation par le public israélien. Par Gideon Lévy, dimanche 15 mars 2015, 6h20 Le « vol chocolat » d’Israël – l’équivalent politique de cet incident récent, une vidéo de ce qui est devenu un virus, dans laquelle des passagers...
     
     
     
    Précaire et dangereuse : une journée dans la vie d’un pêcheur de Gaza

    Précaire et dangereuse : une journée dans la vie d’un pêcheur de Gaza

    Mohammed Omer – Middle East Eye – 16 février 2015 Malgré l’accord de cessez-le-feu, la marine de guerre israélienne poursuit ses attaques contre les bateaux de Gaza dans la zone de pêche étendue, provoquant peur et privations. Des pêcheurs reviennent avec seulement une petite pêche et cela parce qu’ils ont été forcés de pêcher à...

  • Bordeaux Palestine

    gazette_utopia_25_02_-_31_03-ba59f.jpg

  • La guerre est-elle finie pour les harkis ? (Les Inrocks)

    *

    Les harkis sortent peu à peu de la stigmatisation grâce aux combats menés par les anciennes et les nouvelles générations.

    L’historien Abderahmen Moumen retrace le parcours de cette communauté doublement malmenée par l’Histoire, au moment où l’on commémore la fin de la guerre d’Algérie.

    Même si les travaux scientifiques récents ont transformé la “question harkis” en un objet historique légitime, les harkis, longtemps relégués et oubliés, sont régulièrement invités dans la polémique publique. De la référence aux“collabos” du président algérien Abdelaziz Bouteflika en 2001 aux“sous-hommes” par Georges Frêche en 2006 jusqu’à la reconnaissance de la “dette immense” de la France envers eux par Manuel Valls, lors du discours d’hommage aux harkis le 25 septembre 2014, et la récente évocation des harkis par le maire de Béziers, Robert Ménard, lors de l’inauguration de la rue du Commandant-Hélie-Denoix-de-Saint-Marc”.

    1954-1962 : les harkis, un monde derrière un mot

    Après le déclenchement de la guerre d’Algérie le 1er novembre 1954, l’armée française décide de se renforcer par l’emploi de troupes supplétives. Les harkis ne sont en réalité qu’une composante des formations supplétives mises sur pied pour suppléer l’armée française durant ce conflit.

    Cinq catégories ont ainsi existé -durant ce que l’on appelait encore des “opérations de maintien de l’ordre” :

    les goumiers des Groupes mobiles de police rurale (GMPR) transformés ensuite en Groupes mobiles de sécurité (GMS),

    les moghaznis chargés de la protection des Sections administratives spécialisés (SAS),

    les ‘assas (gardiens) des Unités territoriales (UT),

    les groupes d’autodéfense (GAD), et enfin, les plus connus,

    les harkis, composant les harkas – de l’arabe “mouvement” –, salariés embauchés localement, au départ à la journée puis sous contrat d’un mois renouvelable, dont les blessures sont considérées comme des “accidents du travail”.

    Ce terme s’étend par la suite à l’ensemble des supplétifs du fait de l’importance numérique des harkis au regard des autres unités (63 000 en janvier 1961). Après la venue en France de ceux que l’on désigne par l’expression de “Français musulmans rapatriés”, le terme harkis amalgame tous ces “Français de souche nord-africaine” (FSNA) ou ces “musulmans” qui se sont placés du côté de l’armée ou du gouvernement français (environ 250 000 personnes en février 1961). Qu’ils soient mili- taires engagés, ou appelés soumis à la conscription, auxiliaires administratifs vestiges d’un certain ordre colonial (bachaga, agha, caïd), fonctionnaires ou élus, nombre d’entre eux sont qualifiés à tort de “harkis”.

    Face à la dégradation des conditions de vie de la paysannerie algérienne, et dans le contexte d’une guerre brutale dont l’enjeu est la mobilisation des masses rurales, l’utilisation de supplétifs par l’armée française dépasse largement la simple nécessité militaire pour devenir un véritable enjeu politique.

    La signature des accords d’Évian le 18 mars 1962 scelle néanmoins l’avenir des supplétifs. Citoyens français de statut de droit local – à la différence des Européens d’Algérie de statut de droit civil – mais d’ores et déjà considérés comme de futurs citoyens algériens, ne disposant pas d’un statut militaire, ils sont rendus à la vie civile, désarmés et renvoyés dans leur foyer. Consignes et circulaires de ce printemps 1962 limitent tant l’engagement dans l’armée que le transfert des “musulmans mena- cés”, sous-estimant la probabilité de représailles massives après l’indépendance, justifiant ainsi l’emploi de la notion d’abandon par le mouvement associatif harki, puis par les historiens et les politiques.

    Par le biais des transferts officiels minimalistes, de ceux, clandestins, des réseaux d’anciens officiers SAS, ou de l’immigration économique, ce sont environ 21 000 anciens supplétifs, accompagnés de leurs familles, qui réussissent à s’installer en France durant les années 1960, sur un total de 41 000 familles de rapatriés français musulmans. Aujourd’hui encore, le nombre d’anciens supplétifs victimes de représailles et le nombre de ceux qui, restés en Algérie, ont échappé aux violences – phénomène plus important que l’on ne soupçonne – est impossible à préciser.

    1962-1991 : camps, tutelle sociale et révoltes

    Arrivés en France, les harkis ne sont pas considérés comme des rapatriés à part entière, mais considérés comme des réfugiés, à qui la nationalité française ne pourra être reconnu que devant le juge d’instance… De crainte d’une récupération par une OAS encore menaçante et par souci d’éviter, sur le territoire français, une prolongation des hostilités entre anciens supplétifs et membres du FLN, six camps de transit et de reclassement, dont l’encadrement est plus militaire que civil, sont ouverts dans le sud de la France : le camp du Larzac dans l’Aveyron et de Bourg-Lastic dans le Puy-de-Dôme (juin-septembre 1962), celui de Rivesaltes dans les Pyrénées-Orientales (septembre 1962- décembre 1964), de Bias dans le Lot-et-Garonne (1963-1964), de Saint-Maurice L’Ardoise dans le Gard (septembre 1962-1963) et de La Rye dans la Vienne.

    Le camp de Rivesaltes constitue cependant l’épicentre des camps harkis. En fonctionnement, pour ces “réfugiés algériens”, de septembre 1962 à décembre 1964, près de 22 000 personnes y transitent avant d’être dispersés dans toute la France. Au moins 136 personnes, essentiellement des enfants et des personnes âgées, décéderont dans le camp. Une tutelle sociale spécifique se poursuivra encore de nombreuses années dans les espaces de concentration des familles de harkis : les “cités d’accueil” de Bias et de Saint-Maurice-L’Ardoise pour les familles désignées par les pouvoirs publics comme “irrécupérables” (handicapés physiques, invalides, veuves et orphelins…) ; 75 hameaux forestiers essentiellement situés dans les régions du Languedoc-Roussillon, de Provence-Alpes-Côte-d’Azur et de Corse ; enfin les cités urbaines des villes.

    Si une partie de ces familles se disperse sur l’ensemble du territoire national, certaines cumulent les handicaps : faible qualification professionnelle des parents, scolarisation en vase clos des enfants, relégation spatiale empêchant toute forme d’intégration. En mai 1975, une révolte se propage parmi les habitants du camp de Bias et de celui de Saint-Maurice L’Ardoise, se diffusant ensuite à l’ensemble des hameaux forestiers et autres concentrations de familles d’anciens supplétifs. Cette révolte est surtout le fait de jeunes nés, pour la plupart, durant la période de la guerre d’Algérie. Face à cette situation insurrectionnelle, des mesures sont prises par les pouvoirs publics aboutissant à la destruction des camps de Saint-Maurice L’Ardoise et Bias. Néanmoins, le malaise demeure et aboutit à de nouveaux remous en 1991 – avec nombre de jeunes nés cette fois-ci en France après la guerre d’Algérie – qui remet sur le devant de la scène médiatique la “question harkis”.

    1991-2015 : la longue route de la reconnaissance

    Après l’instauration d’une histoire officielle et mythifiée en Algérie, après les silences et la difficile transmission de cette histoire complexe des deux côtés de la Méditerranée, la question des anciens supplétifs de la guerre d’Algérie ressurgit, le plus souvent par le biais de la seconde génération, dans le cadre des “accélérations de mémoires” des années 1990-2000.

    Ces résurgences mémorielles sont à mettre en relation avec la guerre civile algérienne des années 1990 et avec ses résonances en France, ainsi qu’avec la reconnaissance par l’Assemblée nationale du terme “guerre d’Algérie” le 10 juin 1999, ouvrant la voie d’une remémoration et d’une médiatisation de cette page de notre histoire.

    La réapparition de la “questions harkis” est ainsi liée à plusieurs facteurs. Outre les révoltes, un certain nombre de lois votées en faveur des familles d’anciens supplétifs (1987, 1994, 1999, 2005) modifie leur image au sein de l’opinion. Le terme “harkis”, hier vilipendé, est aujourd’hui assumé par une large frange de la seconde génération. Les travaux scientifiques actuels, en éclairant la complexité de cette histoire, ont permis de se départir du diptyque idéologique qui enfermait les anciens supplétifs. Les écrits littéraires sur les harkis, les expositions ont contribué à sensibiliser une opinion publique souvent peu instruite du sujet.

    Des personnalités publiques de premier plan telles que Jean Daniel, Jean Lacouture ou Germaine Tillion ont appelé à une meilleure compréhension de cette histoire confisquée. Enfin, en Algérie comme en France, les harkis apparaissent dans le débat public. En France, les termes du débat se focalisent sur la reconnaissance par les pouvoirs publics des drames subis par ce groupe social. Ainsi, le 25 septembre 2001, dans son discours aux Invalides lors de la Journée d’hommage aux harkis, le président Jacques Chirac exprime pour la première fois la reconnaissance de la nation envers ces hommes. La campagne présidentielle de 2007 et 2012 voit aussi les candidats Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy et François Hollande prendre position officiellement pour une reconnaissance par l’État de “l’abandon des harkis”.

    En Algérie aussi, la question des harkis revient à l’ordre du jour tant au niveau médiatique que politique. La presse leur consacre des articles et laisse la parole à la seconde génération. Les campa- gnes présidentielles (2004, 2009 et 2014) sont souvent l’occasion d’aborder la question, et si des discours de réconciliation se font parfois jour, les harkis continuent d’être l’objet de violentes invectives.

    Au-delà des stigmatisations

    La question des harkis en Algérie et en France doit ainsi dépasser les enjeux de mémoire dont les manichéismes ont longtemps empêché, de part et d’autre des rives de la Méditerranée, une sérénité de la recherche scientifique.

    En 2008, l’historien algérien Mohamed Harbi écrit au sujet des harkis “qu’il faudrait étudier l’histoire d’une manière plus précise et renoncer le plus vite possible à toute une série de stigmatisations dangereuses”. En France, et ce depuis les années 1990, la production scientifique sur cet objet d’étude a amplement progressé permettant d’appréhender plus sereinement la complexité de ce groupe social, afin de contribuer à l’écriture d’une histoire totale franco-algérienne, au-delà des stigmatisations et de la politisation des harkis.

    Abderahmen Moumen, chercheur associé au Centre de recherches historiques des sociétés méditerranéennes (CRHiSM) de l’Université de Perpignan.  Il a entre autres publié avec Nicolas Lebourg, Rivesaltes, Le camp de la France (Trabucaire, 2015) et avec Fatima Besnaci-Lancou, Les Harkis, Le Cavalier bleu, 2008. 18/03/2015 | 18h35

    http://www.lesinrocks.com/2015/03/18/actualite/la-guerre-est-elle-finie-pour-les-harkis-11608731/

  • Nouveautés sur Europe Solidaire Sans frontières

    Résultat de recherche d'images pour "tunisie bardo"

     

    BONZOM Mathieu, PALHETA Ugo - 18 mars 2015
     
     Collectif- - 28 février 2015
     
     SALINGUE Julien - 18 mars 2015
    Contre la politique du tout-sécuritaire et l’islamophobie  : ripostons !
     
     TREILLET Stéphanie , MARTY Christiane, PENIT-SORIA Jacqueline, LLANQUE Huyara, LAFON Marion, KIEFE Françoise, RIGONI Sandra, TOPELET Marielle, VILLAME Thérèse - 6 mars 2015
     
     NPA, Ensemble - 19 mars 2015
     
     BEAUDET Pierre 19.03  
     
    On the Left WSF - 18 March 2015
     
    Front populaire IdF - 18 mars 2015

     

  • La résistance syrienne, toujours (Npa)

     

    Comme cadeau d’anniversaire pour les quatre ans de l’insurrection syrienne, le gouvernement des États-Unis par la voix de John Kerry, a laissé entendre qu’un compromis serait souhaitable avec Bachar Al-Assad.
     
    Même si Kerry a tenté de noyer le poisson ensuite, les USA (comme la Russie) louvoient pour retrouver leur leadership et étouffent les aspirations des peuples à la liberté, la justice sociale et la dignité.
     
    Ces objectifs étaient au cœur du soulèvement provoqué par la sauvagerie et la politique néolibérale du régime de Bachar Al-Assad, responsable ensuite de l’immense majorité des 215 000 mortEs recensés, des villes rasées, des millions de déplacéEs. Très affaibli en 2012, le régime a trouvé son salut dans l’aide décisive du régime iranien, du Hezbollah libanais et de la Russie de Poutine.
     
    Mais les révoltés syriens ont aussi été trahis par leurs faux « amis » qui ont permis l’émergence d’un deuxième front d’oppression. L’État islamique/Daech est un cas d’école : créé par Al-Qaïda et les sbires de Saddam Hussein en Irak, mis en selle par le régime syrien, financé par les monarchies pétrolières et la Turquie, légitimé par les attaques américaines, pendant que les démocrates n’étaient encouragés que verbalement. Le monstre ayant échappé à tous ses créateurs, il justifie maintenant de nouvelles manœuvres prétendant le contrecarrer.

    La révolution syrienne continue pourtant de s’exprimer de multiples façons, à Damas et d’autres villes contrôlées par le régime, par une vague de protestations ; dans le sud, par la résistance armée pluraliste ; dans le nord, autour de Kobané, en alliance militaire avec les kurdes du PYD ; à Idlib et à Alep par les mobilisations autant contre le régime que contre les islamistes qui ont pris le pouvoir. Et on a vu à Alep la difficulté à parvenir à une simple trêve permettant la survie des populations.
     
    Les 14 et le 15 mars, nous étions au côté des Syriens mobilisés dans leur pays comme à l’étranger, pour la liberté et la justice en Syrie, contre Assad et contre Daech, contre l’abandon des réfugiéEs et l’accaparement des aides humanitaires par le régime, cela sous l’égide d’institutions internationales indifférentes à « ceux d’en bas ».

    Jacques Babel

  • Tunisie, un attentat contre les forces vives de la première révolution du monde arabe (Npa)

     

    Le NPA exprime toute son horreur face à l'attentat qui a causé plusieurs dizaines de morts et de blessés en Tunisie.

    Les responsables de cet acte odieux ont voulu semer la peur contre la population, les travailleurs et aussi affirmer, malgré les revers qu'ils ont subis ces derniers temps, que leur volonté d'instaurer un État islamiste, comme dans d'autres pays de la région, demeurait intacte.

    En s'attaquant à des touristes étrangers, ils ont voulu simultanément porter un coup durable à l’économie tunisienne qui tire une part importante de ses ressources du tourisme et affirmer leur mépris de la culture et de la liberté.

    Ils espèrent que le développement d'un chaos, à la fois économique et sécuritaire, facilitera la réalisation de leur projet. Cet attentat va inévitablement renforcer « au nom de l'union nationale » les mesures répressives à l'égard de toutes celles et ceux qui revendiquent et qui luttent pour leurs droits dans ce pays, en premier lieu les militantEs des organisations ouvrières. Le pouvoir qui a dirigé la Tunisie en  2012 et 2013 porte une lourde responsabilité politique et morale. Il a en effet protégé et laissé prospérer les milices islamistes pendant de longs mois et a entravé les poursuites à leur égard.

    Aujourd'hui le gouvernement, au service des classes dominantes dirigé par Essebi et auquel participent des membres d'Ennahdha, ne peut être en rien un rempart contre la montée en puissance des groupes armés se réclamant de l'Islam politique.

    Pour faire face à la menace djihadiste, la population tunisienne ne peut compter que sur l'importance de ses mobilisations, sur ses propres luttes pour conquérir la démocratie et le contrôle de la vie économique.

    Les organisations du mouvement ouvrier, syndicats, partis politiques de gauche et associations doivent se faire les porte-paroles des intérêts des classes exploitées pour refuser à la fois le joug des islamistes et la politique répressive et sécuritaire du gouvernement.

    Montreuil, le 19 mars 2015

    http://npa2009.org/communique/tunisie-un-attentat-contre-les-forces-vives-de-la-premiere-revolution-du-monde-arabe

  • Nouveautés sur ISM

    FPLP : Les résultats des élections sionistes reflètent simplement la nature raciste de l'Etat

    FPLP : Les résultats des élections sionistes reflètent simplement la nature raciste de l'Etat

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     *

    Le Front Populaire pour la Libération de la Palestine a déclaré que les résultats de l'élection israélienne reflètent simplement la nature et la structure raciste et fasciste de la société sioniste qui a produit ces résultats et a élu le Parti Likoud et ses alliés de droite, qui se sont lancés, pendant toute la campagne, dans les attaques anti-palestiniennes les plus ouvertes et les plus extrêmes contre notre peuple et nos droits.

    *

    Vous êtes les bienvenus dans la Vallée du Jourdain menacée de nettoyage ethnique

    Par Jordan Valley Solidarity 17 mars 2015

     

     

     

     

     

     

     *

    Chers amis,
    2015 a commencé, dans la Vallée du Jourdain, avec la démolition de la communauté bédouine Um al-Jamal
    par les forces d'occupation le jour de la nouvelle année. Nous avons fini janvier avec l'accident du berger Ali Mohammad Awad, 16 ans, blessé par une mine laissée par les forces israéliennes d'occupation à flanc de coteau et avec 19 familles expulsées du village de Bzik pour permettre aux forces d'occupation de s'emparer de la terre pour effectuer toujours plus de manœuvres militaires.

    *

    Vidéo : La sauvagerie de l'occupation contre de paisibles pique-niqueurs en territoire palestinien

    Par ISM-France  17 mars 2015

     

     

     

     

     

     

    *

    Dimanche 15 mars, des militants du mouvement Solidarity for a Free Palestine (SFP), accompagnés par des étudiants de l'université de Birzeit, sont allés à Qaryut, petit village au sud de Naplouse, pour planter des oliviers en mémoire des martyrs internationaux Rachel Corrie et Tom Hurndall, assassinés respectivement le 16 mars 2003 et le 13 janvier 2004 par l'occupation israélienne, et Vittorio Arrigoni, assassiné par des salafistes le 15 avril 2011, dans la Bande de Gaza assiégée. Ils en ont également plantés pour Tristan Anderson, blessé à la tête par une grenade lacrymogène à Nil'in le 13 mars 2009, et tétraplégique depuis.

     

    *

    Harcèlement des agriculteurs palestiniens et entrave à leur travail dans les villages autour de Naplouse

    Par ISM 15 mars 2015

     

     

     

     

     

     

     

     *

    Le début du printemps est une période de l'année importante pour les agriculteurs des environs de Naplouse ; il est indispensable de s'occuper des oliviers pour garantir une récolte de qualité en octobre. Dans les régions où la tension entre les colons et les agriculteurs est haute, les agriculteurs courent le risque d'être attaqués dès qu'ils vont sur leurs terres. Ils sont contraints de négocier avec les bureaux de coordination de district (DCO) des jours spécifiques où ils pourront accéder à leurs terres sous la "supervision" des forces d'occupation.

    *

    Israël va construire un autre mur le long de la frontière jordanienne

    Par Middle East Monitor 14 mars 2015

     

     

     

     

     

     

    *

    Israël envisage de construire un autre "mur de séparation" sur sa frontière avec la Jordanie pour la protéger d'infiltrations possibles des jihadistes mondiaux, ont rapporté les médias israéliens jeudi. Le projet a été révélé après l'achèvement de la clôture de sécurité avec l'Egypte.

     *

    Solidarité avec les garçons d'Hares le dimanche 15 mars 2015

    Par Hares Boys 13 mars 2015

     

     

     

     

     

     *

     

    Cette année, le dimanche 15 mars marquera deux ans depuis que les cinq adolescents du village d'Hares, en Palestine ont été arrachés à leurs maisons, maltraités, ils ont subi des interrogatoires violents et ils ont été enfermés dans une prison israélienne. Tout ça pour quelque chose qu'ils n'ont pas fait.

    *

    Le FPLP commémore le Jour des Martyrs à Gaza avec l’engagement à la résistance et à la libération

    Par FPLP 12 mars 2015

     

     

     

     

     

     

     *

    Le Front populaire pour la libération de la Palestine a organisé, au centre de Gaza, un grand festival commémorant le Jour des Martyrs, le quarante-deuxième anniversaire du martyr du camarade dirigeant Mohamed al-Aswad (Guevara Gaza), membre du Bureau politique du Front, et de ses camarades Abdelhadi al-Hayek et Kamel al-‘Amsi, qui ont combattu jusqu’à leur dernier souffle contre les forces sionistes le 9 mars 1973. Les forces du FPLP qu'ils ont conduites étaient renommées pour leur forte résistance militaire face à l’occupation de Gaza.

  • 1914-1918 : la population des colonies embrigadée de force dans la guerre impérialiste.(Lutte Ouvrière)

     
    Un demi-million de soldats venant des colonies furent jetés dans la Première Guerre mondiale par l’impérialisme français, et un sur cinq y laissa sa vie.
     
    François Hollande déclarait à leur propos, dans un discours destiné à justifier l’actuelle intervention militaire au Mali, qu’ils étaient « venus au secours de la France ». C’est un mensonge éhonté. Les Africains, les Maghrébins ou les Indochinois furent arrachés de force à leur famille. Une fois dans les tranchées, l’état-major ne leur laissa d’autre choix, comme aux soldats issus de la métropole, que de tuer ou de se faire tuer.
     
    En quoi les colonisés auraient-ils pu se sentir solidaires de cette France des industriels et des banquiers, qui avait conquis leurs pays en détruisant les villages et en massacrant leurs habitants ? Elle leur avait imposé le travail forcé, avait fait mourir des centaines de milliers d’Africains ou d’Asiatiques dans les plantations, la construction de lignes de chemin de fer ou les chantiers forestiers. La mobilisation des colonies pour cette « guerre de Blancs » fut simplement la continuation de cette oppression.

    Révoltes contre le recrutement forcé

    Lorsque, après les énormes pertes des premiers mois de la guerre, l’état-major fit massivement appel aux colonies pour compenser les vides, un quota d’hommes jeunes et valides à envoyer au front fut attribué à chaque chef de village. Les chefs de village sélectionnèrent les paysans pour la boucherie, mais dès le début les résistances s’exprimèrent et elles ne firent que s’accentuer au fil des mois. En Afrique ce furent d’abord des fuites massives en brousse. Bien souvent, la commission de recrutement arrivait dans des villages où ne restaient que les femmes, les vieillards et les enfants.
     
    Les conscrits partaient dans la consternation. Un administrateur colonial du Sénégal décrit la scène suivante : « Lorsque les jeunes gens furent présentés à la commission, les femmes, réunies dans les carrés les plus proches de la résidence, entonnèrent des chants funèbres chaque fois qu’un des leurs fut signalé apte au service. »
     
    L’abattement et les résistances individuelles firent place à la révolte collective dans plusieurs régions. En mars 1915, toute la zone du Haut-Sénégal et du Niger prit les armes contre la conscription, au point qu’il fallut envoyer 300 soldats pour la soumettre. À la fin de cette même année éclata la « grande révolte » de la Volta. Elle dura neuf mois, et ne fut écrasée qu’au prix du bombardement de centaines de villages.
    À la fin 1916, une insurrection éclata dans les Aurès algériens, lorsque fut instaurée la conscription obligatoire des jeunes de 17 ans. 16 000 soldats furent envoyés pour la réprimer, avec de l’artillerie et des avions. Ils détruisirent les villages des insurgés, volèrent leurs troupeaux, et plus de 200 révoltés furent tués. Les captifs furent parqués dans un camp près de Constantine, en plein froid.
    On est loin de la peinture idyllique de colonies « venant au secours de la France ». 

    La boucherie

    Dès les premiers mois de la guerre, quelques contingents venus des colonies furent précipités dans la bataille. En septembre 1914, le général commandant une brigade de tirailleurs algériens écrivait à son supérieur : « J’ai tué de ma main douze fuyards, et ces exemples n’ont pas suffi à faire cesser l’abandon du champ de bataille par les tirailleurs. »
     
    En décembre de la même année, dix tirailleurs tunisiens étaient fusillés pour l’exemple. Leur compagnie, qui avait refusé d’embarquer pour la France, y avait été contrainte par la force à Bizerte. Arrivée sur le front des Flandres, elle refusa de participer à l’offensive.
     
    Le général qui la commandait fit alors exécuter les ordres du général Foch : « Qu’il soit tiré au sort un tirailleur sur dix de la compagnie qui a refusé de marcher et que les tirailleurs désignés par le sort soient promenés devant le front avec un écriteau portant en français et en arabe le mot “ lâche ”, et qu’ils soient fusillés aussitôt après. »
     
    C’est dans la bataille des Dardanelles, sur le front turc, que les contingents d’outre-mer furent pour la première fois engagés massivement. Un régiment fut constitué à Marseille, pour servir de réserve au corps expéditionnaire. Africains et Antillais finirent par former les deux tiers du corps d’armée. À leurs lourdes pertes au combat s’ajoutèrent celles causées par la maladie, lors de l’hiver 1915-1916.
     
    Plus la guerre durait, plus il fut fait appel aux troupes coloniales pour remplacer les morts. À partir de juin 1916, les rotations des navires marchands réquisitionnés, où les recrues s’entassaient sur le pont à plus de 1 000 par bateau, s’accélérèrent. Après quelques jours de formation, les soldats furent jetés dans les batailles meurtrières de la Somme et de Verdun. Mais c’est surtout au Chemin des Dames, en avril 1917, que les troupes coloniales furent envoyées au massacre.
     
    Le commandant de la Sixième armée, déployée sur une partie de ce front, était le général Mangin, ancien conquérant du Soudan français, connu avant-guerre comme le propagandiste de la « Force noire ». Il prônait le recours massif aux soldats coloniaux pour compenser l’infériorité démographique de la France par rapport à l’Allemagne. « L’Afrique nous a coûté des milliers de soldats, elle doit nous les rendre avec usure », déclarait l’un de ses plus chauds partisans, Adolphe Messimy, ministre de la Guerre au début du conflit. Mangin y ajoutait une vision raciste, considérant les Noirs comme naturellement appelés à fournir des troupes de choc. Il appliqua ses théories en lançant les troupes africaines à l’assaut d’un plateau défendu par des mitrailleuses et en leur enjoignant d’avancer coûte que coûte. Ce fut une hécatombe, dans laquelle Mangin gagna le surnom de « boucher des Noirs ».
     
    La guerre impérialiste de 1914-1918 fut pour les peuples d’Afrique et d’Asie la continuation des maux que leur avait valu l’arrivée sur leur continent des conquérants français, en plus terribles encore. Lorsque le conflit prit fin, le seul souci des gouvernements fut que l’ordre colonial se perpétue comme si rien ne s’était passé. Une partie des soldats coloniaux furent d’ailleurs maintenus sous l’uniforme dans les corps d’occupation cantonnés en Rhénanie allemande et surtout en Macédoine, en Turquie et en Syrie. Ceux qui furent démobilisés n’eurent d’autre choix que de rentrer dans leurs villages pour se soumettre à nouveau aux chefs nommés par la France et aux administrateurs coloniaux.
     
    Il ne fut pas question d’accorder des droits nouveaux aux colonisés qui avaient versé leur sang pour l’impérialisme français. Mais, dans le conflit, ceux-ci avaient pu voir de quelle sauvagerie leurs maîtres étaient capables. Cela allait contribuer à ébranler l’ordre colonial, avant que celui-ci s’effondre après un second conflit mondial et vingt ans de révoltes.
    Daniel MESCLA