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  • USA-Israël : la tension monte (Npa)

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    Le discours prononcé par Benyamin Netanyhaou devant le Congrès US le 3 mars dernier n’avait rien d’original : défense de la politique coloniale et militariste israélienne, appel au soutien inconditionnel des États-Unis, dénonciation de la « menace nucléaire » iranienne, etc.

    Rien de bien nouveau dans le contenu, donc, mais un petit événement tout de même : Barack Obama avait expressément demandé à Netanyahou de ne pas s’exprimer devant le Congrès, une demande ignorée par le Premier ministre israélien.
    Cet « accrochage » révèle une tension grandissante entre l’administration US et les autorités israéliennes, conséquence de la déstabilisation du Moyen-Orient et de l’incapacité des États-Unis à réaffirmer un semblant d’hégémonie sur la région.

    L’accord sur le nucléaire iranien
    L’une des principales cibles du discours de Netanyahou a été l’accord, toujours en discussion, sur le nucléaire iranien. Les négociations en cours, dans lesquelles l’administration Obama est en pointe, ont pour objectif d’obtenir d’ici la fin du mois de mars un règlement politique de la question du nucléaire iranien : garantie du caractère non-militaire du programme nucléaire iranien contre levée des sanctions internationales.


    Netanyahou dénonce  un tel accord : pour lui, il est impossible de faire confiance à l’Iran, et la République islamique doit donc renoncer à toute forme de nucléaire, y compris civile. Cette position « maximaliste » du Premier ministre israélien, qui feint de s’inquiéter d’une « course à l’armement nucléaire » dans la région (alors qu’Israël est le seul État disposant de l’arme atomique), dissimule mal une triple inquiétude : la fin du « monopole légitime » d’Israël sur le nucléaire à l’échelle régionale sur lequel repose en grande partie sa force de dissuasion ; la reconnaissance internationale de la fin de la « menace iranienne », au nom de laquelle Israël justifie sa politique ultra-agressive ; une inflexion stratégique des États-Unis au Moyen-Orient.

    Crise d’hégémonie des États-Unis
    Ce dernier point est en effet essentiel pour comprendre ce qui se joue derrière les affrontements symboliques entre Obama et Netanyahou. L’administration US a en effet pris acte de son incapacité à stabiliser le Moyen-Orient, y compris avec ses alliés occidentaux, et opère depuis plusieurs années un rapprochement avec l’Iran, un État qui présente le double avantage de la stabilité institutionnelle et de l’influence régionale, notamment vis-à-vis de courants hostiles aux États-Unis.
    La décomposition de l’Irak et de la Syrie, les politiques ambiguës des États du Golfe et la fuite en avant de l’État d’Israël, font de l’Iran un État toujours plus central pour quiconque veut, à l’instar des États-Unis, éviter de perdre totalement pied dans une région aux enjeux économiques et géostratégiques majeurs. On se souviendra ainsi que, jusqu’en 1979 et la chute du Shah, l’Iran était l’un des piliers du système d’alliance régionale des États-Unis au côté d’Israël et de l’Arabie Saoudite…

    Offensive israélienne
    L’offensive de Netanyahou n’est donc pas seulement une énième preuve du jusqu’au-boutisme d’un Premier ministre israélien en pleine campagne électorale. Elle illustre les conséquences potentielles de la déstabilisation régionale, en cours depuis plus de quatre ans : pour les États-Unis, l’alliance quasi-exclusive avec Israël ne suffit pas, et elle peut même être, au contraire, un poids. D’où les manœuvres d’approche vis-à-vis de l’Iran.


    Mais, paradoxalement, cette inflexion politique de l’administration Obama est révélatrice de sa faiblesse relative dans la région : faiblesse sur laquelle Netanyahou tente de s’appuyer en se posant, notamment auprès des Républicains, comme seul allié véritablement fiable, qui devrait dès lors être soutenu aveuglément et sans aucune critique.


    Si nous sommes évidemment très loin d’un véritable « clash » entre États-Unis et Israël, il s’agit toutefois de prendre acte du fait que les soulèvements arabes n’ont pas fini de produire leurs multiples effets, et qu’au Moyen-Orient comme ailleurs, rien n’est gravé dans le marbre quand les peuples surgissent sur le devant de la scène.

    Julien Salingue

  • In Salah: Une première victime (Algeria Watch)

    Les violents affrontements qui ont eu lieu le 3 mars à In Salah ont fait une victime, elle avait été admise à l’hôpital de la ville à la suite d’une intoxication aux gaz lacrymogènes. Le jeune homme est décédé lundi soir et sa disparition a immédiatement fait réagir la classe politique.
    Pour le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), la responsabilité du pouvoir est entière dans la mort du jeune homme.

    «Ce drame vient nous rappeler l’incapacité des tenants illégitimes du pouvoir à dialoguer et à prendre en charge les préoccupations des citoyens», juge Athmane Mazouz. Pour sa part, dans un communiqué, le parti Jil Jadid estime que «la responsabilité personnelle du président de la République est engagée» dans ce décès.

    «La répression, l’emprisonnement abusif de Rachid Aouine, de Khencha Belkacem et de tant d’autres auxquels nous exprimons notre soutien sont les sacrifices que consent la nation pour se débarrasser d’un régime décidément incapable de se remettre en cause et d’accepter de libérer le pays», juge Soufiane Djilali, président de Jil Jadid.

    Statu quo

    Pour leur part, les contestataires continuent d’occuper la place Somoud, malgré l’ultimatum lancé par l’armée qui leur avait ordonné de la quitter au plus tard lundi. Face aux risques de dérapage, les militaires ont pour le moment décidé de ne pas envenimer la situation et de remettre à plus tard l’application de leur demande. «Les gendarmes que nous avons croisés font comme si les manifestants n’étaient pas présents, déclare Soufiane Djilali, qui a conduit la délégation qui s’est rendue à In Salah.

    On sent qu’il y a une volonté de calmer les choses. Mais cela peut changer à tout moment, car les contestataires sont décidés à ne pas quitter la place Somoud.» D’autant qu’au niveau des plus hauts responsables de l’armée, l’analyse de la situation est à géométrie variable. Alors que la rencontre qui a eu lieu entre le général-major Amar Athamnia, chef de la 6e Région militaire de l’armée algérienne, et les représentants des contestataires avait abouti, selon eux, à ce qu’ils puissent continuer à manifester pacifiquement sans intervention de la police ni de la gendarmerie. Le ministère de la Défense nationale, dans un communiqué, démentait les assurances qui leur étaient accordées et leur demandait de lever les camps.

    Marche à Ouargla le 14 mars

    Un autre front antigaz de schiste risque de s’enflammer prochainement. Un collectif rassemblant les différentes associations et personnalités opposées à ce projet a appelé à une grande manifestation, le 14 mars à Ouargla. Une marche à laquelle devraient participer de nombreux partis politiques de l’opposition. Une réunion de la Coordination pour les libertés et la transition démocratique (CLTD) devrait se tenir prochainement pour arrêter une position commune et décider de la participation à la manifestation.
    Mesbah Salim
    El Watan, 11 mars 2015

    Sofiane Djillali fait état d’une première victime parmi les protestataires contre le gaz de schiste à In Salah

    Aïssa Bouziane, Maghreb Emergent, 11 mars 2015

    La contestation contre l'exploitation du gaz de schiste dure depuis deux mois à In Salah

    Un manifestant qui protestait contre l’exploitation du gaz de schiste serait mort à In-Salah, après avoir inhalé des gaz lacrymogènes, selon le président du parti Djil Djadid, Sofiane Djillali.

    Une première victime est tombée lundi à In-Salah, selon le président de Jil Jadid, Sofiane Djillali, président du parti Jil Jadid (Nouvelle génération), qui s’est rendu sur place pour soutenir les manifestants qui contestent l’exploitation du gaz de schiste.

    La victime s’appellerait Moulay Nekhou. Elle serait décédée après avoir inhalé des gaz lacrymogènes, utilisés par les forces de sécurité contre les opposants au gaz de schiste, qui poursuivent leurs manifestations quotidiennes depuis deux mois.

    M. Sofiane Djillali, qui fait partie de la CNLTD (coordination nationale des libertés démocratiques), vaste coalition de l’opposition, a déclaré sur sa page facebook que « la responsabilité personnelle du président de la république est pleine et établie » dans ce drame.

    Les manifestations contre le gaz de schiste ont commencé en janvier à In-Salah, pour s’étendre progressivement à de nombreuses villes du sud du pays. Les partis de l’opposition, regroupés au sein de la CNLTD, ont décidé de célébrer le 24 février, anniversaire de la nationalisation des hydrocarbures en 1971, sous le signe de la solidarité avec les manifestants d’In-Salah et contre l’exploitation du gaz de schiste.

    Vive tension depuis une semaine

    Le gouvernement a tenté de calmer le jeu, sans succès. Le premier ministre Abdelmalek Sellal, le ministre de l’énergie Youcef Yousfi, le patron de Sonatrach Saïd Sahnoun, ainsi que de nombreux relais officieux, ont tenté de convaincre les manifestants qu’il s’agissait d’exploration et d’évaluation, non d’exploitation. En vain. Le président Abdelaziz Bouteflika est aussi intervenu, en envoyant des messages dans le même sens, sans obtenir de résultat probant.

    La contestation s’est déroulée dans une atmosphère plutôt festive et bon enfant pendant près de deux mois. Le premier dérapage a été enregistré la semaine dernière, lorsque des manifestants ont tenté de s’approcher d’une base dans laquelle se seraient trouvés des étrangers. Les forces de sécurité ont répondu violemment. Il y eut des blessés. Le chef de la 6ème région militaire, le général-major Athamnia, s’était rendu sur les lieux pour tenter d’apaiser la situation. Mais son initiative montrait clairement que la situation devenait très délicate, tous les médiateurs traditionnels ayant échoué.

    Les manifestants réclament un moratoire. Le gouvernement annonce la fin des explorations dès que les travaux seront achevés dans les puits déjà forés, mais il se refuse à utiliser le mot « moratoire ».

    http://www.algeria-watch.org/fr/article/eco/gaz_schiste/insalah_premiere_victime.htm

  • Nouveautés sur Europe Solidaire Sans frontières

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    Maroc & Sahara occidental RENK Hans-Peter - 5 mars 2015
     
    Suisse- 5 mars 2015
     
    Echo d’Iran SSTI - 1er janvier 2015
     
    Femme, patriarcat L’Orient-Le Jour - 5 mars 2015
     
    WARSCHAWSKI Michel, WILNO Henri - 22 February 2015
     
    Collectif- - 8 mars 2015
     
    Kurdistan in Turkey DE JONG Alex - 9 mars 2015

    CHARDON Sylvain - 19 février 2015

    Jâlal Eddine Weiss, génie créatif du qanûn : la Syrie musicale est en deuil

  • Maroc : des villageois mobilisés contre une société minière (Lutte Ouvrière)

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    Le 1er mars au Maroc, des villageois de la commune d’Imider ont organisé une marche de protestation pour montrer que leur lutte continue et populariser leurs revendications.

    Le 8 mars, les femmes de la commune défilaient de nouveau à l’occasion de la journée des femmes.

    Située à 150 km de Ouarzazate, au Maroc, la commune d’Imider regroupe environ 5 000 habitants répartis dans sept villages.

    Vivant essentiellement de maraîchage et de petit élevage, ils sont confrontés depuis des années à la concurrence de la société minière voisine pour l’utilisation de l’eau. Dans cette région désertique, où l’irrigation est indispensable aux cultures, la mine d’argent consomme douze fois plus d’eau que tous les habitants réunis de la commune et tarit progressivement les puits.

    La mobilisation des villageois a commencé en juillet 2011, quand les femmes ont exprimé leur colère face à la pénurie d’eau de plus en plus importante. Elles ont bientôt été rejointes par les étudiants des villages voisins, qui n’avaient pas tous été employés par la mine pour l’été – contrairement aux habitudes – alors que ces emplois leur permettaient de payer leurs études.

    Puis, face à la fin de non-recevoir des dirigeants de la mine, les habitants d’Imider ont bloqué l’une des vannes permettant son alimentation en eau, les autres étant inaccessibles car gardées par l’armée. Ils ont organisé un sit-in permanent autour de cette vanne, au sommet du mont Alban, à 1 500 m d’altitude. Depuis plus de trois ans, la mobilisation continue, le sit-in permanent s’est même doté de structures en dur.

    Les villageois mobilisés réclament non seulement une gestion rationnelle de l’eau, mais demandent aussi à la société minière de contribuer au développement local en réparation des dommages induits par l’exploitation de la mine, comme la grave pollution au cyanure et au mercure des eaux qu’elle utilise. Ils n’ont pas réussi pour le moment à la faire céder et ont subi la répression du régime, avec l’arrestation de dizaines de militants. Trois d’entre eux, arrêtés il y a un an, sont encore en prison.

    La Société métallurgique d’Imider (SMI), filiale du groupe Managem et appartenant à la holding royale SNI, est à la tête du septième plus gros gisement d’argent au monde. Cotée en Bourse, elle fait chaque année des profits conséquents, dans le mépris total des revendications des villageois.

    Valérie FONTAINE
     
  • Rennes Syrie 1

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  • Rennes, Syrie 2

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  • Tunisie: Plusieurs manifestations se sont tenues dans différents gouvernorats (Al Huff')

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    Plusieurs mouvements sociaux ont été observés dans différents gouvernorats tunisiens, lundi 9 mars. Entre grogne sociale et revendications syndicales, la Tunisie bouge, les Tunisiens aussi!

    Menace de désobéissance civile à Thala

    Une grève générale a été organisée, lundi, dans la ville de Thala et tous les établissements publics ont été fermés, à l’exception du service des urgences de l’hôpital, des pharmacies et de quelques commerces. "La réalisation des projets programmés dans plusieurs secteurs, l’emploi des jeunes chômeurs, ainsi que la visite d’une délégation gouvernementale pour l’examen des préoccupations des habitants de la ville" a indiqué un manifestant sur place à la TAP.

    Telles étaient les revendications de cette grève générale observée suite à un sit-in qui avait commencé il y a plus de 15 jours! Les protestataires menacent de passer mardi 10 mars à la désobéissance civile, si leurs revendications ne sont pas satisfaites. Plus au nord, les revendications sont différentes mais le raz-le-bol est le même.

    Des agriculteurs manifestent à Beja

    Plusieurs agriculteurs dans le gouvernorat de Béja notamment ceux dont les périmètres agricoles ont été endommagés par les dernières inondations et le débordement de fleuves et de barrages à Nefza, Mejez-el-bab et Béja-sud, ont observé, lundi, un sit-in devant le siège du gouvernorat de Béja. Ils revendiquent une indemnisation pour les dégâts subis et déplorent la dégradation de la situation des agriculteurs dans la région, à cause des problèmes liés, en particulier à la hausse des prix des fourrages et des pesticides. Le gouverneur de Béja, Kamel Salmani les a rencontré et a affirmé qu’une commission a été créée à cet effet, afin d'entamer la semaine prochaine le recensement des dégâts et la fixation des indemnités.

    Il a été également convenu d’identifier les revendications des agriculteurs et de les présenter aux autorités concernées, a-t-il ajouté.

    Des manifestations un peu partout!

    À Gabes, des demandeurs d’emploi avaient entamé une grève de la faim il y a 15 jours, dans le siège de la section de la Ligue tunisienne des droits de l’homme (LTDH) dans la région. Les protestataires déploraient la situation sociale difficile qu’ils vivent et revendiquent leur droit au travail et à une vie décente.

    Enfin il est à noter que la boycott des examens par les enseignants se poursuit.

    Aucun accord entre le ministère de l'Éducation et le syndicat des enseignants n'a été trouvé. Le ministère a annoncé le 6 mars que les examens ont été reportés à la fin des vacances du printemps, c'est à dire à partir du 29 mars.

    Publication: 10/03/2015 12h25 CET Mis à jour: 10/03/2015 14h24 CET

    http://www.huffpostmaghreb.com/2015/03/10/manifestation-tunisie-sociaux_n_6837330.html?utm_hp_ref=maghreb

  • 50 000 Israéliens se trompent de manifestation (Agence Médias Palestine)

    Women demonstration, Qalandiya checkpoint, West Bank, 7.3.2015

    Imaginez ce qui arriverait si des dizaines de milliers d’Israéliens manifestaient au Check Point de Qalandia en revendiquant la fin immédiate de l’occupation

    Quelque 50 000 personnes se sont rassemblées samedi en une manifestation pour le changement : changement de gouvernement, changement d’attitude sur la question palestinienne, changement dans le traitement gouvernemental des questions sociales.

    Le thème principal de la plupart des discours dans la manifestation de samedi soir Place Rabin était le manque de vision stratégique du Premier Ministre Benjamin Netanyahou concernant la question palestinienne et le besoin d’arriver à un accord pour mettre fin à l’occupation et au conflit. Deux anciens responsables des services de sécurité, l’ex-chef du Mossad Meir Dagan et le Major Général à la retraite Amiram Levine, ont tous les deux averti qu’Israël va tout droit vers la réalité de l’apartheid s’il maintient le régime militaire qui dure depuis 47 ans sur 4 millions de Palestiniens.

    Mais si ces 50 000 personnes voulaient vraiment le changement, si elles voulaient montrer sans équivoque que l’occupation doit cesser, alors elles se sont trompées de manifestation.

    Plus tôt dans la journée, à Jérusalem, quelque 1 500 israéliennes et Palestiniennes ont manifesté des deux côtés du checkpoint de Qalandia – qui sépare Jérusalem de Ramallah – avec une revendication plus claire : la fin de l’occupation.

    Des Palestiniennes vers le checkpoint de Qalandia qui sépare Ramallah de Jérusalem. Des soldats israéliens ont séparé la manifestation commune israélo-palestinienne contre l’occupation qui a eu lieu un jour avant la Journée Internationale des Femmes, le 7 mars 2015 (Anne Paq/Activestills.org)

    Imaginez, si 50 000 Israéliens marchaient sur Qalandia en appelant à la fin du régime militaire non démocratique imposé aux Palestiniens, la fin des checkpoints qui restreignent la liberté de mouvement des Palestiniens tout en permettant aux Israéliens de les traverser sans obstacle, la fin des lois distinctes et du système des permis qui évoquent bien sûr les images de l’apartheid sud-africain.

    Imaginez si tous ces gens qui sont assez remontés contre le manque de vision de Netanyahou sur la question palestinienne dirigeaient leur colère sur l’occupation elle-même et non sur le dirigeant qui l’administre, nonobstant l’absence de perspective de leur leader sur comment mettre fin à l’occupation.

    Imaginez s’il devenait socialement acceptable dans l’état d’esprit dominant en Israël que des Israéliens marchent pacifiquement sur les checkpoints tenus par des soldats israéliens et exigent que les dits checkpoints soient démantelés et que l’égalité pleine et entière soit le but premier de la société israélienne. Imaginez si c’était une chose à laquelle la société dans son ensemble tenait assez pour la revendiquer.

    C’est le génie et la tragédie de l’occupation. Tandis que la moitié des Israéliens expriment avec force qu’ils veulent la fin de l’occupation (dans le cadre d’une solution à deux États), seule une petite minorité, ceux qu’on appelle des militants radicaux, agit contre l’occupation elle-même. Au lieu de cela, la majorité blâme ses dirigeants – et blâmer Netanyahou pour ne pas mettre fin à l’occupation équivaut à critiquer Silvio Berlusconi pour ne pas mener à bien une réforme du financement des campagnes électorales.

    Si 50 000 juifs israéliens marchaient sur le checkpoint de Qalandia en revendiquant la fin de l’occupation, même Netanyahou en prendrait bonne note, Herzog changerait son message du jour au lendemain et les graines du changement auraient juste une chance de germer.

    Jusqu’à ce jour, le meilleur résultat à attendre d’une position consistant à dire « n’importe qui mais pas Netanyahou », c’est une occupation légèrement plus acceptable, légèrement plus supportable, mais pas un changement.

    Traduction SF pour l’Agence Media Palestine

    Michael Schaeffer Omer-Man | 8 Mars 2015

    Source: +972

     

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    http://www.agencemediapalestine.fr/blog/2015/03/10/50-000-israeliens-se-trompent-de-manifestation/

     

     

     

     
       
  • Nouveautés sur AFPS

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  • Révision des dispositions sur le divorce (El Watan.dz)

     

    Les inquiétudes des associations de femmes

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    Va-t-on vers une restriction du recours au khol’ (khul', divorce demandé par la femme ndB)  pour venir à bout des chiffres en hausse ? Pourquoi le Président n’a-t-il pas évoqué la répudiation ? Autant de questions qui se posent.

    Une révision du code de la famille, le mouvement militant pour les droits de la femme l’attendait depuis longtemps, –à défaut d’une suppression pour une égalité parfaite entre hommes et femmes –. Annoncée, hier, par le président de la République dans un discours lu en son nom par la ministre de la Solidarité nationale, Mounia Meslem, lors de la célébration de la Journée de la femme, cette révision suscite toutefois des réserves. Les réaménagements «ordonnés» se feront-ils en faveur de la femme algérienne ou plutôt le contraire ?

    L’ambiguïté est totale. Dans un discours convenu, le Président a d’abord plaidé pour une plus forte émancipation de la femme algérienne, «pivot autour duquel se font et se défont les relations et se déroulent les fonctions essentielles de la famille en matière d’éducation et de transmission des valeurs et des spécificités de la culture nationale»…

    Avant de reconnaître que «le code de la famille n’est pas exempt de lacunes». Le Président annonce une révision du code de la famille en vue de baisser les chiffres du divorce, «dans toutes ses formes et notamment à l’initiative de l’épouse (el khol’)». «J’ordonne au gouvernement de charger un comité ah hoc de la révision et du réaménagement des articles du code de la famille relatifs au divorce, en vue d’y introduire les clarifications et précisions nécessaires, afin de combler les insuffisances et garantir la protection des droits des deux conjoints et des enfants, ainsi que la préservation de la stabilité de la famille algérienne garante de l’immunité pérenne de notre société contre les déséquilibres et les fléaux», est-il dit dans ce discours lu en son nom.

    Va-t-on vers une restriction du recours au khol’ (le droit à la femme de demander le divorce contre une somme à verser à l’époux) pour venir à bout des chiffres en hausse ? Pourquoi le Président n’a-t-il pas évoqué la répudiation ? Autant de questions qui se posent.

    Plus de 100 000 femmes répudiées en cinq ans

    «Quand on parle de stabilité de la famille algérienne, ça ne me rassure jamais. Ça implique l’effacement de l’individu», réagit d’emblée Cherifa Khedar, porte-parole de l’Observatoire des violences faites aux femmes (Ovif). «Le discours du Président n’est pas clair. S’il s’agit de revenir en arrière, ce serait grave. Il faut aller vers l’égalité homme/femme aux yeux de la loi, parce que tant que les discriminations à l’égard de la femme continueront, l’Algérie ira mal» ajoute-t-elle.

    Même inquiétude au sein du réseau Wassila (défense des droits de la femme et des enfants). «Sa déclaration est vague, elle ressemble à une remise en question du droit au khol’, ce serait scandaleux !», pense Dalila Djerbal, sociologue, membre du réseau Wassila. Et d’ajouter : «Je ne comprends pas pourquoi on s’intéresse au khol’ plutôt qu’à la répudiation. Cette décision est peu rassurante, même très inquiétante. Il y a bien plus urgent à revoir dans le code de la famille.

    La meilleure chose à faire d’ailleurs est de le supprimer et d’appliquer une parfaite égalité entre hommes et femmes aux yeux de la loi.» Il ne fait pas de doutes, pour la militante, que si les chiffres du divorce explosent, «c’est du fait de la répudiation». Le président de la Commission nationale consultative de protection et de promotion des droits de l’homme, Farouk Ksentini, pense pour sa part que tous «les articles favorisant le divorce arbitraire doivent être révisés».

    «La puissance maritale dont jouit l’homme dans l’actuel code de la famille, qui lui permet de demander le divorce même sans motif valable, pourrait générer une attitude abusive et ne laisser d’autre choix au magistrat que d’approuver le divorce», a-t-il ajouté hier lors d’un passage sur les ondes de la Radio. Pour Nadia Dridi, présidente de l’Association nationale de promotion de la femme et de la jeunesse, l’augmentation du nombre de divorces a de quoi inquiéter. «Il faut faire en sorte qu’il y ait moins de divorces.

    Mais ça tient autant pour la femme que pour l’homme. Je ne pense pas qu’on revienne sur le droit au khol’ pour la femme.» Si le doute subsiste quant aux intentions précises du Président pour réduire le nombre de divorces, les chiffres, eux, sont clairs : de 2007 à 2011, le divorce a connu une hausse de 61%, passant de 34 123 à 55 490 cas enregistrés. Seules 5000 femmes ont recours au khol’ en moyenne par an. La répudiation, elle, vient en première position des demandes de divorce. 106 614 femmes ont été répudiées en cinq ans. le 10.03.15 | 10h0

     

    Bouredji Fella

    http://www.elwatan.com/actualite/les-inquietudes-des-associations-de-femmes-10-03-2015-289426_109.php

    Voir aussi:

    http://www.elwatan.com/actualite/le-khol-et-la-repudiation-largement-decries-09-03-2015-289315_109.php