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  • 50 ans après sa disparition, le mystère Ben Barka (france Clture)

     

    Mehdi Ben Barka 

    De nombreuses associations et mouvements syndicaux et politiques se retrouvent ce jeudi soir devant la brasserie Lipp, boulevard Saint Germain à Paris, comme elles le font chaque année, sur les lieux de la disparition de Mehdi Ben Barka.

    Cela fait aujourd'hui cinquante ans que l'opposant marocain a été enlevé. Malgré deux procès et de longues années d'instruction, son corps n'a jamais été retrouvé et de nombreuses questions restent aujourd'hui encore sans réponse.

     

     Louis Joinet 

     

    A l'époque des faits, Louis Joinet avait 26 ans. Ancien magistrat à la Cour de cassation, conseiller pour les droits de l'Homme à Matignon et à l'Elysée sous le pouvoir socialiste, Louis Joinet aura été pendant 33 ans expert indépendant à l'ONU et l'un des principaux artisans de la convention internationale contre les disparitions forcées. Mais en septembre 1965, il vient d'arriver comme magistrat stagiaire dans le bureau du juge Zollinger, le premier juge d'instruction de l'affaire Ben Barka

     

    Depuis, neuf autres juges d'instruction se sont succédés dans l'affaire Ben Barka. Les actes de procédure qu'ils ont ordonnés ont évité la clôture du dossier, sous le coup de la prescription.

    Le témoignage de Bachir Ben Barka, le fils du disparu. Il répond à Florence Sturm :

     

     

    Maurice Buttin  

     

    Maurice Buttin est l'avocat de la famille Ben Barka depuis toujours. Il a donc "accompagné" 50 ans d'instruction et 10 juges différents Et il continue à suivre le dossier aujourd'hui encore en espérant voir un jour émerger la vérité judiciaire (au micro de Florence Sturm ).

     

    Points de repères chronologiques :

    29 octobre 1965. Mehdi Ben Barka, l'un des principaux opposants au régime d'Hassan II est enlevé devant la brasserie Lipp, boulevard St Germain à Paris par deux hommes qui présentent des cartes de police.

    11 novembre 1965. Arrestation des deux policiers Louis Souchon et Roger Voitot. Souchon dénoncera ensuite l'implication du SDECE, les services secrets français.

    Janvier 1966. La France lance un mandat d'arrêt à l'encontre du général Mohammed Oufkir, ministre marocain de l'Intérieur et chef des services secrets.

    17 janvier 1966. L'un des principaux témoins, Georges Figon se suicide après ses révélations à l'Express.

    6 mai 1966. Débat sur l'affaire Ben Barka à l'Assemblée nationale.

    5 septembre 1966. Ouverture du procès à Paris. 13 accusés, dont sept en fuite, jugés par contumace. 167 témoins.

    19 octobre 1966. Coup de théâtre. Le commandant Ahmed Dlimi, directeur général de la Sûreté nationale marocaine se constitue prisonnier. Le procès est ajourné.

    17 avril 1967. Reprise du procès.

    7 juin 1967. Verdict : cinq acquittements et huit condamnations, dont six à perpétuité par contumace pour les accusés en fuite. Parmi eux, le général Oufkir qui trouvera la mort quelques années plus tard après un coup d'Etat manqué contre le roi du Maroc.

    Octobre 1975. Nouvelle plainte de la famille pour assassinat et complicité d'assassinat.

    2005. Le juge d'instruction Patrick Ramael se rend au Maroc. Sans résultat. A Paris, il ordonne la perquisition du domicile de l'ancien premier ministre d'Hassan II, Driss Basri. Il demande aussi des fouilles au PF3 de Rabat, un ancien centre de détention. Sans succès.

    23 octobre 2007. Délivrance de cinq mandats d'arrêt internationaux visant cinq Marocains, dont le général Benslimane, le patron de la gendarmerie royale.

    Eté 2015. Le juge d'instruction Cyril Paquaux adresse une commission rogatoire à Tel Aviv pour entendre un agent du Mossad. A ce jour, il n'a pas encore obtenu de réponse.

    http://www.franceculture.fr/2015-10-30-50-ans-apres-sa-disparition-le-mystere-ben-barka

  • Voici à quoi ressemble la «fermeté face au terrorisme» à Jérusalem-Est (Amnesty)

    À l’extrémité sud de Jabal Mukaber, un quartier palestinien de Jérusalem-Est occupée, les collines forment un large amphithéâtre naturel. Ici, des oliveraies ornent les pentes douces, des chevaux hennissent et des oiseaux s’envolent des toitures pour jouer dans le ciel nocturne. La vue de la grande forteresse d’Hérode sur l’Hérodion est à couper le souffle. Là où j’étais assis, cependant, l’air était lourd de poussière de ciment, soulevée par les pieds de deux jeunes enfants se courant après entre les piles de gravats et les meubles fracassés. C’est là, sur ce site idyllique situé à 200 mètres du cadre impeccablement soigné d’une colonie israélienne illégale, que j’ai découvert à quoi ressemble la « fermeté face au terrorisme ».

    Depuis la route, rien n’indique ce qu’on s’apprête à voir : c’est seulement après avoir longé une autre maison et emprunté des escaliers que vous vous retrouvez soudain face à des obstacles inattendus. De gros morceaux de parpaing s’empilent sur le côté et le sol est recouvert de poussière grise. En haut des escaliers, c’est la dévastation. Des colonnes tordues ont repoussé les murs qu’elles soutenaient naguère, et la partie avant de la maison a basculé, semblant penser à s’effondrer complètement.

    C’est là que vivait Ghassan Abu Jamal, avec son épouse et leurs trois enfants. Avec son cousin Uday, Ghassan Abu Jamal a mené le 18 novembre 2014 une attaque visant la synagogue Har Nof, à Jérusalem, tuant cinq civils israéliens et un agent de la police israélienne des frontières, avant que les deux hommes ne soient abattus. Amnesty International a condamné cette attaque, la qualifiant d’odieuse. Les agresseurs étant morts et ne pouvant donc être sanctionnés davantage, les autorités israéliennes ont adopté une série de mesures qui punissent leurs familles. Quelle que soit la gravité des actes perpétrés par Uday et Ghassan Abu Jamal, le traitement qui a été infligé à leurs proches et dont j’ai été témoin n’était pas justifié.  

    « Le jour de l’attentat, la police a fait une descente dans la maison, arrêté de nombreux membres de la famille, et m’a emmené au Camp russe [un centre de détention] », m’a déclaré Moawiyeh Abu Jamal, frère de Ghassan. « Il m’y ont gardé pendant six jours, et m’ont fait subir un interrogatoire qui a duré de nombreuses heures. Pendant l’interrogatoire, j’avais les bras et les jambes entravés, et quand il ne me posaient pas de questions, ils me faisaient asseoir sur une toute petite chaise, ce qui me faisait très mal. » Cette position douloureuse est connue sous le nom de torture du shabah ou fantôme ; il a ajouté qu’on lui a placé un sac sur la tête, qu’on le lui a noué autour du cou, et qu’on l’a privé de sommeil pendant de longues heures. Depuis de nombreuses années, Amnesty International recueille des informations sur les actes de torture et les autres formes de mauvais traitements infligés en toute impunité aux Palestiniens par des représentants de l’État israélien chargés de mener leur interrogatoire. Moawiyeh Abu Jamal a été libéré sans inculpation, de même que l’ensemble des membres de sa famille arrêtés ce jour-là, ce qui tend à indiquer que les autorités ne disposent pas d’éléments prouvant qu’un seul d’entre eux a été impliqué dans ces attaques. 

    Le 6 octobre dernier en pleine nuit, des policiers israéliens sont arrivés pour exécuter un ordre de démolition. « Ils sont arrivés à minuit et pendant deux heures, nous les avons entendus saccager le mobilier dans la maison. Puis nous avons entendu des bruits de perceuse, avant une forte explosion à 5 h 30 [du matin]. » Bien que la Cour suprême israélienne ait donné l’instruction à la police d’éviter d’endommager d’autres appartements de l’immeuble pendant la démolition, le logement de Moawiyeh Abu Jamal, contigu à celui de Ghassan, a été détruit et des maisons voisines ont subi des dégâts. En bas de l’escalier, des fissures courent en travers du plafond et sur les murs d’une chambre exiguë où Moawiyeh Abu Jamal, son épouse et leurs quatre enfants dorment désormais. Reprenant mon souffle à la porte, j’ai vu un grand immeuble flambant neuf se dresser dans la colonie en haut de la colline. Mais en bas, cette famille n’est même pas autorisée à enlever les gravats. « Mon fils n’arrive pas à comprendre ce qui s’est passé », me dit Moawiyeh Abu Jamal. « Il n’arrête pas de me demander qui a fait ça, et pourquoi. » 

    Outre la destruction d’une maison, les autorités israéliennes ont ordonné que les pièces où vivait Uday Abu Jamal dans la maison de son grand-père soient « scellées ». Le mot « sceller » évoque quelque chose de soigné, de précis et d’hygiénique, mais comme j’ai pu le voir, ce n’est pas ce qui caractérise ce processus. Pour « sceller » une pièce, les autorités israéliennes brisent une fenêtre, y introduisent un tuyau relié à une bétonnière, et pompent du ciment à l’intérieur de la maison. Le résultat est à mi-chemin entre la catastrophe naturelle et une installation d’art contemporain, où le ciment, désormais sec, remplit la pièce aux deux-tiers, les vestiges de la vie quotidienne en hérissant la surface. Au domicile de Mutaz Hijazi, un Palestinien tué après qu’il a tenté d’assassiner un militant israélien d’extrême-droite, des architectes ont dit à sa famille que du fait des 90 tonnes de béton coulées dans sa chambre, la maison se détachera lentement de ses fondations, et glissera jusqu’en bas de la pente raide sur laquelle elle est perchée, ce qui mènera à sa destruction.

    La Cour suprême israélienne a affirmé que ces démolitions n’ont pas pour but de punir les familles des personnes ayant mené des attaques, mais de dissuader, en signifiant à ceux qui envisageraient de s’en prendre à des Israéliens que cela sera le prix à payer pour leurs proches. Ces justifications ne changent rien au fait que les démolitions et les décisions de « sceller » les logements ont tout d’une sanction collective - punir des gens pour les agissements d’autres personnes.

    Outre les personnes se retrouvant sans logement du fait de ces démolitions, les autorités israéliennes ont révoqué le statut de résident de l’épouse de Ghassan Abu Jamal et de leurs trois enfants, une décision qui les prive d’accès aux soins. Ces mesures, qu’elles soient ou non en réaction à une attaque odieuse, constituent un châtiment collectif et enfreignent le droit international.

    Chaque gouvernement est tenu de protéger des attaques la population se trouvant sous son autorité, mais les mesures adoptées doivent respecter les droits humains et le droit international humanitaire.

    Comme le fait de prendre des civils pour cible, les châtiments collectifs sont absolument interdits et ne sont jamais justifiés. Lorsque ce type de sanction revêt la forme de vastes destructions de logements, il s’agit d’une grave atteinte aux Conventions de Genève et d’un crime de guerre. Les autorités israéliennes doivent immédiatement cesser de punir des personnes qui ne sont pas responsables d’attaques : la logique perverse de cette « fermeté face au terrorisme » se solde par des souffrances pour la population palestinienne toute entière.

    Par Jacob Burns, Research & Campaign Assistant for Amnesty International's Israel/Palestine team, 30 octobre 2015, 12:35 UTC

    https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2015/10/iopt-this-is-what-being-tough-on-terror-looks-like-in-east-jerusalem/

  • Nouveautés sur Association France Palestine Solidarité

     

  • À propos des déclarations de Benjamin Nétanyahu (Ujfp)

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    Les récentes (et indécentes) déclarations de Benjamin Netanyahu devant les représentants du Congrès juif mondial font prendre la mesure de l’état de déliquescence atteint par le régime sioniste.

    En Israël jusqu’au début des années soixante, les Juifs rescapés des camps d’extermination étaient nommés avec dérision « sabon » (ceux qui s’étaient laissés transformer en savon par les Nazis). Ces Juifs « diasporiques » faisaient honte à l’époque et l’on valorisait l’image du nouveau Juif, grand fort blond, aux yeux bleus, presque « aryen » .

    Ce n’est qu’à partir des années soixante avec le procès Eichman qu’Israël décide d’utiliser le génocide juif comme garant de sa position de victime en danger permanent d’extermination. Ce qui lui permet d’effacer, de nier, à la fois les crimes commis depuis 48 et avant, et les véritables victimes du sionisme, les Palestiniens.

    Aujourd’hui c’est l’escalade de la violence d’un régime qui est en train d’arriver au bout de sa logique destructrice, qui enferme, expulse, détruit, bombarde, qu’il nous faut contempler. C’est une situation où la jeunesse palestinienne est arrivée au bout de son désespoir, et la « démocratie » israélienne a donné un permis officiel de tuer à bout portant tout-e Palestinien-ne « suspect-e » dans la rue.

    Dans un tel contexte les propos de Benjamin Netanyahu prennent toute leur mesure : ce sont les Palestiniens qui sont les Nazis nous dit-il.  Ces propos sont à la fois négationnistes, car il s’agit bien de nier les responsabilités du régime nazi dans le judéocide et révisionnistes puisqu’ils réécrivent l’histoire. Propos cyniquement opportunistes, ils n’ont plus rien à voir avec l’histoire ou la mémoire des disparus ici manipulée sans masque.

    Que les représentants du Congrès juif mondial n’aient pas bronché à ces propos, que les organisations sionistes de par le monde n’aient dit mot, que le CRIF français se soit tu, sans parler du silence des gouvernements occidentaux, est un véritable scandale, au regard de l’histoire des Juifs européens, et au regard de la réalité de la violence exercée contre le peuple palestinien.

    Netanyahu vient aussi de déclarer : « On m’a demandé si nous allons vivre éternellement par l’épée, c’est oui »
    L’avenir que ce régime à bout de souffle offre à son peuple est bien sombre.

    Le Bureau national de l’UJFP, le 28 octobre 2015

  • Egypte : solidarité avec les grévistes du textile (Essf)

    Textile workers strike to demand a minimum wage, the removal of their company’s head, and back pay of yearly bonuses in Mahalla, Egypt, February 15, 2014. Credit: Sabry Khaled/ AP

    Septième jour de grève des 15 000 travailleurs/euses de toutes les sections textile de Mahalla et Kafr El Dawar (usines de filage, de tissage, du travail du coton, et de confection de vêtements).

    Les grévistes exigent le paiement de la prime sociale de 10%, le retour dans l’entreprise des travailleurs licenciés Kamal Fayoumi, Haider Naji et Jamal Gad,

    Ils exigent également :


    - que les responsables de l’entreprise rendent des comptes concernant les pertes délibérément causées par le holding de gestion et l’Etat,
    - que les autorités et l’administration de l’entreprise s’engagent à ne plus engager de poursuites contre les travailleurs pendant ou après la grève.

    Aux dernières nouvelles, et selon un courrier du holding, le gouvernement aurait accepté le paiement de la prime sociale de 10% aux salarié-e-s des sections filage et tissage du holding, exceptées à ceux de Mahalla et de Kafr El-Dawar.


    Pour ces derniers, le paiement de cette prime serait conditionné par l’arrêt préalable de leur grève et leur retour au travail.
    Les travailleurs/euses concerné-e-s ont décidé de poursuivre leur grève jusqu’à la réception d’un décision officielle portant satisfaction de leurs demandes, et son affichage à l’intérieur de l’entreprise.

    Paris, le 29 octobre 2015, par Union syndicale Solidaires

    http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article36199

  • L’enquête sur l’assassinat du militant communiste Henri Curiel pourrait être relancée (Les Inrocks)

    Henri Curiel (Capture d'écran @FanceInter)

    Dans un témoignage posthume, le militant d’extrême droite René Resciniti de Says revendique l’assassinat du militant anticolonialiste Henri Curiel, en 1978. L’avocat de la famille a déposé plainte avec constitution de partie civile.

    Qui a tué le militant communiste et anticolonialiste Henri Curiel, le 4 mai 1978 dans l’ascenseur de son immeuble, à Paris ? Depuis trente-sept ans, cette question est restée sans réponse, car ses deux tueurs n’ont jamais été retrouvés, l’assassinat n’ayant été revendiqué que par un mystérieux “groupe Delta”.

    “Ces dernières années, René devenait bavard”

    Officiellement, l’affaire a été classée sans suite, après un non-lieu. Mais un nouveau témoignage pourrait relancer l’enquête. Pour la première fois, un homme revendique cette exécution dans un livre paru en mai dernier, Le Roman vrai d’un fasciste français, du journaliste Christian Rol (éd. La Manufacture de livres). Celui-ci a recueilli les confidences de René Resciniti de Says, dit l’Elégant, militant nationaliste, avant sa mort en 2012.

    “Ces dernières années, René devenait bavard… […] Sa mort a levé le contrat moral qui nous liait, explique le journaliste Christian Rol dans son avant-propos. S’il était exclu de publier quoi que ce soit de son vivant sans son aval, en revanche, rien ne s’opposait à ce que ce récit lui survive.”

    Parmi les secrets révélés dans ce livre, celui de la mort d’Henri Curiel, militant tiers-mondiste, cofondateur du mouvement communiste au Caire avant-guerre, exilé en France. Selon le témoignage rapporté par Christian Rol, René Resciniti de Says a abattu Henri Curiel de trois balles avec un comparse avant de disparaître dans la foule et de remettre l’arme du crime (un Colt 45) à un troisième homme, le tout sur ordre de Pierre Debizet, patron du SAC, la milice du parti gaulliste.

    “Un agent de Moscou à refroidir, c’est dans le cahier des charges”

    L’attentat est revendiqué auprès de l’AFP comme suit :

    “Aujourd’hui, à 14 h, l’agent du KGB, Henri Curiel, militant de la cause arabe, traître à la France qui l’a adopté, a cessé définitivement ses activités. Il a été exécuté en souvenir de tous nos morts. Lors de notre dernière opération, nous avions averti. Delta”.

    Dans Le Roman vrai d’un fasciste français, René Resciniti de Says assume son acte de manière totalement décomplexée :

    “A l’époque, c’est la guerre froide. Curiel nous est présenté comme le super-agent  de la subversion – même si à l’époque il n’avait aucune activité contre la France. Nous, on ne se pose pas de questions: un agent de Moscou à refroidir, qui plus est traître à la France en Algérie, c’est dans le cahier des charges.”

    Christian Rol reconnaît les limites de l’exercice qui consiste à rapporter ce témoignage, alors que le protagoniste est décédé : comment en vérifier la véracité ? Mais il affirme que celui-ci ne relève pas du délire mythomane, et précise même qu’il y a des acteurs toujours vivants de cette histoire : “Les protagonistes supposés de cette affaire, des amis de certains de mes amis, ne sauraient, évidemment, être cités sous leurs vrais noms… et encore moins être entendus. On ne plaisante pas avec ces gens-là…”

    “Des bouches pourraient s’ouvrir”

    Pour Me William Bourdon, avocat de la famille d’Henri Curiel, contacté par Les Inrocks, ce témoignage est susceptible de relancer l’enquête : “Il est essentiel : c’est la première fois que quelqu’un s’auto-désigne comme un des auteurs du crime, même si c’est post-mortem. On sait qu’il y a au moins deux auteurs, mais un crime politique comme celui-ci implique une organisation. Il est de bon sens de dire que si un des auteurs est décédé, ce n’est pas forcément le cas de ses complices.”

    Pour l’avocat, la plainte avec constitution de partie civile qui a été déposée auprès du doyen du juge d’instruction du Tribunal de grande instance de Paris devrait conduire à la désignation d’un juge, ce qui n’avait pas été le cas précédemment car personne n’avait été identifié. 28/10/2015 | 11h34

    http://www.lesinrocks.com/lenquete-sur-lassassinat-du-militant-communiste-henri-curiel

    Lire aussi:

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_Curiel

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  • Là-bas des barques de la mort… chalutier. Ici des bateaux de la mort (Cadtm)

    APPEL À TOUS LES MARINS :

    Le 5 octobre 2015, sur le bateau LABRAR 11/269, en pleine pêche, le marin Saïd AGHROUD a perdu la vie. Une catastrophe pour sa famille, laissant sa femme et ses deux enfants, l’un âgé de 16 ans et l’autre de 10 ans, orphelins, et sans ressources.

    Cet accident, survient après un autre accident survenu à Dakhla, le 15 août 2015, du palangrai, un drame qui a entrainé la mort de 12 marins.

    L’exploitation sans limite des marins pêcheurs : sans sécurité, ni assistance,

    Les marins dénoncent et luttent contre des conditions de travail précaire :
    Le 6 octobre 2015, les marins ont refusé de travailler et ont lancé une grève de 24 heures en hommage à leur camarade Saïd AGHROUD, décédé, et en solidarité avec sa famille.

    Ils ont dénoncé la tentative d’une caisse de solidarité pour faire oublier l’absence de sécurité sur le bateau.

    Les marins ont réussi la grève de 24 heures avec manifestation et avancé leurs revendications :

    1. indemnisation et compensation rapide pour la famille du marin décédé, Saïd AGHROUD, et une caisse de secours rapide ;
    2. simplifier et accélérer la procédure en cas d’accident de travail pour la sécurité sociale ;
    3. défendre et exiger des outils de secours et de sécurité rapides et suffisants :
      - une équipe de sauvetage, un hôpital-bateau pour intervenir en cas d’urgence ;
      - l’amélioration des préventions sociales sous contrôle des représentants des marins ;
      - suppression de la corruption et du marché noir dans le secteur : avec contrôle de la pêche et de la feuille de décompte avec élection de délégués des marins pour superviser les déclarations ;
      - de nouvelles élections en toute transparence pour de nouveaux bureaux pour les caisses de secours qui sont actuellement dominées par les patrons et la délégation maritime ;
      - changer le statut des caisses de secours qui ne remplissent pas leur rôle.

    Là-bas des barques de la mort…
    Ici des bateaux de la mort.
    Luttons contre l’exploitation sauvage, luttons pour une vie digne.

    Communiqué du 7 octobre 2015.

    18 octobre par Syndicats des marins pêcheurs d’Agadir et du sud du Maroc

    http://cadtm.org/La-bas-des-barques-de-la-mort

  • Nouveautés sur Association France Palestine Solidarité

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  • Tunisie : Gouvernement Essid, l’échec inévitable (Essf)

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    Voilà près d’une année que les noces démocratiques - les élections législatives d’octobre 2014 - furent consommées et le gouvernement de Mr. Habib Essid n’a pratiquement rien prouvé en termes d’aptitudes à gérer le pays.
    Sa stérilité programmatique est si manifeste qu’elle n’a pas échappé à l’œil averti de la grande manitou du Fonds Monétaire International (FMI), Christine Lagarde, lors de son récent passage en Tunisie.

    Celle-ci, ayant relevé l’incapacité du gouvernement à entreprendre quelque réforme que ce soit dans le cadre du programme « stand-by arrangement », s’est résolue non sans diplomatie à repousser la date butoir pour la mise en œuvre du panel de réformes structurelles préconisé par son institution au 15 décembre 2015. Ce qui laisse entendre qu’elle a interprété le fait comme une sorte de laxisme gouvernemental (tkarkir) et qu’il fallait laisser du temps au temps.
    Sauf que cet immobilisme énigmatique devant la catastrophe économique annoncée trouve ses raisons ailleurs et n’est même pas soutenable par la thèse des mains amputées avancée par le ministre démissionnaire repenti Lazhar Akremi.

    En dépit du soutien du quadriumvirat Nida-Ennahdha-Afek-El Horr qui lui assure ses arrières avec une majorité confortable à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), et composé d’un aréopage de ministres capables de diriger plus d’un Etat (dixit B.C.Essebsi !), ce gouvernement léonin n’a fait depuis son investiture qu’invoquer les circonstances atténuantes pour se dérober à ses engagements électoraux, ou se consoler de ne pouvoir entreprendre autre chose que des mesures douloureuses.
    Visiblement, ce n’est pas la fragilité de son assise politique ou l’incompétence de ses ressources humaines qui l’ont condamné à l’inertie. A l’instar des quasi gouvernements qui l’ont précédé, c’est plutôt son obstination à vouloir passer l’éléphant social dans le chas de l’aiguille de l’économie libérale outrancière.

    Ce dilemme, nos dirigeants, Frères musulmans et Libéraux, l’ont résolu en s’asseyant entre deux chaises alors qu’il fallait trancher, franchir le Rubicon dans un sens ou dans l’autre. Soit dans le sens thatchérien du chômage naturel et du partenariat pour le privé (PPP - partenariat public privé), soit dans le sens jaurésien d’un Etat social entreprenant et entrepreneur qui régule les transgressions de l’économie de marché et pondère le libre arbitre en les convergeant vers un bien être social et régional communs.

    Et même secoué par les injonctions de Mme Lagarde, celui-ci persiste encore à entretenir cette ambivalence paralysante caractéristique d’un gouvernement à la grecque s’essayant à prendre d’assaut les dernières tranchées sociales sans y laisser sa crédibilité électorale.

    Dans l’obligation pressante de faire quelque chose pour sauver les meubles, le gouvernement s’est donc empressé d’annoncer en grande pompe un plan stratégique de développement 2016-2020 qui vise, selon les ambitions de ses promoteurs, non rien moins qu’un nouveau modèle de développement capable de renflouer l’économie nationale avec des taux de croissance dignes de la Chine.
    Une sorte de plan hybride sans Gosplan, étatiste et libéral à la fois, qui consiste à réaliser la transition économique, les objectifs socioéconomiques de la révolution, par le biais du moteur rôdé de l’investissement privé. Ce plan devant être opérationnel fin décembre 2015, coïncidant étrangement avec la mise en demeure notifiée par le FMI.

    Un plan de développement quinquennal, qu’il soit impératif ou incitatif pour le secteur privé, est par essence le fait d’un Etat interventionniste aux antipodes d’un Etat en voie de libérer totalement l’économie tunisienne telle que la conçoit Mohsen Marzouk, secrétaire général du parti associé au pouvoir Nida Tounes.

    Dès lors, si l’intention de l’architecte et clairon de ce stratagème, le Ministre du Développement Yacine Brahim, n’est pas uniquement d’éditer une « note d’orientation », un énième livre blanc révélant sa vision platonique de la Tunisie de demain, celui-ci devra s’essouffler à matérialiser une stratégie de développement axée sur l’abattement des disparités sociales et régionales qui se déploie sous la dictature de l’économie de marché et des objectifs monétaires et budgétaires fixés par le FMI.
    D’ailleurs le projet de loi de Finances 2016 s’inscrit dans la lignée de ses prédécesseurs en faisant fi de cette fameuse note d’orientation aussi inutile qu’inapplicable et vient à propos pour étayer cette argumentation, que le plan quinquennal n’est en fin de compte qu’une officielle tromperie.
    Même s’il n’y avait pas à gérer les déséquilibres macroéconomiques, le terrorisme, le diktat des créanciers, le legs de la Troïka et autres dommages collatéraux de la démocratie parlementaire, il ne peut y avoir de programme économique et social planifié véritable en dehors d’un Etat social ; cette matrice dans laquelle on peut ordonner méthodiquement les déterminants de ce plan stratégique de développement.

    Dans les conditions actuelles de la Tunisie telle qu’elle a été malmenée depuis le 14 janvier 2011, cette assertion n’est ni une position idéologique ni un nouveau paradigme. C’est une nécessité économique et historique qui d’autant plus est la seule interprétation dans la pratique des objectifs de la révolution condensés dans la trilogie Emploi (tachghil), Liberté, Dignité Nationale.
    Si l’Etat social peut être contenu dans une définition, on peut citer celle qu’en donne l’économiste français Ch. Ramaux qui l’identifie par quatre piliers, à savoir, « la protection sociale, la régulation des rapports de travail, les services publics et les politiques économiques (des revenus, budgétaire, monétaire, industrielle, commerciale, etc.) de soutien à l’activité et à l’emploi ».

    Toute la causerie littéraire qui a été déversée sur la « révolution du jasmin » bêchait dans la soif de démocratie et la théorie du complot sans saisir que la chute du régime de Ben Ali fût avant tout la conséquence de l’ébranlement de ces quatre piliers de l’Etat social par un modèle économique que même le quadriumvirat reconnait aujourd’hui à juste titre comme épuisé sans pour autant reconnaitre qu’il s’agit de l’échec du modèle néolibéral.

    Un modèle prônant explicitement le déclin volontaire du secteur public et où l’Etat réduit à ses fonctions régaliennes ne représente économiquement qu’une « béquille du secteur privé ».
    Pour mesurer l’ampleur de cette régression du rôle social de l’Etat il suffit de mentionner que le budget de l’Education nationale, l’école publique, est passé en une génération de 33% à 13% du budget global d’un Etat qui pesait à l’époque pour 60% de l’économie nationale. Chaque citoyen tunisien qui n’a pas connu l’exil doré de notre classe politique a dans sa vie vécu à ses dépens un quart de siècle d’effritement quotidien de l’Etat social dans les bus jaunes, les urgences des hôpitaux et les latrines infectes de l’école publique.

    Le délabrement des services publics, le chômage massif des diplômés, l’agonie des régions intérieures, la nudité sociale des retraités, le déclassement de la classe moyenne, les droits bafoués des travailleurs de la sous-traitance, l’extinction progressive des artisans et des petits agriculteurs, les assauts répétés contre l’Union Générale des Tunisienne du Travail (UGTT), en somme, c’est cette négation des piliers de l’Etat social qui a sonné le glas du régime politique.
    Outre que cette typologie d’Etat, et pour ainsi dire, même sous sa forme ponctuelle et non démocratique, les Tunisiens l’ont vécue et l’ont chèrement défendue (émeutes du pain 1984) et c’est ce qu’ils ont instinctivement essayé de rétablir lors du 14 janvier : la négation de la négation.

    La restauration de l’Etat social sur des bases qualitatives auquel cas devait correspondre un nouveau mode de gouvernance démocratique alternatif englobant et transcendant le minima de la démocratie parlementaire.
    Seulement, en raison de plusieurs facteurs concomitants, cette occasion qui s’est présentée un certain 17 décembre 2010 pour sortir le pays du mal développement a vite dégénéré en déconfiture de l’Etat rendant par conséquent sa réforme impraticable. Un front de lutte factice opposant les partisans respectifs d’un Etat civil quelconque et d’un Etat théocratique cauchemardesque a fini par avoir raison des citoyens réclamant un Etat, leur Etat, capable de fournir à un hameau isolé de l’eau courante ou d’embaucher un chômeur diplômé par famille nécessiteuse.
    Les droits économiques et sociaux tenaillés par cet équilibre de la terreur islamo-libérale ne sont plus désormais que du poivre dans la sauce de la Constitution qui en revanche institutionnalise le système de l’actionnariat politique, la partitocratie, cette forme de gouvernement sans réelle séparation des pouvoirs qui s’est appropriée certaines prérogatives de l’Etat pour les transformer en autant de pans de pouvoir inféodés qui a des contrebandiers et qui a des ambassades.
    La dérive mafieuse de l’Etat dévoilée récemment par les politiciens pentiti (mafieux repentis) ne se ressource par conséquent que dans le libéralisme outrancier secondé par ce régime partitocratique en continuité avec l’ancien régime du parti unique dans le cadre d’un Etat libéral affaiblit.

    Ce n’est pas par hasard que l’école économique néolibérale et la pègre organisée soient toutes deux issues de Chicago. La privatisation des biens confisqués et des sociétés fleurons de la famille régente estimés à 40 % du patrimoine national, et qui pouvaient constituer un levier économique étatique important, s’est transformée en une gigantesque braderie sans pudeur où même les slips de Leila Ben Ali ont été mis aux enchères.
    L’explosion de l’économie parallèle, soit l’économie qui ne paie pas les impôts, est une suite logique d’une démarche hystérique néolibérale qui réclame moins d’impôts et moins d’Etat, la déréglementation poussée à l’extrême. La liberté de circulation des capitaux fait approuver par l’ARP des emprunts à des taux d’intérêt de 6 % qui incluent la commission des ministres. Et la liste n’est pas exhaustive.
    Dans cette atmosphère délétère, bien que le Premier ministre soit reconnu pour son sérieux, il n’y a pas lieu de s’étonner de l’échec inévitable du gouvernement Essid et du contenu évasif de son plan quinquennal qui s’attribue « d’édifier un projet civilisationnel en positionnant l’économie dans les chaînes de valeurs à l’échelle mondiale (?) » avec pour seul indice en croissance celui de la corruption et des activités interlopes.
    Tant que la nature de l’Etat et du système politique qui vont contenir, orienter et servir sa démarche économique ne seront pas remis en cause, le champ de manœuvre gouvernemental, que les ministres soient manchots ou pas, est un reliquat de pouvoir qui n’autorise tout au plus que la gestion des affaires courantes.

    Sept gouvernements successifs ont ignoré cette vérité élémentaire que le développement humain, l’inclusion sociale et la concrétisation des ambitions des régions auxquels fait allusion la note d’orientation ne sont pas le propre d’une dynamique du secteur privé qui finit par dégénérer en lumpencapitalisme dans l’absence d’un Etat régulateur.
    Dans les années 70, l’impulsion donnée au secteur privé par le gouvernement Hedi Nouira a permis un développement rapide parce quelle s’est vue contenue par un rôle accru de l’Etat qui a guidé les investissements privés vers des secteurs spécifiques tout en maintenant le rôle prépondérant du secteur public dans l’activité économique. La planification, le système des subventions, le contrôle des prix, la sécurité sociale élaborée, les conventions collectives étaient pourtant l’œuvre de dirigeants aux idées libérales comme Mansour Moalla, alors ministre du Plan, mais assez intelligents pour ne pas tomber dans le piège du laissez-faire.
    Toutefois, cette démarche a montré ses limites car elle s’exerçait dans la matrice d’un Etat centralisé non démocratique qui fluctuait économiquement entre Etat Providence et Etat libéral.
    Ce qui nous ramène à la question récurrente du lien dialectique entre, d’une part, la nature de l’Etat et le régime politique qui le sous-tend et, d’autre part, la stratégie économique envisagée. Escamoter cette question, ne pas résoudre ce dilemme, c’est être condamné à l’immobilisme et foncer tête baissée vers le chaos.
    Voilà pourquoi le gouvernement Essid est toujours ancré à la case départ. Si réellement il entendait mener à bien une politique économique de soutien à l’activité, à l’emploi et aux régions, au lieu de s’adresser aux ministres pour qu’ils identifient chacun dans son domaine cinq urgences à régler, il aurait dû d’abord commencer par désemboîter comme des poupées russes les dérives néolibérales des institutions issues de la transition politique qui vont à l’encontre des objectifs de la révolution.

    Pour cela il aurait fallu la volonté et le courage de Chokri Belaïd, l’unique leader politique qui a fait de l’Etat social démocratique son cheval de bataille pour contrecarrer cette dérive mafieuse et qu’il a payé de sa vie. Or Mr. Habib Essid n’a ni l’une ni l’autre.  mardi 27 octobre 2015, par DAHI Saber

    * Saber Dahi est Secrétaire Général de l’Association Œconomie et co-fondateur du groupe d’action et réflexion Forces de la Tunisie Libre.
    Ancien opposant à Ben Ali, il avait notamment milité à l’époque de la dictature dans l’organisation clandestine OCR.
    Article paru sur http://www.huffpostmaghreb.com/saber-dahi-/gouvernement-essid-lechec_b_8397318.html

    * Autres articles concernant la Tunisie http://www.europe-solidaire.org/spip.php?rubrique130
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    http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article36179