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Révolutions Arabes - Page 102

  • La rentrée s’annonce houleuse (El Watan.dz)

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    Les syndicats ont déjà élaboré une plateforme de revendications

    Les syndicats autonomes représentant plusieurs secteurs névralgiques, entre autres l’éducation, la santé, la formation professionnelle, les vétérinaires, les postiers, les mécaniciens navigants d’Air Algérie… haussent le ton.

    Ils menacent de riposter vigoureusement à travers des grèves, des manifestations et des marches dès la rentrée sociale si le gouvernement ne sursoit pas aux mesures «antisociales» adoptées lors du dernier Conseil des ministres et ne prend pas en charge leurs revendications socioprofessionnelles.

    La décision des syndicats a été entérinée, hier, à l’issue d’une réunion tenue au siège du Syndicat algérien des paramédicaux (SAP).

    Ainsi, le gouvernement donne encore une fois une «occasion» en or aux syndicats d’unir leurs rangs et éventuellement remettre sur rails l’idée d’une confédération regroupant les organisations syndicales ayant les mêmes objectifs et un dénominateur commun.

    Que revendiquent aujourd’hui ces organisations syndicales ?

    Il y a quelques années, elles se rejoignaient sur la question de la politique salariale et sur la revendication portant sur leur association à la prise de décision en tant que partenaire social.

    Aujourd’hui, en plus de ces deux points qui sont remis sur le tapis, les syndicats ont fait cause commune autour du projet de loi relatif à la retraite qui ne sert pas, selon eux, les intérêts socioprofessionnels des travailleurs. Ils rejettent surtout l’annulation de la retraite proportionnelle. Pour eux, ce n’est pas en portant atteinte aux droits et acquis des travailleurs que l’on sauvegarde la paix sociale.

    Les syndicats qualifient d’«aberration» et de «mascarade» une telle mesure instituée par décret dans les années où les entreprises mettaient la clé sous le paillasson. Ainsi, les représentants des fonctionnaires sont convaincus qu’en prenant cette décision, le gouvernement a porté atteinte à un «acquis irréversible» d’autant que d’autres solutions plus appropriées existent pour une bonne gestion de la Caisse de retraite.

    «Revoir la politique salariale»

    L’autre préoccupation des syndicats est la politique des salaires qui n’existe quasiment pas dans notre pays. Il n’y a, selon les responsables des syndicats autonomes, aucune référence, ni logique que l’on puisse retenir dans les salaires. Les salaires sont attribués au gré des décideurs.

    C’est pourquoi les syndicats demandent au gouvernement de revoir, ou plutôt de mettre sur place une politique salariale qui tienne compte de l’inflation galopante avec une prime compensatrice et du rang social que doit occuper la classe moyenne, hélas laminée. «Nous ne comprenons pas la logique du gouvernement ni les critères sur lesquels il se base pour l’octroi des salaires.

    Les pouvoirs publics éprouvent des difficultés à débloquer une somme pour un tel secteur, mais pour répondre à un objectif précis et récompenser les députés qui ont approuvé le projet de la nouvelle Constitution, ils trouvent de l’argent et ne se gênent pas pour augmenter leurs salaires», s’insurge Meziane Meriane, responsable du Syndicat des enseignants du secondaire (Snapest).

    Ce dernier cite également l’exemple des magistrats et des policiers, dont les salaires ont connu une augmentation conséquente. «Pour justifier cette hausse des salaires pour ces catégories de travailleurs, les pouvoirs publics ont estimé que cela s’imposait afin de les mettre à l’abri du phénomène de la corruption.

    Ceci est inacceptable ! Où est la politique des salaires qui devrait instaurer pour un même diplôme un même poste et un même salaire», demandent les syndicats, qui dénoncent les disparités entre les mêmes fonctionnaires et ouvriers. «Pourquoi le salaire des ministres et des hauts cadres est-il tabou ? Pourquoi ne dit-on pas sans complexe ce que touche un fonctionnaire qui occupe tel poste, qu’il soit ministériel ou autre ?» ajoutent-ils.

    Par ailleurs, les organisations syndicales appréhendent le nouveau projet portant révision du code du travail en gestation, qui renfermerait des dispositions remettant en cause certains acquis, dont le droit à l’exercice syndical. 3 août 2016

    Nabila Amir El Watan

    http://www.algeria-watch.org/fr/article/pol/syndicat/annonce_rentree_houleuse.htm

  • Israélisation de la gouvernance de la France : le cas emblématique de Georges Ibrahim Abdallah (UJFP)

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    Nous n’allons pas dans ce texte reprendre l’ensemble du dossier de ce scandale d’État qu’est le maintien en détention de Georges I. Abdallah

    Georges vit sa 32° année de détention à Lannemezan, Hautes Pyrénées.

    Nous voudrions aujourd’hui insister sur le fait que le maintien en détention de ce militant communiste libanais solidaire du peuple palestinien est un cas emblématique d’israélisation de la gouvernance de la France.

    En effet :

    • Non seulement Georges n’a pas été condamné à une peine de prison à perpétuité sur des preuves de culpabilité dans l’assassinat d’un conseiller militaire étatsunien et d’un agent du Mossad en France, mais sur une suspicion de complicité,
    • Non seulement Georges n’a pas bénéficié de l’échange négocié par l’entremise de l’Algérie alors que les Forces Armées Révolutionnaires libanaises ont relâché leur otage Antoine Perraut,
    • Non seulement la Justice a refusé à plusieurs reprises sa libération une fois la peine de sureté de 19 ans accomplie,
    • Mais quand la Justice elle-même a décidé de sa libération à la condition (classique et prévue par la loi) de son expulsion,
    • Alors même que les autorités libanaises sous la pression d’un mouvement en faveur de Georges avait affirmé et confirmé qu’elles étaient prêtes à l’accueillir au Liban,
    • Le Ministre de l’Intérieur (Manuel Valls) a refusé de signer l’arrêté d’expulsion, empêchant ainsi sa libération.

    Ainsi, nous pouvons dire que Georges est devenu un détenu administratif. C’est le pouvoir exécutif qui a refusé d’appliquer la décision de Justice. Sa condamnation à la perpétuité est devenue une condamnation à la perpétuité réelle, traitement considéré comme inhumain.

    Le maintien en détention de Georges est un exemple de suppression de la séparation des pouvoirs. C’est ce que vivent des milliers de Palestiniens détenus administratifs en Israël, maintenus en détention pour des périodes de 6 mois indéfiniment renouvelables par la seule volonté gouvernementale, en dehors de toute procédure judiciaire, sans même de chef d’inculpation, au nom de la « sécurité ». Le fait que cela soit en application d’une loi britannique datant du mandat que le Royaume Uni avait sur la Palestine ne contredit pas qu’il s’agit en 2016 d’une pratique typiquement israélienne.

    Dans le débat sur l’état d’urgence, on a vu dans les discours s’opérer un glissement faisant de la « sécurité » le premier droit de l’homme, alors même que la déclaration des Droits de l’Homme invoque la « sureté », qui n’est pas un synonyme, mais au contraire la garantie d’être à l’abri de mesures arbitraires, telles les lettres de cachet de l’Ancien Régime (et du Régime Valls-Hollande).

    Si le CDI est menacé dans le droit du travail, on nous propose aujourd’hui la DDI, la détention à durée indéterminée de tout « suspect » dans des centres de rétention, à l’israélienne. On peut imaginer que ces centres seront entourés de barrières en fil de fer barbelé innovantes dont Israël est le champion, mais cela fera l’objet d’un autre article.

    Nous ne céderons pas à l’état d’urgence, nous manifesterons en octobre à Lannemezan pour le triste 32° anniversaire de la détention de Georges Ibrahim Abdallah, nous maintenons l’exigence de sa libération.

    Le Bureau national de l’UJFP, le 7 août 2016

    Le site http://liberonsgeorges.over-blog.com http://liberonsgeorges.over-blog.com donne tous les éléments et nous avons déjà fait état des visites que l’un d’entre nous a pu lui rendre et rencontrer ainsi un militant toujours debout. Georges Ibrahim Abdallah, ainsi qu’une dizaine de détenus politiques et sociaux, basques et arabes de la centrale de Lannemezan, en solidarité avec les prisonniers politiques palestiniens qui sont en grève de la faim pour dénoncer la politique israélienne de "détention administrative" et pour soutenir et exiger la libération inconditionnelle du militant palestinien Bilal Kayed, ont fait la grève du plateau pendant trois jours du 4 au 6 août.

    Ci-dessous, une interpellation bien venue adressée à « nos » gouvernants

    Lettre ouverte du Secrétaire Général du Parti Communiste Libanais, Hanna Gharib, en commémoration de l’anniversaire de la prise de la Bastille et de la Fête nationale française, adressée aux gouvernements libanais et français.

    http://www.ujfp.org/

  • Selon Google Maps, la ‪‎Palestine‬ n’existe plus ! (Anti-k)

     
    http://i1.wp.com/www.anti-k.org/wp-content/uploads/2016/08/palestine.jpg?resize=601%2C264
     

    Selon Google Maps, la Palestine‬ n’existe plus ! Google a supprimé le nom de Palestine de ses cartes et l’a remplacé par Israël.

    La décision de Google de retirer la Palestine de ses cartes et de la remplacer par Israël‬ a été tout de suite dénoncée par le Forum des Journalistes Palestiniens.

    Selon leur déclaration, la décision de Google faite le 25 Juillet est « une partie de la stratégie d’Israël pour établir son nom en tant qu’Etat légitime pour les générations à venir et rayer définitivement de la carte la Palestine ».

    « Le déplacement vise également à falsifier l’histoire, la géographie, ainsi que le droit du peuple à avoir sa patrie, et aussi une tentative échouée de manipuler la mémoire des Palestiniens et des Arabes ainsi que du monde ».

    D’après le forum, ce remplacement est « contraire à toutes les normes et conventions internationales », ce qui souligne que Google doit refuser ses actions.

    Les internautes ont largement réagi à la décision de Google de remplacer la Palestine par Israël sur ses cartes.

    http://www.anti-k.org/

  • Nouveautés sur Agence Médias Palestine

     
    Grève de la faim du prisonnier politique palestinien Bilal Kayed et des autres prisonniers : lettre à Jean Marc Ayrault

    Grève de la faim du prisonnier politique palestinien Bilal Kayed et des autres prisonniers : lettre à Jean Marc Ayrault

    Monsieur le Ministre des Affaires étrangères Monsieur Jean-Marc Ayrault 37, quai d’Orsay 75007 Paris A Paris, Le 5 août 2016 Monsieur le Ministre Le Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens (CNPJDPI) est particulièrement inquiet et révolté par la situation du prisonnier palestinien Bilal Kayed membre du FPLP, entré en...
     
     
    Un bateau des Femmes pour Gaza partira de Barcelone en septembre 2016

    Un bateau des Femmes pour Gaza partira de Barcelone en septembre 2016

    Une nouvelle flottille, nommée « Amal- Hope  » (qui signifie Espoir en arabe et en anglais) exclusivement composée de femmes, prendra la mer cette année, tentant de briser le blocus imposé à la bande de Gaza.  Dans la continuation des Flottilles de la Liberté qui depuis 2008 ont tenté de se rendre à Gaza pour témoigner...
     
     
    Les grèves de la faim des Palestiniens : quels sont les faits

    Les grèves de la faim des Palestiniens : quels sont les faits

    Par Addameer – 3 août 2016 Quelle est l’histoire des grèves de la faim des Palestiniens ? Les grèves de la faim ont été longtemps utilisées dans différentes régions géographiques comme moyens pour protester et exiger des droits fondamentaux, dont le droit de vote, le droit d’être libéré de la torture et le droit à l’autodétermination....
     
     
    La pression monte sur Israël pour la libération de Bilal Kayed

    La pression monte sur Israël pour la libération de Bilal Kayed

    Emily Mulder – Al Jazeera – 2 août 2016 Alors qu’une grève de la faim massive en solidarité avec le membre du FPLP emprisonné grandit, des observateurs s’interrogent sur le rôle de l’Autorité palestinienne. Des affiches de Bilal Kayed et du secrétaire général du FPLP, Ahmad Saadat, sont accrochées en évidence dans le camp de...
    L'hydro-apartheid israélien maintient la Cisjordanie assoiffée

    L’hydro-apartheid israélien maintient la Cisjordanie assoiffée

    Par Charlotte Silver, The Electronic Intifada 1er août 2016 Des Palestiniens prennent de l’eau le 27 juin à une source du village de Salfit en Cisjordanie. Les villageois ont vécu sans eau pendant des jours parce qu’un manque chronique d’approvisionnement dû aux autorités israéliennes d’occupation continue à frapper de grandes parties du territoire. (Nedal Eshtayah / APA...

  • Environ 400 Palestiniens détenus par Israël en grève de la faim (Afps)

    Des Palestiniens affichant le portrait du détenu Bilal Kayed, lors d’une manifestation le 3 août dernier à Jérusalem-Est. Ahmad Gharabli/AFP

    Environ 400 Palestiniens emprisonnés par Israël étaient en grève de la faim hier, observant un mouvement qui va s’amplifiant, ont indiqué un club de soutien et l’administration israélienne.

    Une partie d’entre eux dénoncent le « harcèlement » dont ils font l’objet de la part des Israéliens, d’autres refusent de s’alimenter par solidarité avec un détenu Bilal Kayed, a précisé le Club des prisonniers palestinien dans un communiqué. Bilal Kayed, âgé de 35 ans et originaire du nord de la Cisjordanie occupée, a perdu 30 kilos et a déjà été hospitalisé maintes fois, selon des responsables palestiniens. Des manifestations de solidarité avec M. Kayed ont eu lieu tous les jours depuis le début de grève de la faim et les tentes de soutien ont fleuri en Cisjordanie. Ce dernier devait être libéré le 15 juin après avoir purgé 14 ans et demi de prison pour ses activités au sein du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP, la gauche historique).

    Mais Israël a ordonné son maintien en détention pour six mois sans procès ni inculpation.

    Quatre-vingts prisonniers ont rejoint hier l’action menée dans différentes prisons en Israël et en Cisjordanie occupée, a dit le Club des prisonniers. D’autres doivent se greffer au mouvement demain alors que 325 détenus refusaient déjà de se nourrir depuis deux jours.

    Les détenus s’élèvent contre un récent tour de vis israélien, avec le placement à l’isolement d’un certain nombre d’entre eux, la confiscation des effets personnels, le transfert de dizaines de prisonniers vers d’autres prisons, a rapporté la commission chargée des affaires des prisonniers au sein de l’Autorité palestinienne. En outre, « des amendes de 600 shekels (près de 150 euros) par prisonnier et des interdictions de visite pendant deux mois ont été imposées » aux grévistes de la faim, a-t-elle ajouté.

    L’administration pénitentiaire israélienne a confirmé à l’AFP avoir déplacé des détenus, fouillé des cellules et saisi des portables durant la semaine écoulée « sur la base de renseignements au sujet d’actes terroristes commandés de l’intérieur des prisons ». Une porte-parole israélien a affirmé à l’AFP que 262 détenus du mouvement islamiste Hamas refusaient de se nourrir, de même que 93 du FPLP en solidarité avec M. Kayed.

    Israël considère le Hamas et le FPLP comme des organisations terroristes. Sur environ 7 000 détenus palestiniens dans les prisons israéliennes, plus de 700 sont en détention sans procès ni inculpation, selon le Club des prisonniers. Les prisonniers font fréquemment des grèves de la faim pour dénoncer cette forme de détention ou leurs conditions d’emprisonnement. À trois reprises au cours des mois écoulés, des détenus ont mené de longues grèves de la faim qui les ont menés au bord de la mort. Mais la mobilisation collective dans les prisons n’avait pas atteint le niveau actuel.

    L’Orient le Jour, AFP, samedi 6 août 2016

    http://www.france-palestine.org/Environ-400-Palestiniens-detenus-par-Israel-en-greve-de-la-faim

    Commentaire: Le FPLP est le parti dont le NPA est le plus proche dans la région.

  • Syrie. Alep: broyer une population, pour «négocier»… à Genève (Al'Encontre.ch)

    La «clinique» Al-Bayan après un bombardement...

    La «clinique» Al-Bayan à Alep après un bombardement…

    Par Laure Stephan et
    témoignage du Dr Raphaël Pitti

    C’est une lutte capable de changer le cours de la guerre d’après les partisans du régime; une bataille «à la vie à la mort», pour les militants anti-Assad. Dans les deux camps, les combats en cours, qui pourraient sceller le sort d’Alep, la seconde ville de Syrie divisée en deux depuis 2012, apparaissent cruciaux. Le face-à-face militaire ne se joue pas dans le cœur de la ville, mais dans ses alentours, sur un front situé au sud-ouest de l’ancienne capitale économique, autour de positions dont la consolidation reste précaire.

    Vendredi 5 août au soir, les forces anti et pro-Bachar Al-Assad se disputaient le contrôle de bâtiments d’une école militaire, après une nouvelle attaque lancée par les rebelles. Ceux-ci ont investi le principal bâtiment du complexe militaire, l’école d’artillerie, mais les troupes syriennes ont repoussé l’offensive. Les insurgés, dont les rangs sont dominés dans cette zone essentiellement par des brigades islamistes, ont essuyé plusieurs revers depuis le début de leur offensive quelques jours plus tôt, afin de briser le siège le siège des quartiers rebelles d’Alep encerclés par le régime. «Mais les combattants de l’opposition savent que la bataille qui se joue est celle de la dernière chance, ils vont continuer de tenter d’ouvrir des brèches», indique Haïd Haïd, un jeune analyste syrien originaire de la province d’Alep, installé au Royaume-Uni.

    Depuis le début de l’année, la situation militaire dans la grande ville du nord de la Syrie a déjà failli basculer à deux reprises: en février, lorsque les forces pro-régime ont avancé dans le nord, appuyées par de massives frappes aériennes russes, puis fin avril, lorsque ces mêmes forces ont multiplié les bombardements contre les faubourgs est de la ville, tandis que les rebelles effectuaient des tirs intenses contre les quartiers contrôlés par le gouvernement. A chaque reprise, ces poussées ont été utilisées par Damas et Moscou comme moyen de pression dans les négociations internationales. Le nouveau «tournant» pourrait aussi être le prélude à d’autres pressions.

    Dans les faubourgs orientaux d’Alep tenus par les rebelles, le siège imposé aux quelque 250’000 habitants depuis la mi-juillet par les forces pro-régime se double d’intenses frappes aériennes, au moyen d’avions de chasse russes ou syriens. Depuis début août, les médecins de l’hôpital Al-Qods soignent chaque jour «une cinquantaine de blessés à la suite des frappes aériennes», affirme Hamza Al-Khatib, le directeur de la structure médicale située en zone rebelle. Les bombardements ont aussi fait 10 morts, vendredi 5 août, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme. «J’ai commencé à me préparer au fait que la bataille d’Alep pourrait être très longue, poursuit le médecin. On sait ce qui est arrivé aux autres assiégées: la soumission à des bombardements de plus en plus rapprochés, la tentative du régime de diviser la région assiégée en plusieurs quartiers, les habitants réduits à la faim. Si le siège se maintient, on va vers ce scénario.»

    Si, à l’inverse, les rebelles réussissent à briser le siège, ils pourraient à leur tour encercler la partie ouest de la ville, sous contrôle gouvernemental – comme en 2013 –, soit plus d’un million de personnes. Les résidents des quartiers périphériques, proches de la ligne de front au sud-ouest d’Alep, ont vu les tirs rebelles de mortiers et de RPG se multiplier. Ils sont aussi la cible, si l’on en croit certains témoignages, du vandalisme de milices locales pro-régime, actives sur le front aux côtés des milices étrangères financées par l’Iran.

    Deux semaines de nourriture

    Dans l’est de la ville, le siège se fait déjà. Selon Alexa Reynolds, l’une des coordinatrices des programmes de CARE en Syrie «en deux semaines, la nourriture pourrait être épuisée à Alep». La cuisine communautaire appuyée par l’ONG et chargée de servir des repas quotidiens à près de 3000 familles «n’a plus de stocks». A cause de la pénurie et de la spéculation, les prix des denrées ont explosé.

    Sur le front au sud-ouest d’Alep, le Front Fatah Al-Cham, nouveau nom du Front Al-Nosra, dont la distanciation d’avec Al-Qaida laisse sceptiques de nombreux observateurs, apparaît comme l’un des principaux acteurs. Selon Haïd Haïd, le groupe djihadiste «absorbe de nouvelles recrues, parce qu’il apparaît à même de briser le siège». Hostiles aux groupes djihadistes, qui les ont à plusieurs reprises pris pour cible, les militants civils qui ont porté la révolution contre Bachar Al-Assad voient cependant dans l’offensive au sud-ouest d’Alep l’une des rares options possibles pour que l’est d’Alep ne tombe pas. Cette partie de la ville a été un lieu d’engagement pour les militants qui ont continué, envers et contre tout – en premier lieu, les bombardements aux barils d’explosifs du régime, mais aussi le racket exercé par certains groupes rebelles –, à faire fonctionner des écoles, des hôpitaux et tenter d’administrer la ville.

    «Ces corridors sont tout sauf une solution idéale»

    Fin juillet, Damas et Moscou ont annoncé la mise en place de quatre corridors humanitaires, appelant les civils à quitter la ville et les combattants à se rendre. Selon une source indépendante, ces couloirs «existent bien, mais à peine quelques dizaines de personnes les ont utilisés». Les autorités syriennes souhaitent obtenir l’appui d’organisations internationales pour organiser l’évacuation de l’est d’Alep, mais celles-ci posent leurs conditions: entrée de l’aide humanitaire, cessez-le-feu.

    «Si l’on fait des corridors humanitaires, mais que les bombardements continuent, quel est le sens?, s’interroge un acteur humanitaire. Ces corridors sont tout sauf une solution idéale. Ils sont très risqués pour les civils, qui peuvent être attaqués sur la route par le régime, ou par des combattants de l’opposition qui ne veulent pas qu’ils sortent. Et ils risquent d’être détenus par le régime à leur sortie, s’ils comptent un combattant dans leur famille ou tout simplement, parce qu’ils ont vécu en zone rebelle.»

    La crainte est aussi que Moscou et Damas tentent de «légitimer» leurs attaques contre les civils, s’ils refusent de sortir d’Alep, comme le souligne CARE, avec une trentaine d’autres ONG, dans un appel commun. Faute d’un cessez-le-feu, une «catastrophe humanitaire» s’annonce à Alep. D’autant que, depuis la fin juillet, les forces pro-régime ont multiplié les attaques contre les infrastructures civiles de l’est d’Alep, y compris les hôpitaux. (Article du quotidien Le Monde, datée du 6 août 2016; correspondance de Beyrouth)

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    Manifestation de solidarité devant l’ONU à Genève le 5 août 2016

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    Syrie: «La plus grande catastrophe humanitaire
    depuis la dernière guerre»

    Les lectrices et lecteurs trouveront ci-dessous le lien permettant d’écouter le docteur Raphaël Pitti, ancien médecin militaire durant plus de 20 ans, puis professeur de «médecine d’urgence» en France et aux Etats-Unis. Il est engagé sur le terrain, en Syrie, depuis 2012, pour apporter une formation et une aide à des équipes médicales qui sont la cible systématique du régime. (Rédaction A l’Encontre)

    http://www.franceinfo.fr/fil-info/article/syrie-nous-sommes-devant-la-plus-grande-catastrophe-humanitaire-depuis-la-derniere-guerre-dr-raphael-809571

    «De plus en plus d’hôpitaux et de centres de soins sont visés par les bombardements en Syrie. Ce week-end, trois hôpitaux ont été visés, vendredi une maternité a été bombardée. «Nous sommes devant la plus grande catastrophe humanitaire depuis la dernière guerre», s’alarme sur France Info le docteur Raphaël Pitti, professeur de médecine d’urgence et de catastrophe.

    Raphaël Pitti

    Raphaël Pitti

    Pour le chargé de mission de formation à la médecine de guerre auprès de l’UOSSM-France en Syrie (Union des Organisations de Secours et de Soins Médicaux): «Il y a une vraie volonté de cibler les hôpitaux.»

    A Alep, la population est prise au piège au milieu d’assauts extrêmement violents. UOSSM-France tire la sonnette d’alarme et a lancé le hashtag #SOSMedecinsAlep. «Il y a une vraie volonté de terroriser la population» en ne lui donnant pas «d’accès aux soins». Nous sommes devant une atteinte à notre éthique», explique le médecin qui était en Syrie il y a trois mois.

    «C’est tout un peuple qui est en train de se faire assassiner tout ça pour le jeu d’un seul homme», continue le Docteur Raphaël Pitti, faisant allusion à Bachar al-Assad. «Je suis étonné que les prix Nobel de la paix ne soient pas les premiers à faire une pétition pour appeler à ce qu’on arrête de faire ces crimes de guerres», citant, parmi eux, Barack Obama.

    Les médecins occidentaux ne peuvent plus passer en Syrie, «notamment depuis le coup d’Etat turc», cela «rend toute pénétration extrêmement difficile et dangereuse». Il n’y a plus de médecins occidentaux à Alep» détaille-t-il. Cette situation est «épouvantable de révolte», conclut le docteur.» (France Info)

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    Vous pouvez écouter ci-dessous une deuxième contribution
    du Dr Raphaël Pitti, sur la chaîne Arte, le 2 août 2016

     

     

  • Fonctionnaire américain devenu Premier Ministre tunisien (Nawaat.org)

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    L’autre parcours de Youssef Chahed 
     
    L’image relayée par les médias dominants a omis une période importante du parcours de Youssef Chahed : ses années en tant que chargé de missions au département Foreign Agricultural Service à l’ambassade américaine à Tunis.
     
    Les documents de Wikileaks révèlent un autre aspect du parcours professionnel de Youssef Chahed, candidat mandaté par le président de la République Beji Caid Essebsi pour former un nouveau gouvernement. L’image relayée par les médias dominants a omis une période importante du parcours de Youssef Chahed : ses années en tant que chargé de missions au département Foreign Agricultural Service à l’ambassade américaine à Tunis, comme le montre une correspondance publiée en 2010.

    Le ministre des Affaires locales dans le gouvernement sortant et le président du comité de consensus institué par le président de la République lors de la crise qui a secoué son parti à la fin de 2015, n’est pas seulement universitaire et expert international en politique agricole, comme le mentionne succinctement sa biographie officielle. Avant, et longtemps après le 14 janvier 2011, Youssef Chahed a travaillé au Foreign Agricultural Service à l’ambassade américaine de Tunis.

    Fonctionnaire de l’ambassade américaine

    Cette agence relevant du département de l’Agriculture des États-Unis est l’un des principaux leviers de la politique économique américaine. Sa mission cible la promotion du « secteur alimentaire et l’agriculture à l’étranger », à travers la collecte d’informations sur le mouvement de l’offre et de la demande mondiales et les nouvelles opportunités sur le marché. Les activités du Foreign Agricultural Service visent en effet à améliorer la capacité des produits américains à entrer sur le marché mondial, à mettre en œuvre des programmes en vue de créer de nouveaux marchés et à maintenir la compétitivité des produits américains sur les marchés mondiaux.

    La correspondance fuitée par wikileaks, datée du 13 janvier 2010 et signée par l’ambassadeur Gordon Gray révèle les efforts consentis par les Etats-Unis pour convaincre les autorités tunisiennes de procéder à l’adoption, la commercialisation et l’utilisation de la « biotechnologie » (les OGM et les pesticides) dans le domaine de l’agriculture en Tunisie. La même correspondance met en garde contre une éventuelle réticence des autorités tunisiennes dans l’application de cette politique, sous la pression des partenaires traditionnels de la Tunisie, c’est-à-dire l’Union européenne.

    Représentant de commerce des « biotechnologies »

    La correspondance évoque aussi l’organisation d’un atelier, où sont conviés plusieurs experts américains pour effectuer des études de terrain et animer des discussions avec les acteurs clés du secteur agricole tunisien, parmi les représentants du gouvernement, les députés et les acteurs de la société civile. L’ambassadeur recommande enfin de se mettre en contact avec Youssef Chahed, chargé du suivi et de l’organisation de l’atelier et de la communication autour de l’évènement.

    Le recrutement de Youssef Chahed en tant qu’expert agricole à l’ambassade des États-Unis n’a pas été fortuit. Il est l’auteur d’une thèse de doctorat soutenue à Paris en 2003 sous le titre évocateur de «&nbsp,Mesure de l’impact de la libéralisation des marchés agricoles sur les échanges et le bien-être&nbsp,».

    L’économiste Mustapha Jouili a passé au peigne fin cette thèse. Il assure que Youssef Chahed y prône la nécessité de la libéralisation totale du secteur de l’agriculture en Tunisie et recommande des réformes foncières en vue de libéraliser l’investissement agricole et de permettre aux investisseurs étrangers de posséder des terres agricoles en Tunisie.

    Selon Jouili, des notions comme « la protection des droits des agriculteurs » ou « la souveraineté alimentaire » sont aux yeux de Youssef Chahed des slogans obsolètes et contraires aux fondements de la science moderne. Pour l’économiste de gauche, le nouveau chef du gouvernement est étroitement lié aux institutions financières mondiales et plus particulièrement à l’Organisation mondiale du commerce.

    Youssef Chahed a également assisté en tant qu’observateur, représentant les Etats-Unis d’Amérique, à la 28ème Session de la Conférence Régionale de la FAO pour l’Afrique organisée à Tunis en mars 2014.

    Sous l’aile de Béji Caid Essebsi

    Le parcours politique de Youssef Chahed a commencé au sein du parti Al Wifak Al Jomhouri qui s’est présenté aux élections de 2011 au sein de la coalition du Pôle démocratique moderniste. Le parti fondé par Youssef Chahed, son ami Slim Azzabi et Abdelaziz Belkodja a fusionné avec deux autres partis politiques pour former, en 2012, le parti Al Jomhouri.

    Un an après, Chahed a quitté le parti d’Ahmed Nejib Chebbi, pour rejoindre, avec Saïd Aïdi, Nidaa Tounes, qui fêtait alors son premier anniversaire.

    En janvier 2016, Nidaa Tounes est en pleine crise. La guerre des chefs faisait rage entre Hafedh Caid Essbsi et Mohsen Marzouk. Le président du parti Béji Caid Essbssi nomme Youssef Chahed à la tête d’« un comité du consensus » chargé d’éteindre l’incendie. Quatre des treize membres du comité ont démissionné, estimant que Youssef Chahed a fait valoir les intérêts et les dictats de Hafedh Caid Essbsi. Le groupe de Mohsen Marzouk a fini par quitter Nidaa Tounes pour former Machrou’ Tounes [Projet pour la Tunisie].

    Plusieurs observateurs ont souligné la concordance entre sa mission au sein de Nidaa et sa nomination au poste de ministre des Affaires locales. Une récompense pour le rôle qu’il a joué au profit de Hafedh Caid Essebsi, fils du président de la République, d’où les craintes du retour du clan familial au sommet de l’Etat.

    Source : nawaat.org

    Par Mohammed Samih Beji Okkez, 4 août 2016. Nawaat-tunisia

    Traduit par: Hafawa Rebhi

    Le site publie les correspondances Wikileaks

    Saoudi Abdelaziz

    http://www.algerieinfos-saoudi.com/2016/08/fonctionnaire-american-devenu-premier-ministre

  • Au Maroc, le chômage touche surtout les jeunes (Le Huff' Maghreb)

    CHOMAGE
     

    CHÔMAGE - Le Haut-commissariat au plan (HCP) vient de publier une note d'information sur la situation du marché du travail au deuxième trimestre de 2016. Première conclusion: le taux de chômage est passé de 8,7% à 8,6% entre le deuxième trimestre de 2015 et celui de 2016, soit une baisse de 0,1 point.

    La population active en chômage a enregistré une baisse de 1,7% au niveau national, passant de 1.041.000 à 1.023.000 chômeurs, entre les deux périodes, soit 18.000 chômeurs en moins (36.000 en moins en milieu urbain et 18.000 de plus en milieu rural).

    Le taux de chômage est, lui, passé de 13,4% à 12,8% en milieu urbain et de 3,3% à 3,7% en milieu rural, note le HCP, soulignant que les baisses les plus importantes du taux de chômage ont été relevées parmi les personnes ayant un diplôme (-0,7 point) et les adultes âgés de 35 à 44 ans (-0,5 point).

    Il demeure en particulier élevé chez certaines catégories de la population. Ainsi, parmi les jeunes âgés de 15 à 24 ans, le taux de chômage a été de 21,5% et de 38,8% parmi les citadins d'entre eux, contre 8,6% pour l’ensemble des personnes âgées de 15 ans et plus.

    L’analyse des principales caractéristiques de la population active en chômage révèle que plus de huit chômeurs sur dix (80,3%) des citadins, près des deux tiers (63,6%) sont âgés de 15 à 29 ans, près du tiers (31,8%) détiennent un diplôme de niveau supérieur, plus de la moitié (54,3%) sont des primo-demandeurs d’emploi et près de sept chômeurs sur dix (69,3%) chôment depuis une année ou plus.

    Par ailleurs, environ un tiers (29,3%) se sont retrouvés en situation de chômage suite au licenciement (23,4%) ou à l’arrêt de l’activité de l’établissement employeur (5,9%).

    Au deuxième trimestre 2016, l'effectif des personnes découragées par la recherche active d'emploi a atteint 68.000 personnes, ce qui correspond à 6,6% du volume global du chômage, contre 5,1% une année auparavant.

     

    http://www.huffpostmaghreb.com/2016/08/06/maroc-chomage-jeunes

    LIRE AUSSI:

    Au Maroc, le chômage a reculé en 2015 mais continue de frapper les jeunes diplômés

  • Algérie Aux origines d'octobre 1988 (PST)

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    Ce numéro spécial d'AFAQ ICHTIRAKIA comprend différents textes et déclarations politiques de l’.O.R.T l’organisation révolutionnaire des travailleurs.

    Le texte intitulé " Infitah, démocratie et socialisme " est la résolution politique adoptée en juillet 1988 par la conférence nationale de l'O.R.T. Elle fait le bilan économique et politique d'une décennie de régime Chadli.

    Les deux textes suivants sont les déclarations politiques de l'O.R.T avant et après le referendum-mascarade du 3 Novembre 1988.

    Le texte intitule «Où mène l'infitah ?" est la résolution politique de la conférence constitutive de l'O.R.T en février 1985. republié à l’époque  parce que son contenu restait d'actualité et permettait  de comprendre comment on en est arrivé à Octobre 1988.

    Quant aux trois articles signés Said AKLI. Ils analysent les évènements d'Octobre et leurs premières conséquences politiques. 5 Août 2016

    Télécharger Ici

    http://elkhatwa-eloumalia.over-blog.com/

    Commentaire: Il y a une continuité entre: GCR, ORT et PST

  • Syrie : la coalition kurdo-arabe s'empare de Minbej, un fief de l'EI (France 24)

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    Les forces coalisées kurdo-arabes se sont emparées samedi de Minbej, un fief du groupe jihadiste Etat islamique (EI), un peu plus de deux mois après avoir lancé leur offensive contre cette localité stratégique du nord de la Syrie.

    "Les forces démocratiques syriennes (FDS) contrôlent samedi Minbej et ratissent le centre-ville à la recherche des derniers jihadistes encore présents dans la ville" a affirmé l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

    Les FDS avaient lancé le 31 mai une offensive visant à reprendre Minbej, qui était alors le principal carrefour d'approvisionnement de l'EI, de la frontière turque vers Raqa, sa capitale de facto en Syrie située plus à l'est.

     

    Avec l'appui aérien de la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis, les FDS avaient repris dans un premier temps plusieurs localités et villages autour de Minbej puis étaient entrées le 23 juin dans cette ville de la province d'Alep.

    Depuis, ils y avaient cependant progressé lentement en raison des contre-attaques des jihadistes.

    Déclenché par la répression de manifestations pacifiques en mars 2011, le conflit en Syrie qui s'est complexifié avec l'intervention militaire étrangère et la montée en puissance de jihadistes, a fait plus de 280.000 morts.

    24matins.fr, 

    http://www.24matins.fr/topnews/syrie-la-coalition-kurdo-arabe-sempare-de-minbej-un-fief-de-lei