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  • Syrie: les rebelles capitulent et évacuent Alep (Anti-k)

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    Albert Camus disait que « mal nommer les choses, c’est ajouter du malheur au monde », paroles qui se confirment tout à fait à propos du conflit syrien.
     
    Ainsi les médias – qui nous donnent envie de les détester chaque jour davantage, quand cela n’est juste pas possible – et leurs journalistes pressés pour infos et réflexions rapides présentent et mettent en scène que deux camps: les rebelles et les forces loyalistes fidèles à Bachar el-Assad.
     
    Les plus futés nous jouent les « experts » en invoquant la fameuse guerre de religion entre les chiites et les sunnites… La connotation défavorable du terme rebelle s’installe dans tous les esprits et aide à légitimer les atrocités commises par le soit-disant autre camp dit gouvernemental.
     
    Parmi ces « rebelles » Daesh était peu ou pas représenté à Alep.
     
    Les autres groupes que nous qualifierions de résistants au régime fasciste du boucher Assad, rassemblent des soldats perdus de différentes milices financées par des ressources improbables et qui se livrent elles aussi à des atrocités mais, parmi ces forces,  particulièrement à Alep se trou- vaient également des combattant issus du processus de libération de la Syrie que sous soutenons.
     
    C’est contre ces derniers que toutes les autres forces, se sont en dernier ressort liguées et c’est contre eux que tous les impérialismes se sont dressés, pour appeler les choses par leur nom.
    Contre un processus révolutionnaire, il valait mieux pour les puissants conforter un Assad en ne lui laissant qu’un seul ennemi Daesh, susceptible de pouvoir fédérer contre lui, le monde entier, tout en étant incapable de fournir la moindre perspective de libération populaire.
     
    Lirehttp://www.anti-k.org/2016/12/12/les-lecons-du-martyre-dalep/ 
     
    Une guerre sans fin pour remplacer la « guerre froide » qui a si bien servi les impérialismes des décennies durant. Les forces soit-disant « loyalistes » ou « gouvernementales » comme on dit positi- vement dans les médias, alors que l’armée régulière est exsangue, et ceux qui ont martyrisé Alep ne sont qu’un ramassis de bandes armées, « pistoleros » modernes comme le  Hezbollah libanais, les diverses milices irakiennes, afghanes et pakistanaises dirigés par les Gardiens de la révolution iraniens.
     
    Elles sont responsables d’odieux massacres, y compris de l’utilisation d’armes chimiques pros- crites. Ces mercenaires ne peuvent agir qu’avec l’appui déterminants de l’aviation russe et ses bom- bardements sauvages qui sont tout autant des crimes de guerre tournés contre les populations civiles. Nous sommes devant une guerre d’inspiration fasciste comme à Guernica, Dresde ou Gaza, fondée sur le massacre et la terreur  des populations civiles mais qui n’a pu empêcher la reprise de Palmyre par les autres assassins de Daesch.
     
    Ces forces regroupées sont à l’origine du retournement militaire en Syrie au profit du clan Assad en attendant les autres bouleversements qui ne manqueront de se produire dans le chaos installé au Moyen Orient, et en Afrique du Nord, Egypte, Lybie, Mali. L’aventure coloniale de la Russie et de la Turquie en Syrie ne fait peut-être que commencer sur des territoires désertés par leurs habitants.
     
    Tous les impérialismes occidentaux, y compris le russe, l’iranien, le turc, le saoudien voulaient en Syrie extirper les idées portées par les « révolutions arabes » en faisant payer à un peuple qui se soulève le prix fort. L’expression « choc des barbaries » avancée par notre camarade Gilbert Achcar n’est pas qu’une formule d’expert, elle se révèle à Alep dans son immense cruauté; nous sommes confrontés à un drame de portée considérable et à l’insondable incurie de toutes les machins nationaux ou internationaux qui cause d’humanité.
     
    Pour notre part nous aurons d’autres comptes à régler avec toutes celles et tous ceux qui par une analyse « campiste » imbécile ont témoigné un vague soutien (et bloqué toute protestation internationale Note du Blog!) ou même une timide reconnaissance à l’égard du grand assassin Poutine même si son insigne brutalité n’excuse pas celle de ses compères de l’autre alliance, en particulier américains, anglais et français.
     
    Mais c’est d’Alep dont il est question aujourd’hui, ce sont de ces crimes-là dont nous devons parler et contre eux qu’il nous faut agir. Ils et elles se sont montréEs imprudentEs voire complaisants envers ce torrent d’atrocités, l’un des pires commis depuis l’intervention militaire américaine en Irak, la cause de tous ces malheurs.
     
    L’absence de critique conséquente donc spécifique de la sauvagerie meurtrière qui a été mise en œuvre à Alep par Poutine, les a conduits à assimiler tous les « rebelles » à Daesch comme les médias mainstream, à relativiser le caractère inhumain des crimes de guerre commis contre toute la population, à sous-estimer ensuite les raisons du soulèvement populaire contre Assad, et finalement ne pas soutenir les groupes issus du mouvement de libération nationale Syrien; les plus fous et les plus folles en venaient à trouver un caractère « progressiste » au régime dictatorial du clan Assad et condamner ainsi les résistants de l’intérieur que nous soutenons, comme agents des « nord-américains ». L’élimination scatologique des dernières bribes de crypto-stalinisme ne nous aura rien épargné!
     
    La faiblesse du mouvement anti-guerre pour l’arrêt des bombardements et des interventions militai- res en France s’explique en partie par ces considérations négationnistes venant d’une certaine gauche étatiste et « républicaine », de la droite et de « l’extrême droite ».
     
    Les grands criminels existent et prospèrent parce qu’ils savent qu’il y aura toujours des lâches pour ne pas s’opposer radicalement à leurs crimes comme l’on doit s’opposer à tout crime, et qui vont trouver des arguments pour construire du consentement à leurs pires horreurs.
     
    Ces gens là professent une conception géo-politicienne cynique, tacticienne et sans principes, une vision du monde complotiste dont la lutte des classes et la morale la plus élémentaire sont exclues, ils affichent un niveau d’humanité flexible, car bien sûr « toutes les guerres sont affreuses »… mais « la fin vaut les moyens » comme disait déjà les staliniens avec cette maxime toujours utilisée par les dominants contre les peuples. 
     
    Quel niveau faut-il atteindre dans les exactions, les viols,  les tortures, les meurtres d’enfants, de femmes, de vieillards, pour condamner ces barbaries, pour s’indigner, pour se révolter pour s’organiser pour les stopper, sans les noyer pour qu’elles disparaissent dans le carrousel infernal de tous les autres crimes du monde. Ceux perpétrés à Alep, par le satrape russe ont leurs spécificités que nous avons le devoir d’analyser pour nous mobiliser, les relativiser c’est en être les complices.  
     

    Acculés, les rebelles d’Alep ont accepté un accord de cessez-le-feu avec les forces loyalistes qui leur permet de quitter la ville avec leurs armes.

    Les combattants rebelles d’Alep-Est ont fini par plier. Après quatre semaines de combats, soumis aux pilonnages de l’artillerie et à des bombardements intensifs de l’aviation russe, les insurgés avaient perdu tout espoir de résister militairement plus longtemps à l’offensive des forces loyalistes. Ils ont accepté, ce mardi d’évacuer les derniers quartiers qu’ils contrôlaient encore, en échange d’un sauf-conduit. L’accord, annoncé mardi soir, a été conclu sous la houlette de la Russie et de la Turquie, soutiens respectifs du régime de Bachar al-Assad et de la rébellion. Le cessez-le-feu est entré en vigueur dès ce mardi soir, et les premières évacuations sont prévues pendant la nuit. Les civils et les blessés devraient être évacués en premier, suivis par les combattants rebelles, qui seront autorisés à conserver leurs armes individuelles. Les civils et les blessés devaient être évacués en premier, suivis par les combattants rebelles, qui seront autorisés à conserver leurs armes individuelles. Ils pourront ensuite choisir d’aller dans les parties de la province d’Alep encore aux mains de la rébellion ou bien vers la province d’Idlib, dans le Nord, tenue par une coalition de groupes djihadistes.

    Ahrar al-Cham, autre influent groupe rebelle islamiste, a confirmé l’accord d’évacuation en précisant que les civils puis les rebelles seraient transportés en bus vers ces régions. Cette évacuation met un terme à une bataille longue de six ans pour le contrôle de la deuxième ville de Syrie, qui avait commencé en juillet 2012 avec l’entrée des rebelles dans les quartiers Est de l’agglomération.

    Des habitants pris au piège

    D’abord favorable aux rebelles, la fortune des armes a progressivement changé de camp. Longtemps sur la défensive, le régime syrien est repassé à l’attaque d’Alep-Est à l’été 2016, coupant les quartiers insurgés de leurs dernières voies de communication. Abandonnés par la Turquie, les rebelles se sont battus avec acharnement contre une armée syrienne appuyée par l’aviation russe, et renforcée par les milices chiites libanaises et irakiennes entraînées par l’Iran. Au cours des dernières semaines, les insurgés ont perdu les uns après les autres les quartiers qu’ils contrôlaient dans la ville.

    Quelque 50.000 civils sont restés jusqu’à la fin dans les derniers secteurs tenus par la rébellion, al-Machad, al-Ansari, al-Sukari, Ard al-Sabbagh et Amriya, au sud de la vieille ville. Pris au piège des combats ou empêchés de fuir, ces gens s’étaient réfugiés dans les caves et les immeubles, privés de ravitaillement et sans soins médicaux. Beaucoup craignaient plus les représailles du régime que les bombardements.

    De nombreux rapports ont fait état d’exécutions sommaires perpétrées par les forces loyalistes à leur entrée dans les quartiers insurgés. Selon le porte-parole du haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Rupert Colville, au moins 82 civils, dont onze femmes et treize enfants ont été tués pendant les deux derniers jours dans quatre quartiers d’Alep-Est, Boustan al-Qasr, Ferdous, Kallasé et al-Salihin. Colville a admis qu’il était «incroyablement difficile» de vérifier ces informations, mais qu’elles étaient «corroborées par des sources multiples et dignes de foi». En quatre semaines, les combats auraient coûté la vie à plus de 463 civils à Alep-Est, tandis que 130 civils étaient tués par des tirs rebelles dans l’ouest de la ville. Plus de 130.000 civils ont fui les quartiers Est pour se réfugier dans d’autres parties de la ville. La bataille d’Alep s’achève de la même façon que plusieurs sièges précédents au cours de la longue guerre civile syrienne. À Homs, en 2014, les insurgés avaient ainsi accepté d’évacuer la vieille ville, après trois ans de siège. En août dernier, un accord du même type avait permis de mettre fin au blocus de Daraya, un fief rebelle près de Damas, suivi en septembre par deux autres localités de la Ghouta-Orientale.

    Une victoire cruciale pour Bachar el-Assad

    La reconquête d’Alep-Est constitue une victoire cruciale pour le régime de Bachar el-Assad, qui reprend ainsi le contrôle de la deuxième ville du pays, et remporte un succès symbolique contre une rébellion qui avait menacé de le renverser en 2012. Lui échappent encore Idlib, fief de l’insurrection djihadiste dans le Nord-Ouest, près de la frontière turque, mais surtout la partie orientale de la Syrie. Dans ces étendues désertiques, les villes de Raqqa et de Deir ez-Zor sont toujours aux mains de l’État islamique. La victoire de Bachar et de ses alliés russo-iraniens est d’ailleurs déjà ternie par la perte de Palmyre, reprise dimanche par Daech après la débandade des forces gouvernementales.

    lefigaro.fr Adrien Jaulmes 

    http://www.anti-k.org/

     

  • Nouveautés sur Chronique de Palestine

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    Notre organisation, « Une Voix juive pour une juste paix au Moyen-Orient » (JS) a été créée il y a treize ans en tant que…

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    Les donateurs complices des violations par Israël des droits des Palestiniens

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    Les Palestiniens réfugiés : faits et chiffres

    Hamas Islamic Movement – Les réfugiés palestiniens représentent la population de réfugiés la plus ancienne et la plus importante dans le monde aujourd’hui. Il y…

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    Muhammad et Mahmoud Balboul

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    Ma’an News – Après plus de cinq mois dans une prison israélienne et après plus de 75 jours en grève de la faim pour protester…

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    Ramzy Baroud – La Campagne de Solidarité avec la Palestine Palestine Solidarity Campaign) a choisi la semaine du 25 novembre au 3 décembre comme la…

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    Jonathan Cook – Le groupe fasciste Lehava cultive la haine et incite ses adeptes à la violence contre les Palestiniens, selon les analystes. Le groupe…

    mercredi 7 décembre 2016 /
  • Nouveautés sur "Amnesty International"

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    Qatar. Les travailleurs migrants restent en danger malgré les réformes

    Bahreïn. Un responsable de l'opposition condamné à neuf ans d'emprisonnement à l'issue d'un jugement inique et arbitraire

    Égypte. Il faut traduire en justice les responsables de l'attentat visant une église, le plus meurtrier depuis des années

    Égypte. Libérez un journaliste détenu depuis plus de trois ans pour avoir pris des photos

    Égypte. Une défenseure des droits des femmes est arrêtée sur fond d’intensification inquiétante de la répression

  • Enseignement du tamazight : Généralisation «graduelle» jusqu’en 2018 (Algeria Watch)

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    Ilots berbères en Algérie de l'Ouest

    Le plan de généralisation «graduelle» de l’enseignement de tamazight s’étalera jusqu’en 2018, a souligné, hier, le secrétaire général du Haut-Commissariat à l’amazighité (HCA), Si El Hachemi Assad.

    Plusieurs facteurs concourent à la réussite de ce plan, notamment le renforcement des effectifs des enseignants, a affirmé M. Assad, dans une déclaration à l’APS. «Nous avons un plan pour une généralisation graduelle de l’enseignement à travers le territoire national, à travers une approche basée notamment sur le renforcement des effectifs des enseignants en ouvrant des postes budgétaires», a-t-il expliqué, précisant qu’«il y a déjà, en Algérie, 711 postes budgétaires affectés en deux ans à cet enseignement et qu’il existe même une instruction du ministère de tutelle pour qu’un poste budgétaire soit affecté dès la constitution de groupes d’enfants scolarisés». Dans son plan, le HCA préconise aussi «l’amélioration de la qualité de l’encadrement, notamment pour les classes-pilotes». Il préconise aussi «de définir les contours d’une stratégie visant à élargir l’enseignement de tamazight en Algérie de manière progressive et planifiée», à côté d’un traitement adéquat de «la question de l’optionalité de la matière de tamazight».

    En expliquant les fondements du plan s’étalant jusqu’en 2018, M. Assad a souligné qu’il a enregistré, à travers ses sorties sur le terrain dans les différentes wilayas du pays, «une demande sociale d’associations de parents d’élèves et de la société civile pour l’introduction de l’enseignement de tamazight». Le HCA recommande ainsi de passer de 17 à 24 wilayas avant de toucher le reste du pays, sous condition de «l’optionalité de son enseignement et sa soumission à la demande».
    Alger, où l’enseignement de tamazight a peiné à s’implanter dans le secteur public, fait désormais partie des 32 wilayas qui l’enseignent, notamment au niveau des chefs-lieux de wilaya.


    R. S. El Watan, 11 décembre 2016

    http://www.algeria-watch.org/

    .

    Lire aussi:

    Langues berbères (Wilipedia)

  • Les manifestations du 11 Décembre 1960 méritent d’être “mieux” connues dans le monde (Liberté)

    MANIF 11 DC 60

     

    Le chercheur français Mathieu Rigouste a affirmé, hier, que les manifestations du 11 Décembre 1960, “un épisode fascinant de la lutte d’un peuple”, méritent d’être “mieux” connues dans le monde entier.


    “Cet épisode fascinant de la lutte d'un peuple opprimé pour sa libération mérite d'être mieux connu dans le monde entier. Je voudrais mettre à disposition des archives et des sources, un travail d'enquête, d'analyse et de synthèse dans l'idée de nourrir nos mémoires collectives, mais aussi de fournir des outils à toutes les luttes pour l'émancipation”, a expliqué, dans un entretien, à l’APS, le chercheur qui vient de lancer un projet “Un site, un film et un livre” sur ces événements.

    Pour lui, ces événements historiques ne marquent pas la fin de la guerre de Libération ni du colonialisme, “mais une séquence décisive” (...) où “des soulèvements populaires, auto-organisés dans la spontanéité, ont permis de faire tomber le premier projet néocolonial gaulliste ainsi que les plans de putsch et d'apartheid militaire des colons ultras”.


    “Ils ont aussi démontré à l'ensemble des observateurs étrangers qu'un peuple algérien s'était reconnu et qu'il était prêt à tout pour obtenir son indépendance”, a souligné ce chercheur indépendant en sciences sociales et militant anti-sécuritaire.


    Établissant le lien avec les massacres du 17 Octobre 1961 à Paris, Mathieu Rigouste a indiqué que Maurice Papon (préfet), la préfecture, la police et les administrations parisiennes ont importé des théories, des personnels et des méthodes formées par et pour la “guerre antisubversive”. Ils les ont réagencées pour les appliquer aux Algériens à Paris. Ils leur ont ainsi mené une forme de guerre policière dérivée de la “doctrine de guerre (contre) révolutionnaire mise en œuvre industriellement en Algérie”.

    “Papon, expert en contre-insurrection et en crime d'État en général, a fait déployer le 17 Octobre 1961 un système de dispositifs policiers inspiré des plans de Défense intérieure du territoire (DIT) et dérivé des féroces répressions militaro-policières des manifestations de Décembre 1960”, a affirmé ce chercheur qui qualifie les manifestations du 11 Décembre 1960 de “Dien-Bien-Phu politique” de la guerre de Libération nationale. Sur la question mémorielle entre la France et l’Algérie qui reste non encore assumée par la France, Mathieu Rigouste a considéré que l'État français “reste l'appareil d'une puissance impérialiste qui conserve des territoires coloniaux à l'extérieur et à l'intérieur de ses frontières nationales, dont l'armée est engagée dans des opérations néocoloniales en Afrique et en Orient et qui continue de prendre part au pillage du Sud global”.

    “Il n'a aucune raison de fissurer lui-même l'édifice de silence et de mystifications qu'il s'évertue à bâtir depuis si longtemps pour masquer ses crimes”, a-t-il soutenu, soulignant en substance que qu'“un État impérialiste reconnaît, souvent à demi-mots, la partie émergée des carnages dont il a pu se rendre responsable”.

    APS Liberté, 11 décembre 2016

    http://www.algeria-watch.org/

    Lire aussi:

    Manifestations de décembre 1960 (Wikipedia)

    Le 11 décembre 1960, de gigantesques manifestations éclatent pour l'indépendance de l'Algérie (Al Huffington)

    Décembre 1960 : Alger manifeste pour l’indépendance (LDH)

  • Nouveautés sur Europe Solidaire Sans frontières

    jemna.jpg

    • Tunisie
      Organiser le soutien à la lutte de l’oasis de Jemna (Tunisie)

      , par BARON Alain, Union syndicale Solidaires

      Document ayant servi de base à l’intervention d’Alain Baron (Union syndicale Solidaires) lors de la réunion publique organisée à Paris le 6 décembre 2016 par le comité de soutien constitué en France.
      Dans une première partie je résumerais ce qui m’a le plus intéressé dans les formes de lutte utilisées à (...)

    • Analysis & Debates
      The New World Struggles to be Born and the Necessary Strategic Thinking

      , by MASSIAH Gustave

      The situation seems to be desperate. The offensive of the right wing and the far right movements occupies space and minds. It spreads out in the media and claims to express the shift of societies to the right. This is not the case and nothing has been decided yet. Societies resist and (...)

    • Syrie
      Syrie : l’organisation Etat islamique entre à nouveau dans Palmyre

      , par ZERROUKY Madjid

      Les djihadistes, qui mènent une offensive depuis jeudi, ont pénétré samedi dans la ville antique, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme.
      Comme un mauvais parfum de déjà-vu, l’organisation Etat islamique (EI) est de retour à Palmyre, dans l’est de la Syrie, et dans les champs d’hydrocarbures (...)

    • Syrie
      Syrie – Les leçons du martyre d’Alep

      , par FILIU Jean-Pierre

      Daech, pourtant absent de la bataille d’Alep, en apparaît comme le principal vainqueur et reprend l’offensive à Palmyre.
      Il y aura un avant et un après Alep, en Syrie et au-delà. Mais les forces qui tireront le plus grand profit de cette tragédie ne sont pas forcément en première ligne d’une telle (...)

     

  • Paris Alep

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  • The counterrevolution crushes Aleppo (ISO)

    Residents of Aleppo pull victims from the rubble after another regime bombing

    Residents of Aleppo pull victims from the rubble after another regime bombing

    THE COMBINED forces of Bashar al-Assad's regime, Russian air power and Iranian-backed Shia death squads are reconquering Eastern Aleppo, according to reports--and with it, the last of the major cities liberated by the Syrian Revolution since 2011.

    The Syrian regime and its Russian ally are in the last barbaric stages of an onslaught against Aleppo. Ashley Smith analyzes the consequences of the rebel stronghold's fall.

    "Aleppo is being destroyed and burned completely," Mohammad Abu Rajab, a doctor in Aleppo, said in a voice message quoted by the Guardian. "This is a final distress call to the world. Save the lives of these children and women and old men. Save them. Nobody is left. You might not hear our voice after this. It is the last call, the last call to every free person in this world. Save the city of Aleppo."

    After it was freed from regime control in 2012, Aleppo was "a symbol of the democratic alternative that could be Syria," as Syrian revolutionary Joseph Daher put it.

    That's why Assad and his Russian and Iranian allies declared unremitting war against it. They subjected Eastern Aleppo to a siege to starve its people and force them to flee. Aleppo's population, once greater than the Cleveland metropolitan area, collapsed to an estimated 250,000 earlier this year.

    In the past month, Assad's forces moved in for the kill. Everything from schools to hospitals to homes and more have been bombed, reducing a whole section of Syria's once-largest city to a pile of rubble. Ground operations have retaken one section of the city after another.

    While Assad claims to be liberating Aleppo from terrorists, he is, in fact, slaughtering not only armed rebels fighting government forces, but untold numbers of civilians.

     

    Stephen O'Brien, the United Nations' humanitarian chief, said Aleppo was becoming "one giant graveyard." Abdul Kafi Alhamado, an English teacher in Aleppo, gave the same assessment to the BBC: "The situation inside the eastern part of Aleppo is literally doomsday. Bombs are everywhere, people are running, people are injured in the streets, no one can dare go to help them, some people are under the rubble."

    The regime reportedly considers civilians who escaped the siege as suspected supporters of the anti-Assad revolution. Hundreds of men and boys have been rounded up and thrown into Assad's jails to suffer torture and death.

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    WITH THIS victory, Assad has restored his rule over the major cities of Syria--but at an enormous humanitarian cost.

    His regime is responsible for the vast majority of the 400,000 lives lost in five years of warfare. Countless cities and villages have been destroyed. Fully half of the country's pre-war population--11 million people--have fled their homes. There are 5 million Syrian refugees scattered throughout the region nearby, and 1 million have made treacherous sea and land crossings to Europe.

    Assad had to turn to this kind of barbarism to crush the revolution that began in 2011. It was a popular, pro-democracy uprising, just as legitimate as the other rebellions against the autocracies throughout the rest of the Middle East and North Africa collectively known as the Arab Spring.

    Syrians rose up against Assad's neoliberal dictatorship, organizing a tide of non-sectarian, multiethnic demonstrations throughout the country. They were confronted by three forces of counterrevolution.

    First and foremost was the regime itself. Assad responded to the uprising by sending his police and military to fire on peaceful protests and search out activists to arrest, jail and torture in Syria's vast gulag of prisons. Their slogan was "Either Assad or we burn the country."

    Instead of deterring the revolt, Assad's brutality led opponents to take up arms in self-defense. Whole sections of the Syrian military defected to form the Free Syrian Army. The popular revolt and the armed resistance liberated large areas of the country, where Local Coordination Committees and regional Local Councils were set up to begin to remake Syrian society democratically from below.

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    FACED WITH the real possibility of defeat, Assad turned to the classic strategy of all tyrants: divide and conquer.

    His regime, while nominally secular, is well versed in manipulating religious and ethnic divisions. Its chief base is among the minority population of Arab Alawites, who practice a version of Shia Islam. Assad has always postured as a defender of the Alawites and other religious minorities against the threat of the country's Sunni majority.

    But Assad established a relationship with reactionary Sunni fundamentalists in the early 2000s. He allowed them to use Syria as a base to conduct attacks against the U.S. occupation of Iraq. When the occupation ended and some of the jihadists turned on Assad, he jailed them.

    After the revolution broke out in early 2011, Assad released thousands of these prisoners in the hopes that they would coalesce as a rival to the mainly secular, pro-democratic uprising. These included Abu Muhammad al-Jolani, leader of Jabhat al-Nusra (now called Jabhat Fateh al-Sham); Zahran Alloush, founder of Jaysh al-Islam; and Hassan Aboud, founder of Ahrar al-Sham.

    Assad hoped the reactionary fundamentalists would target more secular revolutionaries and turn the revolt into a sectarian one, while he postured as a defender of Alawites, Christians and other religious minorities against terrorism. But all of this was a cover to attack revolutionaries, their Local Committees and the Free Syrian Army.

    The Assad regime also maneuvered to prevent Syria's oppressed Kurdish minority from uniting with the predominantly Arab revolt. Though it has repeatedly betrayed and oppressed the Kurds over many years, a whole section of northern Syria was effectively ceded to the Syrian wing of Turkey's Kurdish Workers Party (PKK), called the Democratic Union Party (PYD).

    The regime's divide-and-conquer strategy aided and abetted the second counterrevolutionary force: the various Islamic fundamentalist forces. The jihadists released from jail near the beginning of the uprising helped form both the al-Qaeda affiliate in Syria, the Nusra Front (now rebranded as the independent organization Jabhat Fateh al-Sham) as well as the Islamic State in Iraq and Syria (ISIS).

    For its part, Nusra did fight the regime, and while imposing its reactionary rule in areas it dominated. ISIS, which established its base in Raqqa, didn't even fight the regime, but actually established a de facto non-aggression pact that included oil sales.

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    THESE TWO forces of counterrevolution--the Assad regime and the Islamic fundamentalist semi-opposition--were bolstered by a third: the imperialist and regional powers. Both Iran and Russia intervened in Syria to save Assad from what appeared to be certain downfall.

    Iran, which views Assad as a regional ally, sent military advisers, its own Shiite militias and those of its Lebanese ally Hezbollah to bolster the Syrian government's depleted ground forces.

    Russia, with the aim of projecting itself as an imperial power in the region, deployed its air force, targeting not ISIS, as it claimed, but Syrian revolutionaries. Indeed, 90 percent of Russian bombing runs were carried out against targets other than ISIS.

    Other regional powers, including Saudi Arabia, Qatar and Turkey intervened against the Assad regime, but not in support of the revolution. Instead, they backed various Islamic fundamentalist forces.

    Finally, the world's biggest imperialist power, the U.S., also intervened as a counterrevolutionary force.

    Contrary to the claims of some on the left, the U.S. did not want regime change in Syria. At best, it aimed for an orderly transition that would get rid of Assad, but preserve his state, while adding some elite elements of the opposition--a similar outcome to elsewhere in the Middle East, which the U.S. turned to more explicitly after the disastrous intervention in Libya,

    The U.S. did fund some handpicked rebel groups. But it denied them crucial anti-craft weaponry that would enabled the rebels to overcome the Assad regime's sole military advantage: airpower.

    The last thing the U.S. wanted was a successful revolution from below. Instead, it used the rebels as a bargaining chip in fruitless negotiations to achieve an orderly transition to pacify the country. And since the rise of ISIS in Iraq and Syria, the U.S. has abandoned most of its support for the rebels and focused on defeating the so-called caliphate. To do so, it was more than willing to engage in de facto collaboration with Russia and the Syrian regime.

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    AS A direct result of U.S. policy, the popular revolution and its military wing dwindled while the counterrevolutionary Islamic fundamentalists funded by Turkey and the Gulf States grew in force.

    Nevertheless, as recently as last March, Syrian revolutionaries were still able to mount demonstrations against both the regime and the Nusra Front during a brief ceasefire. Since then, however, the revolutionary forces have lost further ground to Islamic fundamentalist forces as the Assad regime's sieges and the relentless bombing of Russian warplanes took their toll.

    Assad thus got the scenario he always wanted; he and his Russian and Iranian backers can now claim they are fighting a "war on terror" against Sunni jihadists.

    This result has exposed the U.S. as a weakened power in the Middle East. To be sure, it is still the region's dominant power, but it is no longer able to dictate the region's politics. Meanwhile, Russia's position has gained in strength, while U.S. officials have been able to do little other than propose resolutions for cease-fires in the UN Security Council, which Moscow has vetoed.

    Russia has managed to outfox the U.S. and ensure the survival of its ally Assad against any orderly transition sought by Washington. And now, with the surprise election of Donald Trump, U.S. policy in the Middle East is about to change.

    Trump advocates an explicit alliance with Russia and Assad against ISIS and al-Qaeda. But in a sign of the total incoherence of his ideas, he also proposes scrapping the nuclear treaty that the Obama administration negotiated with Russia's ally Iran--a move that could disrupt any U.S and Russian collaboration in Syria.

    With U.S. policy in tatters, various parties involved in the conflict--including long-standing American allies--have struck deals with Russia.

    For example, Turkey's President Recep Tayyip Erdoğan, who used a recent botched coup attempt as a pretext to curtail democracy and re-launch the government's war on the Kurdish minority, has worked out a pact with Russia. The strategic aim is to use the cover of their common war against ISIS in Syria to prevent the Kurdish PYD from consolidating territory.

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    THE SYRIAN government, Russia and Iran will likely agree to a negotiated settlement brokered with the U.S. and other powers at some point. But it will be an unstable deal.

    Even after the victory in Aleppo, Assad's regime will still only control only about a third of the country. The Kurds control a large part of the northern region; ISIS still retains power in Raqqa and its surroundings; and Islamic fundamentalist militias like Jabhat Fateh al-Sham retain power in Idlib.

    Turkey will fight to stop the consolidation of any Kurdish autonomous zone. The U.S., Russia and Assad will continue their war on ISIS, and Saudi Arabia and Qatar will continue to back their fundamentalist allies to conduct a guerilla resistance against the regime.

    Apart from the interests of imperial and regional powers, any kind of settlement will ultimately be based on the betrayal of the Syrian people's hopes for democracy and equality--thought it will at least provide Syrian revolutionaries at home and abroad space to rebuild their forces for a struggle in the future.

    Such struggles will no doubt come. The Syrian regime, like those in the rest of the region, has little to offer but repression and austerity. Amid the counterrevolutionary settlement, Syrian revolutionaries will have to build a new left based on the multiethnic and non-sectarian solidarity of the early stages of the revolution.

    Internationally, the left must reckon with its failure to unanimously support the Syrian Revolution, and it needs to re-learn how to combine opposition to all forms of imperialism with solidarity with revolution from below.

    As part of that effort, we must oppose the tide of xenophobia and Islamophobia, and demand that our own governments admit any and all Syrian refugees who want to come to the U.S., and provide them with sanctuary and assistance to rebuild their lives.

    December 13, 2016

    https://socialistworker.org/